‹ Bibliographie iconographique du LyonnaisChapitre 132 sur 139 · HISTORIQUE SAINT-ÉTIENNE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE SAINT-ÉTIENNE

V® siècle- 17Q6.

Les auteurs anciens qui avaient attribué à saint Alpin la fondation de l'église Saint-Etienne : Severt, La Mure, etc., ont été démentis par le Père de Colonia, qui semble avoir avec succès restitué cette fondation à saint Patient, archevêque de

Lyon, au v« siècle. Cette église servit de chapelle aux rois Bourguignons-Vandales, dès son achèvement; elle fut restaurée et achevée — peut-être bien rebâtie — entre 470 et 490. Leidrat, qui la fit recouvrir à neuf, au commencement du ix*^ siècle, y transporta le siège métropolitain. Mais, de cathédrale qu'elle était, avec l'église Saint-Jean pour baptistère, elle devint elle-même, plus tard, baptistère de la cathédrale. Elle fut à nouveau recouverte en 1173. Successivement, Philippe de Thurey fait restaurer la tribune, pendant son épiscopat, entre 1389 et 1415; Amédée de Talaru y fait poser, entre 1415 et 1441, de magnifiques verrières représentant le Marijfre de saint Etienne; la Chapelle de la Croix Haute ou de la Tribune est fondée, en 1519, par Jacques d'Amoncourt, précenteur de l'Eglise de Lyon, qui y fait graver ses armoiries et s'y fait inhumer. Il s'y trouvait une cathèdre en marbre blanc, dont les accoudoirs figuraient deux bras terminés chacun par une main tenant une pierre, symbole de la lapidation du saint.

L'un de ces bras a été retrouvé, au commencement du xviii* siècle, dans une vigne à Saint-Just, et rapporté dans le sanctuaire ; il s'y trouvait encore en 1796, au moment de la destruction de l'édifice.

FlG. 28.

— Sanctuaire de l'Eglise Saint-Etienne,

avant 1789.

(Coll. Marduel, pi. 1, fig. 2 )

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