Intérieur de l'église (Bauron, même notice, p
•« SAINT-FRANÇOIS-DE-SALES r>m
RUE AUGUSTE-COMTE, 13 his.
Architectes: J. Dulin, Cl. -A. Benoît.
MONOGRAPHIE: I. H. Ri VOIRE, la Pavoisse de Saint François de Sales, hier et aujourd'hui, Lyon, Vitte [1900] [356279].
BIBLIOGRAPHIE : 11. Titre de la Maison de Force, appelée Maison des Recluses, située à Lyon, rue Saint-Jacques, au quartier de la place Louis le Grand, Lyon, \']2^.cf. Archiv. municip. de Lyon.Chappe XIX. — Dossier de l'église Saint-François (Archiv. municip., M'). — 111. Co- CHARD, Description historique de Lyon, ou Notice sur les Monuments remarquables et sur tous les objets de curiosité que renferme cette ville, Lyon, 1817, p. 36 [313784].— IV. Revue du Lyonnais, 1838, Vil, 435). — V. F.-Z. CoLLOMBET, Eglise Saint-François (Lyon ancien et moderne, 1843, II, 65). — VI. J. Bard, Bulletin monumental et liturgique de la Ville de Lyon, Rome des Gaules (juillet 184^), Lyon, 1845, p. 21 [381 1 50]. — Vil. Joseph Bard, X^ Bulletin monumental et liturgique de la Ville de Lyon (Revue du Lyonnais, 1847, XXV, 413). — VllI. Joseph Bard, Xl^ Bulletin monumental et liturgique de la Ville de Lyon, 1848 (Revue du Lyonnais, 1848, XXVll, 344). — IX. Bard, XII Bvlletinmonvmental et litvrgiqve de la Ville de Lyon, MDCCCXLIX; Lyon, 1849, p. 10 [i 17203]. — X. Paul Saint-Olive, la Coupole de Saint-François, peinte par M. L. Janmot (Revue du Lyonnais, 1859, XIX, 491). — XL Semaine religieuse du Diocèse de Lyon, 1893. — XIL J. C, Saint-François de Sales. A propos du nouveau Chemin de Croix (Semaine religieuse du Diocèse de Lyon, 1895, I, 338) — Xlll. Charvet, Lyon artistique. Architectes, Lyon, 1899, P- ^3' ^33^ '^8, 309. — XIV. A. PoiDEBARD, l'Eglise Saint-François de Sales, à Lyon (Bulletin historique du Diocèse de Lyon, 1903, p. 57). — XV. Martin, Histoire des Eglises et Chapelles, Lyon, 1908, p. 97 et 135.
HISTORIQUE
L'église de Saint-François fut aménagée, dans l'enceinte de l'ancienne chapelle Sainte Madeleine, sur l'emplacement qu'occupaient, au moment de la Révolution, le Couvent des Filles pénitentes, au nord, et la Maison des Recluses, du côté opposé. La paroisse, qui fonctionnait depuis 1801, fut érigée en succursale le 13 juil'et 1803. Presqu'aussitôt quelques réparations urgentes furent faites à l'église, pour lesquelles le maire de la division du midi consentit une subvention de 6.000 francs, payable en quatre annuités.
Dès 1807, on ouvrit la nef latérale de gauche qui n'était alors « qu'un simple couloir servant aux dames Pénitentes pour le service de l'église », et l'on y établit une tribune.
639. Dans II Plan de l'église Saint-François... || (Rivoire, ouvr. cité., p. 200, partie poinlillée).
640. Dans II Nouveau plan de la Ville de Lyon avec les changemens survenus et les projets d'agrandissemens, l'an XIll de la République (1803 v. s.) Il [132].
641 Dans II Nouveau plan Géométral de la Ville de Lyon, avec ses projets d'agrandissement et d'embellissement Divisé par arrondissements. Par M. Laurent Dignoscyo, Ing', 1824 || [141 1.
En 1807, au cours des travaux de cette reconstruction, le monastère de Sainte- Marie des Chaînes, qui se trouvait sur l'emplacement actuel de la Manutention militaire, à Serin, ayant été abattu, on utilisa le portail de sa chapelle pour servir d'entrée latérale à la nouvelle église Saint-François.
642. Gravure de J.-J. de Boissieu, cf, Martin, ouvr. cité., I, 135.
643. Dans II Vue de Lyon, Château de Pierre-Scise, dessiné d'après nature, par J. Pierre X. Bidauld, en 1789, et gravé par le même en 1812 II [314].
644. Il Portail sur la rue François-Dauphin, provenant de l'Ancien Monastère de Sainte-Marie-des-Chaînes || (H. Rivoire, ouvr. cité., p. 65).
645. Dessins par François Genéty, architecte (Archives de la Société académique d'Architecture de Lyon).
Vers 18 16, la Fabrique entama des pourparlers avec le Conseil municipal, pour obtenir la concession de l'espace nécessaire à l'agrandissement de l'église^ au midi.
Les négociations se prolongeant, on construisit, vers 1820, le clocher actuel, qui surmonte la porte latérale du nord, et dans lequel on logea quatre cloches, fondues par Frérejean. Déjà le 24 floréal an 11, MM. de Rambaud et Balland, au nom du Conseil de fabrique, avaient sollicité du maire de la division du midi l'érection de ce clocher, « dont l'absence éloignait les paroissiens ».
C'est en 1826 seulement que, sur de nouvelles instances, le Conseil municipal, ayant décidé la création de la petite place actuelle de Saint-François, abandonna à la Fabrique de l'église un espace suffisant pour l'agrandissement projeté de la nef droite. Ce projet fut réalisé vers 1830, sous la direction, d'ailleurs assez maladroite, de l'architecte Jacques Dulin. A la coupole primitive, on substitua un dôme « plus en harmonie avec la nouvelle église » ; le chœur fut réparé et une façade construite ; on remplaça les voûtes lambrissées qui couvraient les nefs par des plafonds à caissons ornés de rosaces saillantes ; enfin on construisit la nef droite.
646. Dans II Vue intérieure de l'église || (Rivoire, ouvr. cité^ p. 76).
Dès lors, l'église s'offrit sous l'aspect général qu'elle présente de nos jours, avec le plan très particulier que lui avait donné Dulin.
647. Dans II Plan de la Ville de Lyon et ses environs, réduit d'après les meilleurs levés..., par J. M. Darmet, 1830 || [M"?].
648. Il Plan de l'église Saint-François et de ses dépendances, comparé avec l'état ancien des lieux || (Rivoire, ouvr. cité, p. 200).
C'est au milieu du xix« siècle, entre 1842 et 1847, que se fit la grande restauration de l'édifice, sous la direction de Claude-Anthelme Benoît, architecte, dont les plans furent approuvés par le Conseil municipal, le 14 avril 1840. L^entreprise était fort importante; il s'agissait d'agrandissements notables de l'église, de l'érection de chapelles, vers le chœur, de l'élargissement du transept, surtout de la reconstruction du dôme et des piliers qui le soutiennent. L'ouvrage fut mené à bien en cinq années, mais le devis, primitivement fixé à 240.000 francs, fut considérablement dépassé, et les frais de cette restauration, couverts par des dons, des subventions municipales, consenties en 1840 et 1845, et une souscription paroissiale, montèrent à 435.000 francs.
^49- Il Eglise Saint-François de Sales || (Martin, ouvr. cité, I, 97).
6^0. Il Lyon. — Eglise St-François de Salles || (Albums delà Bibliothèque de Lyon, Eglises, vol. 2, n^ 48).
651. Il Vue intérieure de l'église || (Rivoire, ouvr. cité, p. 76).
632. Il Lyon. — Saint-François de Sales || (Albums delà Bibliothèque de Lyon, Fglises, vol. 2, n*' 49).
En 1856, sur les dessins de Cl. -A. Benoit, on reconstruisit la chapelle de la Vierge, qui fut ornée d'un groupe de l'Assomption, œuvre de Joseph-Hugues Fabisch.
633. Il Assomption de la B. V. Marie || (Rivoire, ouvr. cité, p. 68). 654. Il L'Assomption, par Fabisch... || (Martin, ouvr. cité. p. 98).
Le rétable de la chapelle est un ouvrage du sculpteur Morel^ ainsi que le bas-relief du dessin de Janmot qui orne le tombeau de l'autel.
635. Il Bas-relief de l'autel de la Sainte-Vierge, dessin de Janmot... || (Martin, même ouvr., p. 99).
Deux ans plus tard, en 1858, on s'en prit à la coupole^ qui fut décorée par Louis Janmot et Dénuelle. Ce dernier fut chargé de la décoration proprement dite. Quant à Janmot, il peignit les fresques des pendentifs et des tympans : dans ceux-ci il mit, à droite et à gauche les Grands Prophètes, groupés deux par deux ; au-dessus de l'arc triomphal et sur la voussure opposée, V Alliance de l'Ancien et du Nouveau Testament, d'une part, V Accord de la Sci-ince et de la Religion, de l'autre; enfin, dans le cul-defour des trompes, les Quatre Evangèlistes . Dans la coupole elle-même, sont représentés l'ange et les animaux symboliques, reliés entre eux par quatre anges aux ailes déployées.