Délices (les) de la paix , représentés (sic) par les
États et les villes de ce royaume, par le sieur Bertaut.
Paris j Nicolas Jacquard, 1649, 20 pages.
La permission d'imprimer est du U avril.
Bertaut a dédié son pamphlet au premier président Mole, qu'il
[dépaat] des MAZARINADES. 295
déclare, clans «son épître dédicatoire» l'auteur principal de la paix. Il avait] public, précédemment, pendant les conférences de Ruel et de Saint-Germain, les Sentiments du prai citoyen, etc. ^ et les Avan^ toges de la paix et de V union, etc.
995. Délogement de la discorde, sans trompettes. Vers buriesques. (S. 1.), 1649, 8 pages.
996. Demandes des généraux et des personnes qui sont unies avec eux. (S. 1. n. d.), 4 pages.
997 . Demandes des princes et seigneurs qui ont pris les armes avec le parlement et peuple de Paris. (S. 1.), 1649, 8 pages.
Cest, sous les deux titres , une des pièces les plus importantes de cette époque; car tout l'esprit de la Fronde noble est là.
Je crois que le second titre est celui de l'édition originale. L'auteur a très-bien compris qu'il suffit d'un simple exposé des demandes des princes et seigneurs ; aussi déclare-t-il , en commençant, qu'il n^en dira pas son avis et qu'il laissera le lecteur en juger. Le contrefacteur a moins de réserve; il dit nettement que les Demandes « vont à déchirer l'Ét^ et se le partager. »
Les Mémoires de madame de Motteville , p. 267, coll. Michaud, contiennent la première pièce à peu près tout entière, sous le titre de : Demandes particulières de messieurs les généraux et autres intéressés.
998. Demandes et réponses entre le Roi et Monsieur, son frère, pour bien et heureusement régir et gouverner le royaume en paix et concorde. Paris, reuve Musnier, 1649, 16 pages.
999. Démocrite et Heraclite , riant et pleurant sur le temps qui court ; dialogue satyrique. Paris, 1649, 8 pages.
Après la comédie de l'envoyé espagnol .
1000. Départ (le) de Jules Mazàrin, avec la Réponse de
S96 BIBLIOGRAPHIE [défr]
Tëcho passant par les bons hommes. (S. 1.), 1649, 4 pages.
Ce sont d'exécrables stances, signées J. P. N. et adressées à M. P.
1 001 . Départ (le) de Leurs Majestés de la ville de Bordeaux , avec toutes les particularités de ce qui s*est passé en leur séjour de ladite ville , depuis la déclaration, ensemble le rétablissement de tous les officiers qui s*en étoient retirés, avec les victoires de Tarmée dans la Champagne et dans U Lorraine. Paris , Antoine Estienne , 1 650, 7 pages.
Espèce de journal. Tj vois que l'évéque de Dol , Cohon , prêchant sur la paix y sur Fautorité du prince et les devoirs des sajets, tira des larmes de tous les assistants avec de grands cris de *. Vive le rai I
1 002. Départ (le) de messieurs les députés des six corps de marchands de cette ville de Paris , hors la ville de Pontoise , dans lequel , outre la réception que le roi leur a faite, est la réponse qu'il a faite par écrit aux sieurs Le Vieux et Piètre , procureur du roi en Thôtelde-ville, la déclaration du roi en faveur des bourgeois, et un sommaire de sa réponse par écrit aux députés des six corps de marchands. Paris, A. Chrestien,
Rédt exact.
1003. Départ (le) des Allemands et des Polonois du château deMeudon, en vers burlesques. Paris j Jacques Guillery , 1 649, 7 pages.
Après la paix.
1004. Dépit (le) des Muses contre Mazarin, en vers burlesques. (S. 1.), 1649, 8 pages.
On ne voit plus qne la satyfe ; On n'aime plus que de médire.
[BÉruTATioii] DES MAZÂRINADES. 297
Tant de mîllien d'cqpritf
Qui florissoient par leurs écrits , Ont été contraints de se taire.
Ce qui doit diminuer les regrets , c'est que les Muses ne nomment, dans ces milliers d'esprits, que CoUetet et L'Étofle.
1 005 . Déplorable mort (la) de Charles I*, roi de la Grande- Bretagne. Saint^Germain'en^Laje , le 1 8 mars 1 649» 8 pages.
Cette relation est de Renaudot.
1 006. Dépositaire (le) des secrets de TÉtat, découvrant au public 1* les raisons pour lesquelles la reine ne fait entrer dans le conseil que des ministres étrangers ; 2* les raisons pour lesquelles la reine ne veut pas venir à Paris , quoiqu'elle le puisse sans aucun obstacle ; 3* les raisons pour lesquelles la paix domestique ne peut pas être conclue sans la générale, et pour lesquelles la reine ne veut point la générale ; 4* les raisons pour lesquelles le conseil du roi tombe en des manquements déplorables, et qui marquent un sens réprouvé ; 5* et que Paris ne peut point espérer la paix, à moins qu'il ne la fasse lui-même, en se déclarant pour les princes, par le sieur D'Orandre (Dubosc Montandré). (S. 1. n. d.), 32 pages.
1007. Députation du parlement d'Angleterre à M. le prince de Condé, sur l'offre d'une armée entretenue qu'il lui fait. Paris, 1652, 7 pages.
Pauvre pièce , qui a pourtant été oontrefiûte sous le titre de : La Déelaration de messieurs du pariemeM ^ An^eterre^ elc.
1008. Députation générale (la), avec les noms de messieurs les députés , tant des cours souveraines que de messieurs les prévôt des marchands, échevins, quar-
Wè BIBLIOGRAPHIE [DÉEtoLBMUiT]
teniers j bourgeois et coq>s de métier (sic) de Paris pour Téloignement de Mazarin et pour la paix générale, avec la réponse de Sa Majesté , ensemble ce qui s'est passé à Saint-Gerroain-en-Laye sur le sujet de ladite députation. Paris, EloiChereau, 1652, 8 pages.
Voilà un dtre effronté ! Il ne s'agit, dans la pièce , que de la députation du parlement et de la chambre des Cbmptes y le 6 mai 1652; le 7, de celle de la cour des Aydes et du corps de Tille. Quelques noms, et puis rien.
i 009. Dérèglement (le) de TÉtat, où les curieux verront que les véritables causes des désordres sont 1 ^ le méprj^ de la religion , dans la division de ses docteurs , dans la politique des prédicateurs, et dans le mauvais exemple des grands ; 2^ la confusion des trois états, dans l'ambition déréglée du clergé , dans Tabus de la noblesse, et dans le luxe du peuple ; 3° Timpunité des crimes dans les personnes publiques ; 4® la trop grande abondance des richesses dans les ecclésiastiques ; 5^ le mauvais usage de la politique dans la pratique des maximes italiennes , contraires à la simplicité des François , avec un discours , ensuite , qui fera voir, dans Tapplication de ces cinq causes à leurs effets , par les exemples dû temps, que tous les désordres de TÉtat en sont provenus. (S. 1.), 1651, 39 pages.
Ce pamphlet est attribué, non sans quelques raisons , à Dubosc MoQtandré. Il ne manque pas d'intérêt. L'imteur se plaint fort du luxe de la bourgeoisie et de la présence des i^turiers dans le parlement.
Les maximes italiennes sont que le roi est maître absolu de la vie et des biens de ses sujets ; qu'il n'est pas obligé de tenir sa parole, et que l'intérêt est la seule règle de la dispensation des charges publiques. Elles sont devenues comme le fond commun des pamphlets publiés contre Louis XIV par les réfugiés, avant et après la révocation de l'édit de Nantes.
[Dsniisft] DE6 MAZARINADfiS. 299
1010. Dernier arrêt de la cour de parlement éontre le cardinal Mazarin, en exécution des précédents arrêts, avec défenses de procéder sur les saisies de ses biens ailleurs que pardevant les sieurs de Broussel et Le Meusnier, conseillers en ladite cour. PariSy par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1651 ,
6 pages.
C'est l'arrêt du 24 anil i 651 .
1011. Dernier avis (le) aux Parisiens , très-néceslsaire pour Tintérêt des princes et du parlement. Paris y 1652) 6 pages.
Ce pamphlet est dirigé surtout contre la députatiop des six corps de métiers. « Le P. Marchand , la Maison , l'Emeril peu précieux , le Plâtre, le Mortier, le Lien des pauvres et la boutique des néréides, sont la seule cause et origine du trouble. » Quid?
1012. Dernier avis donné aux Parisiens dans la crise des maux de TÉtat. Paris , 1652, 6 pages.
Après le combat du faubourg Saint-Antoine. L'esprit de violence dominait déjà dans le parti des princes. L'auteur demande qu'on se défasse du maréchal de L'Hôpital , du [urévôt des marchands , du coadjuteur et de la Ghevreuse. Les deux premiers n'onl-ils pas failli périr dans l'incendie de l'Hôtel de Ville ?
1013. Dernier (le) combat donné devant Étampes^ à la prise et reprise, trois fois, d'une demi-lune, et ia sortie générale que le comte de Tavannes fît faire sur les ennemis, où ils ont perdu plus de huit cents hommes, avec les noms des morts, blessés et prisonniers , la nuit du 2 au 3 juin 1652, et les autres particularités du courrier d'aujourd'huy. Paris, J. Brunet, 1652,
7 pages.
Brunet dît cpi'il imprime pour la maison d'Orléans et qu'il ne
300 BIBLIOGRAPHIE [durièrb]
publie rien que « selon les véritables nouvelles que rapportent les courriers de Son Altesse Royale. » Mais ses récits n'en sont pas plus vrais.
1 01 4. Dernier courrier (le) envoyé à Son Altesse Royale par monsieur le prince de Condé, contenant Tordre de la bataille j ses (sic) noms et le nombre des chefs tant morts y blessés que prisonniers, ensemble la prise de 22 cornettes y 18 drapeaux, 8 pièces de canon, avec tout leur bagage. Paris , André Chouqueux, 1652, 8 pages.
Ce n'est pas le prince de Gondé qui a envoyé cette relation menteuse du combat de Bleneau. L'auteur tue le maréchal d'Hocquincourt de trois coups de feu !
On peut y joindre la Relation véritable contenant le grand com^ bat, etc., lé Second courrier de la bataille, etc., la Bataille gêné' raie, etc.
1015. Dernier (le) courrier pour la paix de Bordeaux, arrivé à Paris le 21 septembre 1650. Paris, Jacques Berlay, 1650, 6 pages.
1016. Dernier exorcisme (le) du cardinal Mazarin, présenté à la reine, pour Tobliger à sortir au plus tôt de la France, par un de ses meilleurs amis. Paris, Jacques Clément , 1 652 , 8 pages.
1017. Dernière (la) conjuration du cardinsd Mazarin, brassée dans son désespoir contre Tillustre maison de Condé. Paris, 1651, 44 pages.
1018. Dernière déclaration du roi, portant attribution des affaires de la chambre de Tédit à la cour de parlement de Paris, transférée à Pontoise, vérifiée en parlement, le premier jour d'octobre 1 652, avec la .Lettre
[deenière] des MÂZÂRINADES. 301
jde M. de Mondejeux {sic), gouverneur d'Arras j écrite à Sa Majesté sur le sujet des présentes affaires. Pontoise, Julien Courant ^ 1652, 8 pages.
La déclaration est de CSompiègne , le â2 septembre ; et la lettre de Mondejeu, du 4 octobre.
1019. Dernière (la) défaite des troupes du cardinal Mazarin par les gens de monseigneur le Prince, avec la prise de son bagage, près dé Montargis. (S. 1.) , 1 652 , 7 pages.
Il n'y a point de combat > partant point de défaite. Ce sont des injures contre Mazarin ; mais la pièce est rare.
1020. Dernière et très-importante remontrance à la reine et au seigneur Jules Mazarin, pour hâter son départ de la France. Paris, 1 652 , 20 pages.
Uauteur compare la reine à Caligula , qui sut cacher ses vices tant que vécut Tibère ; et il dit à Mazarin : « Puisqu'une éclipse de soleil cause nos malheurs par votre moyen , une éclipse de lune nous est nécessaire pour les guérir. » On peut juger par là du style et de la portée du pamphlet.
1021. Dernière (la) lettre de cachet de messieurs les députés , ouverte en parlement , en présence de messieurs les princes , sur le sujet de leur retardement , du 16 juillet 1652. Paris, S. de Ia Fosse, 1652,
4 pages.
Datée de Saint-Denis.
1 022. Dernière lettre de M. le duc de Lorraine à monsieur le Prince, apportée par un colonel de son armée, le 25 mai 1652, en laquelle il déclare pleinement toutes ses intentions , les sujets de son retardement et
30S BIBLIOGRAPHIE [psiiuàâEl
sa marche à grandes jouraées vers Paris. Paris ^ Antoine Périer, 4652y 6 pages.
Datée de la Ferté-Milon, le 22 mai.
Le dac de Lorraine- dit que sa marche a été retardée par le maréchal de La Ferté ; mais il vaut autant croire que c'est par les négociations de Du Plessis Besançon.
1023. Dernière retnontrance faite au roi par messieurs les députes du parlement. Paris ^ I^icolas Vaillant , \ 652 , 1 5 pages.
On lit à la fin de la pièce : « présentée au roi le 15 juillet 1652. » C'est une tromperie. La remontrance est de 1649, après l'arrêt du 8 janvier.
4024. Dernière (la) réponse du roi, faîte par le garde des sceaux, à messieurs les députés du parlement de Paris en la ville de Melun, le 3 juin 1652. Paris y Antoine Le Noble, 1652, 7 pages.
On y trouve les i*emontranees très^vertes du président de Nésmond. Quant à la réponse du roi, il faut la chercher dans ta pièce intitulée : Réponses faites aux députés du parlement de Paris, les 4 et i^juin 1652, etc.
1025. Dernière requête présentée à nosseigneurs du parlement par monseigiieur le duc de Beaufort, ayant le ju^ment de la calomnieuse accusation intentée par ledardinal Jules Ma2arin. Paris, veuve Tbéod. Pépingué et Est. Maucroy, 1649, 8 pages.
Signée François de Vandôme.
1 026. Dernière (la) résolution du roi , apportée à Son Altesse Royale par M. le marquis de Joyeuse , au contentement du public. Paris, Laurent Toussaint,
[DEUfiÈREs] DES MAZARINADES. 303
1027. Dernière (la) ressource de la France, tyrannisée par le cardinal Mazarin. (S. 1.)^ 1650, 14 pages.
Pendant la guerre de Guyenne. La princesse douairière de Ckmdé avait présenté sa requête au parlement.
L'auteur pandl être un Bordelais. Il a pris po«r. texte un passage du manifeste pul^é, de Stenay, par la duchesse de Longueville ; et il prétend prouver que les Espagnols ne sont pas des étrangers, parce que les rois d'Espagne ont été vassaux des rois de France l
1028. Dernière (la) soupe à l'oignon pour Mazarin ou la Confirmation de l'arrêt du huitième janvier 1649, en vers burlesques. Paris, Nicolas Jacquard , 1649, 6 pages.
Signée Nicolas Ledrn.
On s'est accordé jusqn^îci à reconni^re , sous cette sigiiaturei I^ac de Laffenias. C'est une erreur qne la publication de» Histo^ riettes de Tallemant des Réanx nous permet de rectifier aujourd'hui.
Isaac de Laffemas n'a composé que les deux parties du Frondeur désintéressé.
L'auteur de la Dernière soupe à l'oignon , de la Lettre à M. le cmrdinul burlesque et du Terme de Pâques sans, trébuchet, est un fils puîné d'Isaac, qu'on appelait l'abbé de Laffemas. « Ce garçon a de l'esprit, dit Tallemant des Réaux , fait des bagatelles en vers assez bien. Il fit plusieurs épitres contre le Mazarin dttrant la Fronde; mais il a l'honneur de n'avoir pas un gfain de cervelle. » {Historiette de Laffemas, pag. 36, 4i« vol.)
M. le comte Léon deLaborde dit, page 164i des notes du Palais Mazariny que le cardinal nomme l'abbé de Laffemas dans un de ses carnets. '
1029. Dernière supplication du cardinal Mâzarin, faicte à monseigneur le prince de Conty, pour la seureté de sa personne. Paris ^ JeanDédin, 1649, 7' pages.
1030. Dernières (les) actions et paroles de monsieur le
304 BIBU06RAPH1E [debnièibs]
président de Barillon, dëcédë à.Pignerol^ le 30 août 1 645, par le R. P. Antoine Rivière , docteur de Paris , prieur et vicaire général du couvent de Saint- Augustin de Pignerol , dédiées à monsieur TEsné {sic), conseiller du roi et auditeur en sa chambre des comptes à Paris. PariSy Sébastien Martin ^ 1 649, 32 pages.
La permission d'imprimer est du 29 mars.
On lit , à là fin, une épitaphe en prose latine ^ qui a été inscrite sur le tombeau qu'avaient élevé au président sa femme , Bonne Faiet, ses enfants, son frère et ses proches.
C'est un récit touchant de la captivité et de la mort de Barillon. Le président avait proscrit les jurements et les blasphèmes de la garnison de Pignerol. Tous les soirs, les soldats chantaient en chœur les litanies de la Vierge.
Il n'y a pas de place, dans tout le récit, pour le moindre soupçon d'empoisonnement. Le président avait assez de liberté pour visiter qui il voulait dans toute la ville. Il est mort, non dans la citadelle, mais dans la maison du major de la place.
1031 . Dernières (les) barricades de Paris ^ en vers burlesques, avec autres vers , envoyés à M. Scarron, sur l'arrivée d'un convoi à Paris. RoueUy Jacques Cailloué, jouxte la copie imprimée à Paris chez Nicolas Bessiriy 1649, 32 pages.
RecueO de cinq pièces. Outre les deux premières, annoncées au titre, il contient : 3. Requête des partisans présentée à messieurs du parlement; 4. Lettre à M, le cardinal, burlesque; 5. la Guerre civile , en vers burlesques.
1U32. Dernières (les) convulsions de la monarchie reconnues 1® par la nécessité d'éloigner Mazarin et par la nécessité de le retenir ; 2° par la nécessité de Télargissement et par la nécessité de la détention des princes ; 3^ par la nécessité de faire de grandes impositions pour remplir l'épargne vide , et par la nécessité de soulager le peuple pour tâcher de le rémettre;
Ldsbnièees] des MAZARINADES. 305
V et pai* les approches de la majorité moins à désirer qu'à craindre. (S. L), 1651, 24 pages*
Dubosc Montandré. Le titre est plus pi()uant que la pièce. 1033^. Dernières (les) finesses de Mazarin.
Mémoires de Talon, p. 398, coll. Michaud.
1034. Dernières (les) paroles de M. de Châtillon, tué à Charenton, le lundi 8 février 1649. Paris ^ François Preuveray, 1 649, 8 pages*
1035. Dernières (les) paroles de M. de Saint-Chamond , décédé en son hôtel à Paris , le 1 0 de septembre 1 649, âgé de soixante-trois années , avec un fidèle récit des belles actions de sa vie , par le sieur de Figuire. Paris ^ Cardin Besongne, 1649, 23 pages.
Meichior Mitte de Ghevrières, marquis de Saint-Ch'amond de Montpezat , comte de Miolans, d'Anjou «etc., conseiller du roi en ses conseik , chevalier de ses ordres , général de ses armées , ministre d'État , deux, fois capitaine de chevau-légers , trois fois mestre de camp , deux fois capitaine de gendarmes, quatorze fois maréchal de camp , et trois fois général d'armée , vingt-cinq fois ambassadeur extraordinaire, etc. Il était de la maison de Miolans en Dauphiné.
On sait que M. de Saint-Chamond fut rappelé de l'ambassade de Rome, pour ne s'être pas opposé avec assez de force ou de bonheur à l'élection du cardinal Pamphile.
Le sieur de Figuire était un de ses domestiques.
1036. Dernières (les) paroles de M. le duc de Châtillon mourant à M. le prince de Côndé. Paris, Henry Sara,
C'est presque le même titre que les Dernières paroles de M. de ChâtUlon; et ce sont deux pièces différentes. Il y en a dix sur ce sujet ; et pais une de bonne.
La dernière a paru sous le titre de : L'Injustice des armes de Mazarin témoignée à M. le prince par M. de Châtillon.
aû6 BIBLIOGRAPHIE [BBimtess]
i037. Dermères (les) paroles do roi «l'Anglelefre, avec son adieu aux prince et princesse ses enfosts. Paris, François Preuveray, i&49, 8 pagffs.
Le roi d'Angleterre n'a rien dît de tout cela.
1038. Dernières (les) paroles et la mort de madame la princesse douairière de Condé. (S. 1.), 1650, 7 pages.
1039. Dernières (les) résolutions de ta reine prises au conseil du roi, en présence de Sa Majesté, tenu à Poitiers le 23* janvier 1652» Paris, Salomon Delafosse, 1652, 15 pages.
Rare, mais mauvais.
1040. Dernières (les) résolutions de monseigneur le Prince , après les grandes rigueurs avec lesquelles on l'a traité, envoyées à tous les peuples. (S. 1.), 1651 , 20 pages.
G*est le prince qui parle. Ses dernières résolutions sont de chasser les partisausr de Mazarin d'auprès du roi. Cela n'est pas neuf; mais le pamphlet eaftrare.
1 041 . Dernières (les) résolutions de Son Altesse Royale et de messieurs les princes , faites et arrêtées da^s rhotel de ville, en présence des prévôt dies marchands et échevins de Paris, et la harangue du procureur du roi, ensemble les particularités de ce qui s^y est passé, le 4 de juillet 1652. Paris , J. Niot, 1652, 8 pages.
Pauvre récit , qui n'a pas même le mérite M Fexactitude. Il faut tpiyouvs se défier de» publications faites awc permiêsiûn de Son Altesse Royale. Le parti des princes en ét^t réduit à tromper le peuple, pour le maintenir dans l'obéissance; el il ne s'y épargnait pas.
[QflUUàBBs] DBS MA2ARINA0ES. 307
44Mf3. Dernière» (les) nésolutioiis de& hom?gef)tU de Paris, faites à messieurs lea princes^ (S. 1.)^ 46â2 , 19 pftges.
fi y a dtt talent, mais aurtûiH boanconp de violisnce «onfare la D^Qfi fc quî a P^^prif: ^agi^ol, italien et U^z^rm, «
L'autew demande la coiiservatiQn 4xt duc de Beaufort dans le goiivemement de Paris, de Broussel dans la charge de prévôt des marchands , et l'expulsion du cardinal dé Retz.
1043. Dernières (les) résolutions faites dans le conseil du roi pour la paix, en présence de Sa Majesté. Paris ^ StmotQ Legraudy 1652/7 piiges,
1 044. Dernières (les) résolutions faites en parlement, en présence de Son Altesse Royale et de messieurs les princes, pour la protection de la ville de Paris, ^e 14 mai. Paris , Jacques Le (^enti^ 1652, 8 page^.
L'auteur prétend que le parlement avait commis toute son autorité et celle de la vifle ait duc dK)irléani5.
Ce paiAphlet causa tme grande fumetlr dans Parîsi On s'ea ethtretenait partout, et principalement sur le Pont^Neuf, sc^te die- Forum de la Frondé. Il y avait des gens du peuple qui disment que le duc d'Orléans avait été fait vice-roi. tie parlement s'émut de toqte cette agitation; et, dans son audience du 15 mai, il lança nn dlâofet d*ajoumcnieaifc contre Le Crentil. Le foarmi du parlement et les Mémoires du cardinal de Retz (p. 36^, coll. Midisiud), ne mentionnent pas d'autre mesure de répression; mais Conrart, p» ^5d èe i^ Âiéfkfiùrcs , àk que le painpli^frfiit hrAié par àrrét et là grand'ehambre; et Oinér Talon , p. 484, scoute qtie le duc d'Orléans le désavoua, cbiime ayant été dedl sans son eommandement.
Conrart donne inexiactement au libelle de Le Gentil le titre de : les Dernières résolutiotts de M. le duû él^Oriéans, confirmées par te parlement, etc. Mailly reproduit la vessipn du cardinal de Retz (p. 325 de son 5« vol.).
Le parlement n'était plus assez fort pour empêcher les princes de prendre l'autorité ; mais il ne voulait pas qu'on pût dire qu'il l'avait donnée ; et, dans la disposition des esprits , c'était autant qu'il en fallait pour rompre toutes \^é inesnres du parti.
S08 BIBLIOGRAPHIE [déeovtb]
4045. Dernières (les) résolutions prises en l'assemblée du parlement , par lesquelles 1 ^ le roi est déclaré prisonnier du cardinal Mazarin ; 2** et Son Altesse Royale, lieutenant général de l'État et royaume ; 3* et monsieur le Prince, lieutenant général des armées , avec toutes les particularités des avis donnés es assemblées tenues, pour ce sujet, le 20 (juillet 1652 ). Paris ^ Jacques Le Gentil , 1 652 ^ 8 pages.
1046. Dernières (les) victoires remportées par les Bourdelois sur leurs ennemis. Àrufers^ (s. 1., 1650), 8 pages.
1047. Derniers (les) suppliants aux 'pieds de la reine. Paris y Pierre Du Pont, 1649, 8 pages.
Ce sont les pauvres de Paris qui supplient la reine de les secourir, par politique , par humanité» par charité. Cette pièce , qui ne manque ni d'adresse, ni d'éloquence, a été réimprimée en 1652, sous le titre de : Harangue au roi et à la reine dans la ville de Me^ lun, elc.
1048. Déroute (la) des cabalistes au jardin de Renard. (S. 1.), 1649, 8 pages.
Il s'agit de la quereHe du duc de Beaufort et du marquis de Jersey. L'affaire est présentée ici absolument comme le cardinal de Retz prétend l'avoir proposée; et si le pamphlet n'est pas de lui, il doit être de son faiseur, l'avocat Bluet.
1049. Déroute (la) des Mazarins par les frondeurs. (S. I.), 1651, 8 pages.
Après le départ de Mazarin.
i 050 . Déroute (la) des monopoleurs, en vers burlesques. Paris y veuve Muanîer, 1649, 11 pages.
[descente] des MâZARINADES. 309
1051. Déroute (la) des partisans rostîs, en vers Jbur* lesques. Paris y veuve Musnier, 1649, 11 pages.
Même pièce sous les deux litres.
4052. Déroute (la) des troupes de Mazarin, vue en songe, et présentée à monseigneur le duc de Beaufort, en vers burlesques. Paris y Claude Boudeville , 1649, 8 pages.
« . . Il (Gondé) B*étoit pas secondé De Gaasion ni de Turenne ; Ce qui fit qu'il gagna la plaine . . .
Le vaillant Guiche
qui court ,
Et qui croit être à Honneoourt. »
n n'y a pas de général à qui la perte d'une bataille 'ait plus complètement aliéné l'opinion publique. On ferait un volume de tous les quolibets qui ont été imprimés contre le maréchal de Guiche pour cette malheureuse affaire d'Honnecourt.
Après l'arrêt du 8 janvier, mais avant tout combat entre les deux armées.
Claude Boudeville a réuni, dans une publication postérieure, la Déroute des troupes de Mazarin, etc. et \e Rabais du pain.
1 053. Désaveu du libelle intitulé : Apologie particulière de M. le duc de Longue^^ille par un gentilhomme breton. (S. 1.), 1651, 42 pages.
L'auteur de VJpolo^e est désavoué parce qu'il a manqué de respect' au roi, à la reine, au conseil d'en haut; parce qu'il a parlé avec injures de la duchesse d'Aiguillon , de MM. de Matignon , de Beuvron, etc. ; surtout parce qu'il loue moins le duc de Longueville que ses ancêtres.
Les princes étaient encore en prison , et la duchesse de Longueville à Stenay.
1054. Descente (la) du polit {sic) lutin aux limbes sur Tenfance et les maladies de TÉtat , par le sieur de Sandricourt, Demandez au vendeur le Politique lutin et V Accouchée espagnole; car en voici la suite. Paris, 1652, 24 pages.
SI* BIBUOGRAPHIE [DESCEinroif]
4Û55. Description burlesque du omnbat ntnd des Yémtiens et des Turcs, avee la sotenmitë du feu de joie fait par M.. Tambassadeur c|e Venise devant le pont des Tuileries à Paris. Paris j Pierre Variquet, 1649, 16 pages«
1056. Description de la boutique de Yivenay. Caprice. Paris j Jean Brunet , 1649, 7 pages.
Vivenay a été, dans les deux dernières années de la Fronde, rimprimeur du prince de Condé.
1057. Description de la paix particaflière, de la fortune universelle des plus grandes puissances de in terre du siècle présent, en vers burlesques. Paris, 1649, 8 pages.
4058. Description des magnificences et feux de joie faits à Paris, le 28 juillet 1649, par riUustrissime et Excellentissime monse^neur Tambassadeur de la Sérenissime république de Venise auprès de Sa Majesté Très-Chrétienne , pour la grande victoire navale obtenue contre Tarmée turquesque en Asie, consistant en la déroute et perte générale de ladite armée, et de sept mille hommes turcs (sic) de tués. Paris , Antoine Estienne , 1 649, 1 0 pages.
n y en a une autre édition d'Atifoine fistieime, en tout semblable à celle-ci, mais dont le titre est moins pompeux et moins long. On en a retranché tous les superlatifs en issime et te membre de phrase qui commence par consistant, etc.
Dans la disette des événements politiques , 1^ .poésie burles^e s'est emparée de ces magnificences; et elle a publié la Description burlesque du combat naval des Vénitiens, etc.
1059. Description des vies, nraeurs et &çoils de ftîre des péagers, publicaîns, maletostiers (jnrc), monopo-
[DsscaiPTion] DES MAZARINAOES. 311
leurs ^ fermiers et parttsansy non moins ikcétieuse, naïve et véritable que sérieuse et mystique, composée par Demophile. Le juste s'éjouira quand il i^rra la vengeance , et lai^era ses mains au sang du pécheur. Pseaume lvii.
« Ridendo dioere ▼enim
Qnû Tetat ? . . . i»
Paris y veuve Tbéod. Pépingué et Est. Maucroy^ 164^» 38 pages.
«c L'Ëpaminondas de la France disoit qu'avec une pislole de corde, il feroit venir vingt millions de livres dans les coffres du
roi *. »
Très-curieux détails de mœurs.
L'auteur compare le peuple à l'herbe du basilic , qui, dit-ôl , donne une bonne odeur quand on la manie doucement, et fait des scorpions quand on la frotte avec rudesse.
Les {MWtisaas Mit « >la féracité du lîon, la volerie de la «hoiidtte, la cautèle du renard, la malice du singe, la brutalité du ilestrigon, l'envie du chien, la gloutonnie (sic) du loup, la superbe du paon, la lasdveté du satyre, la cruauté du tigre, la trahison du crooô^ dile et, pour faire court, la faauie et le venin du serpent contre l'homme. »
1060. I>e8cription véritable d'un phantôme (sic) qui s'est apparu {sic) dans le .oabÎAet <le la reine (à Samt- Germain). (S. I.), 1649, 4 pages.
Le fantôme représentait la reine m assise proche du feu, sur un fauteuil , coiffée à la romaine , la fraise à l'espagnole, la robe à la jésuite, les manchettes de couleur incamatte, le vertuguier (sic) à la vénitienne , et, sur les épaules, une houque à la flamande avec des larmes de sang. Il avoit en sa main un papi«r ^qu'il lisoit, et en l'autre^ une calotte rouge avec laquelle il soutfloit le. feu. »
Mademoiselle qui l'aperçut, de peur lâcha son eau.
' Cesi, je crob, le maréchal de la MeiUeraye, dont il est dit , dans les Entretiens de Bonneau, Catelan et la Raillé re: v. le malheur est qu^il ne fle laitse pas charmer à l'argent, n
SIS BIBLIOGRAPHIE [deux]
1061. Désespoir (le) de Jules Mazarîn sur Tarrivëe du di|€ Charles eu France. (S. L), 1652 9 6 pages.
1062. Désespoir (le) de Jules Mazarin sur sa disgrâce. Paris, 1652, 7 pages.
L'occasion de ce pauvre pamphet a ét^ la désertion du comte d'Harcourt.
1063. Désespoir (le) de Mazarin sur la condamnation de sa mort , et l'adveu qu'il faict de tous ces {sic) crimes, en faveur de messieurs les princes et des bourgeois de Paris, présenté à Son Altesse Royale. Paris y 1652, 15 pages.
1064. Deuil (le) de Paris sur Téloignement du roi, Paris, 1649, 8 pages.
Après la paix. La cour venait de partir de Saint-Crermain pour Compiègne.
1065. Deux (les) combats donnés entre la flotte royale et Tarmée navale des Bordelois, avec le Te Deum chanté pour les articles de la paix. (S. 1., 1649), jouxte la copie imprimée à Bordeaux, 12 pages.
Relation royaliste très-rare. La première affaire est du 23 décembre. On sait que la paix fut conclue le 26.
f 066. Deux (les) friperies, ou les Drilles revêtus, raillerie en vers burlesques. Paris, Denys Langlois, 1649, 12 pages.
Satire assez spirituelle , dirigée principalement contre les cavaliers de portes cochères. J'y ai trouvé le mot très-populaire de quibusy pour signifier de l'argent.
1067. Deux (les) nouvelles lettres coupées, sur le sujet de Mazarin, pour et contre, où il y en a une qui lui
[duxogqe] des MAZARINADES. 313
servira de pasport (sic) , trouvée (sic) dans le cabinet d'un curieux. Paris, 1649^ 4 pages. .
Le mérite de cette pauvre invention consiste à imprimer les lettres sur deux colonnes, de manière à ce qu'elles présentent un sens différent suivant qu'on les lit par colonne ou par page.
On avait publié une Lettre coupée sur le sujet de Mazarin^pour et contre, H faut bien que cela ait eu du succès, puisqu'un imitateur a jugé à propos d'en faire imprimer deux autres.
1068. Deuxième et dernière requête présentée à Son Altesse Royale, dimanche dernier, 30 juin 1652, par les bourgeois et habitants de la vide et faubourgs de Paris , sur le sujet des affaires pressantes (sic). Paris ^ Louis Hàrdouin, 1652, 7 pages.
La première est intitulée : Requête des peuples présentée à Son Altesse Royale , etc. Ces titres, comme on le pense bien, n'ont rien de sérieux. Ce sont de petites ruses des pamphlétaires pour mieux vendre leur prose.
1069. Deuxième liste contenant les noms de ceux qui étoient en l'assemblée faite le mardi, 24 septembre 1652, au Palais Royal. (S. 1. n. d.), 8 pages.
C'est la suite de la Relation véritable contenant la liste des noms de ceux qui étoient en rassemblée , etc.
1 070. Devoir (le) du prince envers ses sujets, et le devoir des sujets envers leur prince, ou le Symmachique d*Isocrat {sic\ traduit de grec en françois*. Paris, François Noël , 1 650, 52 pages.
1 071 . Diable (le) exorcisé, ou Mazarin chassé de France par le parlement et le. clergé. Paris y 1651, 8 pages.
Réimpression de V Exorcisme du D. Mazarin, etc.
1 072. Dialogue burlesque de Gilles le niais et du capttan
su MBUOCRAMIE [DiALoeiiB]
Spacamon. Paris y ifseuveThéod. PëpinguéetEst. Maucroy, 1 649, 8 pages. Rare.
▲vmc la paix de ftuel.
t Si jamais dans Paris tu entre ,
On te fera comttie au marquis d'Anci^. n
Refirann d^ntoe chansoti du temps , cité dans le Dialogue.
1073. Dialogue coûteûtot la iM^pttte et l^aceotd de (a Paix et de la Guerre, en vers burlesques. Paris , Claude Huot, 1649, 11 pages.
La Paix et la Guerre finissent j)ar boire avec la Conférence; ce qui montre que l'on négociait en«ore à Ruel. La Paix dit d'ailleurs à la Guerre :
« Votre discours pourroit durer Tout autant que la conlérenoek. s
Voici un ttidt de tnœurs assez curieux. C'est la Guerre qui parle :
V Cest TOUS qui , pour la bonne mine , Avez inventé la farine , Et , d'un dessein ciq>ricieux , ï)éguisé les jeunes en vieux.
J'entends à ne yoir qne lés tétés ; Car, pour la barbe , les pincettes N'en laissent plus rien qu'un filet , Qui VMU Tend le magot bien lait (/ic). »
1Ô74. Dialogue (le) d'État, ou Entretiens des rois Louis XI et Louis XII es champs élysées , toudiant les afiaires présentes, image de deox rè^es cKfférents. Paris , *(46ô2) , 32 pages.
Réimpression du Dial<^ue entre le roi Louis XI et *le roi Louis Xlly etc.
1 07&. Dialogue d*uli théologien , d'un astrologue et d'un politiifue touehànt les adirés du lemps. Paris y 1649, 8 pages. Rare.
Voici comment le théologien présente les maximes de la cour :
[mA£0«OB] DES MAlURiNAlMDB. 315
« les rab sont ies imiiges cki vrin Bien sor la terre, par tm pouvoir absolu «qui les élève piardessus tout^ «t les rend «omnte impeccables par la dispensadon des lois. »
« De même que Dieu ne se communiquoit qu'à Moïse, le roi ne doit se communiquer qu'à son ministre. »
Mais il ne faut pas otiblier que c'^att vtù frobdieur qui fait parler le théologîeti.
Le DMoffte a été ,réitti|>rimé soiis te titre die Mtcoûn., etc»
1 076. Dialogue de dame Perrette et de Jeanne la Crotée sur les malheurs dii temps et le rabais de leur métier. (S. 1.), 1649, 8 pages.
1 077. Dialogue de deux feuiOantines sur les affaires de Mazarin. Paris, 1649, 8 pages.
Sur Pintérét du couvent, et non sur les affaires de Mazarin. La mère est mazarine^ et la sœur parlementaire. C'est pourquoi la mère dit «que dans les couvents « les richesses passent premier que Dieu. »
1078. Dialogue de deux guepeins sur les affaires du temps. (S. 1.), 1649, 7 pages.
Le isec^é tîtue e^ : Dialordre d*ïndjié sus les affahes du temps qui^ort. Rencontre de deux Ingrears^ Louet et Braze.
« 5e te coiïfesseraî ingénnhieikt, dit Nàudé, page 219 du Màscuraty qu'entre les plus agréables et ingéniercix livrets que 'Ton ail faits contre le cardîna!, l'on pcfut mettre avécYaison... le Diùlt^ue des deux GUespins. . . pairce qu'A est fort fiaSf eti sofi patois, et sontenu de poiiïtes assez gàSJUatdes et ûe conceptîdns plus prëssaiftes que celles de beaucoup d'autres, qui ne médisébt pas de si bonne grâce, quoiqu^avtec pltis de mâlKce 'et à senspYtis découvert. »
Cette pièce estxhi cônlmencetti^etft du blocus. Elle a été, eh 1652, accommodée aux drcobstances, «rt réimprimée soûs le ûtre de Dmlogtte gu^inois, 'élc.
n L'indinàti^^ Hdes Oriéanois à la raillerie et f eur natuk-el piquant les a fidt sumoIMmer 'Guépins. i> Hénapetna, 1. 1, p. 179.
1079. Dkiiogae de deux rigtierons cbemini^nt par ]a
us MBLIOGRAPUIE [dialogue]
France, qui s'entretiennent de tout ce qui s'est fait et passé depuis la majorité du roi jusques à présent, avec une exacte recherche de tout ce qui s'est fait et passé en leur acheminement, et aussi leurs songes et rêveries de ce qui se passait en leur ménage pendant leur absence, dédié aux curieux de ce temps, par J. L. C. P. M. Paris, J. Le Rat, 1652 (mars), 8 pages.
1080. Dialogue de Jodelet et de l'Orviatan (sic) sur les affaires de ce temps. (S. 1.), 1649, 8 pages.
De Pesprit, mais du libertinage. Ce sont deux enragés frondeurs, qui iiqurient tout le monde, la reine et Gondé, Mole et le cardinal.
« Étant défendu par arrêt de dire rérité. »
La paix était faite.
«c L'an 1647, dit Guy Patin dans une lettre au 6 janvier 1654, p. 220 du 1*' volume, l'Orviétan, pour mieux débiter sa drogue, s'adressa à un homme d'honneur , alors doyen de notre Faculté , nommé M. Perreau , pour obtenir de lui, moyennant une bonne somme d'argent qu'il ofTroit , approbation de la Faculté pour son opiate. n en fut refusé de belle hauteur. Ce charlatan s'adressa ensuite à de Gorris, qui reçut de lui un présent considérable, et lui promit de faire signer à plusieurs docteurs l'approbation de ce médicament qu'il vendoit sur le Pont^Neuf ; ce qu'il fit faire par une douz2|ine d'autres affamés d'argent, qui furent les deux Chartiers^ Guénaut, Le Soubs , Rainssant, Beaurains, Pijart, du Qédat, des Fougerais-, Renaudot et Mauvilain. Cet imposteur italien, non content de telles signatures, tâcha d'avoir l'approbation entière de la Faculté, et pressa le nouveau doyen qui étoit M. Piètre , mon prédécesseur, de la lui ftdre donner moyennant quatre cents écus qu'il ofTroit, sur l'espérance qu'il avoit de mieux débiter sa drogue, s'il pouvoit obtenir ce qu'il désiroit. Ce nouveau doyen , ayant appris, de la bouche du charlatan, tout ce que de Gorris lui avoit fait, lui demanda cette approbation ; et dès qu'il Peut, il fit assembler toute la Faculté, où il se rendit délateui* contre ces douze messieurs qui, ayant avoué leur foiblesse et leur mauvaise action, furent chassés de la compagnie par un décret solennel. On les a pourtant rétablis avec de certaines condition^ , et notamment celle
[dialogue] des MâZâRINADES. 317
de demander pardop à la compagnie en pleine assemblée. Quelque chose qu'ils aient pu faire depuis, la tache leur en est demeurée. »
1081. Dialogue (le) de la fortune et des habitants du collège des trésoriers, fait par Georges Pileur. (S. 1.), 1649, 10 pages.
1082. Dialogue de Mazarin avec ses amis. (S. 1. n. d.), 10 pages.
De la fin de 1649, peu de temps avant la prison des princes.
1 083. Dialogue de Rome et de Paris au sujet de Mazarin. (S. 1.), 1649, 20 pages.
Après la paix ; car Paris dit : « Je le nourrirai dedans moi, s'il y veut rentrer. »
L'auteur fait le parallèle de Richelieu et de Mazarin; et^parmi ses raisons de préférence pour le premier, il ne manque pa& de donner celle-ci': que Richelieu était gentilhomme.
Il parle d'un pamphlet contre Concini : les Faits du marquis d* Ancre, G'étoit, dit-il, une feuille de papier blanc, pliée ien quatre, qui se vendoit sous le manteau. Il ajoute qu'on en pourrait faire autant du Mazarin.
1 084. Dialogue (le) de Saint4^ermain en Laye en forme de tragédie,. par lequel on remarquera la fidélité des Parisiens au roi , dédié à monseigneur le duc de Beaufort, par le S. D. B. P. C. D* S. M. Première partie. Paris ^ Louis Sèves tre, 1649, 11 pages,
1085. Dialogue de trois paysans picards , Miche , Guillaume et Chérie, sur les affaires de ce temps. (S. 1.), 1649.
Deux pièces, l'une de li , et l'autre de 12 pages. C'est du patois picard. Il n'y a que cela à en dire. La cour était à Gompiègne.
1086. Dialogue du berger Damon et de la bergère
318 NBUOGIUPHIE [BUi.06qE]
Sylvie siip les affidvetdu tcmp». Pariâ^ KîcdaaBettiiiy
4650, 7 pages.
Sylvie dk à Damon :
€ Ma foi, TOUS me Yoolîec prendre; Mais je vous ai préTenu. b
or, Sylvie est la reine Marie de Médicis ; Damon est Henri II , prince de Ccaidé. Cette déclaration godante signifie toat rânpleaieiit que Sylvie a mis Damon à Vincennes.
L'édition originale est de 1614. Dans la réimpression de 1650, Sylvie est Amie d'Autriche, et Damon Louis n, prince de Condé.
1 087. Dialogue du cardinal Mazarin et du marquis de La Vieuville, surintendant des finances. (S. l.), 1652, 19 pages.
On dit, à la fin, que ce dialogue a été envoyé par un valet de chambre du cardinal à un sien ami^ le 12 avril 16S2. d'est une date approximative.
Quelques détails curieux, mais probablement exagérés, sur l'état des Çnances.
4088. Dialogue (le) du frondeur, ou TUsage de la Fronde , pour se préserver du venin Mazarin , divisé en quatre parties par demandes et réponses. Première partie. (S. 1. n. d.), 7 pages.
1089. Dialogue (le) du soldat, du paysan, de polichinelle et du docteur Scatalon, au retour de la paix, avec les remercîments au roi et à la reine. (Paris) ^ Jean Hénault, 1649, 8 pages.
1 090. Dialogue entre le roi de bronze el la Samaritaine sur les affaires du temps. Paris, Amould Cottinet,
' Cinq pièces. Naudé, p. 194 du Ma$curatj rimge Fauteur de ces dialogues parmi ceux qui « s'^oient obligés à £ûre rouler la presse moyennant une pistole par semaine. »
Les deux premiers ont pourtant été réimprimés ensemble à Rouen, par Jacques Besongne, 1649.
Lbulooub] des MAZARINADES. 919
109i. DÂaki^i^ entre k roi et le (X Mabeurtn, bât en la ville de Saint-Denys, sur le sujet de Tupioii de messieurs^ le» princes t4int &vec Bie^sieurs du parrlèmeot qile de la ville de Paris. Paris, Ix)uis Hardouin, 4653^ 8 pages.
4 092. Dialogue entre të roi Lonis îil et le roi Louis XII sur leur différente façon de régner, à savoir lequel est meilleur, ou de les gouverner par amour ^ ou p^r force et pipasance absolue. (S. 1.), 1649,, il pages.
« Il est quelquefois bon que les princes soient contrôlés en leurâ actions et en leurs volontés; et bien souvent il leur en prendroit mal > si , à point nommé , ils étoient obéis en toutes rencontres. »
C'est Louis XII qui termine ainsi le dialogue; et il est bien entendu que le contrôle des volontés du roi doit être exerqé piir le Parlement^ qui représente, dit l'auteur, les trois États du royaume.
Il existe une réimpression d^ cette pièce, à la date de février. 1 6 «$2» sous le titre de : ie Dialogue d'État ou Entretien des roi^ Jjouis XI et Louis XII g etc. On y trouve quelques développements et un avant-propos qui ne sont pas dans la première édition.
^nfin ee pamphlet a été publié , pour la troisième fois , sona le titre de : Dialogue des rois Louis XI etl/>^is XII dans les Oian^s Éfysées. (Hollande) , iÇ91, in-8. ^
U y en a une contrefaçon intitulée : Remontrance dv^ roi Louis Xli, aif roi I/mis XI, etc.
1093. Dialogue guépinois sur les affaires du temps qui çort , pu Entrcîtien de Louent et Bra^e* Paris j jtmxt^ la copia imprimée à Orléans^ (1 652), & pages.
Je ne crois pas à l'impression d'Orléans. C'est probablement un artifice du libraire, qui ne voulait pas rappeler le Dialogue des deux guépeins de 1649.
«c Quand un maistre lasçhe faire sa breugne a son valet, cela ne va pas biap. » Voilà toute la politique guépinoise.
1094. Dialogue (le) métaphorique de Tinconnu avec la
S20 BIBLIOGRAPHIE [dialogob]
ville de Bordeaux, dédié aux Irénopoliles. Paris ^ Gilles Dubois, 1652, 32 pages.
« Je m'appelle Oudis ; mon pays est l'Agnosdc ; et je stiis cosmopolite. »
II n'en est pas moins très-royaliste. « Dans une libelle qui parut en ce temps avec ce titre : Dialogue de V Inconnu y etc., on a peint, dit Mailly, p. 547 de son 5* vol., de couleurs assez fortes, tous les maux que faisoient souffrir à la ville de Bordeaux les diverses factions. J'ignore de quelle main part cette pièce; mais elle ne pallie point les fautes des Bordelois; et on les leur reproche avec une liberté , une énergie qui auroit bien dà leur ouvrir les yeux. *»
C'est de la première partie que Mailly parle de la sorte. H en faut trois. La seconde a suivi de très-près la première ; mais la troisième n'a été publiée qu'après la paix.
Toutes trois sont écrites avec assez de force. Le style en est trop travaillé , trop tendu pourtant ; et le politique s'y montre moins que le rhéteur. « La France, dit l'Inconnu dans la première partie, est le climat de la franchise, et le véritable pays de la liberté. » U traite fort mal un jurât qui «< de la même main qu'il écrivoit les éphémérides de son parti, comptoit l'argent qu'il recevoit pour en trahir les intérêts. . . : mauvais historien, mauvais francois et mauvais compatriote. » C'est Fonteneil.
Dans la seconde partie, il attaque vivement messieurs du parlement de Bordeaux, qu'il déclare atteints ^arcomafde ( la manie du gouvernement). « C'est ce démon qui fit dire à quelques officiers de ce corps, que le roi (Louis Xm) étoit mort, que leur temps étoit revenu, qu'il falloit remonter sur le trône et commander à tour de rôle. C'est ce démon qui fit dire , peu de temps après , à quelqu'un de ces tuteurs des rois, qu'il ne connoissoit point de plus galant homme que le Parlement d'Angleterre , qui montroit aux peuples l'exemple de relever la liberté , et de passer sur le ventre à la royauté. »
Il faut dire , à la décharge de cet of&cier du parlement de Bordeaux, que le propos qu'on lui reproche, tenu peu après la mort de Louis xm, était apparemment antérieur, de plus de quatre années, au meurtre du roi d'Angleterre. Au reste l'Inconnu avait d'étranges doctrines sur l'autorité des ministres : « Je conclus, dit-il, sans m'éloigner de ma première allégorie, que, comme l'obéissance due au roi est un acte de religion, les résolutions de son ministère sem-
[AiOGtai] DES MAZARiÀaDES. 321
bien! devoir passeï' pour ^es articles de foi , qm'il &ut croire avec confiance et observer avec respect; »
Entre le second et le troisième dialogue , l'Inconnu a publié : 1« les Larmei de Thémis exilée^ etc.; ^ VExil de l'inconnu; Z^ la Faix du peuple à monseigneur Je prince de Contyi
La paix faite, Tauteur a réuni ses divers opuscules en un volume, sous le titre général dé : Œuvres de V Inconnu sur les mou^ vemenJts de Guyenne^ etc.
Réunies ou séparées, toutes ces pièces sont rares, moins peutêtre le premier dialogue;
109â. Dialogue ou Discours d'un gentilhomme françois avec un cardinaliste , réduit en sonnets et en épigrammes. Paris , Claude Boudeville, 1 649^ 4 pages^
1096. Dialogue ou Entretien de deux cavaliers, Tun françois , l'autre anglois ^ touchant les affaires de France et d'Angleterre. Paris, veuve Théod. Pépingué et Est. Maucroy , 1649, 8 pages.
Plus rare que .curieux. On le trouve .dans V Histoire de la Fronde de M. de Sainte-Aulaire , pièces justificatives.
1097. Diogène (le) françois ou l'Homme d'État à la France soupirante. Paris ^ Jacques Poncet, 1652, 16 pages.
Réimpression d'un libelle publié sous le même titre en 1615, et relatif à la ligue des princes et des grands , dits les Malcontents. Il se termine par le singulier quatrain que voici :
a Miflérable siècle où nous sommes , Se disait Alix à Catin.
Si je n'ai da lait au tétin , Ce défaut me vient faute d'hommes. »
M. Lcber, art. 4271 de son Catalogue, dit qu'il ne faut pas confondre ce Diogène avec un autre pamphlet de la même date, qui serait intitulé : Le Diogène françois contre un trait de ^'Image de la France ; mais il me semble que la confusion ne sera plus possible, quand le titre exact de ce pamphlet aura été rétabli : Le Caton
322 BIBLIOGRAPHIE [bisgook]
et Diogène franfois pottr apologie contre (i/f tnUt de l'Image de la^ France, où est représenté la réfutation du GaKni firançois.
1 098. Dirœ in Angliam ob patratum scelus, IX februarii 1649. Parisiis, apud yîduam Thëod. Pépingué et Steph. Maucroy, 1649, 4 pages.
Ainsi signé : Ph. S. P.
« Félix qui primos vindicta carpet honores ! »
La nouvelle du meurtre de Charles I*' produisit dans Paris une impression immense. Ce fut un long cri d'indignation chez presque tous les pamphlétaires. Ceux même qui demandaient la paix générale avec le plus d'emportement ; acceptaient pourtant deux guerres : l'une contre le Turc, et l'autre contre l'Anglais.
1099. Discours à messieurs de Paris sur le sujet des taxes. Paris , Nicolas Bessin, 1649, 7 pages.
1100. Discours abrégé de la naissance, éducation, études, exercices, entrée et déclaration du roi au parlement de Paris pour sa majo.rité , avec les harangues de la reine et des princes du sang faites au roi, et le i*emerciment du roi à la reine, ensemble les réjouissances de la ville de Paris et autres villes du royaume, composé par un aumônier de la reine. PariSy François Noël, 1651, 12 pages.
Vers latins signés Chmens Durandus, Delphinas, R* Ch. £*. L'auteur parle de la prophétie qui annonçait que l'empire Ottoman serait détruit par un roi de France.
1101. Discours adressé aux soldats françois, dédié à M. Deslandes Payen, conseiller au parlement. Paris, Louis Sévestre, 1649, 16 pages.
Mauvais pamphlet de l'auteur de VJnti-Gazette de Flandre, ^c. « La France est un Estât monaixhique , ressemblant au ciel qui ne peut soufifrir qu'un soleil. »
[BlttouM] DES MAZARINADES. S2S
4102. Discoure au parléit^eiit sur la dëtention des princes. (S. 1., IGbO), 3l pages.
n n'y a rien de nouveau dans ce pamphlet; car la violence conbre Mazarin n'est pas nouvelle.
Le Discours a paru aussi sous lé titre de : Relation de tout ce qui s'est fait et passé de messieurs les princes de Condé, de Contyet du duc de LonguevUle jusques à présent,
4103. Discours chrétien et politique de la puissance des rois. (Si L n. d.), 32 pages.
Voir la Lettre d'avis au Parlement de Paris > écrite par un pro^ vincial.
1104. Discours consolatoire à madame la princesse douairiè<« sur remprisonnement de messieurs les princes de Condé et de Conty, ses enfants; Paris, Pierre Du Pont, 1650, 15 pages.
1105. Discours contre le libelle intitulé: Le Manifeste des intentions de M. le Prince j qui ne tendent (à son sens) qu'au rétablissement de Vauthorité sou\feraine et du repos des peuples. (S. L), 1651, 8 pages.
Il vaut la peine qu'on le lise; ne fût-ce que pour voir comment la polémique traitait les princes. Il est d'ailleurs très-rare.
1106. Discours d'État et de religion sur les affaires du temps présent, à la reiue.gPa/'^* , Arnould Cottinet,
Quatre parties, la première de 8 pages, la seconde et la quatrième de i2 , la troisième de ii . Les troiâ dernières ont été imprimées chez Nicolas Jacquard. Il y a, de la première, une autre édition sans nomd'imprimeury et une atitre encore chez la veuve J. Guillemot, toutes deux de 1649.
Le premier discours a été écrit en 1 649, * commencé avant, et repris après la balaâtledeLeiis et les barricaides. C'est, sans^contredit, le meilkftur.L'autefirprie ta reine de considérer que , si les affaires
324 BIBLIOGRAPHIE [discovbs]
vont mal , c'est qu'on a néglige le service de Dieu. Il reproche à Mazarin d'être resté couvert devant le roi découvert sur les degrés de la Sainte-Chapelle.
11 07. Discours d*Etat| oii il est prouve par un raisonne* ment invincible que la perte du Maiarin et la délivrance des princes sont absolument nécessaires pour calmer les troubles de la monarchie ^ et qu'à moins de cela , il faut se résoudre à vivre toujours ou dans la crainte ou dans les effets d'une guerre civile» (S. 1., • 1651), 27 pages.
Dubosc Montandré.
.1 1 08 . Discoursd'État ou Véritable déclaration des motifs qui obligèrent I.ouis le Juste, roi de France et de Navarre, à rompre la paix qui fut faite, en 4596, entre Henry IV, son très honoré père, et Philippe II, roi des Espagnes, où se voit le nombre des places et des principautés que les Espagnols ont, devant ce temps- là et du depuis, usurpées à cette couronne. Paris y François Moël , 1 649, 38 pages.
Il est probable que la réimpression de cette pièce fut motivée par l'intervention des Espagnols dans les affaires de la Fronde. Voir les Causes du retardement de ta paix^ etc.
1109. Discours d'Etat sur l'absence et la captivité du roi , dans lequel est montre que ceux qui le tiennent éloigné de sa bonne ville de Paris, sont aussi criminels que mauvais politiques, par Souil de Cinq Cieux. Paris, 1 652 , 1 5 pages.
Souil de Cinq Cieux est auteur de deux autres joauvais pamphlets : \ . Les Très humbles remontrances au roi sur la lettre de cachet de Sa Majesté du iO juillet 1652, etc.; 8. V Extrait des rcgis^ très du Parlement touchant les plaintes que Louis, duc d'Orléans,
beau-frère' du roi Charles Vllly etc.
Je ne vois à relever qu'une phrase du Discours d'État : n Si le roi avoir été à Paris, personne n'auroit osé mettre le feu dans son
[discours] des MAZARINADES. 325
Hàtel de Ville. » Encore n'est-ce que pour donner la date approximative du pamphlet. Souil de Cinq Gieux n'a pas lui-même un grand respect pour Tautorité du roi, dont il traite, sans façon, une lettre de cachet de libelle diffamatoire.
II cite avec éloge les Maximes péritahles touchant le gouvernement de la France^ et les Observations véritables et désintéressées sur les Sentiments, imprimés au Louvre, contre l'autorité du parlement. (Observations véritaJsles et désintéressées sur un écrit, imprimé au Louvre, intitulé : les Sentiments, etc.)
Sur le titre d'un exemplaire de la Bibliothèque nationale, un contemporain a traduit Souil de Cinq Cieux par Ludovix de Quincé.
1110. Discours d'un philosophe mécontent, envoyé à madame la Fortune , sur le malheur des savants de ce siècle. (S. I.), 1649, 7 pages.
Les seuls rois qui aient favorisé les savants, sont Chilpéric I", Charlemagne, Philippe le Bel, Charles V, Charles VIII, François P', Charles IX ^t Henry m.
1111. Discours d'un théologien , d'un astrologue et d'un politique touchant les affaires du temps. Paris, 1 649, 8 pages.
C'est le Dialogue d'un théologien, etc.
1112. Discours de deux aveugles sur la paix et sur les afFaires de ce temps, en forme de dialogue. Paris,
lieux communs de la Fronde. Je remarque seulement qu'un des deux. aveugles se plaint de ce que sa femme avait payé 25 sous un pain qui était tout de son.
1113. Discours de l'autorité que les oncles des rois de
Ft*ance ont toujours eu (sic) pendant la minorité et
bas âge de leurs neveux, avec un 6dèle récit de ce qui
s'est fait de remarquable, jusques à présent, dans le
parlement et dans les armées. Paris, 1652, 15 pages.
Dubosc Montandré.
Le duc de Nemours ramenait de Flandre une armée au duc d'Orléans.
SM BIBLIOGRAPHIE [discouu]
1 jl 1 4. Discours de la Clémence et de la Justice au pariement^ pour et contre Jules Mazarin. Paris, veuve d' Anthoine Coulon y 1649, 8 pages.
La Gémence trouve que c'^ «ssez d'avoir banni Mazarin , et confisqué s.es biens; la Justice veut qu'où le tue.
1115. Discours de la ville de Paris à monseigneur le Prince sur son retour, par un Parisien. ParU, 1651, 23 pages.
Signé : par le sieur Lescalopier, conseiller aumônier et prédicateur ordinaire du roi. Dans une épitre dédicatoire adressée aux gouverneur, prévàt des marchands et échevins de la ville de Paris, Lescalopier nous apprend qu'il a l'honneur d'être bourgeois de Paris, il y a plus de deux cents ans, et de parents qui ont exercé les charges de la magistrature. J'ajoute qu'il a publié, en 1645, La femme forte Judith , figure de Vâme généreuse , expliquée en partie dans les sermons de VAdvent,presché à Paris dans Saint-Paul, l'an i637, et achevée dans les discours de Vjidvent à Saint^Bertké^ lémy. Van \ 644; h la reine régente, Anne d'Autriche, Paris, P. Roco- |et, in-8°; et, en i655 , Douze tableaux du roi Louis XIV, de la reine Anne d'Autriche , de Philippe duc d'Anjou , frère unique du roi, et du cardinal Mazarin , exposés par des arcs de triomphe après le sacre de Sa Jkfajesté, la prise de la pille de Stenajr, du Quesnojr et de Clermont y la délivrance d'A^raSy etc. en latin et en frq^is, Paris, in-4'>.
Amplification un peu précieuse, pour engager le prince de Gondé à la paix , à l'union de la famille royale et des sujets avec le gouvernement. Lescalopier est content de tout, trouve des raisons ou des excuses pour tout , et arrange si bien les choses que tout est pQur le mieux dans le meillejar des mondes possibles.
Il félicite le roi d'être pé en plein midi, « çpmme pour montrer qu'il est autant au-^lessus des autres. hommes que; le sole^ çst audessus des astres. »
(( Durant ces désordres passés, que de paroles, que de chansons, que d'écrits, que de vers dignes du feu et du supplice ! Cependant, avons-tious vu cette bonne princesse (la reine) s'en émouvoir, s'en plaindre, et en demander la justice, ni commander qu'on leur imposât silence ? L'innocence qu'elle a pour son partage , établis-
[Discoufts] DES MAZâRINADES. 327
soit sa propre satisfacdon ; et sa bonté pour ses peuples lui arrachoit des mains les châtiments,^et lui faisoit dissimuler la vérité de tous ces mensonges. »
Le téoMHgnage de Lescalopier est ratifié par l'histoire. Jamais reine, jamais princesse, jamais femme n'a été plus audacieusement calomniée qu'Anne d'Autriche; et cependant, on ne voit pas qu'elle ait témoi§^ le moindre ressentiment des outrages qu'on lui avait faits. Elle a eu, en cela, bien plus de mérite que Mazarin, dont Pinsensibilité n'était que du mépris. Chez la reine, c'était de la charité et une humilité toute chrétienne. Mazarin regardait les hommes , dont il dédaignait les jugements; la reine pensait à Dieu, pour lui offrir le sacrifice de ses douleurs.
U faut joindre à cet écrit de Lescalopier les Réflexions conscient cieuses, etc., du père Charles Magnien.
« Des quatre capitaines des gardes , il y en a trois parisiens ; des ducs et pairs , plus de la moitié , des maréchaux de France , les trois parts, et le plus grand nombre des officiers de l'armée. »
Le Discours a été publié, la même année 1651, sous le titre de : Remontrance du Parlement à monseigneur le Prince pour le repos des tournois de Paris.
1116. Discours de M. le prince de Condé à messieurs du parlement de Bordeaux , touchant son arrivée en ladite ville. Paris ^ 1652, 8 pages.
1117. Discours des misères de ce temps, dëdté au due de Beaufort. Paris ^ Michel Mettayer, 1649, 8 pages.
1118. Discours désintéresse sur ce qui s'est passé de plus considérable depuis la liberté de messieurs les princes jusqu'à présent. (S. 1.), 1651, 30 pages.
L'auteur est un frondeur, admirateur passionné de Gondy, qui regrette de ne pas trouver un Uncelenus qui tue Protadius , favori de Théodoric. Selon lui, le gi*and artisan de toutes les intrigues est Servien qui, pour brouiller le duc d'Orléans et le prince de Condé, a imaginé de faire donner les sceaux à Mole, et appeler Châteauneuf dans le conseil.
Ce qu'il y a de singulier , c'est que , dans les Obsen>atinns sur un discours venu de Cologne, on l'accuse d'èlrç ami de Châlcauneuf.
82S BIBLIOGRAPHIE [disgodas]
Il parle, avec quelques détails, de la résistance des généraux et de l'année aux arrêts du Parlement. On peut consulter sur ce fait le Journal du Parlement ^ audience du 7 juillet 165iy V Histoire du
cardinal Mazann^ par Aubery, et les Mémoires de Puységur.
1119. Discours du bon et loyal sujet de la Grande- Bretagne à la reine de ce pays , touchant la paix et affaires dUcelui , à la gloire de Qiarles premier, roi de ce royaume, séant en son parlement, distingué en tous ses ordres selon la volonté des rois et reines, et représenté par 6gures en tailles douces. Paris ^ Michel Mettayer, 1648, 39 pages, non compris les explications des trois planches. Rare.
Ce sont les planches de ce .livret qui, apparemment, ont été t^ produites dans la Chaine du Hercule Gaulois^ publiée en 4651.
1120. Discours et considérations politiques et morales sur la prison des princes de Condé , de G>nty et duc de Longueville , par M. L. Paris y Sébastien Martin, 1650, 30 pages.
C'est une paraphrase, plus morale que politique, de la lettre du roi au Parlemeitt. L'auteur espère que le prince de Condé profitera chrétiennement de sa prison, a Peut-être croyoit-il que le del n'étoit pas au-dessus de sa tête I »
J'ai rencontré trois autres pièces signées M. L.; et toutes ont le caractère moral et la gravité religieuse du Discours, Ce sont : 1 . Le Bouclier et l'épée du Parlement^ etc.} 2. "Là Réponse et réfutation du discours intitulé : Lettre d'Avis à messieurs du Parlement, etc.; 3 . Lettre ou Ejçhortation d'un particulier au maréchal de Turenne^ etc.
1 1 21 • . Discours facétieux et politique, en vers burlesquon, sur toutes les affaires du temps, par Q. D. Ç. Paris , Guill. Sas^ier, 1649, 15 pages.
Après la prise de Brie-Comte-Robert.
Cabarets renommés du temps : Marseille > la Pomme de pin, PÉcu d'argent, Saint-Martin, le Petit voisin, la Montagne, la Croix
[BiSGOUfts] DES MAZARINADES. 329
de fer, la Croix blanche, Notre-Dame, le Chapelet, le Chêne Tert, l'Aigle royale, TÉcharpe blanche et le Soleil. Voici pour la politique :
« On yeat rendre aux princes du tang Le juste pouToir de leur rang, Usurpé, depuis tant d'années, Sur leurs personnes mal menées, Qui ne sont pas moins le support Du trône qui branle si fort, Que les deux anges tutélaires Le sont de Pécu de leurs pères. »
Il y a , dans ces vers, anticipation sur le temps; c'est la politique de 4652.
1 1 22. Discours faisant voir tout ce qui s'est passé devant et après la retraite du C. Mazarin j tant à Compiègne qu'aux armées de messieurs les princes, en fonne d'entretien entre un cavalier frondeur et un cavalier mazarin, sur le chemin de Compiègne à Paris , où se voit Thistoire de sa mauvaise conduite jusques à présent. Paris ^ 1652, 19 pages.
Au moins ici le mazariniste défend Mazarin; mais il n'est question ni de Compiègne, ni de l'armée des princes.
1123. Discours fait par les députés du parlement de Provence dans le parlement de Paris, toutes les chambres assemblées, ensemble la réponse de monsieur le premier président^ avec Tarrêt de ladite cour, des 15 et 28 janvier 1649. Paris ^ par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi , 1 649, 6 pages.
1124. Discours héroïque présenté à la reine régente 'pour la paix. Paris , Guillaume et Jean-Baptiste Loyson, 1649, 8 pages.
Signé S. D. N. (Suzanne de Nervèze).
Suz&ne de Nervèze était, à ce que je crois, sœur de A. de Nervèze, qui a partagé pendant quelque temps avec des Tveteaux le sceptre des ruelles, et qui, par sa Lettre écrite à M. le prince,
336 BIBLIOGRAPHIE [Dtscons]
en 1614, s'esl acquis un juste renom de noble indépendance. Un pamphlétaire de la Fronde ( la Vérité de ce qui s'en passé à Paris dans trois fâcheuses rencontres, etc.] a dit encore de l'auteur de la Lettre du bourgeois désintéressé .* « H fait le Nervèze, et manie son épée au soleil pour donner dans la vue. »
Tous les libellistes s'accordent à dire que Suzanne de Nervèie était dans la plus profonde misère. L'auteur de la Fourberie découverte lui adresse ces quatre vers :
c Et toi , Nenrèze damoiidlc , Qui te vante d'être puceUe , Qaoî^'aïuti neille que Goumay, A*-ta chez toi un bon dîné ? »
Je lis dans la Prise du bagage, meubles et cabinet de Mazarin, etc. : «( Item y des panégyriques de son Éminence par une demoiselle qui n'a pas beaucoup de pain cuit, et qui a fait voeu d'instituer en ce royaume un collège de vestales qui chanteront, jour et nuit, quelque ballade de Marot en faveur du bonnet rouge, et qui composeront des éloges en style de Nenrèze^ quoique ce style ne soit plus de saison, n
Enfin Bfazarin dit dans le Mazarin portant la hotte :
c l'estime même que Nenrèze, Qnî n'eft.pas des plus à son aise , Quoiqu'elle ait de moi pension , Témoigneroit sa passion Contre moi que personne ii'aîme. »
La pension de Mazarin ne suffisait pas aux besoins de la pauvre fille ; car, dans le Discours héroïque, Suzanne de Nervèze demande en quelque sorte l'aumône à la reine. « Donnez, lui dît-elle, quelqu'allègenent à mes souf&ances. » Et, dans la Réception du roi d'Angleterre à Saint-Germain , elle écrit à Charles II : « J'avoue qu'une naissance illustre, non plus qu'une fortune écervelée, ne m'ont pas rendue considérable dans le siècle; mais pour tromper mon mauvais sort, je prendrai même son inimitié pour une preuve de ma valeur ; et en qualité de persécutée des horreurs de la vie , j'offrirai à Votre Majesté, de la part de la France, ses passions et son zèle. » •
Sifzanne de Nervèze a beaucoup éprit; et toujours elle a mérité cette louange que lui donne Naudé , « qu'elle a fjiiitparoître plus de
[BiSGOims] DES llAZARm4I>£S. 331
bonté et de moralité que d'aigreur dans plus d'une quinzaine de pièces, qui sont de son invention. » Page 8 du Mascurat,
Faut-il prendre à la lettre cette expression : Plus d'une quin^ zaine de pièces? je ne sais. Toujours est-il que j'ai rencontré, de Suzanne de Nervèze, justement quinze pamphlets, qui sont, outre le Discours héroïque , 4 . Le Plus heureux jour de Vannée par le retour de Leurs Majestés ^ etc.; 2. La Lettre d'une bourgeoise de la paroisse Saint^Eustache ; 3. La Monarchie txffUgée; 4. Le Rieur de la cour aux bouffons satpiques; 5. Les Souhaits accomplis ;Q, La Let-' tre d*une religieuse présentée au roi; 7. La Réception du roi d'Ân^ gleterre à Saint^Germain ; 8. Le Panégyrique royale 9. Lettre de consolation à la reine d'An^eterre sur la mort du roi son mari, et ses dernières pdroles ; 10. Lettre de consolation au duc de P^entadour, etc. ; li . Le Legs royal y etc. ; 12. La France triomphante sur tous les États et Empires du monde, etc.; 13. Le Te Deum des dames de la cour; 14. le Discours panégyrique au duc d'Orléans»
Suzanne de Nervèze écrivait encore en 1655; car je lis dans la 21" Èpitre burlesque (continuateurs anonymes de Scarron) :
«c J'auroi» bi«ii, dès l^e jour de Mars , Doxmé ces yers fort pea gaillards ; Mais la divine de I^ervèze , A dame Pallas ii'en déplaise , Savante pins qu'elle cent fois, A, depuis des jours plus de trois, Tenu la presse Lesseline Sur maint ouvrage d'oeuvre fine, Qui doit être présenté A l'one et l'autre Majesté. »
Je la trouve, enfin, portée sur le testament du cardinal Mazarin pour une pension de quatre cents livres; ce qui prouve qu'elle vivait encore en 1663. Quel âge devait^elle donc avoir puisque, déjà en 1650, elle était aussi vieille que Goumay?
1 1 25. Discours irapovtant sur l'autorité des ministres et Tobéissance des sujets, faisant voir 1^ que les eoclt^siastiqpes qui flattent les consciences des grands, sont les sources de tous les maux des États ; 2^ que tous les ordres sont obligés , en conscience, de résister à la tyrannie des ministres ; 3^ qu'aucunes impositions ne
332 BIBLIOGRAPHIE [discours]
peuvent être faites que du consentement des peuples ; b? que robeissance n*est due qu^aux justes ; c'est pour cela qu'elle doit être raisonnable^ et non pas aveugle. Paris j 1652, 14 pages.
Dobosc Montandré.
1126. Discours important sur le gouvernement de ce royaume, dëdié à la reine régente. Paris ^ veuve Musnier, 1649, 14 pages.
Quelques détails qui ne sont pas sans intérêt, sur les formes du gouvernement.
1127. Discours libre et véritable sur la conduite de monsieur le Prince et de monseigneur le coadjuteur. (S. 1.), 1651, 24 pages.
Publié en réponse aux Motifs de la retraite de M, le Prince.
C'est apparemment le pamphlet que « Gaumartîn mit et estendit sur le mestier, que le cardinal de Retz broda de toutes les cou* leurs les plus revenantes à ceux à qui il les faisoit voir, » p. 257 des Mémoires j Coll. Michaud. Voici en effet une parole qui est certes du cardinal : « Il s'élèvera autant de ' rob qu'il y aura de grands qui auront peur. »
Le cardinal de Retz qui avait dicté le pamphlet à Caumartin , dit qu'il réussit pleinement dans ses desseins. Je le crob ; car l'attaque contre M. le prince était vigoureuse ; et on put ne pas voir alors combien la défense était faible.
Caumartin serait également auteur de la Lettre de M. le prince de Conty^ écrite au roi sur son voyage de Berry,
1 1 28. Discours montrant combien les partisans et financiers ont toujours été odieux , ensemble la vie et fin tragique de leur patron. Paris y Nicolas de L^ Vigne, 1649, 8 pages.
« Les riches bourgeois et les marchands faisoient expresses défenses et inhibitions à leurs enfants, par testament, de jamais
[oiSGOUBs] DES MAZARINADES. 333
contracter alliance , ou de se marier avec ceux qui auroient en le maniement des finances. »
« Celui qui a mangé de l'oie du roi, quoiqu'il soit cent ans après, doit en rendre les plumes. »
Tout le reste ne vaut rien. .
11 29. Discours ou Entretien d'un bourgeois de Papis (sic) avec un gentilhomme mazarin. (S. 1.), 1652, 8 pages.
1130. Discours ou Entretien familier de deux amis se rencontrant sur le pavé de Paris , touchant les affaires de ce temps. Paris ^ Claude Morlot, 1649, 8 pages.
Les députés du Parlement étaient partis, le matini pour ^uel.
Très«respectueux envers la reine. Il n'est pas inutile d'en faire la remarque, à propos d'un libelle sorti des presses de Morlot; mais c^est tout ce qi^'on en peut dire.
11 31 . Discours ou Raisonnement sur la lettre de monsieur le Prince, écrite au roi (contre Sen^ien^ de Lyonne et Le Téllier), (S. K, 1651), 14 pages.
1132. Discours panégyrique à -monseigneur le duc d'Orléans, oncle unique du roy. Paris ^ Jean Pétrinal ^ 1649, 7 pagres.
Suzanne de Nervèze.
1133. Discours politique à monseigneur le prince de Condé. (S. 1. n. d.), 6 pages.
1134. Discours politique aux vrais ministres d'État. Paris y Pierre du Pont, 1649, 7 pages.
1 1 35. Discours politique contenant Tintrigue de la cour ou l'Intérêt du cardinal Mazarin dans son retour. Paris , Jacob Chevalier, 1 652 , 7 pages.
1 1 36. Discours politique sur le tort que le roi fait à son autorité , en ne faisant point exécuter les déclarations
334 BIBLIOGRAPHIE [BnconttJ
contré le cardinal Mazarin , et t'avantage que cda donne à ses sujets. Jouxte la copie imprimée à Bof^ deaux, 1 652 , 1 4 pages.
Le cardinal Mazarin venait de rentrer en France. L'anteor goormande fort les Parisiens, qui ne s'agitent, dit-il, que quand on leur dispute le pain.
Cela a été imprimé très-certainement à Paris; et le nom de bordeaux n'est écrit au titre que pour dérouter le Ikatoumt
1137. Discours politique sur un placard, affiché dans toute la Guyeane par ordre de monsieur le Prince, du 23 février 1652. Paris y Nicolas Vivenet {sic)y 1652, 8 pages.
n ne faut voir que le placard qui se trouve à la fin du pamphlet, et dont le but était d'assurer la rentrée des deniers décimes de la généralité , destinés au payement des rentiers de l'Hôlel de Ville de Paris et des gages des ofBciers.
1 138. Discours pour disposer toute la cour a bien faire Pâques. Paris , 1649, 12 pages.
Réflexions pieuses.
1139. Discours prononcé, en présence du roi, par le sieur Fournier, président en Télection et premier échevin de la ville de Paris, Tun des députés d*icelle vers Sa Majesté, le 8* jour de janvier 1649. Parisy P. Rocolet, 1 649, 7 pages.
On sait que la reine répondit au sieur Fournier « qu'elle aimoit le peuple de Paris , ne lui vouloit point de mal ; que, le Parlement obéissant, elle retoumeroit et rameneroit le roi à Paris; que, le Parlement sortant par une porte, elle entreroit par Pauti*e. »
Le sieur Fournier parût avoir été l'orateur de la ville ; car ce fut encore lui qui porta la parole devant le roi à l'occasion de la majorité. Voir la Harangue faite au roi par AT. Fournier, etc.
[DiscoDBs] DES MAZARiNADBS. 3S&
t140. Discours prophétique contenatit quarante qttdtre anagrammes sur le nom de Jules Mazarin. Paris , Arnould Cottinet , 1649, 7 pages.
Il n'y a qu'à répéter le mot de Naudé, page 230 du Mascurat r « €es anagrammes arrangent Mazarin d'une étrange finçon. »
1 1 41 . Discours prophétique sur la naissance de monseigneur le Prince (duc de Valois), Paris, Denys Pelle ,
1650, 8 pages.
Signé P. B. E. (Paul Boyer, écuyer?)
1142. Discours que le roi et la reine régente, assistés de monseigneur le duc d'Orléans, des princes, ducs, pairs, officiers de la couronne et grands du royaume, ont fait lire, en leurs présences, aux députés du parlement, chambre des Comptes, cour des Aydes et corps de ville de Paris, au sujet de la résolution qu'ils ont prise de Téloignement, pour toujours, du cardinal Mazarin hors du royaume, et sur la conduite présente de monsieur le prince de Condé , le 1 7^ jour d'août
1651. Paris y par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1651, 8 pages.
n y en a une édition de Rouen jouxte la copie imprimée à Paris ^ 7 pages.
Cette pièce est donnée textuellement, sous le même titre, dans le Journal du Parlement ^ et dans les Mémoires de madame de Motte* ville, page 407, coll. Michaud.
On peut voir dans les Mémoires du cardinal de Retz, page 294, comment, écrite par le président de Bellièvre sous la dictée de Ghâ-* teauneuf, adoucie par le conseil du coadjuteur, elle fut portée au premier président Mole , qui y trouva trop de vinaigre et y mit du sel.
Madame de Motteville, dont le récit ne s'écarte pas trop de celui du cardinal de Retz, dit que « Mole l'approuva, et qu'il y corrigea même quelque chose qu'il jugea ne pas être selon l'ordre; » ce qui est beaucoup plus vraisemblable. Elle ajoute que le Discours fut
336 BIBLIOGRAPHIE [disooqbs]
oommoniqué au duc d'Orléans dans l'oratoire de la reine^ la Teille du jour où il fut envoyé au Parlement, et que ce prince y ooirigea deux articles qui ne pouvoient pas être prouvés contre le prince de Gondé. »
1 1 43. Discours sommaire de la vie du cardinal Mazarin. (S. 1.)» i652, 20 pages.
Il peut avoir été imprimé en 1652 ; mais il ne va pas an delà de la nugorité du roi, septembre 1651 . Cest la Fronde qui l'adresse à Messieurs composant les États généraux.
1144. Discours sur ce qui est arrivé dans Tëglise de Pans, après la sortie de monsieur le cardinal de Ret2 de Nantes, avec la décision de la question si le Chapitre de Paris a pu prendre la junsdiction, et nommer des grands vicaires. Paris ^ 1654, 16 pages.
1145. Discours sur Tentrevue du cardinal Mazarin et de monsieur d'Hocquincourt, gouverneur de Péronne. (S. 1.), 1649, 15 pages.
Bodne pièce, à qui il ne manque que d'être rare.
La cour était à Amiens ; et le siège de GamlHay avait été levé. Si nous en croyons madame de MotteviUe» le cardinal voulait seulement se raccommoder avec d'Hocquincourt ; et il ne songeait pas à lui enlever sa place. Le voyage réussit pleinement.
« Que tous les François cessent donc de crier que les princes remettent, dans leurs maisons, les puissances de celles d'Orléans et de Bourgogne ; qu'ils veulent faire passer leurs gouvernements à leur postérité , et les rendre Inens patrimoniaux de leurs famOles.»
1146. Discours sur la conduite et sur Temprisonnement de monsieur le cardinal de Retz. (S. 1., 1653), 48 pages.
« Les grands se jettent dans l'Église pour soutenir leur grandeur par l'Église ; mais il se jette dans l'Église par le pur mouvement de celui qui fait les vocations légitimes. » On peut juger du reste.
[Disooois] DES MAZARINADES. 337
4147. Discours sur la députation du parlement à M. le prince de Condé. (S. 1., 1649), 11 pages.
Un des pamphlets les plus hardis et les plus insolents de toute la Fronde, mais non les plus rares. Je ne sais qui y est le plus maltraité, du Parlement ou du prince^ qui est pourtant qualifié « de monstre né pour la ruine et la désolation de son pays. »
Voici un passage bien remarquable : « Le temps viendra , sans doute, que yous aurez besoin de réclamer la protection du Parlemept, que vous avez voulu oppruner^ . . Ce sera lorsque vous implorerez en. vain l'ordonnance de la sûreté publique , que vous avez violée ; et ce peuple innocent, que vous avez voulu faire périr par la faim , se rira de votre disgrâce et écoutera avec joie, ou tout au aïoîns avec indifférence, la nouvelle de votre prison et le traitement rigoureux que l'on vous fera ressentir. »
On sait que la prophétie fut pleinement accomplie quelques mois après.
C'est de ce pamphlet qu'Omer Talon dit, page 359 de ses Mémoi" res^ coll. Michaud : « Contre laquelle députation il y eut un libelle injurieux, qui fut imprimé ; de l'impression duquel un particulier ayant été accusé, faute de preuve ou autrement, ce particulier ne fut pas condamné, ni au Châtelet, ni au Parlement* ^
Le particulier accusé était Bernard de Bautru, avocat au conseil privé. J'aurai à parler de son prc^ès, quand viendra le Faetum qu'il a publié pour sa défense ; et je signalerai les erreurs que Mailly a commises en ce qui le concerne, page 611 de son deuxième volume.
Mailly a, d'ailleurs, raison de dire que le Discours « ne pouvoit partir que de la main du plus déterminé frondeur, et qu'il étoit aussi injurieux à Condé qu'au Parlement. »
L'auteur s'appelait Portail ; il était conseiller au Parlement. De la cabale du cardinal de Retz, il fut décrété de prise de corps, avec le marquis de Laboulaye , dans l'affaire de l'assassinat du prince de Condé. C'est lui qui écrivit la Défense ^du coadjuteur dans la guerre de pamphlets par laquelle se termina la retraite fameuse de ce prélat. Le cardinal de Retz, dans ses Mémoires j page 358 , coll. Michaud, l'appelle un habile hbmme ; et il dit que la Défense du coadjuteur^ est d'une très-'grande éloquence.
' Je ne la connais que par ce passage des Mémoires, B. I 22
338 BIBLIOGRAPHIE [Mwons]
L'auteur dU' O^nce sur l'éiat présent de Paris y qui n'étât pas de la Fronde, il est vrai, nous a laissé, de Portail, un portrait repoussant :
t Ce bouc pourri, puant coaufeic «a ail , Ce viiage fak à Paiftîqoe, Où la barbe fidt un émail D'une roagear fudorifique. »
Cest J. Boucher qui a imprimé le Discours, Plus alerte que BautrUy il avait pris la fuite dès qu'avaient commencé les poursuites du procureur du roi.
1148. Discours sur la sûreté demandée par madame la Princesse, à messieurs du Parlement, contre le cardinal Mazarin. (S. 1., 1650), 14 pages. ^
1 149. Discours sur le gouvernemeiit de la reine, depuis sa régence. Paris , Claude Hulpeau, 1649, 8 pages.
Après la paix de Saint-^jermain, mais avami le retour du roi. « Ils ne demandenl la paix sur la terre que pour faire la guerre au ciel. »
« Les uns parlent ouf écrivent parce qu'ils n'ont point de part au gouvernement du royaume ; les autres, par une mauvaise inclination, et parce qu'ils ne trouvent bien que ce qu'ils font. Il y en a qui tirent de l'argent de leurs écrits , et quelques autres qui ne savent pourquoi ils font du bruit. »
" Ce Discours mériterait d'être recherché, quand même il serait moins rare.
1 1 50. Discours sur le sujet des défiances de monsieur le Prince , qui l'ont obligé de se retirer à Saint-Maur. Paris y 1651, 24 pages.
1 1 51 . Discours sur plusieurs points cachés et importants de rÉtat, touchant la nouvelle conduite du cardinal Mazarin, découvert (sic) au roi par un page de la