‹ Bibliographie des mazarinadesChapitre 7 sur 81 · I II · texte numérisé non relu

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BIBLIO/^RAPHIË

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ter t*evei*sum, panegyricus gratulatorius , autore Ste- .phauo BsLchoi. Par isiiSj 1652.

La Biographie universelle et la Biographie médicale en indiquent deux éditions , l'une in-foHo , Tautre in-quarto ; mais je n'en ai pas rencontré un seul exemplaire.

Je n'ai connu le texte de cette pièce que par la reproduction qui en a été faite dans un petit volume in-lâ, publié en^ 4686 chez Gabriel Martin , par Bachot lui-même , sous le titre de : Parerga seu horœ subcessivœ Stephani Bachot y medici parisiensis et regii. C'est au reste un morceau d'une très-mince valeur.

Voici pourtant deux courts passages qui méritent^ à mon avis , d'être cités. Bachot s'adresse à la reine Anne d'Autriche : ^ Singu- « laris quippè tui ac frequentis ad D. Mariam cul tus ac pietatis « munus est rex noster quem sub medio fermé Firginis signo noo <c aliam ob causam natum esse suspicamur quàm quod matri tibi « sacer oriebatur. Acceptam. quoque tuae castitad referimus felici- « tatem nostram , caeterisque virtutibus quae in Ludovici XIII con- M jugis , heu ! quondàm tui , thalamos intulisti ^ ut plané nulla <c heroïnanim, tum veterum cùm recentium , tecum vitae candore «( ac integritate certare ausit. »

Plus loin il dit à Louis XIV : « Aliud meminiraus y etiani prius- « quàm nascerere, praedictum ab Astrologis (si qua modo huic <t hominum generi fides) nimirùm fore te omnibus cùm corporis^ « cùm animi dotibus ut cumulatis^imum sic et maxime longaevum. »

Etienne Bachot naquit dans le diocèse de Sens. Il fut docteur de la faculté de Reims , puis bachelier de la faculté de Paris en 1646, docteur le 15 septembre 1648 , et mourut le 18 mai 1688 âgé de quatre-vingts ans. Il cultiva les lettres avec peu de succès. Ses plus illustres amis étaient Ménage, Gomberville, Benserade, Charpen-^ tier. Il avait dédié son Panégpique à Louis XTV par une lettre qui se trouve aussi dans le Parerga,

33. Ad Deum prepotentem, optimum, maximum, filîumque ejus JesumChristum, Dominum Nostrum, pro pace generali j deprecatio hebraicè , latine et gaiiicè in die soiemni sacro sancto Joannis evangelistae martyri ad Portam Latinam pridiè nonasMaii, A- R- S. H. 1652.

[tDDinoN] DES MAZAaiNADËS. 19

Noniine omnium typographorum , per M. JoaDnem Banneret, doctorem Sorbonicum, linguse sanctee ac hebraicas regium interpretem. Parisiis, ex typographia Fraacisci LeCointe. (S. d.) Très-rare.

34. Ad regem Ludovicum XIV ut in urbem regni principem redire velit. Ode, Parisiis ^ Dyonisius Langlœus, \^h9, 1 pages.

Cette pièce est Sigoée de Hadeleoet.

Gabriel Madelenet était un des meilleurs poètes latins du xTii* siècle. T4audé. dans le Mascurat, l'appelle n )e seul Horace de nostre temps. • L'éditeur dn Menagiana dit, page 316 dul" volume; n Le père Bourbonavait le sceptre poétique de son temps. De lui il a passé à Madelenet. Depuis Madelenet, M. du Perrier et H. de Santeuil se le disputent. >•

Tous les biographes qui oat parlé de Madelenet, n'ont fait que traduire plus ou moins librement l'éloge écrit en latin par Pierre Petit , et qui a été imprimé en tête du volume de ses poédes. Je n'en excepte pas l'auteur de l'article de la Biographie univenelle , qui recommande pourtant de ne lire ses devanciers qu'avec précaudon. Dans la notice qui précède les Mémoires de Louis-Henri comte de Brienne, M. Barrière raconte que cet homme d'État honorait Madelenet d'une bienveillance toute particulière ; mais il n'ajoute pas que c'est lui qui a donné la première édition des vers dont le poète l'avait constitué l'arbitre .suprême par son testament.

Cette édition parut en 1662, un an après la mort de Hadetoiei, à Paris, chez Claude Cramoisy, avec ce titre : Gabrieiis Madeleneti Carmiaense libellum, 1 vot. in-lX. Une seconde édition a été publiée en 172S à Parie, chez Barbou; elle comjH'end en outre les poésies latines du père Sautel.

Les vers de Madelenet sont adressés au prince de Condé , aux cardinaux de Bichelieu et de Mazarin , au chancelier Séguier , au maréchal de Gramont, k Bultion, à Bailleul, Colbert, Fouquet, etc., et appartiennent étroitement à l'histoire de Louis XIII et de Louis XIV.

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