ROUGET
nous allons en citer un certain nombre : « Les Pommes sont bonnes à l'Eau Rose et force sucre. >> — « Après la Poire faut boire, d — <• Les Poires de fil d'or ou de bon chrétien sont meilleures que les Pommes Turc. » — " Les Prunes de Damas sont bonnes à manger pour ceux qui les aiment. »
— «Oublie sucrée, Bugnets cornus, Gauffre frétillante. — Quoiqu'elle ressemble à une fenêtre, elle n'éclaire pourtant pas le Vente (sic), ni l'Estomach. »
« Œufs frais, poisson roti et Harangs salés, sont pour le Carême et autres jours de l'année, soit maigres ou gras, et, selon l'apétit ou le bon marché. » — « Cailles et perdrix ouvrent l'apétit. Les Priants mangent bien les maigres, â faute de grives (quand ils en ont, s'entend) et même sans orange. » — « Bouilli pour abattre la grosse faim ; avec le Roti pour les Festins. » — « Le Chapon boulli est bon pour ceux qui n'ont point de Dents en gueulle. »
— « Le Jambon de Pourceau bien mayencé, est bon a manger non pas sans boire. » (Voir le fac-similé qiie nous donnons de la page 15 .)
— « Le Pâté de Venaison et des Craquelins ne sont pas pour les enfans mutins. » — « La Venaison est meilleure en Paté qu'en toutes autres sortes de sausse, lorsqu'elle est bien assaisonnée et rrosée (sic) de vin. L'on en est dégoûté lorsque la Barbe lui vient. » — " Les moyeux confits, Cotignats, dragées, figues, raisins, marons, etc., ont plus d'agrémens que l'entrée de Table, après quoi faut desservir, afin de se récréer, soit à Jeux honêtes, à la Promenade, ou a la Dance qui suit (come on dit) la Pance. »
Nous pourrions citer encore beaucoup de phrases analogues qui prouvent de reste que nos ancêtres étaient infiniment plus gourmands que nous. A chaque page, on trouve une ou plusieurs vignettes sur bois représentant des <t choses qui se mangent », notamment à la page 25 où l'on voit un paté dans un écusson, avec cette devise inscrite sur une banderole : Ingenii Largiior Venter.
Dans l'exemplaire de l'Arsenal est relié, à la suite de Roti-Cochon, un petit livret de la même époque, imprimé par le même libraire et dont voici le titre :
— Civilité puérile et morale. Pour instruire les Enfans, à se bien comporter, tant envers Dieu, que le Prochain; par des Figures exemplaires sur plusieurs défauts et accidens qui leurs arrivent. Très-utile pour porter a l'Ecole, afin d'y aprendre à bien vivre et lire, soit en latin ou en François. A Dijon, che^
ROULHAC DE CLUSAUD.
C. Michard, Imp'^ et Marchand Libraire a St Jean-VEvangeliste , pet. in-8 de 36 pages, fig. sur bois.
L'avertissement est le même que dans Roti- Cochon, l'oraison également.
Comme dans l'ouvrage précédent, un grand nombre d'exemples sont empruntés à la gourmandise ; citons-en quelques-uns :
« Il faut aporter des Plats et assiettes sur Table quand on voit quil en faut et sans se le faire commander. »
« Prier Dieu nous devons En le remerciant A l'heure que dînons Comme aussi en soûpant . »
« Il faut tourner la Broche et faire bouillir le Pot, quand la Mère le commande, ou que l'on voit quil est nécessaire, et ne point être Chaton, Gourmand, Yvrogne ny Paresseux, a
La gravure sur bois qui se trouve à la page où est cité ce précepte, est la même que celle du Roti-Cochon page 14, au-dessus de laquelle on lit : Cuisine garnie. Sur la dernière page, après le mot « fin » on lit : « Le Roticochon, ou Méthode facile pour aprendre les Enfans se vend aussi séparément si l'on le veut. »
On trouvera, sur le livre que nous venons de décrire, un article fort intéressant de M. Edouard Garnier, avec des fac-similé, dans le Magasin pittoresque du 50 juin 1888 pages 203 et suivantes.
ROUGET. — Hygiène alimentaire, ou l'art de vivre en bonne santé. Traité des aliments : leurs qualités, leurs effets et le choi.K qu'il convient d'en faire selon l'âge, le tempérament, la profession, la saison et l'état de convalescence par le Docteur F. Rouget. 142 édition revue et augmentée. Marseille, Seren, 1876, in-8 de 198 pp. (2 fr.)
Avait paru en 1862, Toulouse, Bompard, sous ce titre :
— Dictionnaire d'hygiène alimentaire.
Traité des aliments
ROULHAC DE CLUSAUD. — Traduction en vers français du Pradium rusticuw, poème du P. Vanière, par Roulhac de Clusaud, ouvrage couronné par l'Académie des sciences et belleslettres de Montauban. Limoges, 1779, in-8. (2 fr.)