‹ Bibliographie iconographique du LyonnaisChapitre 134 sur 139 · SAINTE-CROIX · texte numérisé non relu

SAINTE-CROIX

vii« siècle-1796.

L'église de Sainte-Croix, détruite à la Révolution, en même temps que celle de Saint-Etienne, avait été bâtie, au commencement du vu" siècle, dit-on, par saint

FiG. 29. — Intérieur de l'église Sainte-Croix. (Coll. Marduel, pi, II.)

Arige, mise à bas par les Sarrasins, puis reconstruite par l'archevêque Leidrat. Elle aurait été rebâtie, en 1443 (Acte capitulaire du 20 avril «444), telle qu'elle était au moment de la Révolution. Les custodes de Sainte-Croix exerçaient les fonctions curiales, et prenaient volontiers le titre de curé. Une première fois, en 1657, cette dignité leur avait été contestée par le Chapitre de Saint-Jean qui, cent ans plus tard, leur intenta une action en usurpation de qualité : les Comtes de Lyon prétendaient mettre ordre à la liberté insupportable que prenaient les custodes. L'instance se termina par un arrêt du Parlement de Paris, du 14 août 1764, déboutant les chanoines de leurs prétentions.

Topographiquement, Sainte-Croix joignait Saint-Etienne au nord et communiquait avec elle. Les prébendes y étaient très nombreuses.

Le sanctuaire était la partie la plus ornée de l'édifice. Outre le dais liturgique, suspendu à la voûte de l'abside

613. Dans Bénédiction des Fonts baptismaux dans l'église de Sainte-

Croix, paroisse de la Cathédrale de Lyon \\ (Collection Mardtiel, pi. Il), cf. Martin, ouvr. cité^ I, 13 (fig. 29).

la clôture en était formée « par une espèce de piédestal continu, de marbre de Suisse, avec des vases au-dessus ».

Clapasson, en 1741, parle de cette ornementation, et dit que r« on doit ajouter encore de nouveaux embelliffemens, et l'on commence d'y travailler. Le fond du Sanctuaire, écrit-il, doit être occupé par un grand ouvrage de sculpture qui repréfentera l'arbre de la Croix porté par des Anges, & l'on placera de chaque côté trois grands tableaux dont les sujets auront rapport à ce figne adorable de nôtre rédemption » .

C'est, en effet, au xviii® siècle, sous la longue custodie de Paul-Timoléon Delaforest, de 1738 à 1778, que furent apportées de nombreuses améliorations à l'église Sainte- Croix; le Consulat y participa, au début, pour 500 livres, affectées, notamment, à des réparations à l'autel majeur. La croix dont parle Clapasson fut sculptée par Marc Chabry le fils, sur les dessins de Ferdinand Delamonce. En 1741, le 28 septembre, l'abbé Delaforest passe prix fait avec le peintre allemand François-Antoine Krauz, pour deux tableaux représentant, l'un le Portement de croix^ l'autre, une Elévation de croix, pour être placés « aux deux côtés de la croix de sculpture nouvellement construite dans le sanctuaire ». Les quatre autres peintures, toutes des sujets « relatifs à la croix », étaient peints par Frontier, François Duflos, Pierre et Restout. Ces six tableaux ont figuré, sous le n° 3, à l'inventaire dressé par Hennequin, en novembre 1792, des œuvres d'art déposées à l'abbaye de Saint-Pierre (Arch. départ., L. T.).

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