‹ Bibliographie méthodique et raisonnée des beaux-artsChapitre 122 sur 125 · G. — MÉLANGES ET RECUEILS DE PIÈCES RELATIVES AUX BEAUX-ARTS · texte numérisé non relu

G. — MÉLANGES ET RECUEILS DE PIÈCES RELATIVES AUX BEAUX-ARTS

1179. (PETITDEBACHAUMONT, Louis).

Essai sur la peinture, la sculpture et l’architecture. — S. 1. (Paris), 1751, in-8, vi-93 pp., front;— (nouv. édit, augm.); Paris, 1752, in-8, fig. (3 à4fr.).

1180. (COCHIN, Ch.-Nic.). Recueil de quelques pièces concernant les arts, avec une Dissertation sur l’effet de la lumière et des ombres relativement à la peinture. — Paris, 1757, in-12.

Ce recueil paraît avoir été fondu dans le suivant.

1480 bis. COCHIN (Ch.-Nic.). OEuvres diverses de M. Cochin, secrétaire de l’Académie royale de peinture et sculpture, ou Recueil de quelques pièces concernant les arts. — Paris, 1771, 3 vol. in- 12, vign.

Voici les titres de quelques-unes de ces pièces : Lettres sur les donneurs d’idées ; — Mémoire sur l’architecture ; les chaires d’églises ; les théâtres; sur la peinture ; sur le portrait ; sur la sculpture, etc.; — Lettre à un amateur en réponse aux critiques qui ont paru sur l’exposition ; — De la diversité des jugements sur la ressemblance des portraits ; — Lettre sur les peintures, gravures et sculptures qui ont été exposées cette année au Louvre, par M. Raphaël (pseud. de Cochin) ; cette lettre avait déjà été publiée à part, à Paris, 1769, in-8, 40 pp.; — Les Misotechnistes aux enfers ou Examen critique des observations de M. D. L. G. sur les arts, par une société d’artistes ; publié déjà sous le voile d’anonyme à Paris, 1763, in-12; etc., etc.

Cochin écrivait dans la Revue des Deux-Mondes de cette époque, je veux dire dans le Mercure; il représente ce que nous nommons aujourd’hui un critique d’art. Cochin avait de l’esprit, il maniait bien l’ironie : — voyez sa lettre sur les Donneurs d’idées, et cette autre, écrite sous le pseudonyme de Raphaël. Mais qu’il restait loin de cette grande verve endiablée de Diderot ! En revanche, le journaliste était doublé d’un dessinateur plein de finesse, d’un graveur très-habile, très-fécond et très-laborieux. Cochin est auteur de quinze cents pièces pour le moins : vignettes, culs-de-lampe, planches officielles, cérémonies du sacre, etc.

Il était admis, privilège très-envié , aux dîners de Madame Geoffrin et payait son écot en parlant avec goût et justesse des choses de l’art.

1181. (NOUGARET, Pierre-J.-Bapt. , et LEPRINGE, Nic.-Th.). Anecdotes des beaux-arts, contenant tout ce que la peinture, la sculpture, l’architecture, la littérature, la musique, etc., et la vie des artistes offrent de plus curieux et de plus piquant chez tous les peuples du monde, depuis l’origine de ces différents arts jusqu’à nos jours..., avec des notes historiques et critiques et des tables raisonnées, où l’on apprécie en peu de mots les artistes et les auteurs dont on a rapporté les anecdotes, par M. ***. — Paris, 1776-1780 (et non 1781), 3 vol. pet. in-8.

Compilation médiocre.

1182. Miscellaneen artistischen Inhalts y etc. — Mélanges concernant les arts, publiés par J. -G. Meusel. — Erfurt, 1779-87, 30 part, en 5 vol. gr. in-8 (10 à 15 fr.) = Muséum fur Künstler und Kunstliebhaber , etc. — Muséum pour les artistes et les amateurs. — Manheim, 1787-92, 18 part, en 3 vol. gr. in-8, fig. (10 à 12 fr.). = Neues Muséum, etc. — Nouveau Muséum. — Leipzig, 1794-95,4 part, en 1 vol. gr.

in-8, fig. (4 à 5 fr.)=r N eue Miscellaneen, etc. — Nouveaux Mélanges, etc.

— Ibid., 1795-1803, 14 part, en 3 vol.

MÉLANGES ET RECUEILS DE PIÈCES

gr. in-8, fig. (10 à 15 fr.). = Archiv fur Künstler und Kunstliebhaber , etc. — Archives pour les artistes et les amateurs. — Dresde. 1803-1808,8 part, en 2 vol. gr. in-8 (10 à 12 fr.). Ensemble, 14 vol. (40 à 60 fr.).

Ce recueil publié sous des titres successivement modifiés, présente une grande variété : notices biographiques, nécrologiques , archéologiques, dissertations, analyses d’ouvrages, tout s’y trouve. Bibliographe éminent, Mensel a eu la gloire d’entreprendre de grandes publications sur les arts à une époque oii l’Allemagne jusque-là n’avait fait que défricher quelques minces portions de cet immense domaine.

1183. DENINA (l’abbé Giac.-Maria-Carlo). Lettre au roi de Prusse sur les progrès des arts à l’occasion d’un ouvrage italien sur les « Révolutions de la littérature », revue, corrigée et augm. de quelques notes. — Berlin, 1784, in-12 (2 à 3 fr.).

On sait qu’appelé par Frédéric II à Berlin, il se rendit dans cette ville en 1782. L’ouvrage, ou plutôt le discours dont il est ici question et dans lequel il attaquait Voltaire, lui attira de ce dernier le sarcasme le plus mordant.

1184. Memorie per le belle arti. — Mémoires pour servir à l’histoire des beauxarts. — Rome, 1785-88, 4 vol. in-4 (6 à 8 fr.).

1185. WINCKELMANN [Jean -Joachim].

Recueil de diflérentes pièces sur les arts. Trad. de l’allemand (par Jansen). — Paris, 1786, in-8.

1186. (WACKENRODER, G.-W.). Herzensergiessungen eines kunstliebenden Klosterbruders. — Épanchements de cœur d’un frère lai, ami des beaux-arts. — Berlin, 1797, in-8.

1187. ( WACKENRODER , G.-W., et T1EK, L.). Pliant asienüber die Kunst , etc. — Fantaisies sur les beaux-arts, à l’usage des amis des arts, publiées par L. Tiek. — Hambourg, 1799, in 8 ; — nouv. édit. refondue; Berlin, 1814, in-8 (2 fr.) ; — trad. en suédois par L. -A. Eckmark : Fantasier af en Konstalskande Klosterbroder ; Strengnàs, 1812, in-12.

1188. BREYSSIG (J .-A.). Skizzen , Gedanken , Entwürfe , Umrisse , die bitdenden Künste betreffend. — Esquisses, pensées, ébauches, contours touchant les beaux-arts. — Magdebourg, 1799-1801, 3 part. in-8. = N eue Skizzen, oder P liant asieen , Gedanken , Versuche , etc. — Nouvelles Esquisses, etc. — Danzig, 1805-6, 2 part. in-8.

1189. FIORILLO (Joh.-Dom.). Kleine Schriften artistischen lnhalts. — Mélanges sur les beaux-arts. — Gœttingue,

1803-6, 2 vol. gr. in-8, fig. s. cuivre (6 fr. ; gr. pap. : 10 fr.).

1190. FERNOW (Karl-Lud. von). Romische Studien.— Études faites à Rome. — Zurich, 1806, 3 vol. in-8, portrait de Canova (10 à 15 fr.).

Ces études sont très-variées ; nous en citerons quelques-unes : Canova et ses travaux, avec la liste de ses œuvres ; — De l’Enthousiasme chez les artistes ; — Du Beau ; — De la Peinture de paysage ; — Des deux Théâtres mobiles de Curio à Rome ; — De l’Impression que produit Saint-Pierre de Rome, etc. — Ces Etudes passent pour le meilleur ouvrage de Fernow, critique d’art expérimenté.

1191. The Artist ; a Collection ofEssays, etc. — L’Artiste. Recueil d’essais relatifs à la peinture, à la poésie, à la sculpture, à l’architecture, à l’art dramatique, aux découverts scientifiques et aux divers autres sujets. Publié par Prince Hoare. — Londres, 1810, 2 vol. in-4.

1192. HAUS (G.-G. March.). Raccolta di Opuscoli spettanti aile Belle Article.

— Recueil d’opuscules sur les beauxarts, publiés en diverses circonstances par le marquis G. Haus, gentilhomme de la chambre de S. M. roi de Sicile. — Palerme, 1814, in-8.

Réflexions d’un ultramontain sur la Galathée attribuée à Raphaël ; — Les Vases étrusques ; — Sur la Peinture à l’encaustique, etc., etc.

1193. KÉRATRY (Aug.-Hilar.). Le Guide de l’artiste et de l’amateur, contenant le Poème de la peinture de Dufresnoy, avec une traduction nouvelle, revue par M. Kératry; suivie de Réflexions de ce dernier auteur; de notes de Reynolds; de l’Essai sur la peinture de Diderot ; d’une Lettre sur le paysage de Gessner ; de Trois Lettres tirées du Paresseux sur l’observation des règles, l’imitation de la nature et la beauté. — Paris, 1824, in-12.

1194. ETJMES (J.). Arts and Artists , or Anecdotes and relies of the schools of painting , etc.— Les Arts et les Artistes ou Anecdotes et Reliques des écoles de peinture, de sculpture et d’architecture. — Londres, 1825, 3 vol. in-12.

1195. PONCE (Nie.). Mélanges sur les beaux-arts, dédiés à la princesse de Salm Dyk. — Paris, 1826, in-8 (6 fr.).

Ces Mélanges ne sont, à proprement parler, comme le remarque Quérard, que le recueil des principaux articles publiés par Ponce dans le Moniteur, le Journal de Paris , le Magasin encyclopédique, etc., etc. Nicolas Ponce nous remet en mémoire Charles Cochin: tous deux sont graveurs, tous deux écrivent dans les journaux. 11 y a cependant une différence à noter. Si Charles Cochin a pour lui la supériorité de l’esprit, du

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talent et de la fécondité, les notices de Ponce indiquent plus de sérieux et plus de fond.

On trouve dans ces Mélanges :

Essai sur l’état des arts chez les Grecs ; — De l’Influence du climat sur l’architecture; — Réflexions sur le nu et le costume en sculpture ; — De l’Influence de la peinture chez les anciens peuples ; — Dissertation sur le beau idéal ; — De l’Influence des beaux-arts sur les jouissances de l’organe de la vue, etc., etc.

1 196. GIRODET-TRIOSON (A.-L.). OEuvres posthumes (poétiques et didactiques), suivies de sa correspondance, précédées d’une notice historique sur la vie et les ouvrages de Girodet, et mises en ordre par P. -A. Coupin. — Paris, 1829, 2 vol. gr. iu-8, avec 7 grav. et lith. d’après les dessins orig. de Girodet.

Les articles sur les beaux-arts contenus dans cet ouvrage sont : le Peintre, poëme (voir plus haut n» 1150) ; — Considérations sur le génie particulier à la peinture et à la poésie ; — Dissertation sur la grâce, considérée comme attribut de la beauté ; — De l’Originalité dans les arts du dessin ; — De l’Ordonnance en peinture ; — Rapport suries ouvrages de peinture, architecture et gravure en pierre et médaille, lu à l’Institut en 1816; — Correspondance (72 lettres); — Examen du Combat d’Aboukir, tableau de M. Gros.

1 197. Library of the Fine Arts; or Repertory of Painting, Sculpture, Architecture and Engraving . — Bibliothèque des beaux arts, ou Répertoire de peinture, sculpture, architecture et gravure.

[Publié par J. Kennedy, févr. 1831-oct.

1832.] — Londres, 1831-32, 4 vol. = Arnold'' s Library of the Fine Arts. — Ibid ., nov. 1832 -avril 1833, 1 vol. — Arnold's Magazine of the Fine Arts , etc. — Ibid., mai 1833 -juillet 1834, 3 vol.; ensemble 8 vol. in-8, portr.

Ce volumineux ouvrage se compose d’un grand nombre de morceaux détachés. On y trouve, sous des titres différents, des biographies d’artistes- des comptes-rendus des Expositions de peintures au Musée britannique ; des Discours de Reynolds sur la gravure et sur la peinture; les Expositions et Catalogues des peintures de l’Académie royale ; une Étude sur Paul Sanbdy et son époque; un Essai sur la gravure à l’eau-forte et sur les divers styles de gravure; des Anecdotes sur les artistes des dernières cinquante années; des Observations sur l’état actuel des beaux-arts en Angleterre; les Leçons sur la peinture professées à l’Académie royale des arts par John Opie, etc.

1198. FULLER (S.-M.). P a per s on Literatur and Art. — Fragments de litté rature et d’art. — Londres, 1846, 2 vol.

in-8 (2 à 3 fr.).

] 199. GAUTIER (Th.). L’Art moderne.

— Paris, 1856, in-18 (3 fr.).

Ce précieux petit volume contient : lo la vivante, la fidèle, la minutieuse description du poëme panthéiste et colossal, comme un poëme indien , proposé par un artiste philosophe et savant, M. Chenavard, pour le Panthéon, poëme où il formula tout à son aise ses doctrines d’art et de philosophie ; 2° une note, un souvenir de jeunesse plutôt qu’un article, sur cet

oriental que nous avons tant admiré, sur Marilhat V Égyptien ; 3<> un article concernant l’ouvrage de Tœpffer : « Menus propos cl’un peintre gènevois » : ici Théophile Gautier accueille et défend l’art pour l’art ; des Jugements sur Pierre Cornélius et l'école allemande ; 5» une Revue des peintres de la nouvelle Pinacothèque de Munich, consacrée, comme notre galeiie du Luxembourg, aux peintres contemporains ; 6» l’Éloge chaleureux de l’Apothéose de Napoléon 1er par Ingres, précieuse peinture détruite dans l’incendie de l’Hôtel de ville, etc., etc. Théophile Gautier se retrouve tout entier dans ces divers opuscules, il s’y montre avec son admirable facilité, le talent de bien voir, de décrire merveilleusement et d’être coloriste Ja plume à la main.

1200. JACOB [LACROIX, Paul]. Curiosités de l’histoire des arts, par P.-L. Jacob, bibliophile. — Paris, 1858, in-12.

1201. Archives des arts, sciences et lettres. Documents inédits, publiés et annotés par Alex. Pinchart. — Gand, 1860-63, 2 vol. in-8, fig. (8 à 10 fr.).

1202. LAPRADE (Victor de). Questions d’art et de morale. — Paris, Didier, 1861, gr. in-8 et in-12. — 7 fr. et 3 fr. 50 c.

Ces questions d’art, posées par un poëte académicien, se présentent sous ces titres : Prolégomènes d’une Histoire des arts; — Des Préceptes en matière d’art; — De la Croisade contre l’antiquité.

En tête des Prolégomènes on lit : « L’histoire a des Beaux-Arts est une partie essentielle du c haut enseignement littéraire. Par la poésie, la « littérature touche aux arts et se range avec eux « sous une même loi. Pour juger sainement « l’œuvre du poëte et donner plus de certitude a aux théories qui doivent la régir, la critique « littéraire étudie aussi l’œuvre du peintre, du « statuaire, de l’architecte et du musicien. »

1203. CLÉMENT DE RIS (le comte L.).

Critiques d’art et de littérature. — Paris, Didier, 1862, in-18 j. — 3 fr. 50.

La part faite à l’art dans ce volume est assez maigre, comparativement à celle de la littérature. Elle se compose d’un article sur Charlet, d’un deuxième sur Delacroix, d’un troisième sur Célestin Nanteuil, d’un quatrième sur les notabilités de la peinture et de la sculpture de 18ù8 à 1858. On pourrait se plaindre de cette sobriété. Ce peu fait regretter qu’il n’y en ait pas davantage. M. Clément de Ris connaît très-bien, comme hommes et comme artistes, les gens dont il parle.

1204. LASTEYRIE (Ferd. de), membre de l’Institut. Causeries artistiques. — Paris, Hachette, 1862, in-18 j., 261 pp.—

Singulièrement versé dans l’étude des arts industriels d’un ordre supérieur, comme le prouve la belle Histoire de la peinture sur verre , d’après les monuments, et bien d’autres travaux, M. Ferdinand de Lasteyrie se montre à nous, dans ses causeries (articles de journaux reproduits sous leur forme primitive), comme un excellent et judicieux esprit. C’est avec un grand bon sens qu’il signale ici ce que l’organisation des beaux-arts en France présente de défectueux : c’est avec sagacité et compétence qu’il assigne à

MÉLANGES ET RECUEILS DE PIÈCES

l’école française sa véritable place clans le monde de l’art : « Ce que je remarque avec joie, dit-il,

« après avoir cité quelques noms populaires de « l’école contemporaine, c’est la tendance com- « mu ne et pour ainsi dire instinctive qui les ra- « mène tous plus ou moins aux qualités spé- « ciales de l’école française — profonde intelli- « gence du sujet, sagesse logique de la composi- « tion. Leur peinture se lit à livre ouvert. » Trèsnet, très-pratique, amoureux du bien, M. de Lasteyrie, lui aussi, se lit à livre ouvert.

1205. PFAU (Louis). Études sur Part.

L’Art contemporain en Belgique. — Lettre sur le Congrès artistique d’Anvers. — L’Art et l’État. — Bruxelles, 1862, in-8.

Le dernier article de ce volume a été traduit en allemand. (Voy. plus haut n° 322.)

1206. GRÏMM (H.). Neue Essays über Kunst und Literatur. — Nouveaux Essais sur l’art et la littérature. — Berlin, Dümmler, 1865, in-8.— -7 fr. 50.

1207. DELABORDE (le vicomte Henri).

Mélanges sur Part contemporain. — Paris, Renouard, 1856, in-8. — 7 fr.

M. Deial orde est du nombre de ceux — c’est le plus petit nombre aujourd’hui — qui pensent que « l’art, doit descendre du cerveau à la main, et non remonter de la main au cerveau. » Il va plus loin : il prête à l’art une fonction morale, il voit en lui un enseignement. Il honore ses grandeurs, il rougit de ses défaillances et voudrait les prévenir. Conservateur du cabinet des estampes, rédacteur de la Revue des Deux-Mondes, ami et biographe de M. Ingres, très consulté, très-apprécié, très-écouté, parce qu’il possède aussi bien la pratique que la théorie de l’art, esprit ferme et même un peu austère, M. Henri Delaborde représente dans la critique contemporaine le principe d’autorité.

Les Mélanges qu’il a publiés contiennent :

Horace Vernet, ses œuvres et sa manière; — La Peinture des coupoles; — Trois Salons, 1853, 1859, 1861 ; — Les Dessins de paysage de M. Edouard Bertin; — La Peinture de paysage en Suisse ; — Homère déifié, dessin de M. Ingres; — le Tombeau de l’archevêque de Paris ; — la Gravure de l’hémicycle de l’Ecole des beaux-arts, par M. Henriquel Dupont ; — L’École française de gravure en 1858; — La Lithographie en "France depuis son origine.

1208. MARSELLI (Nice.). La Critica e /’ Arte moderna. — La Critique et l’Art moderne. — Naples, 1866, in-8.

1209. PALGRAYE (Francis-Turner). Essays on Arts. — Essais sur l’art. — Londres, 1866, in- 12.

On trouve dans ce volume un Essai sur l’Académie royale de 1863, ü, 5 ; — Sur Mulready, Herbert, llolmanet Hunt sur la poésie, la prose et le réalisme ( sensationalism ) dans l’art; — sur la sculpture, etc.

1210. BEULÉ [ErnestJ. Causeries sur l’art. (Les Expositions — l’Enseignement de l’architecture — La Peinture décorative — Le Goût public et la sculpture — Les Vases chinois — Polygnote et Apelle — Un Préjugé sur l’art ro-

main — Velasquez et Murillo — L’École de Rome au xixe siècle.) — Paris, Didier, 1867, in-8 et in-12. — 6 fr. et 3 fr. 50.

« Tous les morceaux réunis dans ce volume ont été dictés, nous dit M. Beulé, par l’occasion ou l’inspiration du moment.» Si l’on n’aperçoit point aupiemier abord le lien qui les unit, on reconnaîtra bientôt qu’il existe dans la communauté des principes, et l’on sait que M. Beulé ne marchande point avec eux. Soit qu’il pailedes règles qui doivent présider aux expositions de peinture et de sculpture, soit qu’il manifeste son opinion sur l’enseignement de l’architecture ou sur notre goût, à nous autres modernes, pour la sculpture, etc., etc., ce sera toujours la même hauteur de vues et la même solidité de jugement. On a reproché à M. Beulé d’être exclusif. 11 ne peut en être autrement, car il combat pour l’art classique et avec un grand talent. Nul mieux que M. Beulé ne sait rendre l’érudition attrayante ; nul ne sait exposer et rendre avec clarté, précision et d’une façon plus charmante des détails techniques qu’une autre plume que la sienne rendrait affadissants ou ennuyeux. C’est un esprit français, bien français, mûri sous le soleil de la Grèce, et qui a su conserver intact, au fond de son âme, le culte du beau.

1211. BRUNET (Gustave). Curiosités bibliographiques et artistiques. Livres, manuscrits et gravures qui, en vente publique, ont dépassé le prix de mille francs ; tableaux payés plus de cinquante mille francs. — Genève, Gay, 1867, in-8. — 10 fr.

1212. GARNIER (Charles). A Travers les Arts. Causeries et Mélanges, par Ch.

Garnier, architecte du Nouvel Opéra.

— Paris, Hachette, in-18 j. — 3 fr.

On est loin de se douter, en lisant ce litre un peu fantaisiste, qu’il cache des idées si saines, des renseignements techniques, le tout présenté sous une forme agréable et simple par une plume alerte. Non certes, l’auteur ne court point à travers les arts ; au contraire il se maintient dans les limites du grand art oit il s’est fait déjà une si belle réputation.

Architecte, M. Charles Garnier n’a voulu parler que d’architecture; constructeur, il entre dans de curieux détails sur les matières mises en œuvre par l’architecte, sur les pierres, les fers, les fontes, les marbres, etc.; artiste plein de verve, il disserte sur le style décoratif de nos édifices ; homme de doctrine, il donne son opinion sur l’enseignement de l’architecture à l’Ecole des beaux-arts; esprit ouvert, capable de s’élever et de généraliser, il s’attache à préciser et à mettre en lumière les aspirations et le trait distinctif de l’architecture française contemporaine, qui se signale par une grande tendance à la vérité, par une heureuse harmonie entre les intérieurs et les extérieurs des édifices, par l’abandon des placages, des supercheries, et par la recherche de l’union delà grandeur et de la sincérité. « La Grèce, ajoute M. « Garnier, invente parce qu’elle est la première, « et de son invention elle fait une formule qu’elle « ne délaisse jamais. La France reprend cette forci mule; mais elle la développe, l’étend, la ploie à « ses ressources, à ses besoins, à son génie, et « elle lui fait faire des évolutions inconnues juste qu’alors. »

1213. NEPVEU (Franç.-Eug.), arehit. Les Beaux-Arts et la Révolution italienne.

BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE ET SPÉCIALE

Recueil de pièces diverses publiées dans les journaux le Monde , V Univers et la Correspondance de Rome. — Versailles, Beau, 1869, in-18, 105 pp.

H. — BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE ET SPÉCIALE DES BEAUX-ARTS

1214. MURR (Christophe-Théoph. de). Bibliothèque de peinture, de sculpture et de gravure. — Francfort et Leipzig, 1770, 2 t. en 1 vol. pet. in-8 (5 à 6 fr.j.

Cette bibliothèque est l’essai très-imparfait d’une bibliographie des beaux-arts, excepté l’architecture ; essai qui n’en a pas coûté à l’auteur moins de treize années de recherches et de voyages. Son ouvrage est classé suivant l’ordre des matières, mais le parti qu’il a su en tirer est bien médiocre : ce n’est ni par la logique ni par la clarté que brillent ces deux volumes.

Voici son système de classement :

Ch. I. Auteurs pour servir à la peinture, sculpture et gravure en général; — Ch. II. Vies des poètes, sculpteurs et graveurs (biographies générales et individuelles) ; — Recueil d’estampes d’après Raphaël ; — Liste des peintres qui ont pris des noms particuliers dans la Bande académique à Rome; — Monogrammes; — Ch. III. Auteurs pour servir à la peinture en général ; — Divers genres de peinture; — Ch. IV. Auteurs pour servir à la sculpture; — Ch. V. Lierres gravées (ce chapitre occupe la moitié du premier volume; on y trouve non-seulement la bibliographie, mais aussi des dissertations historiques) ; — Ch. VI. Des Médailles; — Ch. VII. Auteurs pour servir à la gravure; — Ch. VIII. De l’Anatomie ; — Ch. IX. De la Proportion du corps humain; — Ch. X. Du Dessin; — Ch. XI. De la Perspective ; — Ch. XII. De la Mythologie, de l’Invention, de l’Ordonnance, du Costume et de l’Allégorie; — Ch. XIII et XIV. De l’Expression et de la Composition ; — Ch. XV. Du Coloris; — Ch. XVI à XXI. Histoires (livres à figures) ; — Portraits; — Paysages, chasses et batailles ; — Marines ; — Animaux ; — Fleurs ; — Ch. XXII. Caricatures, Ornements, Emblèmes; — Ch. XXIII. Inventions pour Orfèvrerie; — C^h. XXIV. Descriptions des tableaux, statues, Bustes, galeries et cabinets en divers endroits; — Ch. XXV. Catalogues d’Estampes.

Tel est le côté méthodique. Le côté raisonné est aussi faible. Je vois dans le tome premier vingt-quatre ou vingt-cinq pages empruntées aux Mémoires de Benvenuto Cellini. Les citations sont longues, et le mérite et l’importance relative des ouvrages mal indiqués. Je le répète, ce n’est qu’une ébauche dont toute la valeur est dans la date.

1215. COMOLLI (l’abbate Ang.). Bibliografia storico-critica, dell' architet- ’tura, etc. — Bibliographie historique et critique de l’architecture civile et des arts qui eu dépendent.— Rome, 1788-92, 4 vol. in-4 (20 à 25 fr.).

La première idée de l’auteur a été d’adopter l’ordre alphabétique : c’est le plus usité ; la réflexion l’a conduit à préférer la division par matières. Cette bibliographie a donc été divisée en quatre parties principales, subdivisées ellesmêmes en sections, chapitres, paragraphes, numéros, etc., etc., et chacune de ces subdivisions a été établie d’après la méthode proposée en tête de l’Encyclopédie par Diderot et d’Alembert. La première partie est consacrée à ce que Comolli

nomme l’architecture élémentaire ; la seconde, à l’architecture civile universelle ; la troisième, à l’architecture civile particulière ; la quatrième, à l’architecture civile calcographique (sic) et locale. C’est dans un avant-propos, sous forme de lettre à un ami, que l’auteur expose son système, et il annonce qu’ayant adopté pour les subdivisions l’ordre chronologique, il signalera tous les ouvrages publiés depuis Vitruve sur l’architecture. Il y a plus, les titres des ouvrages intéressants seront accompagnées d’une notice dans laquelle la valeur et le nombre des éditions et l’opinion des critiques seront indiqués. Le tout suivi d’un essai biographique sur l’auteur. « Vous le voyez, « ajoute Comolli, s’adressant à son ami, onpour- « rait supposer, d’aprèa ce plan, que j’ai voulu « écrire l’histoire littéraire de l’architecture. « Nullement ; ce n’est pas une histoire, mais un « mémoire à l’usage de ceux qui auront plus de « talent, d’audace ou de facilité; c’est un simple « catalogue raisonné des écrits qui traitent de ((* l’architecture. »

Il importe de remarquer que Comolli ne s’est pas renfermé rigoureusement dans la bibliographie de l’architecture. A la page üO du premier volume, on trouvera une dissertation en règle sur l’ouvrage de Frédéric Zuccaro, intitulé : LTdea de ’ pittori, scultori e architetti.

1216. BLANKENBURG (Friedr. von).

Litterarische Zusatze zu J oh. G. Sulzers Allgemeiner Théorie der schônen Künste , etc. — Additions littéraires à la Théorie générale des Beaux-Arts de J. -G. Sulzer, etc. — Leipzig, 1796-98, 3 vol. gr. in-8 (3 à 4 fr.).

Voir sur cet ouvrage plus haut la note du numéro 53.

1217. ERSCH (Toh. -Samuel ). Literatur der schônen Künste. — Bibliographie des beaux-arts. (Forme la 7e partie du Handbuch der deutschen Literatur , etc.). — Amsterdam et Leipzig, 1814, in-8, 544 col.; — nouv. édit. : Literatur der schônen Künste seit der Mitte des achtzehnten J alirhunderts , etc. — Bibliographie des Beaux-Arts depuis le milieu du xvme siècle jusqu’à nos jours; classée systématiquement et enrichie de tables des matières. Nouvelle édition continuée jusqu’en 1830, par Jean-Ch.-Aug. Rese et Chr.-Ant. Geissler. — Leipzig, 1840, in-8, 4 ff. et 1608 col. (Tirage à part. Forme aussi la 2e part, du t. II de la nouv. édit, du Handbuch der deutschen literatur , etc.; ibid ., 1822-40, 8 part, en 4 vob)

J’ai signalé dans la Préface le défaut capital de cette Bibliographie: je veux dire le manque de méthode et de clarté. Toutefois la réputation d’Ersch est si bien établie en Allemagne que, pour justifier cette remarque, je me vois contraint d’indiquer ici de quelle façon ce laborieux bibliographe a divisé le domaine de l’art, mais je désespère de faire pénétrer un rayon dans ces épaisses ténèbres.

Ersch a partagé l’étude de l’art en deux parties '. partie générale, partie spéciale; en d’autres termes la philosophie et la pratique.

Voici les divisions de la partie philosophique:

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