‹ Bibliographie iconographique du LyonnaisChapitre 119 sur 139 · Grand Plan scénographique [Salle de Lecture · texte numérisé non relu

Grand Plan scénographique [Salle de Lecture

L'église fut consacrée, sous le vocable de saint François d'Assise, le 18 septembre 1328, par Pierre de Savoie, archevêque de Lyon, et, le 14 mars 1434, le corps de saint Bonaventure était transféré de l'ancienne à la nouvelle église.

532. Il Tombeau de saint Bonaventure transféré de l'ancienne à la nouvelle église des Cordeliers en 1434 || , gravure de Cl. Séraucourt (Boule, Histoire abrégée de la Vie^ des vertus et du culte de saint Bonaventure..., Lyon, 1747, p. 145 [323850].

533. Il Reliquaire de saint Bonaventure conservé au Couvent des Cordeliers de Lyon || , gravure de Séraucourt [408] (Boule, ouvr. cité^ p. 203), cf. Martin, Histoire des Eglises et Chapelles de Lyon, p. 417.

534. Il Croix et Calice de saint Bonaventure conservés au Couvent des Cordeliers de Lyon || , gravure de Séraucourt [407] (Boule, ouvr. cité^ p. 181), cf. Maktw , même ouvr . , 427.

Dès 1331, Jean Ogier, citoyen lyonnais, « dont le nom appartient à nos fastes consulaires », fondait la Chapelle Notre-Dame, dans laquelle il se fit enterrer. On y voit encore l'épitaphe de ce tombeau.

535. Il Pierre tumulaire de Jean Ogier || (Martin, ouvr. cité, P- 413)-

Successivement de nombreuses chapelles vinrent s'ajouter à cet embryon d'église. Nous en reparlerons plus loin.

En 1471, le médecin vénitien Simon de Pavie, ou Rovedis, fait abattre l'ancienne façade de l'église et voûter le prédicatoire, cet espace à ciel ouvert qui s'étendait de la Chapelle Saint-Bernardin au portail, donnant ainsi au plan de l'édifice la disposition basilicale très nette qu'il a encore aujourd'hui. Pour perpétuer le souvenir de cet événement, une inscription dédicatoire fut encastrée dans le mur même de la façade. On l'y voitencore, entre le chambranle de la grande porte et le contrefort droit.

FiG. 26. — Plan de l'église de Saint-Bonaventure dressé par M. et A. Audin.

536. Il Inscription dédicatoire encastrée d^ns la façade de l'église || (Martin, oiivr. cité, p. 416).

Nous n'entendons point entrer dans le détail de toutes les réparations et modifications que subit la vieille église pendant les quatre siècles qui nous séparent de son achèvement; il suffira, pour notre objet, de marquer ses transformations les plus importantes.

C'est en 1658 et non en 1649, comme on l'a écrit, que l'église fut encombrée des échoppes qui la déshonorèrent pendant de si longues années. Nous y reviendrons plus loin.

Après la mort de Perrache le père, une épitaphe composée par son fils fut incru^ée dans le deuxième pilier de la grande nef. C'est vers cette époque, 1750, qu'un projet de restauration fut confié à Antoine-Michel Perrache, projet qui fut mis à exécution par petits lots, entre 1750 et 1764: successivement, le chœur, le sanctuaire et le maître-autel sont restaurés ou déplacés. Edifiant d'un côté, on démolit de l'autre; c'est ainsi que les chapelles dont chacun des piliers de la grande nef était embarrassé sont abattues, pour dégager les abords du sanctuaire.

A peine tous ces travaux sont-ils lentement achevés que survient la Révolution. Ce fut un rude coup pour le couvent et l'église des Cordeliers. Successivement manège, entrepôt, écurie, le vaste édifice échoue dans l'office de Halle aux blés, pour remplacer la Grenette devenue insuffisante. Le produit de la location de l'église fut, à ce moment, sur le rapport de Claude Marion et Gilbert-Augustin Carville, architectes, estimé à 780 livres.

C'est seulement en 1807, à la suite d'un arrêté préfectoral du 25 mars 1803, longtemps demeuré sans effet, et aux diligences du cardinal Fesch, que l'église est rendue au culte.

Tout aussitôt se pose la question d'une restauration urgente. Un devis de Jean- Pascal Gay, architecte, monte à 90.000 francs ; il est de 1807. Quelque peu brusquée par l'impatience du cardinal, cette restauration ne fut, à ce moment, que très hâtive et provisoire. En 1837, une réfection sérieuse s'imposait à nouveau. Un premier projet de J. Pollet échoue. Un autre de L. Dupasquier n'a pas plus de succès, et c'est Cl. -A. Benoît qui l'emporte. Son devis montait à 68 000 francs. C'est entre 1844 et 1858 que s'opéra cette lente mais importante restauration. Elle se termina par la réfection du portail, qui n'alla pas sans soulever de vives critiques à l'adresse de l'architecte.

Restait à ce moment une façade quelque peu déhanchée et boiteuse que l'abbé Protière va corriger tout à fait en 1904.

PLAN (Fig. 26).

537. Dans le Plan de Simon Maupin, de 1625 [103], cf. Pavy, ouvr, cit., frontisp.

538. Dans le Plan de Simon Maupin, gravé par V. Guigou vers 1659 [i 10].

BIItLIOGRAPHIF. ICONOGRAPHIQUE DU LYONNAIS

Plan général du Couvent de S^ Bonaventure feuille I [Estamp., carton 7 bis].

^39. Dans par M. Fahy

340. Il Eglise Paroissiale de S^ Bonaventure. Nef-Plan n° r. Paraffé au désir de notre avis de ce jour. Lyon ce 12 juillet 1826 [signé:] Denave, Arch"^ Il , partie nord-ouest, avec les échoppes (Arch. municip. de Lyon, M-^).

341. Il Pour Copie Conforme au Plan Général De la Ville de Lyon. Lyon le 7 février 1826. Le Voyer de la Ville || , partie antérieure de l'église (Archiv. municip. de Lyon, M^).

542. Il Plan annexé à notre Rapport sur la pétition des Membres du Bureau de la Fabrique de S^ Bonaventure, relative à l'Acquisition de deux Echoppes, adossées à l'Eglise S^ Bonaventure, et portant les n"^ 3 et s Rue Grolée || (Arch. municip. de Lyon, M^).

543. Il St-Bonaventure. Grundriss || (Gurlitt, Historische Siàdtehilder^ Abb. 44).

VUES EXTÉRIEURES

PORTAIL

BIBLIOGRAPHIE : Pavy, les Grands Cor délier s de Lyon, p. 37, 41. — Kauffmann, les Grands Cordeliers et V église Saint-Bonaventure, p. 462. — Bard, Statistique générale des Basiliques, p. 91. — Martin, Histoire des Eglises et Chapelles de Lyon.p. 41^, 416, 435. 476.

Le premier portail de l'église des Cordeliers fut abattu, en 1471, par Simon de Pavie, ainsi qu'en témoigne l'inscription encastrée dans la façade de l'église.

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