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Autorité (Y) des rois, des princes, des républiques

[AVABtrJ DES MÂZARINADES. 137

et des parlements, présenté au roi, dans la ville de de Pontoise, par un grand prélat. P^AvV^ 1652, 31 pag.

Il n'est question ni de rois , ni de princes , ni de républiques ; mais de Louis XIY tout seul, à qui l'auteur donne de bons conseils, exprimés en style un peu vulgaire. La' pièce n'en est pas moins intéressante.

435. Aux fidèles du diocèse de Paris. (S. 1., 1654), 3 pages in-folio.

Poitf le cardinal de Retz , qui venait de recevoir le pallium des mains du pape.

436. Aux François fratricides , par un ecclésiastique : VidetCj ne ah inçicem consumamini, Galat., 5, 15. Paris , 1 652 , 1 5 pages.

437. Avant coureur (1') de la paix, par le retour du roy dans Paris. Paris ^ Antoine Chrestien , 1 652 , 8 pages.

438. Avant coureur (1') pour la délivrance de messieurs les princes de Condé, de Conty et duc de Longueville. (S. 1.), 1651, 6 pages.

Deux parties , également insignifiantes ( la Sècende partie de V Avant coureur, etc.), publiées, toutes deux, à l'occasion des remontrances du parlement.

439. Avant courrier (F). Je suis avant courrier, député de la Divinité, pour publier dans le ciel, témoigner à la mer et justifier à la terre les énormités que la mer et le ciel produisent. Paris, Nicolas de La Vigne, 1649, 8 pages.

Mélange aiïrçux de prose et de vers.

Cela a pourtant été réimprimé, moins lés vers, en 1652, sous le titre qui suit :

440. Avant courrier (F) de la cour, ou le Guidon françois, disant les vérités. Paris, 4652, 7 pages.

441 . Avant courrier (F) infaillible de la paix. Paris, Mathieu Colômbet , 1649, 8 pages.

\M BIBLIOGRAraiE [ATSRnsiBUEiT]

442. Avantages (les) de la paix et de runioo de la ville de Paris, par le sieur B. Paris ^ Nicolas Pillon, 1649, 8 pages.

Il y a, de cet écrivain^ deux autres pièces, publiées, l'une avant la paix et intitulée : Les Sentiments du çjtd citoyen, etc. , Vautre après la paix, sous le titre de Les Délices de la paix, etc. La première n'est signée que de l'initiale B.; la seconde l'est du nom de Bertaut. On en comprend aisément la raison : Bertaut n'était pas frondeur. Il défendait, il exaltait le premier président Mole et la paix. Tant que la Fronde fut maîtresse de Paris, il n'eut garde de lui livrer son nom. Après la paix, il n'avait plus rien à craindre.

443. Aventures d'un valet de chambre, envoyé par son maître faire compliment à une dame de Saint-Germain. Paris, Claude Morlot, 1649, 6 pages.

444. Avertissement^ à Cohon, évêque deDol et deFraude, par les cuistres de TUniversité de Paris. (S. 1.), jouxte la copie imprimée à Douai j 1 649, 8 pages.

Écrit à propos de la Lettre interceptée du sieur Cohon, etc. (i6 février 1649).

445. Avertissement à messieurs les notables bourgeois de Paris, contenant Texplication des prodiges, qui doivent arriver en France, Tannée prochaine 1 653, douzième partie. Pam, Jacques PapilHon, etchezTauteur, 1652, 1 6 pages.

Le dernier Avertissement de J. Mengau (Voy. l'article qui suit). Il annonce, pour 1653, débordements de rivières, gréie, trendslements de terre, guerre, pe^, lamine, etc.

Il y a eu, en 1 652, u^iséclipses : k première de lune, le 24 mars; la seconde de soleil, le 7 avril; la troisième de lune, le 17 sep-

' On trouve , dans les titres des pamphlets qni vont suiyre , tantôt Advertissetnent et tantôt ji(»ertUiemÊHt, J'ai pensé que , pour la commodité des recherches, il fallait choisir entre ces deux orthographes ; et j'ai préféré la dernière, parce qu'elle est seule en usage aujourd'hui.

J'en ai fait autant et par la même raison pour le mot jévis.

[atertissemeiit] des MAZARINADES. 139

tembre. C'était signe de mortalité. Aussi Mengau affirme que , de Pâques au mois d'août, il est mort, dans les hôpitaux de Paris, quatre-vingt-dix mille personnes, sans compter celles qui sont mortes chez elles.

C'est beaucoup , sans doute. Voici pourtant ce qu'on lit dans la trente-cinquième lettre du livre III* de la Muse historique y !«' septembre 1652 :

a Le nombre est fort grand des malades;

Et Ton ne voit à tous moments

Que quantité d'enterrements

De gens morts de la fièvre chaude...

De plus ces maux originels,

Hérités des flancs maternels ,

Savoir la petite vérole

Et pareillement la rougeole,

S'épandent dans tous les quartiers. »

446. Avertissement, à messieurs les prevost des marchands et eschevins de la ville de Paris, sur la fuite et le retour funeste du cardinal Mazarin, prédit par Michel Nostradamus. Paris ^ J. Boucher, 1651, 20vpages, avec un portrait de Nostradamus, gravé en bois sur le titre.

La pièce est précédée d'UQe Lettre d'avertissement et de présent tation y signée J. M. (Jacques Mengau).

Ce Mengau était professeur es mathématiques ^ Il avait obtenu, le 10 mai 1649, un privilège général pour toutes ses œuvres, spécial pour le « Dictionnaire , servant à l'explication des mots les plus difficiles, desquels les anciens cosmographes, géographes et astronomes ont parlé fort obscurément, soit par énigmes , paraboles, emblèmes que par figures. » Il en profita, en 1651 et en 1652, pour publier douze pièces de rêveries astrologiques, qui ne laissèrent pourtant paâ que de faire assez de bruit:

' Est-ce de lui quMl est parlé diuis ces vers de la HimaiHe sur les plus céUbres bMotières de Paris (1649] :

>c Mangot....* Gontn Fooniissent le Zoar Rabbin. »

On verra plus loin que l'auteur du Stratagème écrit Mongol au lieu de Mengau.

140 BIBLIOGRAPHIE [avertissement]

Mancini dit à son oncle , dans V Apparition , au cardinal Maza^ rin dans Bouillon, de V ombre de son neveu, Manchini:

« Tu peux, toi mesme, estre un jour pape. Et Mengau Ta-t-il pas prédit?

Mais ses prédictions vaines Semblent estre fort incertaines.

On ne les croit pas volontiers. »

L'auteur du Stratagesme est blessé des grandeurs promises à Mazarin :

« . . . . Fera mentir ce magot

Qui , portant le nom de Mangot ,

Tient yostre grande destinée

Au seul Mazarin enchàisnée.

Sire , c'est ce fameux devin ,

Qui , glosant sur yostre destin ,

Jure qu'avez une horoscope

La plus heureuse de l'Europe.

Il dit que serez empereur —

Mais que Mazarin , estant pape ,

£n nous hravant, rira sous cape. » • i

Dans le Paquet de Mazarin ^ il est dit que le roi consentit au départ du cardinal , après les remontrances du parlement de Pontoise , parce qu'il avait lu dans Nostradamus que , devenu pape , il le couronnerait empereur. Mazarin emportait dans son paquet la prophétie de Mengau.

Sandrîcourt parle trois fois de Mengau, dans la Descente du politique lutin aux enfers, dans la Quatrième et dernière partie du Censeur du temps et dans Pasquin et Marforio. Il ne s'était pas contenté de le lire; il avait voulu le voir et l'entendre. Il l'avait donc visité rue de l'Arbre-Sec, chez M. Bastié , orfèvre; mais il ne raconte rien de leur entrevue. Seulement il accuse Mengau d'être intéressé, c'est-à-dire de recevoir de l'argent^ apparemment du cardinal Mazaiin.

Les douze pamphlets de Mengau sont ; \J Avertissement. ... sur la fuite et le retour funeste du cardinal Mazarin , etc., qui est le premier; \e Second, le Troisième, le Sixième avertissements; VAvertissement contenant l'explication de l'éclipsé, qui est le cinquième ; V Avertissement à nos seigneurs les protecteurs de la cause juste , etc., le septième; Y Avertissement aux bons François sur ce

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qui doit arriver devant lu ville d'Étampes , etc., le hukiéntie; VA" vertissement sur la sangfante bataille y etc., le neuvième; V Avertissement à messieurs les notables bourgeois de Paris y etc,, le douzième et dernier ; le Cistême général ou Révolution du monde y etc., qui a pai'u le quatrième ; V Horoscope impérial et la Révolution impériale de Louis XIF, qui sont les dixième et onzième.

Tous les pamphlets de Mengau sont rares. Je ne crois pas qu'il en existe , nulle part, une collection complète. Ils sont d'ailleurs curieux. On va voir comment :

Dans son premier avertissement, qui est du mois d'avril i651, , Mengau prédit le retour du cardinal Mazarin , à la tête d'une armée , avec le titre de générai , que lui donnent en effet tous les pamphlétaires.

Dans le second, il prédit la guerre de Guyenne.... Mais causée par une descente des Anglais ! Il entre, à ce sujet, dans les détails les plus minutieux. Par exemple , il raconte que les Anglais , vainqueurs d'abord , appelleront la Guyenne Anglequitaine ; mais, les Français lui donneront, à leur tour, le nom de Barba^citane. Voici pourquoi : « D'autant que le général anglois aura une grande barbe, lequel, perdant la bataille , s'enfuira dans une caverne , où l'on renferme les chèvres ; si bien qu'on le fera prisonnier ; et on l'attachera par la barbe, comme un bouc par les cornes. Pour lors on dira : Barbaxitane , je tiens l' Anglois par la barbe, prenant la partie pour le tout. «

a Par le loup, il entend parler des Anglais ou de l'Angleterre, d'autant qu'en Angleterre, il n'y a pas de loup. » Je ne m'étonne plus que Mengau ait vu tant de choses dans Nostradamus.

Il y a vu. . . « un serpentes^u qui fut trouvé dans la chambre de la reine, le jour de la naissance de Louis XIV. On l'avait apporté dans un fagot qu'on mit dans le feu pour chauffer les langes du nouvéau-né. » Troisième avertissement.

Mengau raconte, dans le Sixième avertissement, qu'il présenta le second au duc d'Orléans ,' qui lui répondit , sur la guerre de Guyenne : v Je ne le crois pas. » Cela se comprend.

. Cependant il lui est arrivé de (dire de bien remarquables ren-

contres. Ainsi, dans V Horoscope impérial^ il annop^eque Louis XIV

« a été donné pour rctiouveler la France de nouvelles constitutions,

corriger les abjiis qui s'y commettent , et pour extirper les héVé-

142 BiBUOGRAPHIË [ayertissemeiit]

sies. » Qui «mpéche de Toir là les ordoniiaiices civile et criminelle et la révocation de Pédit de Nantes?

Un peu plus loin, Mengau trouve , dans le 49' sixain de la ii« centurie, le mariage du roi avec Marie-Thérèse d'Autriche. « Nous inférons de là , dit-il, comme Sa Majesté sera mariée avec la fille d'£spagne par l'entremise d'un ami. Quand je dirois que ce sera par l'entremise de M. le cardinal, je ne me tromperois point. On a beau dire : « le cardinal s'en va. » Il est vrai , il s'en va. Ce n'est pas à dire qu'il ne gouverne toujours et tout ainsi qu'il faisoit autrefois. Son génie estant auprès du roi, je vous laisse à penser qu'est-ce qu'il ne fera pas à son aveu. » Voilà certes qui est net et précis. Malheurei^sement -Mengau avait, dans son troisième avertissement^ promis la paix générale pour 1656 ou 1697 au plus tard.

J'ai vu, dans la collection de M. Paidin Paris, ua exemplaire du second avertissement jouxte la copie imprimée chez Jean Boucher. Le portrait de Nostradamus, sur le titre, ^st plus petit et d'une apparence plus jeune.

Boucher n'a imprimé que les deiùfc preitaiers avertissements, Mengau Jie lui ayant pas pardonné d'avoir écrit qu'il était substitué au privilège de l'auteur pour dix ans. Les autres sont sortis des presses de Brunet , de François Huart , de Papillon et de Pétrinal. . .

Les neuf premiers avertissements ont été réunis en un volume in-8°, sous le titre de : Les Fraies centuries de M^ Michel Nostra^ damusj etc.; et, dans cette forme encore, ils sont rares.

447 . Avertissement à meissieurs les prévost des marchands et«schevins de la ville de Paris , contenant Texplication de Téclipse qui se doit faire le huitiesme jour d'avril de la présente année, et autres choses qui doivent arriver à la poursuite du cardinal Mazarin, avec le dénombrement des villes qui seront investies ou vexés (sic) par les ge»$ de guerre, prédit par Michel Moatradamus. Parfs , Jean Pétrinal, 1 652, 1 5 pages.

C'est le cinquième Avertissement de Jacques Mengau.

[iTEKTissEHENT] DES MAZARINADES. 143

L'éclipsé présageait « la guerre i la famine et là rénovaiion des lois en France. >»

Entre les autres choses qui devaient arrivera la poursuite du car^ dinal Mazarvty'û faut remarquer celles-ci : Le cardinal sortirait de France y serait éki pape et couronnerait Louis XlVy cùmm» empe- . rtVûTj à Savonet Atengau était si sur de ce dernier évèatment qu'il . n'hésita pas à le prédire encore une fois , quelques semaines plus tardy dans le Cistétne général ou révolution du monde , etc.

Tours, Orléaps, Blois, Angers, Rennes et Nantes étaient les villes menacées par l'éclipsé.

448. Avertissement à nos seigneurs les protecteurs de la cause juste^ le parlement de Paris, contenant le changement et rénovation de paix, prédit par Michel Nostradamus, septième partie. Paris , François Huart, et chez Fauteur, 1652, 19 pages.

J. Mengau.

(c Depuis qu'il n'y a plus de croix sur les monnoies/les démons entrent plus aisément dans le palais des rojs. »

449. Avertissement aux bons bourgeois, sur le sujet de la conférence pour la conclusion de la paix générale et particulière, avecTexil perpétuel du cardinal S|azarin. Jouxte le placard affiché le mai 1652. P<2m, Nicolas Vivenay, 1 652, 8 pages.

Explications sur la députatîon de Ghavigny et de Goulas à Saint- Germain. Yivenay était l'imprimeur ordinaire du prince de Gondé. Ces explications sont donc officielles ; mais elleà n'en sont pas plus véridiques.

Il y a une Réponse des bourgeois.

Le père Lelong dit : aux bons François , au lieu de : aux bons bourgeois; mais c'est une erreur.

/|50. Avertissement aux bons François, sur ce qui doit arriver devant la ville d'Estempes (^/c), prédit par Mi*

144 BIBLIOGRAPHIE [aveetissehent]

chel Nostradàmus, huictiesme partie. Paris y François Huart et chez l'auteur, 1 652, 7 pages.

Jacques Mengau.

L'armée du roi devait être battue dans la forêt de Tourfou. Le commentateur de Nostradamus n'avait pas voulu le dire trop tèt, de peur de nuire au stratagème , imaginé par le duc de Beaufort , pour amener la bataille et déterminer la victoire.

451 . Avertissement aux bourgeois de Paris , pour les obliger à retirer le roi des piains du cardinal Mazarin, cdmme étant lé plus insigne magicien qui ait paru en France. Paris , 1652, 6 pages.

452. Avertissement aux maires, échevins, capitouls, jurats, consuls et magistrats populaires des villes du royaume par les bourgeois et habitants de la ville de Paris , servant d'éclaircissement à la lettre circulaire à eux envoyée par le prévôt des marchands et échevins. Parisy veuve J. Guillemot, 1652, 8 pages.

Daté du 8 août 1652. Une des pièces importantes qui ont été publiées alors pour la cause des princes.

453. Avertissements aux rois et aux princes, pour le traité de la paix et le sujet de la mort du roi de la Grande-Bretagne. Paris, \euye André Musnier, 1649, 8 pages. Rare.

L'auteur a dédié son pamphlet au duc de Beaufort , à qui il devait, dit-il , la liberté de sa personne. « 0 roi , je vous parle par écrit, après avoir eu Phonnèur de vous parler, autrefois , de bouche. »

Est-il vrai que, pendant la prison du duc de Beaufort, le roi Charles I"' ait demandé ce prince , pour lui donner le commande» ment de son armée ?

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