Consolation (la) à la France. Paris f 1 649, 3 pages
Pendant la conférence de Ruel.
770. Consolation au peuple de Paris touchant les affaires de ce temps. Paris ^ Claude Morlot, 1649, 8 pages.
771. Consolation de la petite Nichoh à monsieur le prince de Cotidé. Paris, 1650, 7 pages.
Il £aut y joindre les deux Lettres de 1649. Je n'ai pas besoin de dire ce que c'était que !Nichon. Ses lettres le font assez connaître.
230 BIBLIOGRAPHIE [coNSULTÀnoti]
772. Cansolijitioii (là) aei bons et la* défense de leurs ëôrits sincères contre les calomniateurs. (S. 1. n. d.), 8 pages.
Signé J. Douety £. S. D. R. (écuyer, sieur dé Rom-Croissant).
773. Consolation (la) des femtaesf veuves de Paris touchant la mort de leurs maris ou alliés pour le service du parlement. Paris, Qaude Boudeville ^ 1649, 7 pages.
774. Consolations à la reyne de la Grande-Bretagne , d'Ecosse et d'Irlande, tirées du tableau de la passion de Nostre Sauveur. Paris, Claude Morlot, 1649, 7 pages;
Jean Hénault a retourné le titre ainsi qu'on le verra ci-après :
Consolations tirées, etc.
775. Consolations morales et chrétiennes du philosophe françois , dédiées aux curieux. Paris y veuve Jean Remy,
776. Consolations tirées du tableau de la passion de Npstre Sauveur, à la reine de la Grande-Bretagne , d'Ecosse et d'Irlande. Paris j Jean Hénault, 1649, 7 ^ages,
777. Conspiration de quatre femmes des plus nobles et des plus illustres de Paris, qui ont comploté l'entière ruine* de Mazarin. Paris, Antoine Quenet, 1649, 7 pages.
778. Constipé (le) de la cour, avec une prophétie burlesque. (S. 1. n. d.), 7 pages.
779. Consultation chrétienne et politique, savoir : ilequel est le pluà è:t:pédient et le plus avantageux à la France
[c;o.^T£iHXs] Des. MÀ2^Ç4J)^ii^DES. 231
q^uçje c^di^aide R^tz ou )ie cardinal ]VIa%9rin gouverne 1,'État. (S. Il, 1652), 13 pages.
L'auteur répond d'abord : ni l'un ni l'autre : puis il déclare le cardinal de Retz plus vain, plus superbe, plus insolent, plus présomptueux, plus téméraire, plus entreprenant, plus à craindre mille fois que le cardinal Mazarin.
780. Consultation et ordonnance des médecins de l'État .pour la purgâtion de la France malade , par le sieur
DAiTeil. P^r fi, Claude lluot, 1649, 8 pages.
n y a, de ce sieur Du Teil, une Ode panégyrique à Monseigneur i'arcfievéque de Corinthe, etc., et une pièce intitulée : V Entrée du roi dans son parlement , etc.
On trouve dans le Catalogue des livres composant la bibliothèque » poétique de M. Fiollet^Leduc , page 476, l'indication d'un Recueil de diverses pièces du sieur Du Teil, etc. Paris, J. B. Loyson, i6tj3,in.lt.
« Je ne sais ce que c^ était que le sieur Du Teil, dit à cette occasion M. VioUet-Leduc. J'apprends^ par ses poésies, qu'il avait «^é attaché à l'aïkiifal duc de Brézé et qu'il avait voyagé en Espagne, \\ écrivait correctement et faisait assez bien les vers. »
La Consultation elXOde panégyrique semblent protester contre Vindvlgence de ce témoignage.
JUngouze a publié des vers de Du Teil dans son Recueil des harangues qui ont. été faites à la reine de Suède ^ etc., i6S6, un vol. in-ljl.
781 . Contenance (la) des principaux de l'État ^ mais principalement des chefs de parti, ei^ la présence du cardinal Mazarin. (S. 1.), 1652, 16 pages.
Mazarin venait d'arriver à Poitiers.
782. Contents (les) et mécontents sur le sujet du temps. Paris ^ 1649, 8 pages.
Pendant ht conférence de Ruel.
Contents : les armuriers, clinqualliers , bahutiers, faiseurs de malles , valises et fourreaux de. pistolets , pâtissiers , boulangers ,
232 BIBLIOGRAPHIE [conteat]
meuniers , bouchers , épiciers, cfaarcuiders , fourinsseurs , faiseurs de pistolets, usuriers et préteurs sur gages , cordonniers» imprimeurs, cabaretiers, colporteurs et vendeurs de rogatons, maquignons, panachers, faiseurs de baudriers, vendeurs de poudre et de balle , officiers de guerre et cavaliers.
Mécontents : peintres, architectes, sculpteurs, graveurs, horiogeurs, menuisiei*s, massons, relieurs, libraires, marchands de soie, Ungères, prêtres, passementiers, rubaniers, luthiers, musiciens, violons, rôtisseurs, harangères , chaudronniers , avocats , procureurs, solliciteurs, sergents à cheval et à verge, miroitiers, éguilletiers, épingliers, joailliers, vendeurs de babioles, tablettiers, serruriers, fondeurs, vendeurs d'éventails et d'écrans, teinturiers, blanchisseurs, maquereaux, p , etc.
L'auteur dit que ce dernier parti était de beaucoup le plus fort.
783. Contrat (le) de mariage du parlement avec la ville de Paris. Paris, veuve J, Guillemot , 1649, 8 pages.
Cette pièce qui a paru tout de suite après l'arrêt du 8 janvier, contient les propositions suivantes : le parlement présentera les personnes qui devront avoir part au gouvernement du royaume et à l'éducation du roi ; il pourra les destituer pour déportements ou incapacité; il recevra le serment des nanistres et conseillers d'État; il nommera les candidats à l'administration des finances, et exercera la charge de contrôleur général par deux de ses membres en commission ; il aura la nomination à perpétuité des gouverneurs des places à dix lieues à la ronde autour de Paria.
Voilà le programme des chefs de la Fronde dans le parlement. Cette pièce est donc des plus importantes. Elle est aussi des mieux faites. Naudé, page il du Mascurat, la classe parmi les pièces raisonnées et soutenues. Il y revient encore, page 204 ; et il la dte comme une des meilleures. Je dois ajouter qu'elle n'est pas rare.
Dans la lettre de Bruhl, le 10 avril 165i (1'* de l'édition de M. Ravenel ) le cardinal Mazarin dit que le coadjuteur a eu quelque part à la composition de ce pamphlet; sur quoi M. Ravenel répond : « Une des clauses du Contrat porte que, pendant la minorité du roi , il ne sera établi aucune coadjutorerie aux prélatures, et que toutes celles qui pourront avoir été accordées depuis Pavénement du roi à la couronne , seront révoquées et demeureront nulles. Le coadjuteur ou des écrivains inspirés par lui auraient-
[GORiABCOOT] DES HAZARINÂÔES. 233
ils tenu un tel tangage? ^^A mon tour, je réfrfique : lès pamphlétaires du prince de Gondé demandaie^nt» aussi haut que les autres, la suppression « du pernicieux usage de succéder aux gouvernements comme aux patrimoines... » Le prince lui-même dut, plus d'une fois, se soumettre à cette exigence de l'opinion dans les coi^férences et les traités. Cependant il s'était brouillé avec la cour parce qu'elle n'avait pas voulu qu'il recueillît l'amirauté dans la succession de son beau-frère , le duc de Brézé.
Les partis sont des maîtres bien durs. Ils ne donnent le commandement qu'à ceux qui leur rendent une entière obéissance.
Il y a, du Contrat, une édition in-8, s. 1. n. d., de 6 feuillets.
784. Contrat fait et passé en la ville de Pontoise , le 13 août 1652, entre le cardinal Mazarin et le marquis de la Yieuville, surintendant des finances. Paris ^
Facétie piquante, qui n'est pas précisément une vérité , mais qui n'est pas non plus une odomnie.
785. Contre les ennemis de la conférence et de la paix. — Alidor à Ariste. Paris, 1649, 10 pages.
Entre la conférence de Ruel et celle de Saint-Germain.
786. Contrecoup (le) du coup de partie, faisant voir qu'après rétablissement dHin régent , 1 . on doit faire commandement à toute sorte d'oiBciers, tant généraux que gouverneurs de villes et de provinces , de remettre la personne du roi entre les mains du régent; 2. on doit faire le procès à tous ceux qui ont contrevenu à la déclaration donnée contre Mazarin ; 3. on doit casser tout ce qui se sera fait en cour depuis le commencement de ces troubles ; 4. on doit ravir aux partisans le bien qu'ils ont pillé au peuple pendant le ministère du Mazarin , pour soulager le peuple ; 5. on doit fermer au clergé toutes les portes du gouvernement,
244 BIBLIOGRAPHIE [courkier]
au marquis d'Alluye, qui était de la cabale du duc de Beaufort, on comprend déjà et sans peine le sens des corrections nombreuses que l'auteur y a faites. Saint- Julien n'y est presque plus ûx>ndeur; il a effacé toutes les nouvelles favorables à la cause du parlement, toutes les tirades «ur les arrivées des convois, toutes les injures contre le cardinal M^zarin. Il a adouci , quand il n'a pas pu les supprimer tout à fait , tous les récits qui pouvaient être un sujet d'irritation entre le parti de la vieille fronde et le parti de la cour. Il a fait plus encore; à la satire du cardinal, il a substitué l'éloge, l'apologie I
Sur l'arrêt du 8 janvier 1649, il avait dit dans le G$umer français i.
Et que, veu que le cardinal .
Est seul autheur de tout le mal
Et de la misère présente ,
Dont on a preuve sofiBsante, etc.
Dans le Courrier burlesque il a écrit :
Et parce que le cardinal Leur sembloit Pauthenr de ce mal, Qai depuis , par son ministère , Xenr a bien prouvé le contraire, etc.
Voici un autre exemple t
L'on dit que Normands députés
Se sont tous bien fort aheurtés
A Texil de Son Éminence ,
Et qu'ils en feront conférence ,
Ny ne despliront leur cahier
Qu'il n'ait le jned à l'étrier ;
Mais l'on tient pour chose asseurée
Que sa monture est déferrée;
Et c'est la raison , sans mentir,
Qu'il ne sçauroit sitost partir.
( Courrier françou,)
Mais, s'il est vrai qu'ils le promirent , Ces Normands, après, se dédirent; Et certes autant à propos Qu'il se put pour nostre repos ; Car qu'on renvoyast , pour leur plai^^ , Un minbtre si nécessaire, Gomme monsieur le cardinal ; Quelque sot se fat fait du mal »
[courrier] des MAZ4RINADES. 245
Et plus sot qui Pauroit pu croire , Qa*im prince , jaloux de la gloire , Eût deffait ce qu'il ayoU fait .
En un faTori si parfait, Pour quelque couitaut de boutique Qui n'aimoit pas là politique.
Aussi les députés normands , S'ils avoient fait quelques serments De ne desplier point leur roUe , Ne gardèrent pas leur parolle ; Et cette fois , manquant de foy, Servirent la France et leur roy .
(Courrier burlesque,)
On peut croire que la seconde partie du Courrier burlesque ne fut publiée que vers la fin de 16S10, et alors que la vieille fronde commençait à se rapprocher du prince de Condé. Saint-Julien n'y paraît plus aussi pénétré des mérites du cardinal :
Je le tiens moins bienfaisant Que le défunt envers la muse.
Peut-être aussi que je m'abuse ; Mais je croirai toujours ainsi S'il ne m'en désabuse aussi.
Que ne fait-il que je confesse Mon erreur et que je la laisse ?
Au moindi'e bienfait, je promets Que relaps ne serai jamais.
En bon français, cela veut dire que la première partie du Cour» ner burlesque ne lui avait pas été payée. Avant de se décider à suivre le mouvement de la vieille fronde , Saint-Julien faisait ses conditions.
Le récit de l'entrée du convoi du 10 février, contient six vers empruntés à la pièce intitulée : P^ers burlesques envoyés à M. Scarron sur l'arrivée tfun co/woi, Saint-Julien est-il aussi l'auteur de cette pièce? Je n'y verrais pas de difficulté.