Avis aux Parisiens
Il y a , sous ce titre , trois pièces. La première est un placard in-4®y affiché le 4 novembre d650 et dans lequel Mazarin est accusé d'avoir empoisonné le duc de Beaufort ; la seconde , un placard in-foUo, relatif à une prétendue conspiration des habitants de liboume contre le prince de Condé. L'auteur propose, par occasion, de raser les maisons de D'Elbeuf, d'Hocquincourt , de La Ferté Senneterre, d'Aumont. Le Tellier, Servient , de Lyonne, de Ghevreuse, d'Harcourt, deLa Vieuville, d'Ampus, de la princesse Palatine, de Manican, de Guénégaud, de Qrandpré, etc.
La troisième, enfin , est une copie du placard par lequel est annoncée Parrîvée de M. le Prince à Paris , après le combat de Ble« neau. Elle porte au titre : Paris» jouxte la copieâmprimée, 1652 , 7 pages. Il en existe une autre édition, où Parisiens est écrit Pa^ rissiens, et qui n'a que 6 pages. Le placard avait été affiché, le mardi de Pâques. Voir VAvis important et nécessaire donné aux Pa^ risiens, par le duc de Beaufort,
490. Avis aux Parisiens, pour la conservation de M. le duc de Beaufort. (S. 1.), 1650^ 8 pages.
Cette pièce est relative à l'affaire du jardin de Renard.
491 . Avis aux Parisiens^ servant de réponse aux impostures du cardinal Mazarin. (S. I.)/1650. 31 pages.
Cest une réponse à la Lettre du roi sur la détention des princes. Elle n'est certes pas sans mérite. Guy Patin la cite sous le. titre
à^jiifis au peuple, darts ^a lettre du 24 mai 1650 , à Charles Spon.
492. Avis aux Parisiens, sur la descente de la châsse de sainte Geneviève et ta procession qui se doit faire , pour demander la paix, par un curé de la ville de Paris. Paw, 1652, 22 pages. Très^rare.
L'auteur est Antoine Godeau , cvcquc de Grasse et de Vence ,
ikW] DES MAZARINADË^. 155
qui a composé, égal^paçnt V Hymne de sainte Genemève,. et doxit on avait publié, en. 465'i, une Remonùnnae du cler^ de France, etc. UAvis a été reproduit dans le tome II de ses œuvre^ en prose.
493. Avis aux partisans, maltô tiers, monopoleurs et fermiers de ce royaume, trouvé dans le cabinet du sieur d'Emery, après sa mort. Paris , 1650, 24 pages.
Cest une seconde édition , revue et abrégée y de la Description des vies, mœurs et façons de- faire des péagers, etc.
494. Avis burlesque du cheval de Mazarin à son maître. Paris , veuve Musnier, 1649, 8 pages.
Il y a assez d'esprit et de libertinage pour en &ire un^ des pièces les plus curieuses de la Fronde.
495. Avis charitables et burlesques aux religieuses réfugies {sic) dans Paris , sur leurs occupations ordinaires. Paris y 1652, 12 pages. Rare,
Il ne faut pas juger trop sévèrement cette pièce sur le titre.
496. Avis chrétien et politique à Charles II , roi de la Grande-Bretagne. Paris, veuve J. Remy, 1649, 20 p.
497. Avis d'Angleterre, envoyé en France parles.commune$ de Londres, au ca^diqal Mazarin, lui représentant l'histoire de Gaverston, favori d'un de leurs rois , et les malheurs qui lui sont arrivés , sur le même sujet d'une guerre qu'il exerce aujourd'hui. Paris y 1652, 14 pages.
Cette histoire de Gaverston est empruntée à un pamphlet, de 4588, intitulé ; « Histoire tragique et mémorable de Gaverston, jadis le mignon d'Edouard II, dédiée au duc d*Épemon, Elle avait déjà été mise en vers burlesques, sous le titre de Portrait 4es favoris, 1649.
Il y a |me réponse qui s^ntitule : Pièce justificative du cardinal Mazarin, etc.
156 BIBLIOGRAPHIE [km]
498. Avis d'Etat à la reine ^ sur le gouvernement de sa régence. (S. 1.), 1649, 30 pages.
n est rangé par Naudé, p. ii du Mascurat , parmi les pièces n soutenues et raisonnées. »
499. Avis d'État à monsieur le Prince, pour la sûreté de sa personne et de sa vie , et pour Taugmentation de sa gloire. Paris y \ 649 , 1 5 pages.
Après la paix.
500. Avis d'importance , envoyé au cardinal Mazarin, portant conseil de se^ déguiser avant que de venir à Paris. Paris, 1 652 , 7 pages.
Daté du bureau de la Fronde. Plus de .libertinage encore que d'esprit.
501 . Avis d'un bon père hermite, donné à un autre sur les malheurs du temps. Paris ^ Claude Huot, 1649, 8 pages.
502. Avis d'un bourgeois véritablement désintéressé à ses confrères, sur les affaires présentes. Paris, 1652, 7 pages. Rare.
503. Avis d'un hermite solitaire à Mazarin, sur les conspirations qu'il a faites contre nos seigneurs de Beaufort et de Vendôme. Paris ^ François Musnier, 1649, 7 pages.
504. Avis d'un religieux contre les faiseurs de libelles . diffamatoires , touchant l'emprisonnement des princes
et affaires du temps. Paris y Guill. Sassier, 1650, 8 p.
Signe F. D. F. (François Davenne deFleurance.)
505. Avis de l'âme du maréchal d'Ancre à Tesprit du cardinal Mazarin , touchant la résolution qu'il doit
[AYis] DES MAZARINADES. 157
pi^ndre sur les troubles, qu'il a nouvellement suscités en France.
« Les véritables morts en la grâce conseilloient Saûl pour le perdre , vu qu^il avoit mis toute sa confiance en des hommes vaillants et aguerris , et qu'il ne consultoit que des démons et des sorciers. » I Sam., 13 , 2, 28, 7 et 8. Paris, Pierre Variquet, 1649, 8 pag.
506. Avis de monseigneur le coadjuteur, prononcé au parlement, pour Téloignement des créatures, du cardinal Mazarin , le 1 2 juillet 1 651 . Paris, veuve J. Guillemot, 1651, 8 pages.
Il est reproduit en entier dans le Journal du parlement, et dans les Mémoires du cardinal de Retz, p. 283, coll. Michaud.
Le cardinal dit, p. 284, que c'est lui-méjné qui Ta fait publier, après s'en être concerté Avec la reine.
507. Avis de M. le maréchal de Turenne et de M. de Yilleroy, présenté à Son Altesse Royale et à M. le Prince, sur les affaires présentes. Paris, Jean Guérard , 1 652 , 7 pages.
Il n'y a pas un mot de Yilleroy.ni de Turenne.
508. Avis de monsieur le Prince à messieurs du parlement, contenant les particularités de la bataille qu'il a gagnée , et le sujet de sa venue en leur assemblée. Paris y Jacob Chevalier, 1652, 7 pages.
Il s'agit du. combat de Bleneau , dont l'auteur ne raconte pas la moindre particularité.
509. Avis des bourgeois derParis , donné à messieurs les princes au sortir de la maison de ville , pour chasser tous les Mazarins hors de la ville. Paris, Gilles de Fresne, 1652, 7 pages.
158 BIBUOGRAPHIE (avis]
54 0. Avis désintéressé sur la conduite de monseigneur le coadjuteur. Paris y 1651, 16 pages.
Cette pièce appartient à là polémi(lue qui s'etigàgea entre M. le Prince et lecoaidjuteur, à l'occasion des secrétaires d'État. U y eut^ tout dç suite, une réponse intitulée : Réponse d'un véritable désinté^ ressé à Vavis du faux désintéressé y etc. Le cardinal yde Retz répliqua par Le Solitaire aux deux désintéressés. Puis le& partisans du prince firent paraître , successivement , la Lettre d^un Bordelois à un bour^ois de Paris , le Bon frondeur qui fronde les mauvais fron^ deurs, etc., et le Frondeur bien intentionné aux faux frondeurs.
UAvis n'est pas dans la liste que le coadjuteur donne de ses pièces, p. 258 de ses Mémoires y coll. Michaud ; ma]gi*é cela, il n'est pas douteux , à mon sens , qu'il ne soit entièrement de lui. L'auteur de la Lettre d'un Bordelois paraît en avoir la certitude. D'ailleurs le cardinal de Ketz se reconnaît, pour ainsi dire, à toutes les lignes. C'est bien lui qui se plaint de ce qu'on veut « empêcher les patriotes de prendre en main le gouvernement des affaires. »» C'est bien lui , encore , qui a écrit : « Il n'y a rien de plus constant dans la politique que le Crédit est toujours plus dangereux dans la personne des princes qu'en celle des partibuliers... : leur naissance les élève assez, sans les élever davantage. » Les partisans du prince de Coudé ne s'y sont pas trompés. Il n'est pent-être ^as un de leurs pamphlets, où ils ne reprochent ce$ phrase^ au coadjuteur.
A ce moment, Gondy se regardait presque comme en possession du ministériat, ainsi qu'on disait alors. Il ne doutait pas qu'il ne fut prochainement appelé à reipplacer le cardinal Mazarin;*et il prenait déjà , vis-à-vis du prince de Condjé , le langage d'un maître. UAvis est , de foutes lès pièces du coadjuteur , celle qui accuse le plus franchement ses espérances, il dénient les protestations tai'dives des Mémoires. EstM^e pour cela que Gondy ne Tavoue pas?
511 . Avis donné aux Parisiens avant leur entière désolation. Jouxte l'affiche du 5 juin 1652. PariSy (s. d.), 7 pages. ,
Violente sortie contre le coadjuteur et la duchesse de Chevreuse, dont l'auteur demande l'expulsion ou la mort.
[m%] DES MAZÂKINADES. 15»
5i1 bis. Avis doitnés au roi, etc.
yoir plus loin > à la page i 71 , le n^ 554.
512. Avis du mauvais riche à Mazarin. Paris, veuve Musnier, 1649, 8 pages.
513*. Avis du riche inconnu de la Parabole , envoyé à
Mazarin.
Même pièce apparemment. Je n^ai vu le second tilre que dans le P. Lelong, art 22,509.
51 3 bis. Avis et moyens justes , etc.
rçir plus loin , à la page 170, le n'» 553.
514. Avis (l$s) héroïques et iaiportants, donnés à M. le prince de Condé par monsieur de Cbâtiilon, revenu de l'autre monde, par Tauteur même des Triolets. Paris, Denys Langlois, 1649, 12'pages.
On lit, au bas de la 12* page, voi Avis particulier de V auteur à M. le "Prince. ' . •
Je ne veux pas manquer Poccasion , qui m'est donnée ici , de ncHer ({ùci dans un trèfr-grand nombre de pièces, op engage le roi, les princes bu le parlement à venger la mort du roi d'Angleterre.
Il existe une édition de Rouen , chez Robert Daré , sur Vim- * primé h Paris y 1649, 16 pages. Elle contient aussi \ Avertissement fait par M. de Cf tatillon ^ revenu des Champs-Elysées, à M. le prince de Condé, à Saint-^Germain-en-Laye,
Les Triolets', 4ont il est parlé dans ce titre , sont les Triolets du prince de Condé; mais l'auteur n'en reste pas moins inconnu.
Les Avis héroïques ont été réimprimés sous le titre de V Ombre de M. de Chdtif/hn, etc. C'est apparemment le néme paitipklet que les Avertissemeif^s héroïques de M, de Ghâfillon à M. ié prinee de Condéf qui sont cités par Naudé, p. 285 du Mascurat,
51 5«. Avis horrible et épouvantable pour détruire le cardinal Mazarin , avec les puissants moyens de le faire haïr au roi et à ceux qui le tiennent près de sa personne. Paris , J. du Crocq, 1652, 4 pages.
reO BIBLIOGRAPHIE [ayisJ
6\ 6. Avis important d'un abbé au cardinal Mazarin, sur le sujet de sa sortie hors du royaume de France. Paris ^ François Preuveray, 1652^ 19 pages.
Signé N.^ et date de la plus désolée ville, jour du malheur public et veille des plus grands maux.
<t Vous n'avez point manqué à la France ; c'est le bonheur qui vous a manqué. » Voilà l'esprit de cette pièce, qui n'est pas sans mérite.
517. Avis important de M. de Châteauneuf, adonné avant le départ de Sa Majesté. de Fontainebleau, touchant la résolution, qu'on doit prendre sur le mécontentement de M. le Prince. (S. 1.), 1651, 16 pages, .
Il y a un Second avis , doiliié à Poitiers et une Lettre écrite de Poitiers , portant la réponse aua> avis y etc.
L'auteur permet de croire, dans la Justification de monseigneur le Prince, que VAvis a été condamné par le parlement.
51 8. Avis important de M. le maréchal de Yilleroy, donné à Sa Majesté par ses ordres, dans Saumur, le 12 du courant, «ur la nécessité pressante de réunir au plutôt les divisi^njs de l'État. Pq^ris , jouxte la copie imprimée à Saumur, chez François Laynié, (s. d.), 1 6 pages.
Je ne crois pas à cette impression de Saumur, parce que je ne crois pas à l'authenticité de VAvis. La pièce est bien faite pourtant; et si bien dans le caractère de Villeroy, qu'elle a pu iromper beaucoup de lecteurs. Elle s'annonçait d'ailleurs avec une permission du duc d'Orléans; à laquelle je ne me fierais pas.
42 février 4 652.
51 9. Avis important donné à monseigneur le Prince, sur l'état des affaires présentes , par un des notables bourgeois de Paris, le 20 de juin 1 655, Paris, (s. d.), 1 9 p.
520. Avis important et désintéressé sur l'affaire de M. le cardinal de Retz. (S. I, n. d.), 8 pages.
Ecrit en 1656, deux ans après la fuite du cardinal. HJApis est assez habile pour être de lui.
[AVIS] DES JffAZÂRINADES. 161
521. Avis important et nécessaire à monsieur de Beaufort et à monsieur le coadjuteur. (Se 1.), 1650^ 20 p.
Vh des pamphlets du cardinal de Retz. U parut d'abord manuscrit, n ne se vendait pas alors. U se donnait, pu se pistait. Ce fut le coadjuteur Im-^méme ypjd le porta chez Orner Talon.
Cependant, il pandt qu'il ne tarda pas à être imprimé ; car Guy Patin en annonce la vente, dans sa lettre, du 24 mai i6SM), à Charles Spon ; et il a dû être composé vers la fin d'avril.
Il en existe lihe éditiop, petit in-12 (s: 1.), 1650, à la sphère, qui porte pour titre : ie Féritable avis donné à M. de Beaufort et à M. le coadjuteur. On le réunit ordinairement, datis un même volume, avec V Apologie pour messieurs- les princes,
Omer Talon parle de VAifis dans ses Mémoires^ p. 384, coll. Michaud. Maill]f le cite p. 442 du m*" vol. de V Esprit de la Fronde,
522. Avis important et nécessaire, aux corps de ville, bourgeois et citoyens de la ville de Paris , sur la prochaine élection d'un prévôt des marchands, par lequel, par de grandes et importantes raisons, il leur est montré que, pour le bien et salut de la ville, il est nécessaire de procéder à l'élection d'un prévôt des marchands suivant les anciens droits et usages , et comme il a été pratiqué en l'élection de M« de Broussel , conseiller au parlement, et saiis plus recevoir ordre ni lettre de cachet de la cour ni autre puissance, comme contraire aux ordonnances; avec la réponse aux objections contraires , et les moyens de se rétablir en cet ancien droit d'élection. Paris ^ André Chouqueux, 1652, 24 pages. *
Pièce intéressante et qui n'est pas commune.
523. Avis important et nécessaire, donné aux Parisiens par M. le duc de Beaufort. Paris j 1652, 15 pages.
Signé François de Vandôme {sic), duc de Beaufort. VAuis aux Parisiens , affiché le mardi de Pâques , attira une grande foule de peuple au-devant du prince de Condé qui venait à
B. I il
162 BIBUOGRAPHIË [^^is]
Paris après le»combat de Bleneau. Il y eut émeute. On injuria et vola madame d'Omano, la duchesse de Chàtillon, Fontrailles, Je comte de Brancas , le marquis de Mony, le commandeur de Saînt- ^mon, le prince de Tarente et son frère, le eomma^ideur de Mercé et madame de Bonel (sic) « qui envi^a cent fois fiûre f... le Bfar zarin. » L'auteur accuse à la fcMs Mazarin et le coadjuteur.
Est-il possible que le duc de Beaufort ait signé une pareille pièce?
524. Avis important et nécessaire , donné par un politique désintéressé, à messieurs du parlement, sur le sujet de leur dernier arrêt contre le cardinal M^i^arin. (S. 1.), 1652, 12 pages.
« Vous vous perdrez tout seul ; et vous ne vous sauverez qu'avec lui (M. le prince). » Cela peut être politique; mais désintére^é, non. .
525. Avis important et nécessaire sur Fétat et le bien des affaires présentes , donné par un notable bourgeois en l'assemblée de Thôtel de ville. Paris ^ 1652, 16 p.
Le duc d'Orléans avait pris le titre et les fonctions de lieutenant général du royaume. X^auteur a un système d'impôt fort, plaisant , qui Impose sur cette extravagance : que Paris compte six mUIions d'habitants. Il ne faut pas , après cela , s'étonner qu'Isaac Loppîn suppose soixante millions d'âmes dans toute la France.
Voir ci-après VJvis très'juste et légitime au roi très-chrétien^
526. Avis nécessaire, donné aux Parisien^, sur Iç sujet de la ^taille, qui doit être dqi^née, devaat Chartres, enjKre l'armée de messieurs les di^cs de Beaufort et de Neinours et celle du cardinal MazArin. (S. 1.), 1652, 8 pag^.
527. Avis politique au roi, pendant Tannée, de sa majorité. Paris y 1 651 , 8 pages.
528. Avis politique et nécessaire sur les urgentes affaires du présent. Paris, veuve J. Guillemot, 1652, 12pag.
Manifeste de la Fronde, qui gourmande rindifférence des Parisiens et voudrait leur faire comprendre qu^il y a nécessité de lui
etc.
[àtis] des MAZAilINADES. 163
donner de Pargent. L'auteur excuse le duc d'Orléans de n'avoir pas arrêté le Mazarin, dans sa marche à travers la France, sur ce que les peuples ne se sont pas émus sur son. passage.
529 Avis politiques, envoyés à un officier de la reine, touchant Tétat des affaires présentes. Paris , Nicolas de La Vigne , \ 649, 7 pages.
Cette pièce n'est pas signée ; ihais Du Pelletier s'y désigne assez clairement.
530. Avis présenté au roi et à nos seigneurs du parlement sur le règlement des monnoies. Paris ^ 1651, 1? pages.
531 . Avis pressant et nécessaire , donné aux Parisiens, sur la demande que la cour fait de l'Arsenal et de la Bastille. Paris ^ Pierre Heulin, 1652, 15 pages.
532. Avis prompt et salutaire, donné par les bons bourgeois de Paris à messieurs les princes, pour se rendre maîtres des passages et villes des environs de Paris, où il y a garnison mazîarine, pour la conservation de M. le duc de Beaufort dans lé gouvernement de la ville, pour la continuation de M. de Broussel en la charge de prévôt des marchands, dont Télection doit appartenir cy*après aux bourgeois , pour Téloignement du coadjuteur hors de Paris, et pour la perfection des cinquante mille écus promis, par arrêt de la cour, à celui qui présentera le cardinal Mazarin vif ou mort. Paris, 1652, 19 pages.
533. Avis, remontrance et requête, par huit paysans de huit provinces , députés pour les autres du royaume , sur les misères et affaires du temps présent, 1649, an parlement de Paris , et de ceux (sic) députés et as-
164 BIBLIOGRAPHIE [avis]
semblés à Ruel pour la conférence. Paris, composé par Misère et imprimé en Calamité , 1 649, 72 pages.
Les huit paysans sont le Bourguignon, le Picard, le Champenois et Briois,,le Poitevin , le Breton , le Tourangeau , le Normand et le Manceau.
Ils ont formulé leurs griefs et remontrances en articles dont voici les plus importants : Art. i . Assemblée des États ; 6. La noblesse sera remise en sa première splendeur; néanmoins la porte sera toujours ouverte à la vertu pour les charges, de quelque condition qu'on soit ; 10. Tous les juifs seront bannis du royaume; ou on ne chantera plus messe; 12. Plus d'étrangers pour faire la guerre ; un Suisse dépense plus que six François. Honte et dommage pour la France, qui a tant d'hommes et ne sauroit se passer de ses voisins ; 19. Les financiers , gens d'église et de chicane contribueront pour achever le Louvre ; 20. Les princes, et seigneurs n'auront plus de pensions; 21. Aucun valet ne pourra quitter son maître sans billet, sous peine des galères; 22. Les charges de gouverneur de province, de ville, etc., ne seront plus héréditaires; 22. Les jésuites ne hanteront plus la cour et n'iront plus en carrosse ; 30. H n'y aura plus d'aihbassadeurs ordinaires vers les étrangers, ni d'eux à nous ; 31 . Le premier président demeurera en sa charge tant qu'il lui plaira; et le feu. saint Antoine échauffe quiconque voudra lui faire quitter \ 36. Nul ne pourra être chancelier , s'il n'est gentilhomme portant épée.
Toutes ces propositions sont remarquables à divers titres.
Voilà certes un vigoureux pamphlet. Les huit paysans demandent aux députés du parlement de faire la paix. Us ont des maximes d'État souvent pleines de raison et des railleries toijgours pleines d'esprit. Us voient fort bien qu'on n'a soin de l'intérêt public dans aucun parti. Us se plaignent de l'inobservation des lois et déclarent qu'il y a, dans les établissements de la monarchie, remède à tous les maux.
tt Si les lois ne sont pas observées , c'est la faute du roi, disentils hardiment ; et pendant sa minorité, la faute de son conseil. »
«c C'est une honte que le roi soit obligé de payer la fidélité de ses sujets. »
Au mérite de la pensée et du style , VAvis en joint un autre , qui n'est pas moin^ apprécié des amateurs, celui de la rareté.
[avis] des MAZÂRINÂDëS. 165
534. Avis salutaire à ceux qui bâillent leurs bleds à boulanger et qui sont soigneux du profict et de la santé de leurs familles, contenant les qualités des deux seules sortes de pain que l'on fait à présent dans le magasin du grand pain bourgeois, marqué cy-dessous pour remédier à toutes les inégalités et défauts qu'on y peut avoir rencontré jusque'sicy, et la quantité qu'on prend pour chaque stier (sic) de bled, encore plus grande que par le passé , sans pourtant prendre plus grands droits, pour les frais du moulin et de la cuisson, que trois deniers pour livre dudit pain ; ensemble les advantages tous évidents et les seurtés {sic) toutes entières qu'y trouvent ceux qui se servent de cette commodité; avec les instructions nécessaires sur ce sujet, très-utiles à toute sorte de personnes. (S. 1. n. d.), 4 pages.
Voir le Franc bourgeois de Paris, etc.