RESTAURATION INTÉRIEURE
L'église avait été construite avec un caractère provisoire. En 1868, profitant de la désaffectation des remparts et leur transformation en boulevard, le curé de Saint- Augustin sollicita de l'Administration préfectorale l'abandon d'un emplacement en bordure de la voie nouvelle, pour y édifier une église. On ne tint aucun compte de cette requête ; mais, un peu plus tard, on offrit à la Fabrique l'emplacement de la place Tabareau, proposition que le curé déclina à son tour. Contrainte de renoncer à Pérection d'une église définitive^ la Fabrique s'en tint à un aménagement intérieur plus confortable. En 1874, sans le secours d'architecte et apparemment sous la seule direction de Sarsay, dessinateur, l'un des fabriciens, une double arcature, faite de matériaux légers, supportant un simulacre de voussures, vint donner à la très modeste demeure une apparence d'église. La décoration en fut sommaire et fort médiocre : ornementation peinte sur les dessins de Sarsay; verrières de marquetteries coloriées, celles de l'abside représentant les figures du Christ, de la Vierge et de saint Augustin; celles des collatéraux, les emblèmes eucharistiques d'une part, des images symboliques empruntées aux litanies de la Vierge, de l'autre; et ce fut tout.
469. Il Intérieur de Saint-Augustin || (Martin, Histoire des Eglises et Chapelles de Lyon, Lyon, 1909, II, 405).
<•« SAINT-AUGUSTIN (église nouvelle) ^
RUE DENFERT-ROCHEREAU, I 1 his 1 9 1 G- 1 9 I 2
Architecte : A. Chomel.
MONOGRAPHIE : A. Chomel, l'EgUse dc Saint-Augustin, à Lyon (la Construction lyonnaise, 191 2, p. 233, 246 et 258).
En 19 10, la modeste église Saint-Augustin était dans un tel état de vétusté, qu'une restauration générale ou une reconstruction paraissait inévitable. On opta pour la deuxième, et, au moyen de crédits d'ailleurs fort limités, on commença, en 191 o, le gros œuvre de l'édifice : la première pierre fut posée le 28 août, par Mgr Déchelette.
Le caractère très particulier de l'église Saint-Augustin, impitoyablement imposé par la modicité des ressources de l'œuvre, est dans la nature des matériaux qui sont entrés dans sa construction : le béton de scories de mâchefer malaxé à la chaux lourde ; on en a mis partout, jusque dans les grands arcs qui soutiennent la lanterne ; près de 6.000 mètres cubes, dit l'architecte. Conduite avec beaucoup de goût, sur une conception bien personnelle et du bon style, la construction ne se ressent nullement aujourd'hui de cette sorte de vice initial, et l'épreuve du matériau, essentiellement lyonnais, qui a été mis en œuvre dans cet édifice, paraît concluante.
PLAN
« L'église Saint-Augustin affecte la forme des basiliques siciliennes, qui ont emprunté leur plan aux abbayes bénédictines de Normandie, leur élévation aux basiliques romaines, et leur décoration aux procédés byzantins. »
470. Il Eglise Saint-Augustin à Lyon. — Plan... || (la Construction lyonnaise, 1^12, p. 2})).
VUES D'ENSEMBLE
471. Il Eglise Saint-Augustin à Lyon. — Vue d'ensemble. Phot. Guillard || (la Construction lyonnaise, 19 12, p. 235).
472. Vue (Bulletin paroissial de Saint- Augustin, couverture).
473. Vue par la façade latérale nord, dessin de A. Chomel (la Construction lyonnaise, 191 2, p. 234).