‹ Bibliographie des mazarinades (volume 3)Chapitre 8 sur 17 · Un modèle de procuration · texte numérisé non relu

Un modèle de procuration

3. U Union de la noblesse y datée du 4 février, avec les signatures', au nombre de 272 apposées « sans distinction ni différence de rangs et maisons, afin que personne n'y puisse trouver à redire. »

1820. Lettre circulaire de messieurs dû Parlement de Provence, envoyée à toutes les villes de France sur le sujet de l'arrivée de M. de Mercœuf;ii«n Provence. Paris ^ Jacques Le Gentil, 1652, 7 pages.

Datée d'Aix le 10 mai.

Elle est d'un partisan du comte d'Alais, et non du Parlement. Aussi le second titre porte-t-il : Lettre circulaire envoyée de Pro-> pence, etc. Cela est plus vrai.

1 821 . Lettre circulaire de monseigneur Féminentissime cardinal de Retz, archevêque de Paris, du 24 avril 1660. Paris y 1660^ 47 pages.

Elle est adressée à tous les évêques , prêtres et enfants de l'Église.

1822. Lettre (la) circulaire du Parlement de Paris en-

[lettre] des MAZÂRINADES. 109

voyée à tous les parlements de France , au sujet de Tarrêt de ladite cour, du 20 juillet 1 652 (sur la lieutenance générale). Paris, Salomon de La Fosse, 1 652,

7 pages.

Supposition maladroite, que suivit de près la publication de la Véritable lettre circulaire , etc.

1823. Lettre circulaire écrite par Son Altesse Royale à messieurs les gouverneurs des provinces, sur le sujet de sa qualité de lieutenant général du roi, en Tétendue de son royaume, terres et seigneuries de son obéissance , tant que le cardinal Mazarin sera en France. Paris, veuve J. Guillemot, 1652, 8 pages.

Datée du 23 juillet. Importante et rare.

Il n'est pas inutile de remarquer qu'aux termes mêmes de la lettre , le Parlement a convié le duc d'Orléans à prendre la qualité de lieutenant général.

1 824. Lettre circulaire envoyée à tous les gentilshommes de France, pour leur adresser Tarrêté fait à l'assemblée de La Roche Guyon, les mémoires dont on a chargé nos députés pour présenter au roi, et le favorable traitement qu'ils ont reçu de Sa Majesté, datée de Marine, le 1*' juillet 1652. Paris^ veuve J. Guillemot, 1652, 4 pages.

Signée Charles d'Ailly Annery.

1825. Lettre circulaire envoyée dans les provinces à tous les gentilshommes de ce royaume , avec l'union de la noblesse pour empêcher les désordres, les excès et les ravages des gens de guerre, et pour parvenir à la paix générale, faite le 16 du mois de mai 1652, à Nogent-le-Roi, Paris, veuve J. Guillemot, 1652,

8 pages.

110 BIBLIOGRAPHIE [lbttis]

1 826. Lettre circulaire envoyée dans les provinces à tous les gentilshommes par ordre de l'assemblée de la noblesse, tenue à Paris, aux Cordeliers, le 25 mars 1 651 , et dressée par les président, commissaires choisis et secrétaires de ladite assemblée. Paris j veuve J. Guillemot, 1 651 , 8 pages.

Datée du 25 mars.

1827. Lettre circulaire envoyée par le roi à tous les gouverneurs du royaume de France {sic). Paris y 1 649, 8 pages.

Jtetée de Saint-Gennain le 30 septembre 4647 (48), et contresignée Phelippeanx.

Récit de tout ce qui s'est passé depuis V émotion du 26 août 1648 jusqu'aux conférences du Parlement avec les princes , à Saint-Germain.

1 828. Lettre circulaire et véritable de l'archiduc Léopold envoyée à tous les gouverneurs, prévôts et échevins des villes et bourgs de France situés sur le chemin et la route de son armée. Paris , Claude Morlot, 1649, 4 pages.

Datée du camp, le 20 mars.

Le parlement avait permis cette indécente tromperie !

1829. Lettre circulaire pour la convocation des États ' généraux. SainUGermainren-Laye^ (s. d.), 4 pages.

On sait que les États devaient s'assembler à Orléans le 15 mars ' Curieuse et rare. Datée du 23 janvier.

1830. Lettre contenant ce qui s^est passé en l'assemblée du Parlement, depuis le {sic) dimanche et lundi 1 4 et 15 mars 1649, sur le sujet des articles signés à Ruel. Paris, veuve d'Anthoine Coulon, 1649, 4 pages.

Datée de Paris lundi soir, 15 mars.

[LETTRE] DES MAZÂRINADES. 111

4831 . Lettre contenant des avis de politique et de conscience, envoyée au cardinal Mazarin, à Saint-Grermainen-Laye, par son confesseur, le père Monaco, supérieur des Théatins, traduite fidèlement de Titalien en françois. Paris, Rollin de la Haye, 1649, 7 pages.

Datée du 17 mars, c'est-à-dire après la paix. Le caractère du père Monaco est assez ïÀssa conservé dans cette lettre , qui d'ailleurs n'est pas d'un grand intérêt.

1832. Lettre contenant la véritable nouvelle de la paix, suivant ce qui a été arrêté à la conférence tenue à Ruel. Paris y veuve d'Anthoine Coulon, 1649, 4 pages.

Datée de Ruel, le 12 mars.

Bavardage insignifiant.

1833. Lettre coupée sur le sujet de Mazarin, pour et contre. Placard de 1649.

La plaisanterie parut si ingénieuse et si bonne qu'on publia presque aussitôt les Deux nouvelles lettres coupées^ etc.

1 834. Lettre curieuse envoyée de Rome à Cologne au cardinal par ses nièces entreprises en chemin, traduite d'italien en françois, par L. S. F. S. N. D. P. E. L. Paris y 1651, 34 pages.

Datée de Rome le 15 avril 1651, et sipiie Les trois nièces. Elle justifie assez bien son titre ; mais surtout elle est rare.

1835. Lettre curieuse sur ce qui s'est passé de plus remarquable à Paris, depuis le jour des Rois jusqu'à la fin de la première conférence, avec un petit discours de la vie et de la mort de M. le comte de Soissons. Paris, 1 649, 26 pages.

Signée J. D. L. T. *

L'auteur répond au Vrai politique, ou l'Homme d'État désinté^ ressé f etc.

112 BIBLIOGRAPHIE [letteb]

1 836. Lettre d'Aristandre à Cléobule, ou les Conjectures politiques sur ce qui se passe à Saint-Germain. Paris j 1649, 12 pages.

1 837. Lettre d'avis à messieurs du Parlement de Paris, écrite par un provincial. Paris y 1649, 34 pages.

Naudé la cite comme un exemple de ce que sont les bonnes pièces dans leurs formes extérieures : l'impression , le titre , le nombre des feuilles , et dans leurs formes intérieures : la composition et le style. (Pages 204 et 208 du Mascurat,) Guy Patin la signale avec éloge à la page 190 du I*' volume des Lettres à Spon; et Mailly l'indique dans la note de la page 123 de son n* volume.

Mais ce qui la recommande peut-être davantage encore, c'est l'accueil qui lui fut fait à son apparition. Elle devint tout aussitôt le point de départ d'une polémique vive , ardente , passionnée. Huit pamphlets se succédèrent en peu de jours pour l'attaque ou pour la défense de la Lettre d'avis.

Ce fut d'abord la Réponse et réfutation du discours intitulé : Lettre d'avis , etc. ; puis , dans l'ordre que je vais suivre, Réplique au suffisant et captieux censeur de la Lettre d'avis , etc. ; Censure de l'insuffisante et prétendue réponse faite à la Réfutation, etc. ; Véritable censure de la Lettre d'avis , etc. ; le Donjon du droit naturel divin y etc.; la Ruine du mal nommé, etc.; le Retorquemeni du foudre de /upinet, etc. ; Jugement et censure des trois li" belles , etc. ; enfin , Discours chrétien et politique de la puisscmce des rois, Cest ici en quelque sorte le résumé de la discussion. On peut y joindre le pamphlet intitulé : Question : s'il doit y avoir un premier ministre dans le conseil du roi, etc.

Saint-Ange dit à Mascurat que la Lettre d'avis « n'est qu'un pressis (sic) des mauvaises maximes de la Franco Gallia Hottomani et des Vindiciœ contra tyrannos Junii Bruti. » Voici, en effet, quelques passages de la Lettre :

« Les rois cessent d'être rois quand ils abusent de leur autorité. Les sujets sont déliés de leurs serments quand les rois contreviennent aux leurs. »

« Vous êtes ces dieux consentes sans lesquels les rois ne peuvent rien faire de juste ni de considérable dans le gouvernement de leurs peuples. » Cela s'adresse au Parlement.

[lettre] des MAZARINADES. }|3

<c II y a bien de la différence entre ces deux proposidoiis : le Prince peut prendre et disposer de nos biens et vies àj^fant^ie; «t nous devons employer vies et biens à servir le Prince. »

Ce dernier passage , d'une évidente justesse , a pourtant été ardemment controversé, comme nous allons le voir.

L'auteur de la Réponse et réfutation s'attaque à la première maxime seule ; et il soutient que les rois sont toujours rois^ même quand ils deviennent tyrans. La discussion prend aussitôt un ca-^ ractère théologique. On cite les saintes Écritures, les décrétales et le droit canon. L'auteur de la Réplique au suffisant et captieux <;enseur a invoqué l'exemple de Roboam ; celui de la Véritable censure de la Lettre d'avis s'autorise de l'exemple de Saùl pour affirmer que les rois ont la pleine et entière disposition de la vie et des biens de leurs sujets. La raison en est, dit-il , que Dieu les a donnés aux peuples en punition de leurs crimes.

Au contraire , l'auteur du Rétorquement du foudre de Jupinet prétend que les peuples ont le droit de déposséder les rois qui ne font pas bien leurs charges. Il dit qu'il faudrait, à l'imitation de saint Ambroise, sifiEler les princes temporels et spirituels, leur fer* mer les portes des églises, ou les en chasser, s'ils y sont, parce que tout est rempli de sacrilèges, &at/iéesy d'impiétés, de concussions «t de lubricités.

Tous ne vont pas aussi loin dans les conséquences de leur doctrine. Ainsi , celui qui le premier parle de Roboam , se hâte d'ajouter qu'au surplus il ne s'agit dans ce débat que des ministres qui doivent obéir aux lois. L'auteur du Discours chrétien et politique dit bien : « Ce ne sont pas les rois qui ont fait les peuples ; ce sont , au contraire , les peuples qui ont fait les rois. » Mais il n'en conclut pas que les peuples sont souverains. Il soutient seulement que les rois doivent , comme tous les hommes , obéir aux commandements de Dieu, et que les royautés se perdent par la tyrannie. Ce n'est plus une maxime de droit ; c'est un fait.

Il est remarquable que des deux côtés la discussion est dominée par ce principe chrétien : Omnis potes tas à Deo,

La Lettre d'auis fut publiée contre la paix pendant les conférences de Ruel. La paix se fît pourtant ; mais la polémique continua' sur un ton qui prouvait assez que les luttes n'étaient pas finies.

A côté de cette grande controverse , il s'éleva bientôt une dispute

114 BIBLIOGRAPHIE [LErruE]

entre l'auteur de la Réplique et celui de la Véritable censure ^ qui prend le ^jtre de grammairien de Samothrace. On se traite de drôle , de crocheteur, d'âne ; on se déclare bon à brûler en cette vie et en l'autre. « Pour mon nom et ma demeure, s* écrie le grammairien , un gentilhomme de mes amis en fut instruire votre im-' primeur afin d'apprendre le vôtre. » Il semble qu'il ait appris par cette démarche que son adversaire était moine. Du moins , je lis dans le Jugement et censure des trois libelles : m Ha ! que cela est de bonne grâce de voir un ecclésiastique ne répondre que par des mots de gueule ! » Et un peu plus loin, l'auteur donne à entendre que cet ecclésiastique était prêtre régulier.

«Seigneur, ajoute-t-*il , souffrirez -vous encore longtemps un homme comme cela parmi nous sans lui faire justice ? »

On peut croire que les pamphlétaires se connaissaient, à peu près comme se connaissent aujourd'hui les journalistes. Us avaient le secret des anonymes et des pseudonymes. Il est très-rare qu'ils l'aient révélé dans leurs libelles.

Je trouve dans la Ruine du mal nommé quelques observations grammaticales, qu'il n'est peu1>-étre pas inutile de reproduire :

M Le mot de Camusade sent le fripon. »

« Arguer est un vilain mot. »

« C'est une faute que de suppiîmer le pronom devant le verbe. »

« n faut éviter avec le plus grand soin les rimes dans la prose. »

Séparée , chacune de ces pièces n'a pas une grande valeur. La Lettre d'avis , qui est la meilleure^ est fort commune. Mais il n'est pas toujours facile de les réunir toutes ; et la collection complète a quelque prix.

1 838. Lettre d'avis à monseigneur le duc de Beaufort. (S. 1. n. d.), 7 pages.

D'Avignon, le 21 septembre 1650.

Il en est parlé dans la Réponse du fidèle Provençal^ etc.

1839. Lettre d'avis à monseigneur le duc de Beaufort sur l'importance de sa réunion avec monsieur le coad» juteur contre le rétablissement du cardinal Mazarin. (S. 1.), 1652, 38 pages.

Pamphlet qui n'en est pas meilleur pour être rare. La Réponse

{LCTT&E] DES MÂZARINÂDES. 115

du moins contient quelques détails curieux sur le traité supposé entre Mazarin, le coadjuteur , Ghâteauneuf et madame de Ghe- Treuse.

4840. Lettre d^avis d'un marchand de Cologne à un bourgeois de Paris, sur la marche du cardinal Mazarin. De Cologne^ ce dernier novembre 1651. Paris ^

Il faut la joindre à la précédente. Peut-être sont-elles de la même main.

1$41 . Lettre d'avis donné à monseigneur le cardinal Mazarin pour Tentretenementet logement des troupes , par le sieur de Puységur, lieutenant-colonel au régiment de Piedmont, et sergent de bataille des armées du roi. (S. 1. n. d.), 6 pages. Très-rare,

Datée de Paris, le 27 décembre 1649.

Elle n'a pas été réimprimée à la suite des Mémoires de Puységur.

1 842. Lettre d'avis du théologien d'État à monseigneur le prince deCondé. Paris ^ 1651, 7 pages.

Pamphlet royaliste, partant peu commun.

1843. Lettre d'avis, ou les Sentiments de Son Altesse monseigneur le Prince à monsieur le maréchal de Turenne. Paris y 1650, 14 pages.

Il y a un postcriptum daté de Vincennes, le 4 mai 1650. Pamphlet assez ridicule, où Condé compare Turenne à Jeanne d'Arc !

1844. Lettre d'avis salutaires au prince de Condé dans son château et bois de Condé. (S. 1.), 1660, 7 pages. Rare.

Il n'y a point d'erreur ni de faute d'impression. C'est bien château et bois de Condé que l'auteur a écrit. Il appelle Vincennes le château des Condés, parce que tous» dit-il, y ont été prisonniers.

116 BlHUOGnAPHlË [lettre]

1845. Lettre d'envoi de l'arrêt du Parlement de Paris, en date du 20 juillet 1 652, aux autres parlements du royaume (avec la signature autographe de Du Tillet, protonotaire et greffier en chef du Parlement.^ F**. Très-rare.

Datée du même jour^ 20 juillet.

1846. Lettre d'État de monsieur Mercier envoyée à la reine. Paris y Claude Morlot, 1649, 8 pages.

Ce M. Mercier dit tout crûment à la reine : «c Vous savez que le royaume de France a déjà changé trois fois de dynastie. Prenezgarde qu'il ne change une quatrième. »

U en «existe une édition augmentée d'une Lettre à la reine pour la cause publique , comme elle doit chasser Mazarin, Cette édition est de 11 pages.

1 847. Lettre d'État envoyée à la reine par un religieux de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, sur le sujet des désordres présents, et des prières qui se font à Pa-» ris pour les faire cesser et obtenir une bonne pais;. Paris ^ Jacques Le Gentil, 1652, 8 pages.

Signée D. M. N. Non moins insignifiante que rare.

1848. Lettre d'un abbé à Mademoiselle. (S. 1.), 1649, 6 pages.

Signée C, abbé D. L. M., et datée du 10 juin.

1849. Lettre d'un ami de monsieur le duc d'Épernon contre les Remontrances du Parlement de Bordeaux, du mois d'août (23), 1650. (S. 1. n. d.), 56 pages.

Datée de Loches, le 25 septembre 1650.

Elle est bonne , habilement composée, bien écrite ; et elle n'est pas commune.

1850. Lettre d'un astrologue à monseigneur le duc de Longueville sur l'heureuse naissance du prince son fils^

[LETTRE] DES MAZÂBINADËS. 117

€t les remerciments de l'État. (S. 1., 1649), 3 pages non chiffrées. C'est le fils qui lui était né à l'Hôtel de Ville de Paris.

1851 . Lettre d'un bon pauvre écrite à madame la Princesse douairière isur les affaîiSes du tétops présent. Paris, Guillaume Loyson et Jean-Baptiste Loyson, 1649, 8 pages.

Fausse et supposée {Mascurat, page 15.)

1852. Lettre d'un Bordelois à un bourgieois de Paris. Bordeaux y 1651, 8 pages.

Signée R. D. L., et datée de Bordeaux, le 19 septembre.

C'est la réponse à VAvis désintéressé sur la conduite de monsei^ gneur le coadjtaeur. Grondy y est traité de brouillon, de centre de tous les désordres. On lui reproche sa naissance; et on nie jusqu'à son courage.

« J'ai reçu votre dernière qui m' étonna fort d'apprendre que les avis de M. le coadjuteur se sont vetldus publiquement: Je n'admire pas tant leur bon marché que la nécessité où ce bon jurélat estréduit, d^avoir, à ce qu'où dit^ trop dépensé* C'est sans doute poui* se dédommager du refus qu'il dit avoir fait, de bénéfices?^ d'ai^ent pendant le blocus de Paris ; car je ne peux me persuader que ce soit pour retirer sa vaisselle qu'il engagea cb ce temp&^là, sans incontinent accuser les Parisiens d'une ingratitude nômparefllë... J'ai fait lecture de celui que vous m'avez envoyé, où je n'ai rien trouvé de semblable à ceux qu'il donnoit autrefois. »

L'auteur joue sur le mot avis : les avis que le coadjuteur donnoit à la reine, et VJvis désintéressé qu'il' faisoit vendre sur la place< publique.

Voici le passage où il attribue assez clairement à Gondy VJvis désintéressé : « afin que vous conceviez mieux ma pensée éeàis la suite de ce discours, je m'adresserai à ce messire Jean, Frai^çois ou Paul, à ce qu'on di.., »

La Lettre n'est pas commune.

1 853. Lettre d'un bourgeois de Condom, escrite à un de ses amis, à Paris, sur le sujet des exécrables cruàtités

Ilg BIBLIOGRAPHIE f&FrrsE?

qu^exerce le comte d'Harcourt avec ses troupes , dans la Haute-Guyenne contre les subjects du roy, présentée à S. A. R. Paris^ jouxte la copie de la lettreescritey 1 652, 8 pages. Rare.

Datée de Gondomy le 28 mars 1652, et signée D. E. F.

f854. Lettre d'un bourgeois de Paris, écrite à un siett ami de la ville de Lyon, sur les affaires de ce temps. Paris ^ 1 652, 8 pages.

Datée de Paris, le 29 avril.

C'est un partisan des princes qui cherche à justifier la députation du duc de Rohan , de Ghavigny et de Goulas^ à Saint-Germain* Quoique rare, cela n^a pas grande valeur.

4855. Lettre d'un bourgeois de Paris, étant à la cour^ envoyée à Paris à un sien ami, le 26 janvier 1649, sur le sujet des présents mouvements. Saint-Germain^ en-Laye , 1 649, 4 pages.

Bonne pièce. Il en existe une autre édition en tout semblable à eelle-ciy si ce n'est que le titre est surmonté d'un trait , et que les chiffres de la pagination sont à droite.

i856. Lettre d'un cardinal à monsieur le cardinal H^Iar zarin, pour réponse à sa lettre du 12 décembre 1 654. (S. I. n. d.), 4 pages. Rare.

Datée de Rome, le 3^0 décembre.

1857. Lettre d'un cavalier à sa maîtresse, en vers burlesques. Paris j 1649, 10 pages.

1858. Lettre d'un conseiller de Nantes à son amy sur l'évasion de monsieur le cardinal de Retz. Nantes ^ 1 654, 1 6 pages, petit in-4®.

Le conseiller de riantes est évidemment un ami du cardinal. Sa lettre ne contient nen qui ne soit connu ; mais elle est bien faite», et elle ti'èsrrare.

[LETTA£] DES MAZARINADËS. 119

1 859. Lettre d'un conseiller du Parlement de Provence, écrite à un gentilhomme, touchant le soulèvement de cette province. Paris, Jean Brunet, 1 649, 4 pages.

Datée d'Aix, le 16 janvier.

Écrite à Paris. Peu intéressante, mais rare.

\ 860. Lettre d'un courtisan, escrite le 26 mars 1 649, à un de ses amis, en Bourgogne, sur Testât des affaires présentes. (S. 1., 1649), 8 pages.

Pour le roi contre la Fronde. L'auteur y a inséré presque tex« tuellement les Demandes des princes et des généraux^ ett.

1 861 . Lettre d'un curé de France, écrite à un sien ami, à Paris, touchjànt les affaires du temps, en vers burlesques. Paris ^ Georges Le Rond, 1649, 8 pages.

Ni spirituelle ni rai^.

1 862. Lettre d'un docteur de l'Université de Paris à la reine régente, à Saint-Germain-en-Laye, sur le sujet de la paix. Pam/ Nicolas Gasse, 1649, 8 pages.

Signée Martin Griveau.

Martin Griveau se donne quatre-vingt-dix ans. Il avait régenté dix ans au collège de Cal vil, ^u plutôt Galvy.

« Rd^ert de Sorbonne, dit Dubreul dans ses Antiquités de Paris, acheta de M. Guillaume de Cambray, chanoine de Saint- Jean-de- Morène, diocèse de Vienne, la maison et les bâtiments du collège de Galvy, appelé la petite Sorbonne, le jeudi d'après le dimanche de la Quasimodo 1271. »

Dubreul ajoute que les régents de ce collège étaient toujours des hommes distingués, parce qu'ils étaient choisis par la grande Sorbonne ; et moi je le répète, pour qu'on ne juge pas Martin Gri-i veau sur sa lettre.

1863. Lettre d'un ecclésiastique envoyée à monseigneur le duc d'Orléans, touchant plusieurs particularités. Paris, 1649, 8 pages. Rare,

Datée de Paris, le 2â février.

t^O BIBLIOGRAPHIE [lettbe]

Elle est dirigée contre La Rivière qui y est accusé de charmes et de subtilités magiques; « de dire que l'autre est Italien , yotre mim'stre est trop laid. »

1 864. Lettre d'un fameux courtisan à la plus illustre coquette du laonAe. Paris y 1649, 8 pages.

Oh a publié plus tard la Réponse de la plus fameuse coquette ^ etc»

1865. Lettre d'un fidèle François à la reine sur l'occurrence du temps. Paris, François Preuveray, 1649, 11 pages.

L'auteur fait craindre à la reine la double destinée de Marie de Médicis et de Charles. I".

1 866. Lettre d'un gentilhomme à la reine. Paris ^ veuve Théod. Pépingué et Est. Mgucroy, 1 649, & pages. Entre les deux conférences de Ruel et de Sainfi^ermain.

1867. Lettre d'un gentilhomme à monseigneur le due d'Orléans, pour l'obliger de revenir à Paris et y rétablir le repos et la tranquillité publique. JP^im, Pierre Du Pont, 1649, 7 pages.

Signée D.

1 868. Lettre d'un gentilhomme de la cour à un sej^neur qui e&t à l'armée, touchant l'attentat commis aux FiUe»r Dieu, à Paris, en la personne de mademoiselle de Sainte-Croix, et toute la suite des procédures dont otk a usé contre elle. Parisj Jean Hénaùlt, 1649.

Le $eul exeii()plaire que j'aie tu était incomplet.

1869. Lettré d'un gentilhomme de la ville d'Âix, en Provence, adressée à un sien ami, à Paris, sur ce qui s'est passé depuis la détention du comte d'Âlais 4i du duc de Richelieu. Paris, Jean Héùàult, 1649, 7 pages.

Datée d'Aix, le 20 février, et signée H. R. P.

[LETTBE] DES MAZ^RINADËS. 121

18T0. Lettre d'un genttHïomme de M. le duc de Beaufort écrite à un domestique de monseigneur le Prince^ avec la lettre déchiffrée, envoyée par le cardinal Mazarin. (S. 1., 1651), 8 pages.

Le prince de Gondé avait demandé Péloignement des sousministres.

4 871 . Lettre d'un gentilhomme de monsei^eur le duc d'Orléans, écrite à un bourgeois de Paris, sur le sujet de sa sortie. Paris ^ Nicolas Vivenay, 1 651 , 7 pages.

Datée de Litnours, le 28 août, et signée F. D. R.

1872. Lettre d'un gentilhomme de Montpellier à un de Marseille. (S. 1., 1649), 8 pages.

Invectives contre la comtesse, contre le comte d'Alais, contre le duc d'Angouléme et contre Marseille.

1 873. Lettre d'un gentilhomme désintéressé à messieurs les députés des États, sur les mouvements présents, et des moyens qu'ils doivent tenir pour les pacifier. Paris j 1652, 15 pages.

L'auteur provoque les députés élus des États à s^a^mbler . Il les menace y s'ils ne se hâtent, de faire demander d'autres élections par le clergé et la noblesse.

La reine avait choisi Mazarin pour premier minii^tre, parce qu'il n'était d'aucune cabale ; ce sont , dit l'auteur, les propres paroles de cette princesse.

On sait combien les mémoires contemporains sont peu explicite^ sur tout ce qui concerne la convocation des États généimux et l'élection des députés. Les pièces de ce genre sont donc fort intéressantes ; et de plus elles sont rares.

1 874. Lettre d'un gentilhomme écrite à un sien ami qui est à la Cour, datée à Paris, du trentième décembre 1651.(8.1.), 1651,8 pages.

Signée Du Buisson.

122 BIBLIOGRAPHIE [lettre}

Le marquis de La Vieuville appelait les déclarations de 1648 et i6é9 le uieux testament,

1875. Lettre d'un gentilhomme, écrite de Paris à un Provençal 9 sur les affaires du temps. (S. 1. , 1651), 3 pages.

Signée M. L. N. A., et adressée à M. Bonfils, chanoine d'Aix.

Bonfils avait été envoyé par la ville d'Aix à la cour pour justifier la détention du comte d'Alais et du duc de Richelieu. Voir la Lettre d* un gentilhomme de la ville d'Aix ^ etc.

1876. Lettre d'un gentilhomme François portée à monseigneur le prince de Condé par un trompette de la véritable armée du roi (de la Fronde) ^ pour le dissuader de la guerre qu'il fait à sa patrie. Paris , Arnould Cottinet, 1649, 12 pages.

Signée W., et datée du 18 février.

1 877. Lettre d'un gentilhomme frondeur à un sien ami, à Paris, sur le retour du cardinal Mazarin. (S. 1. n. d.),

Datée de Gbtfons, le 6 janvier 1682, et signée Deslauriers.

Je soupçonne fort ce gentilhomme frondeur d'être un mazariniste déguisé ; et apparemment c'était aussi le sentiment de celui qui a écrit Isl Réponse à la Lettre du frondeur mazarin sur le retour du cardinal.

1878. Lettre d'un gentilhomme italien à un François son ami, sur l'enlèvement du roi très chrétien, traduite par P. D. P., sieur de Carigny. Paris], Nicolas de La Vigne, 1649, 7 pages.

De Livome , s. d., et signée Alessandro.

1879. Lettre d'un gentilhomme romain à un François, contenant les discours que tiennent les politiques

[lettre] des MAZâRIIVADëS. 123

étrangers, du gouvernement de la France, et comme ils connoissent que ses afflictions ne viennent que des trahisons de ses ministres, nouvellement et fidèlement traduite d'italien en françois* (S. 1.), 1649, 8 pages»

1880. Lettre d'un gentilhomme suédois, envoyée à un seigneur polonois, touchant Tétat présent des affaires de France, avec le catalogue de tous les écrits qui ont été imprimés et publiés depuis le 6 janvier 1 649 (jour de l'enlèvement du roi hors ilPla ville de Paris), jusqu'à ce jourd'huy, 1 *' mars. Paris , Pierre Du Pont, 1649, 8 pages.

Le catalogue contient 297 pièces.

Il y a une Seconde lettre datée du 20 mars , avec un catalogue de 186 pièces , publiées depuis le 1''.

Ces deux letti^es sont intéressantes et curieuses par les catalogues; mais elles ne sont pas rares. La Lettre du sieur Lafleur^ etc., en est un utile complément.

1881 . Lettre d'un grand astrologue, envoyée aux bourgeois de Paris sur le succès de leurs armes. Paris, veuve J. Remy, 1649, 8 pages.

Signée N. R. B. C.

Ce grand astrologue n'était pas sorcier; mais sa lettre est rare.

1882. Lettre d'un habitant de la ville de Blois, écrite à un sien ami sur les désordres, pilleries , sacrilèges et violements que le cardinal Mazarin a fait faire, tant dans ladite ville de Blois que dans tous les villages aux environs. Paris, veuve J. Guitletiaot, 1652, 8 pages.

Signée N. P., et datée du !•' avril.

Py lis que les curés rachetaient les hosties volées sur l'autel quarante sous la pièce ; que les églises de la Vrillière, Mulsaint, Vilfebaron , Saint-Victor, Saint-Gervais , Goulanges , et du prieuré de

124 BIBLIOGRAPHIE [lettee]

Saint-Lazare à l'entrée du Bourgneuf, furent pillées ; que le pont fut rompu, et les maisons qui le couvraient, renversées. Le Manifeste de la ville de Paris est aussi signé N. P.

1883. Lettre d'un inconnu envoyée à un sien ami à Saint-Germain-en-Laye , en vers burlesques. Paris , Michel Mettayer, 1649, 7. pages.

Contrefaçon du Cktq à l'âne , ou Lettre de Voiture^ etc. On remarque dans cette édition une singulière erreur de typographie. Voiture dît: A

« Vous menaçant avec bravade D'escalade et de camisade. »

Mettayer imprime : »

« Vous menaçant avec brafvades

Des oalarde et de oamisards^. »

1884. Lettre d'un marchand de Liège à un sien correspondant de Paris, avec Vinstruction secrète du cardinal Mazarin pour Zongo Ondedei, retpurnan^ à^Paris. (S. 1.), 1651, 11 pages.

Curieuse, mais assez commune.

Datée de Liège, le 10 août.

1885. Lettre d'un marguillier de Paris à son curé sur la conduite de monseigneur le coadjuteur. Paris^ 1 651 , 1 9 pages.

Le cardinal de Retz, qui nous apprend qu'elle eàtde Sarrazin, secrétaire du prince de Conty, dit que c'est toe fort tdle pièce Tp. 258, de &es Mémoires^ coll. Midiaud). Mailly la juge au contraire très-sévèrement d^ois la note de la p.. 392 de soa IV* volume. On se rangera assurément , sans hésiter^ de l'avis du cardinal.

Personne n'ignore que Vatvii a publié la Réponse du cur&y etc,

1886. Lettre d'un milord d'Angleterre, écrite à la reipe régente, à Saint^ermain-en-Ijiye, sur les affaires ite

[lettke] des MâZÀRINADëS. 13S

France et d'Angleterre, traduite par le sieur Du Pelle-^ lier. Paris, Fr. Musnier, (1649), 7 pages.

Fausse et supposée (Mascurat, p. 15.)

Elle a été écrite pendant le mois de janvier ; car le roi d'Angleterre était encore à la tête de son armée.

1 887. Lettre d'un Normand aux fendeurs de nazeaux de ce temps, qui ont peur de mourir pour leur patrie, Paris, Claude Huot, 1649, 10 pages.

L'auteur raille cruellement l'armée de Paris , les bons bourgeois vantards qui ont ,

« Comme pincettes de cuisine, ^r^

Le bec chaud et le reste froid. »

a L'un tenoit à deux mains le pommeau de sa selle ; L'autre pour étrier n'avoit qu'une ficelle , Branlant de çà de là ; si qu'on l'eût pris ainsy Pour un boucher qui vient du marché de Poissy. »

Ce pamphlet n'est pas très-commun.

1888. Lettre d'un Parisien, envoyée de Rome à Paris à un sien parent, sur la paix des mouvements de Paris. Jointe la copie imprimée à Rome, 1649, 14 pages.

Voilà qui a du moins le mérite de l'originalité. L'auteur se prononce pour la conservation de Mazarin par trois raisons : 1° Rome est en Italie , et les Italiens sont nos compatriotes ; ^° Mazarin a rattaché à notre cause des seigneurs , des princes , des prélats , des villes ; il a contribué à étendre le commerce de la France avec l'Italie ; 3° un roi ne doit pas changer les bons serviteurs de son prédécesseur. Maxime de Louis XI à Charles VIII.

Il n'y a pas d'édition de Rome.

1 889*. Lettre d'un particulier au Parlement de Paris, en réponse à celle du roi (sur la détention des princes).

Bib, hist.y 23189.

1890. Lettre d'un particulier sur la sortie de messieurs les princes. (S. 1., 1651), 4 pages.

François Davennc^.

196 BIBLIOGRAPHIE [lbttab]

1 891 . Lettre d'un Picard à son ami, contenant tout ce qui s'est fait et passé du depuis le séjour du Roi en la province de Picardie. (S. 1.), 1649, 8 pages.

1892. Lettré d'un prince anglois, envoyée à la reine d'Angleterre , sur les affaires présentes du royaume pour l'attentat commis en la personne de son mari, traduite par le sieur Du Pelletier. Paris, veuve André Musnier, 1 649, 7 pages.

1893. Lettre d'un religieux à monsieur l'abbé de La Rivière, où lui sont indiqués les faciles moyens de faire sa paix avec Dieu et le peuple. (S. 1., 1649), 15 pages.

Ainsi signée : Si favorable , très-affectionné serviteur ;

si contraire, très-cruel ennemi.

Peccot Quanesi.

1894. Lettre d'un religieux de Compiègne, écrite à un notable bourgeois de Paris , sur les assurances d'amitié que Leurs Majestés donnent à leurdite ville, contre les faux bruits que sèment les perturbateurs de l'État. Paris j Guillaume Sassier, 1 649, 8 pages.

Datée de Compiègne le 5 juillet » et signée F. D. F. (François Davenne de Fleurance ? )

a Les religieuses les plus consommées dans la vie spirituelle sont confuses de se voir surmontées par une grande reine. »

1895. Lettre d'un religieux envoyée à monseigneur le prince de Condé, à Saint-Germain-en-Laye, contenant la vérité de la vie et mœurs du cardinal Mazarin, avec exhortation audit seigneur prince d'abandonner son parti. Paris, Rolin de La Haye, 1649, 11 pages. Commun.

Vantée à Pégal de la Lettre du chevalier Georges, par Naudé et Guy Patin , locis citatis.

Au commencement, Mazarin faisait à Paris le commerce dt

[lettre] des MAZÂRINÂDES. 127

tables d'ébène » de laques de Chine ,. de tablettes , de cabinets d'Allemagne, de guéridons, qu'il faisait venir de Rome. Pendant son ministère encore , il fournissait la reine de tapisseries , de vaisselle , de pierreries , etc.

Il composait des pommades, inventait des liqueurs^ donnait son nom à des pâtés et à des ragoûts.

Le bon moine n'épargne pas les injures à Mazarin , pas même les calomnies ; mais il est très-curieux.

C'est M. Brousse, curé de Saint-Roch , qui a écrit sa Lettre.

1896. Lettre d'un secrétaire de S. Innocent à Jules Mazarin. Paris, Nicolas Boisset, 1649, 8 pages.

Signée C. J.

C'est une des bonnes pièces que Naudé cite , p. 208 du Mascurat,

On y trouve beaucoup d'anecdotes ; en voici quelques-unes :

Bautru, flattant un conseiller du Parlement, disait à Mazarin : « Je caresse le chien qui pourroit me mordre quelque jour. » Tallemant des Réaux a recueilli cette spirituelle saillie dans ses Historiettes.

Lorsque d'Emery quitta la surintendance , le cardinal emprunta de Desboumais dix mille livres. La duchesse d'Aiguillon lui dit : « Il auroit mieux valu laisser croire que vous avez douze millions. »

Bienné La Rivière du chapeau , (le saluer).

1897. Lettre d'un seigneur françois envoyée au prince de Galles sur la mort du roi d'Angleterre, son père, pour l'obliger à venger sa mort, se mettre en ses États et se mêler de la paix générale. Paris , Pierre Sévestre, 1649, 6 pages.

Signée L. D. A.

1898. Lettre d'un véritable François à monseigneur le duc d'Orléans. Paris ^ 1649, 8 pages.

Signée D. P., sieur de S.

« Le roi est à l'État ce que le cœur est au corps , le soleil à la nature, le père à la famille, le pilote au vaisseau. »

128 BIBLIOGRAPHIE [uTTBf]

1 899. Lettre d'une bourgeoise de la paroisse Saint->Eusj((^ che présentée à Mademoiselle, suppliant Son Altéii^ de vouloir agir pour la paix du royaume. Paris, GuilL Sassier, 1649, 12 pages.

Signée S. D. N. (Suzanne de Nervèze).

1900. Lettre d'une dame de Paris à son serviteur, à Saint-Germain. Paris ^ 1649, 8 pages.

1 901 . Lettre d'une religieuse présentée au roi et à la reine régente, le premier février 1 649, pour obtenir la paix. Paris y Guillaume Sassier, 1649, 7 pages.

Signée S. D. N. (Suzanne de Nervèze).

1 902. Lettre de Belleroze à l'abbé de La Rivière. Paris, Claude Boudeville, 1649, 8 pages.

Signée Belleroze , comédien d'honneur, et datée de l'hôtel de Bourgogne, le 11 mars.

Des jeux de mots, des quolibets, des gaillardises, et pour terminer, une chanson sur la Belleroze qui

« Ne gagnant plus rien sur la Seine , ^

Elle trafique sur le Rhin. »

Il paraît qu'elle avait été maîtresse de La Rivière. On lisait autrefois sur les affîches de l'hôtel de Bourgogne : « Défense aux soldats d'entrer, à peine de la vie. »

1 903. Lettre de cachet du roy, du 8 octobre 1 651 , envoyée à monseigneur le mareschal de Lhospital, chevalier des ordres du roy, gouverneur et Ueutenant général pour Sa Majesté en la ville, prévosté et viconté de Paris, et seul son lieutenant général en Champagne et Brie, pour advertir les députés des provinces de se rendre au plutost dans la ville de Tours pour tenir les États généraux du royaume. Paris , Guillaume Sassier, 1651, 4 pages.

ILBTTRB] DE» iHkZARIN)lDes. ïl»

1904. LeUre de cachet du roi^ do 8 octobre ISSi, envoyée à monseigneur le maréchal de Lhopital^ chevalier des ordres du roi^ gouverneur et lieutenant général pour Sa Majesté . en la ville , prévôté et vicomte de Paris, et seul son lieutenant igéi^éral e|i Champagne et Brie, sur ce qui s'est fait -» la réception du roi dans sa ville de Bourges. Pami Guillaume Sassier^ 1651 . 4 pages. ^ i : , ...

1905. Lettre de cachet du roi^ ebvoyél^ à >to chambré des Comptes, sup son retour en ^a bomié^ ville dèi PàHs, , du; 14? août 1649. Paris, Denys De Cay, 1649,

4 pages.

Datée de Compiègne. «

1906. Lettre de cachet du roi, envoyée à. mesjsieiursdu Parlement, sur le sujet du plein ppi^voip doi^né: par Sa Majesté à monseigneur le duc d'Orléans pour traiter avec M. le Prince. Paris ^ veuve J. Guillemot, 1 651 ,

6 pages. .'

Datée de Bourges, le 11 octobre. .. , .

1907. Lettre de cachet du roi, eirVoyée à ,monseigkieur le maréchal deJUbopital, qoml^ç. de? Rôsha^v^ dievaUer des qrdres de Sa .Majesté^ gduveiraeur el lieutenant général pour Sadite Majesté;, en la. ville,*- >pEéiiioté et vicomte de Paris, et sedi son Ifétltenant^ général en Champagne et Brie, sur le sujet du sacre el^ çourpqnement de Sa Majesté, qui se fera dans sa ville de Rheims^ le 42 mars 1651. Pam, Guill. Sassier,* 1651,

Datée de Paris, le 4 février 1 651 . • t

1908. Lettre de cachet dijiroy^^jçnypjiée àinoi^eigqçur le maréchal de Lhospital, gouverneur, et lieutenant

130 BIBUOGRAPHIE [lcttu]

général pour Sa Majesté en la ville, prévôté et vi* comté de Paris , et seul son lieutenant général en Champagne et Brie. Paris y Guillaume Sassier, 1650, ,7 pages.

•Datée diâ Bordeaux» le S octobre 1650. Elle a pour dbjet d*aiin<Micer»1a souœissibB de Bordeaux et de la Guyenne.

i'909. lettre de cachet du roi, envoyée à monseigneur le maréchal de Lhopital, gouverneur et lieutenant

..général pour Sa Majesté, en la ville, prévôté et vicomte de Paris ,, et seul son lieutenant, général en Champagne, et Briet contenant tput ce qui s'est fait et passé à la défaite de Tarmée du vicomte de Turenne par M. le maréchal du Plessis Fraslin, nyec la prise de leur aitillerie, bagage, drapeaux, étendarts ettimballes et des princfipaux officiers de Tarmée, et Tordre observé du 7V Deum, Paris ^ Guillaume Sassier^ 1 650,

8 pages.

Datée de Paris, le 18 décembre.

Il doit y avoir à la suite une relation assez insignifiante de la bataille.

1940. Lettre de cachet du roi, envoyée à nîonseigneur : .le maréchal de Lhopital, gouverneur de Paris, sur le . sujet de l'approche des troupes de Tarchiduc Léopold en Fsaace, et des affaires de Bordeaux. Paris ^ Guillaume Sassier, 1650^ 7 pages.

'Datée de Bourg, le S septembre.

1911. Lettre de cachet du roi, envoyée à nosseigneurs de la chambre des Comptes, concernant la paix. Paris y 1649, 4 pages.

Datée du 30 mars.

' Il y en a une autre édition, qui porte au titre messieurs au lieu de ncnkèigneuTS y ëi taitrfianttLn Heu de concernant.

[UTTRE] DES MÂZÀRINAI^ES. 1^1

1912. Lettre (la) de Caron à Mazarin. (S. 1.), 1651, 1 2 pages, quoique la dernière soit cot^ 10.

Ce n'est point une lettre ; et Caron n'est là que pour le titre.

1913* Lettre d^ congratulation envoyée à madame la duchesse de Vendôme isur les faits héroïques de monseigneur le duc de Beaufort. Paris ^ Nicolas de La Vigne, 1649, 8 pages.

Signé P. D.

1944. Lettre, de çonjpuissanqe d'un bon religieux à monseigneur le cardioaj de Retz, coadjuteur de Paris, , sur sa profnotion. Paris , Jean Frinbaux , 1 652 , 8 pages.

Datée de Véjron^, et sjgnée^le C. de V. , .

1915. Lettre de consolation à la reine d'Andeterre. Paris, Jacques Langlois, 1 649, 1 2 pages.

Signé M. D. M.

1 91 6. Lettre de consolation à la reine d'Angleterre sur la mort dlif rôî siWj mari et ses dernières paroles. Paris, Guillaume Sassîer, 1649,. 8 pages.

Signé S. D. N. (Suzanne de Nervèze).

n n'y a pas un mot des dernières paroles du roi.

1917.; LejttrCjde consolation^^ madame la princesse sur Temprisonnement de monsieur le Prince. (S. 1.), 1 650, 7 pages.

Signé, lu B. p. C. (Louis de Bourbon, prince de Condé).

Supposition imper tinente. La rareté de cette pièce pourrait bien s'expliquer par. l^,QlécotlteIlte^àent du prince. C'est, je crois, la seule où. il soit parlé, de ses torts envers sa femme.

1918. Lettre, de consolation à monseigneur le duc de

132 BIBLIOOBAFHfE [cetak]

Vantadour (sic), chevalier des ordres du roi^ ci-Kië«vant lienteiiaat pour le roi es pays de Languédbc, chanoine de Téglise de Notre-Dame de Paris, ^ur la mort de monseigneur le duc de Vantadour, son frère, cheralier des ordres dû roi, et lieutenant pour le roi ; au pays de Liihosiii: Paris, Guillaume Sassier, 1649, 6 pages.

Signé Suzanne de Nervèze.

1 91 9. Lettre de consolation d'un bon père hermite écrite au«i Parisiens, alte^daât l 'h^ût^M^è victofiré le[iie îlreA leurprépare et pr<iiiM: éii hfris^sul^tès'èïlWèttiii^Jtkk^s defsa gloire, de l'État et dijr peuplé'. Pâm/ Robert Feugé, 1649, 8 pages.

Signé l'Hermite des bois et désëiYs, le^M.'Z. L. $.

1920i Lettre de consolatiôÀ éçHïé'à moihséigQeur le prince de ConAé. Paris; Pràiiçôis*' Noël, 16^0, 8 pages.

Sigpé PHermite de Sancerre. ..; . ,:î;;

Après les batailles de Fribourg , les EsjjagiipU p^blièreujt dans leurs gazettes d'Anvers que le duc d'Ëiigliien avait un caractère de magie qui le rendait invulnérable.

Cette lettre n'est pas commune.

1 921 . Ijcttre de consolation envoyée à madame de Châ* tillôtt Sûr la mort de mousiédride OiâtîHbii.' PàMs) JeanBrunet, ♦649, 8pagë^.*

Signé B. D.

« P. S. Le «ie«r Bo:Di préviéiHl^toMedleiÉ^ que le (Stizekér*dë^ntéreâsé^strtb une pièce de remarqué poorle tenf^ j^rêéèM.' » 'En seraièHl l'auteur? c^stasm pibbabli»;'7e>nfy''»^ abëtme^Kffiélilt^; si ce n'est que le Gaseliet^dégiMtér&M^éistiiffïèlÛ^.'BJ; et bcMlBlIX

Au moins est-il certain que le sieur B. D. est auteur de la Lettre âe comolatiôn enp&rée à madame iâ 'âioDckèWé Ue Rohân ', 'etc.

[jLBnKR] DES JMAZiAJUJNADËS. 1^3

1922. Lettre de i consolalioa eavoyée à madame la du-^ chesse de Rohun sur >la mort de feu M. le duc de Rohan, son fils, sQrnommé Tancrède. ParU^ Claude Huot, 1649, 8 pages.

Signé B. D.

1923. Lettre de consolation envoyée à messieurs les princes, au Havre de Grâce, sur le sujet de la mort de madame la princesse douairière, leur mère. (S. L), 1 651 , 8 pages. Rare.

Signé H. M. D. M.

1924. Lettre de consolation envoyée dans les Champs- Elysées au sultan Hibraîm (sic) par le sultan Mehemet, son fils, empereur des Turcs, traduite de la langue turquesque en François, par le sieur Roverol. (S. 1.), 1 649, 8 pages.

Le sultan Ibrahim avait été déposé et étranglé par les janissaires en 1648.

1925. Lettre de consolation pour madame la dudsesse de Nemours. (S. 1.), 1652, 12 pages.

Signé de Savignac.

1 926. Lçttre de deux princes de Tempitre à Farchevéque électeur de Cologne et prince du (.f/ic) Liège, sur l'instance à lui faite par le cardinal Ms^zarin de lui donner retraite en sa ville de Bouillon, traduit(^/îc) d'allemand en fratiçois. (S. L), 1651, 8 pages.

Signé L. P. N. J. C.

1927. Lettre de Fa^hon du faubourg Saint- Germain à la petite Niçbp^ du Marais. (S. 1.), 1649, 7 pages.

Assez spirituelle, mais trop libre.

« Il n'y a pas jusqn'à la moindre souillon des petits boucans qui n'en (de la politique) dise sa râtelée. »

134 BIBLIOGRAPHIE [lettiùb]

1 928. Lettre de Guillaume Saas peur aux troupes de Ma* zarin. Pam, Claude Boudeville, 1649, 7 pages.

Datée du Chêne vert au Marais, le 20 février.

Imitation de Guillaume Sans peur aux débandés de la cour^ 4615.

1929. Lettre de l'archiduc Léopold envoyée à Mademoiselle pour traiter la paix {sic). Paris, Nicolas Jacquard, 1649^ 7 pages.

n y a une Seconde lettre de Farchiduc, et deux Réponses de Mademoiselle. Tout cela n'est que très-médiocrement curieux.

1 930. Lettre de Tarchiduc Léopold envoyée à messieurs du Parlement pour le traité de la paix générale. Paris y Jacques Lallay, 1652, 7 pages.

Datée de Bruxelles, le 29 mars.

Il y eut, le 8 avril suivant, un arrêt du Parlement qui déclara la lettre supposée, .et ordonna que l'auteur et l'imprimeur seraient recherchés, les arrêts précédents exécutés selon leur forme et teneur.

Il est utile de remarquer que la lettre avait été imprimée par permission du duc d'Orléans.

1 931 . Lettre de l'archiduc Ijéopold envoyée à Son Altesse Royale, détestant la trahison du duc Charles, avec l'approche de son armée au service des princes. Paris 9 Claude Le Roy, 1 652, 7 pages.

Datée d'Anty, le 18 juin 1652.

Sotte et grossière , mais peu commune.

1932. Lettre de l'hermite reclus du Mont Calvaire à la reine. Paris ^ veuve André Musnier, 1 649, 7 pages.

Datée du Mont Calvaire, le 21 février 1649, et signée frère F. de Saint-Onuphre (m), hermite du Mont Calvaire.

Tout le mérite de cette pièce est de n'être pas commune.

C'est apparemment du frère F. de Saint-Onuphre que Marana parle en ces termes, sous la date de 1647 : « Quoique tu aies beau-

[LETTAE] DES MAZÂRINÂDES. îâô

coup plus vécu que les hommes ne vivent ordinaii^^nent, il y a néanmoins de l'heure ({u'il est, près de Paris, un homme qui a vécu presque le double de toi. C'est un hermite qui demeure sur une montagne, où il semble que manque tout ce qui est nécessaire à la conservation de la vie humaine. Il a bâti lui-même de boue les murailles de sa maison , foible défense contre le vent et la pluie. Son lit est composé de feuilles d'arbre ; une pierre lui sert de chevet ; il ne mange que des herbes et des fruits qui croissent sur la montagne ; un puits voisin lui fournit de l'eau. Après avoir voyagé dans la plupart des pays de l'Europe et de l'Asie, il s'est retiré sur cette montagne, où il mène ce genre de vie depuis quatrevingt-trois ans. Quand on lui demande comment il a pu faire pour conserver si longtemps la vie , il répond : « !^n ne se chagrinant de rien et en regardant toutes choses d'un œil d'indifférence. » Il prédit l'avenir avec un succès merveilleux. C'est une vérité qu'on a souvent remarquée, et qui le fait passer pour prophète. » (V Espion turc, page 60 du IIP volume.)

Les pamphlétaires de la Fronde , à l'imitation de ceux du règne précédent, ont souvent mis des hermites en scène ; peut-être est-ce dû à la réputation de sainteté de l'hermite du Mont Calvaire.

1933. Lettre de l'ombre de la belle Maguelonne de Naples à celle de son époux Pierre, comte de Provence. Paris, 1649, 11 pages. Rare.

C'est la réponse à la Lettre de Pierre de Provence à la reine ; mais la belle Maguelonne ne défend ici que le cardinal de Richelieu et les siens.

1934. Lettre de la cour de Parlement de Paris envoyée à la cour de Parlement de Normandie. Rouen, David duPetitval et Jean Viret, 1649, 16 pages.

Datée du 10 février. Elle a pour objet l'envoi des remontrances du 2i jaQvier 4649.

1935. Lettre de la cour de Parlement de Paris, envoyée aux baillifs, sénéchaux, maires, échevins et autres officiers de ce royaume, du 18 janvier 1649. Paris , par

136 BIBLIOGRAPHIE [lbttib]

les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649^ 4 pages.

C'est ici la lettre publiée; la lettre envoyée est imprimée en caractères italiques sur une page in-4^ et porte la signature autographe de Du Tillet. Elle est très-rare.

1 936. Lettre de la cour de Parlement de Paris, envoyëe aux parlements du royaume, du 1 8 janvier |649. Por ris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 5 pages.

Il y en a une autre édition des mêmes imprimeurs, qui diffère de celle-ci dans le titre, en ce qu'il porte : aux autres Parlements ; dans le texte, en ce qu'il est imprimé en caractères italiques ; de plus la lettre n^est pas signée.'

La rédaction et Penvoi en avaient été délibérés dans l'audience du 17 janvier.

\ 937. Lettre de la cour de Parlement de Tholose (j/c) à la reine régente sur le sujet du trouble d'Aix et de Bordeaux. Tholose^ Jean Boude, 4649, 7 pages.

n y en a une édition de Paris , jouxte la copie, etc.

1938. Lettre de la France aux vrais François sur les affaires du temps présent. Paris, Jean Brunet, 1649, 8 pages.

1939. Lettre de la France en l'agonie, présentée à Sa Majesté par messieurs de la ville de Rouen dans Pontoise pour la paix générale. Paris ^ David Beauplet, 1652, 7 pages.

1940. Lettre de la petite Nichon du Marais à M. le prince de Condé , à Saint-Grermain. (S. 1.), 1649^

Datée du 26 janvier. De l'esprit et du libertinage. Il faut y joindre la Lettre de réplique, etc. , et le Répeil-matin des curieux y etc.

LuffTRBl DES MAZARINADES. 137

1 Ml . Lettre de la prétendue madame de Mercœur , nièce de Mazarin 9 envoyée à M. de Beaufort. Paris, 1 649, 7 pages.

1942. Lettre de La Raillère, prisonniel?^en la Conciergerie, à Catelaay à 3ain^rGermain*eii-I^ye. Pijtfis , Mathieu Colombel| 1649, 8 page^.

« J'ai reçu votre dernier adieu. » On avait en effet publié V Adieu du sieur Catelan,,. au sieur de La ftaillêre; çt c'^t ici la réponse.

1943. Lettre de la reyne d'Angleterre à la reyne rér gente, en faveur de la France et pour la paix du royaume. Parisy Pierre Variquet, 1649, 8 pages.

Datée du S3 mars 1649 ; fausse et sotte.

1944. Lettre de Ja reine de Suède à monseigneur le cardinal de Retz , touchant la paix générale. Paris, 1652, 5 pages.

Datée de Stockolme {sic), le 10 avril 1652.

1945. Lettre de la reine de Suède à monseigneur le duc d'Orléans , avec les offres de cette princesse pour mettre le royaume en repos, et en chasser le Mazarin. Paris, Jacob Chevalier, 1651 , 7 pages.

Après la lettre que la reine de Suède n'a point écrite , il y a quelques mots sur l'accueil qu'ont fait aux offres de cetti» princesse le roi qui les a refusées, le duc d'Orléans et le prince de Gondé qui les ont acceptées , le coadjuteur qui n'y a répondu que par des civilités. L'auteur dit que Gondy était suspect aux princes comme ne voulant rien que la place de Mazarin. « Cette nouvelle pourpre ne sera pas plus favorable à la France que la vieille ; et pour changer de bouchon , nous ne laisserons pas de b<^e toujours de mauvais vin , comme on disoit 4e Catherine 4P Médicis abandonnant le gouvernement au roi de Pologne. »

Je n'ai point vu de lettre au roi ni au prince de Condé. On

138 BIBLIOGRAPHIE [lettib]

vient d'en trouver une au coadjuteur; mais elle est de 16jSS> aussi bien qu'une autre au prince de Contjy qui n'a pas, dans l'imprimé, d'autre titre que la suscription : A très-fiaut prince , etc. Le pamphlétaire ne parle pas de la lettre au Parlement, qui est également de i65i : Lettre latine de la reine de Suède, etc.

1 946. Lettre de la reine envoyée au cardinal Mazarin pour se retirer hors du royaume de France. (S. l.j, 4 654 , 6 pages.

On en trouve une édition intitulée : Lettre de reproche de la reine, etc.

1947. Lettre de la Seine à la Meuse sur l'ëtat présent des affaires, par le père Lemoine, de la compagnie de Jésus. Paris^ Charles Savreux, 1649, 11 pages.

Détestables vers.

1948. Lettre de la signora Foutakina à messer Julio Mazarini , touchant l'armetnent des bardaches pour donner secours à son éminence, en vers burlesques. (S. 1.), 1651, 7 pages.

Libertinage sans esprit. Je regrette d'avoir à dire que cette pièce est assez rare pour être recherchée.

1 949. Lettre de madame la duchesse d'Orléans envoyée au duc Charles, son* frère, sur le sujet de son infâme trahison. Paris, Jean du Prat, 1652, 7 pages.

Datée du 17 juin, mais non signée.

« Je ne vous tiendrai pas seulement au rang de simple bâtard. » Jugez de la pièce.

1950. Lettre de madame la duchesse de Longueville au roi. Rotterdam^ 1650, 8 pages.

Datée de Rotterdam, le 28 février.

Il y en a une édition de Paris, jouxte la copie, etc. **•

Voir la Copie d*une lettre écrite à madame la duchesse de Ijongue-^ ville.

t [lettre] des MÂZÂRINADËS. 139

1951. Lettre de madame la princesse de Condé à la reine. (S. 1.), 1650, 3 pages.

Datée de Mouron.

La princesse demande justice contre le comte de Saint-Aigtian qui a tenté de l'arrêter, et qui menace de l'assiéger.

Il y en a une autre édition également de 3 pactes, mais sans la date.

1952. Lettre de madame la princesse douairière de Condë envoyée au prince de Condé , son fils, sur les armes qu'il a prises injustement contre la France. Paris y Jean Musnier, jouxte la copie imprimée par Michel Mettayer, 1649, 7 pages.

La copie imprimée par Michel Mettayer est intitulée : Remontrance faite par madame la princesse douairière de Condé au prince de Condé, etc.

1953. Ijettre de madame la princesse douairière de Condé présentée à la reine régente. (S. 1., 1650), 3 pages.

Datée de Bourg-la-Reine, le 13 mai 1650.

1954. Lettre de madame la princesse douairière de Condé présentée à la reine régente, contenant tous les moyens dont le cardinal Mazarin s'est servi pour empêcher la paix, pour ruiner le Parlement et le peuple de Paris, pour tâcher de perdre M. le duc de Beaufort, M. le coadjuteur, M. de Brousselles (sic) et M. le président Charton par l'assassinat supposé contre la personne de M. le Prince, et pour emprisonner messieurs les princes de Condé et de Conty et M. le duc de Longueville. (S. 1.), 1650, 57 pages.

Datée de Ghilly, le i6 mai.

Guy Patin écrit à Spon, sous la date du 14 juin 1650, tome I", page 31 3 : « Le même jour (2 juin) ont été emprisonnés deux im-

140 BIBLIOGRAPHIE [lbtteb]

primeurs qui vendoient un nouveau libelle intitulé : Lente dé madame la*Princesse à la reine ^ qui est un libelle de quinze cahiers^ une demi-feuille , entièrement contre le Mazarin. » Malgré l'inexactitude du titre, il est certain que dans ce fragment il s'agit de la lettre qui fait le sujet de cet article.

Yillefore croit que la princesse douairière composa cette lettre elle-même : « Elle fit , dit-il ( Véritable vie de laduchesse de Lon» gueville , p. 141, du 1*' vol. ); elle fit, pendant les deux ou trois jours qu'on lui laissa passer à Chilly» une longue lettre poiir,)a reine, dans laquelle on voit un ample détail de ses malheur^.^ des persécutions qu^elle a souffertes. Cette lettre, qui est éloquente et pathétique > mérite que l'on en rapporte quelques endroits. » Et, en effet, il en cite trois ou quatre passages assez remarquables.

On peut croire que la princesse n'a ni écrit ni dicté la lettre ; mais on ne peut pas douter qu'elle n'en .ait fou^ Jles matériaux. Aussi est-ce une des pièces les plus intéressianies et les plus cu^ rieuses. Elle contient des anecdotes qu'on cherdberait ii^utitenieiit ailleurs;' par exemple, Bragelogne, enseigne des gardes du corps, essaya de briser le cercueil de mademoiselle de Dunois, morte de* puis peu, et exposée dans la chapelle de ChaQfiUy pour être -transportée aux Carmélites de Paris.

Mazarin autorisait les galères du roi à exercer la piraterie dans la Méditerranée. Il faut bien qu'elles vivent, disait-il.

La Lettre a paru presque en même temps sous le titre de : Jpur^ nal de la lettre de la princesse douairière de Condé, etc.

1955. Lettre de madame la princesse douairière de Condé présentée à Son Altesse Royale. (S. 1., 1650),

3 pages.

Datée de Bourg-la-Reine, le 13 mai 1650.

1956. Lettre de madame la Princesse écrite à MM. les maire et jurats de Bordeaux sur la liberté de messieurs les princes. Bordeaux j J. M. Millanges , 1651,

4 pages.

Datée de Mouron, le 17 février.

[i.BTTaE] DES MAZARTNÂDES. 141

1967. Lettre de madame la Princesse écrite mi' roi. (S. 1.), 1650, 8 pages. Rare.

Datée de Bbi^èàux', lé 2 août, et signée Claire Glétnence de Maillé.

Il en existe une autre édition ainsi intitulée :

4 958. Lettre de inadàme la Princesse écrite au roi, à son arrivée, ptoche de Bordeaux. Jouxte la copie imprimée à Bordeaux y 1650, 8 pages.

1 959. Lettre de mademoiselle d'Orléans , étant à Poîssy, envoyée à la reine, à Saint-Germain, pour le bien^ peuple. Paris j Robert Feugé, 1 649^ 8 pages.

Signé Anne de Bobrbco». . .

Naudé la cite parmi les lettres fausses et supposées (Mascurat,

page i5).

i960. Lettre de Mademoiselle écrite à Son Altesse Royale. Paris, Claude Le Roy, 1652, 7 pages.

Datée d'Orléans , le 2 avril, et signée Marie d'Orléans.

1 961 . Lettre de mademoiselle la Paix à madame la Guerre, avec la réponse. Paris ^ veuve Théod. Pépingué et Est. Maucroy, 1 649, 8 p^es.

Si elle était phis cotamune, on n'en dirait rien.

1962. Lettre de messieurs de la cour du Parleratefit de Bordeaux, pour réponse à la lettre de messiieul» «l^rla cour du Parlement de Paris, concernant lès arrêts donûés contré lé^ic^rdinàl MàzarihVet'pour'la libéi^é de messieurs les prih'éès. Pàrià, Nie. Bessîn, 1651, 4 pages.

Datée du 45 février.

1 963. Lettre' de^ nléiiietirfe de la nobleisise adressée' à me8sienr*'d*cl€Ji*gé pour la convoicàltîbtt' des états gé-

144 BIBUOGRAPHIE [tmiB}

Véritable pie de madame de Longaeville , p. 170 du If* yol., mais sans nom de lieu. Aubery qui donne l'adresse et la tmiscripdon de la lettre ^ p. 173 de son in*> voludie, a écrit CorhouiUe au lieu de Cudbouille.

Lenet dit que la lettre qu'il date à son tour de CorbeOle {sic)^ était tout entière de la maôi du prince de Gondé. {Mém.^^. 4S8, coll. Michaud.)

1'972. Lettre de messieurs les vicomte majeur et' ^<iievihs de la ville de Dijoii: à messieurs les prëvdt des màrchàiids et échevins de la ville de Paris. (S. 1.^ 1652), 4 pages. Rare.

Datée du 28 juillet \ 652, et signée Thibert, séitïrétaii^.

Les magistrats de Dijon demandent qu'on fesse jostîtfé dé là Jte»» lotion péritable, contenant la sortie par fotee du duc d'Épètfiofi, etc. , qij'ils déclarent fausse et calomniefàse. Us protestent de leur lidfé^ lité; et ils en donnent pour preuve que leur parlement a fait éxècuter à mort un homme — « convaincu d'avoir insolemment .et faussetnetit parlé contre l'honneur de la reine et la personne sih crée du roi. »•

1 973. Lettre de M. Brun , ambassadeur poiur Sa; Majesté Catholique en Hollaiide^ eiKvoyée à messieurs du ParlemeQt de Pari^ sur Tinaocence de messieurs les princes contre les fourberies et calomnies de Mazarin. La Haye y 1650, 24 pages.

M. Brun était procureur général au parlement de Dôle, et troisième!) plétiipotentiaire pour le roji 4^E!qiagiie à Taiâsanblèe'i^

Voici ce qu'en dit M. Ogiery.prédicateiy: à la s^uite dcg ambassadeurs de France, dans une lettre qu'il écrivait de Munster ^ Claude Joly, sous la date du 16 janvier 1648 : « Chacim voulant renverser sur son adversaire le blâm^ d'avoit q«ittiila.pll|:\lîc l^^p^repier, nous, somones en danger de 40meQrer ici Jusqu'il f$mt qi«^ ijlous ayons lassé la patience des docteurs Brua et Wolmar : ce ,qiH i^e^ pas une petite entreprise. Ces messieurs là sont sans doute jbcj daps ime condition beaucoup meilleure qu'ih ne sauraient être ailleurs ;

[ixms] DES MAZARINADES. 145 .

et pas un d'eux ne trouveroit chez soi dix ou douze mille francs d'appointements^ qui accommodent fort une fortune médiocre. Pas un d'eux ne se trouvera surintendant des finances à son retour, ni aura prétention sur les sceaux ; en un mot, c'est ici la plus favorable station où ils se puissent jamais trouver, et le plus haut point de toutes les dignités où ils peirfènt jamais prétendre. » {Voya^fait à Munster^ p. 328.)

\ 974. Lettre de M. d'Auremesnil, chef de la noblesse de Caux en Normandie, envoyée à monseigneur le duc de Longueville, sur le sujei): de la descente de six mille hommes aux ports de Dieppe, Saint-Valery et le Havre, conduits par le sieur de Tibenhesnil^ gouverneur pour les États de Hollande, avec le nombre de notre armée en Normandie. Paris ^ veuve d'Anthoine Coulon (s. d.), 7 pages.

Datée d'Auremesnil en Caux, le Si mars 1649, et signée F. de Pardieu d'Auremesnil.

Curieuse et rare.

Voici tout ce que je me souviens d'avoir rencontré sur le sujet de la Lettre, Ce sont des vers de Loret :

« Un colonel nommé La Miche , Grand mangeur de soupe et de miche , Fléau des paysans et hourgeois , Et, pour tout dire , un vrai Liégeois , Avoit sourdement en Hollande, £t même aussi dans la Zélande, Levé sept ou huit régipients D'assez dangereux garnements, Pour dans les gauloises provinces Guerroyer en ifayeur des princes. »

Muse historique, liv. III , p. 2.

1975. Lettre de M. de Balzac à monseigneur le duc de Beaufort, du 21 janvier ibU9. Paris, Claude Huot, 1649, 7 pages.

Voir la Harangue célèbre faite à la reine sur sa régence. B. n iO

146 BIBLIOGRAPHIE [lettre]

1976. Lettre de M. le cardinal de Retz, archevêque de Paris, à messieurs les cardinaux , archevêques, ëvêques et autres députés de rassemblée générale du clergé de France. (S. 1. n. d.), 18 pages.

Datée de Rome , le 8 mai i 656.

On lit dans le libelle publié en Hollande par Larroque sous le titre de : les Véritables motifs de la conversion de l'abbé de la Trappe^ etc., p. 19 : « L'abbé de Rancé à qui on avoit remarqué de tout temps de beaux dons pour la satyre , estoit cdui que son parti (du cardinal de Retz) employoit d'ordinaire pour parler ou pour écrire. De tout ce qu'il a dit pendant longtemps^ rien n'a esté si contraire à sa fortune qu'une lettre circulaire qu'il composa, sous le nom da cardinal de Retz , à tous les évesques de France, dans laquelle il attaquoit non-seulement le cardinal Mazarin , mais le roy mesme , dont il blasmoit la conduite. »

Quoique Larroque n'ait pas donné la date de cette lettre, il est probable qu'il a voulu parler de celle dont le titre précède ; car c'est à la fin de l'assemblée du clergé de 1655-57 que l'abbé de Rancé, averti qu'il était suspect au cardinal Mazarin, prit le parti de se dérober par la fuite aux conséquences d'un mécontentement qui, au dire de ses amis, ne se cachait plus. Or, de toutes les lettres de 1656, celle-ci est la seule qu'il ait pu écrire.

Rancé a toujours nié qu'il en fût l'auteur. Cependant il est permis de croire qu'elle devint par le fait une occasion indirecte de sa conversion.

1977. Lettre de M. le cardinal de Retz, archevêque de Paris , à messieurs les cardinaux , archevêques , évêques et autres députés de l'assemblée générale du clergé de France. (S. 1. n. d.)^ 4 pages.

Datée du lieu de ma retraite y le 15 septembre 1656.

1978. Lettre de M. le cardinal de Retz, archevêque de Paris, à messieurs les cardinaux, archevêques, évêques et autres députés de l'assemblée générale du clei^é de France. (S. 1. n. d.), 3 pages.

Datée du lieu de ma retraite ^ le 12 octobre 1656.

[lettee] des MAZARINADES. 147

1979. I-iettre de M. le cardinal de Retz, archevêque de Paris, à messieurs les cardinaux, archevêques, évêques et autres députés de rassemblée générale du clergé de France. (S. 1. n. d.), 2 pages.

Du 31 octobre 1656.

1980. Lettre de M. le cardinal de Retz, archevêque de Paris, à messieurs les cardinaux, archevêques, évêques et autres députés de l'assemblée générale du clergé de France (S. 1. n. d.), 8 pages.

Datée de ma retraite , le 28 mars 1657.

Guy Patin la signale dans sa lettre du 19 juin, à Spon, p. 283 du IP vol.

1981 . Lettre de M. le cardinal de Retz, archevêque de Paris, au pape. (S. 1. n. d.), 4 pages.

Datée du 1 8 octobre 1656.

L'original latin a été publié en une feuille in-4''y sans titre, sans nom de lieu et sans date.

Guy Patin en fait mention dans sa lettre du 19 juin 1657, à Spon, p. 283 du IP vol. La traduction française a été reproduite dans les Mémoires du cardinal de Retz, p. 577, coll. Michaud^ mais sans date.

1 982. Lettre de M. le cardinal de Retz, archevêque de Paris, au roi. (S. 1. n. d.), 2 pages.

Datée du lieu de ma retraite, le 22 septembre 1656. Elle est dans les Mémoires du cardinal de Retz, p. 577, coll. Michaud.

1 983. Lettre de M. le cardinal de Retz, archevêque de Paris, au roi. (S. 1. n. d.), 8 pages.

Datée du Plessis, le 31 octobre 1656.

1984. Lettre delVl. le cardinal de Retz, archevêque de Paris, au roi. (S. 1. n. d.), 7 pages.

Datée du lieu de ma retraite, le 9 avril 1657.

On trouve , à la suite et sous la môme date , une lettre du car-

148 BIBUOGRAPHIE [lettre]

dinal à la reine. Les éditeurs des Mémoires du cardinal de Rete, coll. Michaud, les ont reproduites textuellement, p. 580 et suiv.

1985. Lettre de M. le cardinal Ma2arin à M. le prévôt des marchands. (S. 1. n. d.), 7 pages non chiffrées.

Datée de Bouillon, le 23 décembre i65i.

Il faut y joindre la pièce qui suit :

1986. Lettre de M. le cardinal Mazarin au roi. (SI 1. n. d.), 27 pages.

Datée aussi de Bouillon, le 23 décembre 165i , mais non signée.

On lit ensuite une lettre du cardinal à la reine.

Ces trois lettres réunies ne sont pas communes.

Si nous en croyons l'auteur des Observations sur quelques lettres écrites au cardinal Mazarin et par le cardinal Mazarin, elles sont sorties « de l'imprimerie baveuse de Sedan. »

1 987. Lettre (la) de M. le comte d'Harcourt à messieurs de Bordeaux, tant du Parlement que de l'Hôtel de Ville 9 pour les attirer au parti de Mazarin, avec leur réponse portant refus de ses propositions. Paris , Alexandre Lesselin, 1652, 4 pages.

Datée de Podensac, le %1 avril , et signée le comte d'Harcourt, Elle ne me parsut pas d'une authenticité bien établie.

1 988. Lettre de M. le comte d'Harcourt envoyée à la reine contre les fausses opinions de sa retraite. Paris, Antoine Périer, 1 652, 8 pages.

Datée de Taillebourg^ le 18 mai, et signée Henry de Lorraine.

1989. Lettre de M. le duc d'Épernon , écrite à la cour de Parlement de Bordeaux, du 31 mars 1 649, avec la Réponse du Parlement^ du 2 avril 1649. Bordeaux , Guillaume Millange, 1649, 12 pages; les deux dernières chiffrées , par erreur, 6 et 8.

Il y en a une édition de Paris jouxte la copie ^ etc. Fonteneil l'a donnée dans son Histoire des mouvements de Bordeaux,

[lettre] des MAZARINâDëS. 149

1990. Lettre de M* le maréchal deTurennes (sic) à la reine. Paris, 1650, 8 pages.

II y en a une meilleure édition, s. 1. n. d. : Lettre de monsieur le maréchal de Turenne envoyée à la reine y etc.

1 991 . Lettre de M. Scarron envoyée au cardinal Mazarin, à Saint-Germain-en-Laye , en vers burlesques. Paris j Simon Champion, 1652, 16 pages.

Contrefaçon de la Lettre à M. le cardinal, burlesque.

1992. Lettre de M. Thevenin à monseigneur le duc d'Épernon, pair et colonel de France {sic), touchant tout ce qui se passe dans Paris contre lui. (S. 1. n. d.), 8 pages.

Datée de Paris, le mercredi 1*' septembre 1649, à trois heures du matin«

M. Thevenin était chargé des affaires du duc d'Epemon à Paris. Il pourrait avoir écrit cette lettre. L'a-t-il écrite ?

Quoiqu'il en soit, elle est assez curieuse et très-rare.

1 993. Lettre de monseigneur de Conty à son frère, monseigneur de Condé, sur la pacification des affaires de la Guyenne, et son acheminement vers Étampes. De Galoche, le 27 mai 1652. Paris, 1652, 6 pages.

Rare , mais fausse.

1994. Lettre de monseigneur Téminentissime cardinal de Retz, archevesque de Paris, à messieurs les archevesques et évesques de Téglise de France. (S. 1. n. d.),

Datée du i4 décembre 1654.

Elle a été brûlée par la main du bourreau, en exécution d'une sentence du Châtclet de Paris , rendue le 29 janvier 1655 , et non le 25, comme le disent MM. ChampoUion ,. qui l'ont publiée textuel-

150 BIBLIOGRAPHIE [LEmE]

lement dans les Mémoires du cardinal de Retz , p. 526 > coll. 1&chaud. Il existe une copie manuscrite de la sentence dans le 199* volume des Mazarinades de la bibliothèque de l'Arsenal.

Lyonne pensait que la Lettre avait pu être imprimée en Balie. MM. Ghampollîon ont cru pouvoir af&ner d'après le papier, les caractères, la dimension de la justification et la forme des alinéa, qu'elle est d'impression espagnole ; mais l'aspect de l'imprimé n'a , ce semble, rien d'étrange; surtout les alinéa ne sortent pas en marge à gauche. Le cardinal de Retz était alors à Rome , d'oà il écrivait , le même jour, des lettres au roi et à la reine. Il dit d'ailleurs formellement dans la Lettre circulaire du 24 avril 16M que celle de ses lettres qui a été brûlée par la main du bourreau , a été écrite et imprimée dans Rome.

MM. Ghampollion se sont encore trompés quand ils cmt mis en tête de la Lettre : Rome, le 14 décembre 1654. La date de Rome n'est pas sur les imprimés.

C'est à cette Lettre que répondent les Avis sincères d'un évesque pieux et désintéressé ^ etc.

1995. Lettre de monseigneur réminentissime cardinal de Retz j archevêque de Paris j à monsieur le duc de Retz, le père. (S. 1. n. d.), 4 pages.

Ni datée ni signée.

1996. Lettre de monseigneur Téminentissime cardinal de Retz, archevêque de Paris, écrite à messieurs les curés de Paris. (S. 1. n. d.), 3 pages.

Même date que la suivante.

1997. Lettre de monseigneur réminentissime cardinal de Retz, archevêque de Paris , écrite à messieurs les doyen, chanoine et chapitre de Téglise de Paris. (S. 1. n. d.), 3 pages.

« Proche Beaupreau, ce 8 août 1654. »

Elle est dans les Mémoires du cardinal de Retz, note de la page 444 , coll. Michaud.

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