‹ Bibliographie méthodique et raisonnée des beaux-artsChapitre 110 sur 125 · France · texte numérisé non relu

France

914. MONT AIGLON (Anat. de). Le Livret de l’Exposition faite en 1673 dans la cour du Palais-Royal, réimprimé avec des notes et suivi d'un Essai de Bibliographie des Livrets et des Critiques de Salons depuis 1673 jusqu’en 1851. — Paris, 1852, in-12, iv-87 pp.

Pour se conformer au désir du roi, l’Académie de peinture et de sculpture décida en 1663 que tous les ans, le premier samedi de juillet, les œuvres de ses membres seraient exposées dans les salles de ses séances. Or ce projet ayant rencontré des difficultés, Colbert régla, en 1666, que ces expositions n’auraient lieu que tous les deux ans et pendant laseinaine sainte. La première fut ouverte en 1667. Les six suivantes (1669, 1671, 1673, 1675, 1681 et 1683) eurent lieu dans la galerie du Palais-Royal et dans la cour du palais Brion ou hôtel Richelieu. A partir de la huitième, celle de 1699, elles eurent lieu dans la grande galerie du Louvre, et plus souvent dans le salon carré , entre cette galerie et celle d’Apollon : de là le nom de Salon. Après les expositions de 1704 et de 1706 , il y eut interruption jusqu’en 1725 (lie exp.), et après l’expositon restreinte de 1727, elles furent suspendues jusqu’à celle de 1737 (13e), ordonnée par Orry, contrôleur général des bâtiments. C’est de cette exposition que date plus spécialement la fondation des Salons qui se renouvelèrent tous les ans jusqu’en 1751 (excepté les années 17 44 et 1749), époque à laquelle on laissa l’intervalle d’une année entre chaque exposition. La périodicité annuelle recommença en 1795 et dura jusqu’en 1802, et elle fut encore reprise en 1833, après les expositions de 1804-6-8-10-12-14-17-19- 22-24-27-31. Cet état de choses se prolongea jusqu’en 1853 (sauf l’année 1851), où recommença la périodicité biennale. Enfin , depuis 1863 , le Salon est ouvert tous les ans.

La publication régulière des Livrets ne date que de l’exposition de 1737. Sur Tes douze précédentes, il n’existe que trois livrets (1673,1699 et 1704) . Celui de 1673 est si rare qu’on n’en connaît que trois exempl., et c’est pourquoi M. de Montaiglon l’a réimprimé en tête du volume ci-dessus, avec des notes fort utiles.

L’Essai de bibliographie des livrets et des critiques de Salons jusqu’en 1851, qui suit cette réimpression, est un travail d’un grand mérite. Non-seulement l’auteur y donne la scrupuleuse indication des brochures ou volumes publiés sur les Salons, mais aussi celle des articles insérés dans les journaux et les revues. Des notes bibliographiques et littéraires accompagnent souvent ces renseignements. Certes cette bibliographie n’est

pas complète, mais ce qui y manque est d’une importance secondaire. Les lacunes qui y existent pour la période antérieure à l’année 1801 sont comblées dans la publication que j’indique au numéro suivant. Il est à désirer que l’Essai de bibliographie de M. de Montaiglon, complété et conduit jusqu’à nos jours, soit entrepris et publié ; ce serait un guide précieux pour les historiens de l’art contemporain dans notre pays.

914 bis. Collection des Livrets des anciennes Expositions depuis 1673 jusqu'en 1800 (publiée par J. -J. Guiffrey). — Paris, Liepmanssohn, 1869-1872, 42 pet.

vol. in-16. = Table générale des artistes ayant exposé aux Salons du xvme siècle, suivie d’une Table de la Bibliographie des Salons. Précédée de notes sur les anciennes Expositions et d’une Liste raisonnée des Salons de 1801 à 1873, par J. -J.

Guiffrey. — Paris, Baur, 1873, in-16, lxx u-91 pp. — Tiré à petit nombre :

M. Guiffrey a fait une œuvre méritoire en réimprimant tous les livrets de nos expositions des beaux-arts jusqu’au commencement de ce siècle. En tête de chaque livret, on trouve une notice bibliographique sur ce même livret et sur les critiques du Salon : c’est le travail de M. de Montaiglon, corrigé et complété. M. Guiffrey a aussi donné, dans son dériver volume, la bibliographie des Livrets de 1801 à 1873, ce qui me dispensera d’indiquer une longue série de catalogues. 11 ne me reste donc qu’à continuer le travail bibliographique de M. de Montaiglon des Critiques des Salons depuis 1852, en me bornant aux seuls volumes et sans toucher à la nomenclature des articles des journaux et revues, ce qui serait sortir du cadre de cet ouvrage.

Parmi ces Critiques antérieures à l’année 1852 je signalerai les admirables Salons de Diderot (Salons de 1761, 1765, 1767 et 1769), dont le premier ne fut publié qu’en 1795 avec ['Essai sur la peinture , et les trois autres, dans les Œuvres complètes, Paris, 1821-22, t. vm-x. Il n’est pas permis non plus de passer sous silence le Salon de 1810, par M. Guizot, et les Salons de 1822 et de 1824 par M. Thiers.

915. Livrets des Expositions de l’Académie de Saint-Luc à Paris pendant les années 1751, 1752, 1753, 1756, 1762, 1764 et 1774. Avec une Notice bibliographique et une Table. (Publié par J. -J. Guiffrey.) — Paris, Baur et Détaille, 1872, in-16, xvi- 176 pp. et 1 f. — Tiré à 400 ex. : 7 fr. 50.

Réimpression de ces Livrets rares. L’Académie de Saint-Luc se faisait ainsi rivale de l’Académie royale de peinture et de sculpture.

915 bis. Notes et documents inédits sur les Expositions du xvme siècle, recueillis et mis en ordre par J. -J. Guiffrey. — Paris, Baur, 1873, in-16, LVi-142pp.

— Tiré à 150 ex. : 10 fr.

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