États du Danube et des Balkans
Deuxième partie, tome ^^ Haute-Hongrie. — Suisse hongroise et région des Tatras. — Galicie. — Bukowine. — Roumanie. Paris, Hachette et O^ (impr. Lahure, à Paris), 1893, în-12 à 2 col. de 2 ff., L, i p. non chiflF., 264 et xxxviii pp. Cartes et plans.
Rédigé par Léon Rousset.
Collection des Guides Joanne.
Roumanie, pp. 122-264.
(Avec un vocabulaire des mots usuels en français, allemand, serbe, roumain et magyar.)
551. — Histoire générale du iv« siècle à nos jours. Ouvrage publié sous la direction de MM. Ernest Lavisse, membre de TAcadémie française, professeur à la Faculté des lettres de Paris, et Alfred Rambaud^ professeur d'histoire moderne et contemporaine à la Faculté des lettres de Paris,
Paris, Armand Colin et C'« (impr. Paul Brodard, à Coulommiers), 1893 et ann. suiv., gr. in-8®.
En cours de publication. L'ouvrage formera environ 12 volumes.
La rédaction de V Histoire des Roumains a été confiée à M. Xénopol. — Voyez tome III, pp. 869 et suiv., etc., etc.
Une Histoire des Roumains (en 2 volumes in-8"), écrite en français par M. Xénopol est sous presse au moment où s'imprime la présente Bibltogracie.
DU
XIX^ SIÈCLE
ŒUVRES FRANÇAISES D'AUTEURS ROUMAINS (IMPRIMÉES OU PUBLIÉES EN FRANCE.)
Nous avons indiqué» dans la première partie de notre travail (voyez ci-dessus pp. 2, 5, 6, 9), les principales œuvres écrites en français par des Roumains, et publiées en France antérieurement à Tannée 1800,
Nous croyons devoir les rappeler très rapidement ici :
a) Brief et vray récit de la prinse de Thérouane et Hedin (par le despote Jacques Héraclide).
La première édition de la traduction française (car l'ouvrage a été écrit en latin) est de 1558 (Chrislofle Plant in, Anvers y in-8®) ; il en a été fait une réimpression à Paris, en 1874 (voyez ci-dessous).
h) Enchiridion sive Stella orientalis occident al i splendens, etc., etc.
Traité latin de Nicolas Milesco (plus connu en Russie sous le nom de Spatar) inséré dans le lome I**" de la Perpétuité de la foy de l'Église calbolique, etc., (par Antoine Arnauld et Pierre Nicole). Paris, Savreux, 1669, 3 vol. in-4<* (voyez ci -dessus notre n° X, p. 5).
c) Recueil des conversations de Spatarus sur le voyage et le commerce de la Chine (dans la Relation curieuse et nouvelle de Moscovie [par de La Neuville]) Paris, Aubouynct Clouiitr^ i698,in-i2; (voyez ci-dessus notre n° XII, p 6).
d) Histoire deVimpire ottoman où se voient les causes de son agrandissement et de sa décadence. Par S. A. S. Démétrius Canlimir. Traduite en français par M. de Joncquii'reSy etc. Paris, Huarty 1745, 2 tomes in-4* (voyez ci-dessus notre n« XVIII, p. 9).
e) Satyres du prince Cantemir. Traduite$ du russe en français, etc. Londres, /. Nourse, 1749 et 1750, in-8** (voyez d-dessus notre n** XIX, p. 9).
f) Briefet vray récit de la prinse de Therouane et Hedin, avec la bataille faite à.Renty, ij^)-ijj4, par Jacques Basilic Marchet, seigneur de Samos. En latin et en français, suivant les éditions imprimées à Anvers, i^JS' In-8** de 4 ff., 124 pp. et I f. — Réimpression exécutée par /. Claye pour L. Techentr, à Paris, et dédiée à la Société des Antiquaires de la Morinie par Félix Le Sergeant de Monnecove, avec une notice par le môme, et une réimpression de la préface de M. Alvin, dont il sera question ci-dessous.
L'ouvrage a été écrit en latin.
La première traduction française est de 1555 {Anvers, Christofle Plantin), in-8* de 16 ff. non chiff,, avec privilège. (Bibl. N** Oi, 67. Réserve.)
Avec une épître « au très-puissant roy Philippe, roy d'Angleterre, de » France et de Naples, défenseur de la foy, prince d'Espagne, etc.. » On lit sur le frontispice : Pur Jaques Basilic Marchet, signeur (sic) de Samos (au lieu de : par Jacques Basilic, marquis, seigneur, etc.).
« Le fait seul, dit M. Emile Picot (Chronique d'Urechi, p. 597), que le mot » marcfjetus a été pris pour un nom propre prouve que le Despote ne prit » aucune part à cette traduction. »
L'auteur de ce Récit est en effet Jacques Basilic, ou Héraclide, dit le Despote, prince de Moldavie sous le nom de Jean /•'. Le Despote avait combattu en 1553 et en 1554 contre la France et avait pris part à la destruction de Therouane et à la bataille de Renti. H a écrit la relation de ces deux campagnes en latin et sous le titre suivant :
De Morini quod Terouanâ vocant et Hedini expugnatione déq. prœlio apud Rentiacum et omnibus ad hune usque diem vario eventu intcr Casarianos et Gallos gestis brevis et vera narratio. Jacobo Basilico, Marcheto, Despota Sami auihore. Antverpia, apudjoannem Bellerum,sub insigni Falconis. MDLV,in-8' de 16 ff. non chiff. (Bibl. royale de Bruxelles.)
Le privilège est daté du 28 février 1 555. La première traduction française est de la même année (^Anvers, Plantin, in-S*» ; voyez d-dessus).
Réimprimé en 1872, à Bruxelles, et publié avec une introduction par M. L. Alvin, conservateur en chef de la Bibliothèque royale de Belgique : Fr-J. Olivier, libraire de la Société des Bibliophiles de Belgique, (impr. de Toint-Scohier), in-8® de xxviii et 67 pp., plus 3 ff. et 3 cartes.
Dès 1865, M. Hajdeu avait reproduit l'ouvrage du Despote dans son Archiva istorica {Bucarest, t. II, p. 70). La traduction roumaine (de M. Pierre Rascano) a été revue par M. Hajdeu.
Voyez dans le même recueil (t. I, p. 1 3 5) la généalogie de la famille des Héraclides, extraite du rarissime volume intitulé : Vita Jacobi Despota, Moldavorum reguli, etc. (par Sommer). Witteherga, 1587, in-4^ — Cf. Picot, Ojrotiique d'Urechi, pp. 392-405.
La Vie du despote, par Sommer, a été réimprimée en 1889, par M. Legrand. Voyez ci-dessus le n'' 5^2. (Deux Vies de Jacques Basilicos, seigneur de Samos, marquis de Paros, etc., etc.)
552. — Les idées de la Révolution et les affaires d'Orient ou double
tendance de la civilisation européenne. Par M. Anagnosti (i). Paris, 1841, in-S**.
Voyez ci-dessus le n° 41 1.
Nous avons eu roccasion de citer sous notre n® 56 le Dictionnaire français, arabe, persan et turc, publié à Moscou par le prince Alexandre Handjéry, ex-hospodar de Moldavie (1840 et ann. sutv., 3 vol. in-4*'). Cet ouvrage n'ayant point été édité en France, nous n'en parlerons avec quelques détails que dans notre tome II.
553. — Poésie roumane. Les Doïnas, poésies moldaves de V. Alecsandri, traduites par J.-E. Voïnesco. Paris, 1853, in-3a, et Paris et Genève, 1854, in- 12.
Voyez ci-dessus le n** 73.
554. — Ballades et chants populaires de la Roumanie (Principautés danubiennes), recueillis et traduits par V. Âlecsandri, avec une introduction par M. A. Ubîcini. Paris, Dentu, 1855, in-i8.
Voyez ci-dessus le n* 88.
555. — Les monastères dans l'Église orientale. Par Madame la comtesse Dora d'Istria. Paris et Genève, 1855, in-12 de 468 pp. (Quérard, Les Supercheries littéraires dévoilées, éd. Daffis, l,
Quérard ajoute que cet ouvrage a reparu, revu et augmenté sous le titre de :
La Vie monastique dans V Eglise orientale. Genève, iS^6, in-12.
Voyez ci-dessus le n*» 438 et notre tome II.
La plupart des ouvrages de Madame la comtesse Dora d'Istria (princesse Koltzofi-Massalsky, née Hélène Ghika) ont paru en Suisse fà Genève, chez Cherbuliei, ou à Zurich, chez Meyer et Zeller) ; d'autres ont été édités par la
(i) Nous croyooa inutUe de reproduire, dans cette partie de notre travail^ les titres des brochures ou des ouvrages sttr la Roumanie, publiés en français, par dês Roumains, et imprimés ou édités en France jusqu'à la fin de 1894. Ces plaquettes et volumes ont été, en effet, décrits dans notre chapitre II (pp. ai et suiv.); il sera aisé de s'y re* porter, à Taide du double Index alphabétique des noms d'auteurs et d'ouvrages, placé & la fin de notre tome Il.On ne trouvera donc, d'une façon générale, dans ce chapitre IV, que les œuvres françaises d'auteurs roumains, imprimées ou publiées en France, et traitant d'autres sujets que de ceux qui se rapportent plus spécialement à la Roumanie et aux pays roumains.
- iSo-
maison Lacroix, de Bruxelles. Nous les décrirons en détail dans notre deuxième volume; nous nous bornons à les signaler ici, dans leur ordre chronologique.
Pour les articles de M™* Dora d'Istria publiés dans les re\'ues, voyez également, dans notre tome II, la division : Extraits des principaux périodiques FRANÇAIS.
Sur M"® la comtesse Dora d'Istria, voyez le volume intitulé : Profils ccmtemporains. La comtesse Dora d'Istria, etc., par Armand Pommier. Bruxelles^ Gcrtsmann, ou Paris, Lècrivain et Toubon, 1863, in-8®. Portrait.
Voyez ci-dessus le n** 182.
556. — Cinq années de voyage en Orient, 1846- 1851. Par Israël- Joseph Benjamin II, voyageur et auteur, demeurant à Faltischan (Falticheni), Moldavie. Paris, Michel Lévy frères (impr. de Cerf, à Paris), 1856, in-8° de xxviii et 240 pp. (Bibl. N^« O*. 198.)
Voici la notice que M. Monnier a consacrée à Benjamin, dans le tome VI de la Grande Encyclopédie, p. 189 :
« Benjamin (Israël- Joseph), voyageur moldave, d'origine juive, né au » commencement de ce siècle et célèbre par ses longues pérégrinations » dans tout TOrient. Parti en 1845 pour visiter l'Asie et TAfrique, il par- » courut Successivement la Palestine, la Perse, l'Afghanistan, la Chine, » l'Egypte, les régences de Tripoli et de Tunis, l'Algérie et le Maroc. Il se » fit partout remarquer par son intrépidité et par son ardeur pour les ex- » plorations. Il était versé d'une façon remarquable dans la connaissance » des langues étrangères, et possédait en particulier le français, l'allemand, » l'arabe et l'hébreu. Il a publié dans différents idiomes le récit de ses nom- » breux voyages et le résultat de ses judicieuses observations. Son ouvrage » le plus connu et le plus important est : Huit ans de voyage en Asie et en » Afrique. Hanovre, 1858. »
557. — Diplomatie et nationalité, par G. Ganesco. Paris, Librairie nouvelle, 1856, in-80. ^
Voyez ci-dessus le n*» 11 1.
558.— La Suisse allemande et l'ascension du Mœnch. Par Madame la comtesse Dora d'Istria. Genève et Paris, Cher butiez. 1856, ^vo\.m'i2,(Catalogue général de la librairie française, d'Otto Lorenz, t. II, p. 137.)
Quérard, dans ses Supercheries littéraires dévoilées (éd. Daffis), ne donne à cet ouvrage que deux volumes (1, 977).
La Suisse allemande a été traduite en allemand {Zurich, 1857-1858, 3 vol. in-8'*) et en anglais.
Voyez notre tome II.
559- ~ César Bolliac. Poésies traduites du roumain en prose et en vers français. Pam, imprimerie de PommereieiMoreaUfiS^'j,
Voyez ci-dessus le n° 135.
560. — Œuvres posthumes, religieuses, historiques, philosophiques et littéraires d'Alexandre de Stourdza. Paris, Dentu (de Pimpr, de Pommeret et Moreau, à Paris), 1858- 1861. 5 vol. in-8o (Bibl. N'<^ Z. 61232-30.)
Publiées par les soins de la fille de M. Stourdza, M"® la princesse Gagarine.
Alexandre Stourdza était d'origine roumaine. Né à Jassy, en 1788, et fils de Scarlat Stourdza, qui alla prendre du service en Russie après la paix de 1792, il consacra sa plume et son talent d'écrivain aux intérêts du gouvernement russe, dont il fiit longtemps fonctionnaire (conseiller d'Etat, conseiller intime, etc.).
Ses écrits sont nombreux ; nous croyons inutile d'en faire l'énumération, car ils ne sont pas relatifs à son pays d'origine, et, d'autre part, Alexandre Stourdza avait cessé de bonne heure d'être Roumain.
561. — Vie (la) monastique dans TÉglise orientale. Par Madame la comtesse Dora d^Istria. Deuxième édition refondue et très augmentée. Genève, Cherbuliez, 1858, in- 12.
Voyez ci-dessus les n®* 438 et 555.
562. — Les femmes en Orient. Par Madame la comtesse Dora d'Istria. Zurich, Meyer et Zeller, 1859- 1860, 2 vol. in-8*». Portrait. (Bibl. NJ« O^ 487.)