‹ Bibliographie méthodique et raisonnée des beaux-artsChapitre 125 sur 125 · VIII. Recueils de costumes · texte numérisé non relu

VIII. Recueils de costumes

IX. Architecture (Généralités; — Traités théoriques et pratiques; — Architecture sacrée, monumentale, théâtrale, civile et militaire; — Vies des architectes; — Ornements d’architecture.

X. Archéologie générale (Dissertations, Mélanges, Monuments anciens ; — Monuments de Rome; — Flerculanum et Pompéi ; — Monuments du moyen âge).

On le voit, cette classification faiblit dans certaines parties. Pourquoi, par exemple, l’architecture, le premier des arts (l’auteur en convient luimême), prend-il ici la dernière place ? Il en est de même de l’archéologie; au lieu d’être rangée

BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE ET SPÉCIALE

parmi les études générales et préparatoires, elle est reléguée à la fin du volume. On peut demander également pourquoi le costume se présentet-il entre la gravure et l’architecture? pourquoi les écoles et académies, qui embrassent aussi bien la sculpture que la peinture, se trouvent-elles dans la section de peinture? Mais ces fautes sont excusables puisqu’il ne s’agit ici que d’un catalogue et non d’une bibliographie régulière.

1220. ROBINSON (J.-C.). Catalogue of the Art Library South Kensington Muséum. — Catalogue de la Bibliothèque du musée de South Kensiugton.

J.-C. Robinson, surintendant de la collection d’art de ce musée. — Londres, 1862, in-8, 334 pp.

Classé par ordre alphabétique des noms d’auteurs, et sans aucune note.

1221. DUPLESSIS (Georges). Essai de bibliographie contenant l’indication des ouvrages relatifs à l’histoire de la gravure et des graveurs. — Paris^Rapilly, 1862, in-8, 48 pp. — 2 fr.

1222. DUPLESSIS (Georges). Essai d’une Bibliographie générale des beaux-arts.

(3209 n"s). — Paris, Rapilly, 1866, in-8, 2 ff. et 144 pp. à 2 col. — 6 fr.; papier vergé, 8 fr.

C’est au sous-titre de ce volume qu’il faut se reporter pour en avoir l’idée la plus exacte. Voici comment il est c >nçu : Biographies individuelles , M onoç, rapides , Biographies générales. L’Essai de M. G. Duplessis ne concerne donc, à vrai dire, que la bibliographie des biographies générales ou particulières des artistes, et le but qu’il s'est proposé a été de faciliter les recherches de ceux qui se consacrent à écrire l’histoire des peintres, des sculpteurs ou des graveurs. Ce travail fait beaucoup d’honneur au zèle et au savoir de M. G. Duplessis.

1223. WEIGEL (Rudolph). Kunstcatalog (second titre : Kunstlager-Catalog). — Catalogue d’une librairie d’art. — Leipzig, 1833-66 (certaines parties réimprimées deux et trois fois, avec d’autres dates), 35 parties en 5 vol. in-8 (30 à 40 fr.).

Voilà un catalogue qui donne plus que son titre ne promet : c’est plus que l’inventaire d’une librairie, plus qu’une réclame ; en effet on y trouve l’esquisse d’une bibliographie générale des beaux-arts, méthodique, mais non raisonnée. C’est l’œuvre d’un connaisseur, d’un libraire dont le nom restera dans la mémoire de tous ceux qui s’occupent delà théorie des beaux-arts.

Rodolphe Weigel, que la librairie allemande a perdu en 1867 , était né à Leipzig en 180^. Son père, Gotlieb Weigel, comme lui était libraire, comme lui très-amateur et possesseur, notamment, d’une belle collection de dessins. Quand on a grandi au milieu des estampes et des livres, il est rare que soi-même on ne devienne pas

amateur. Envoyé par son père à travers l’Europe, et dans un intérêt commercial, Rodolphe Weigel, à la suite de ces voyages en Allemagne, en Hollande, en Angleterre , se vit à la tête d’une collection dont son catalogue nous révèle toute la richesse.

Commencée en 1833, la publication du Kunstlager-Catalog s’est continuée jusqu’en 1866. A vrai dire, cette publication ne constitue pas un catalogue, mais plutôt une suite de catalogues, formant trente-cinq parties. Chaque partie est divisée en deux sections, l’une consacrée aux livres d’art, l’autre aux estampes. Les livres d’art sont classés méthodiquement en plusieurs grandes subdivisions qui se répètent dans chaque partie. La seizième partie renferme l’esquisse dont nous avons parlé et qui a pour objet de classer plus systématiquement les matières que contiennent loutes les séries précédentes. Comme cette classification n’est pas sans mérite, comme je m’en rapproche par plus d’un point, je vais l’indiquer sommairement :

ire partie. — Littérature ou Généralités sur l’art ; — Esthétique ; — Histoire de l’art ou plutôt généralités sur l’histoire de l’art; — Détails de l’histoire de l’art : archéologie classique, l’art chrétien ; — Histoire de l’art au moyen âge et dans les temps modernes ; — Manifestations artistiques : académies, sociétés d’amis des arts ; musées ; — De Certains sujets traités par l’art : Sujets historiques, sujets religieux,

2e partie. — L’Architecture ; — La Plastique; — L’Ornementation ; — La Peinture ; — La Gravure.

3e partie. — Cette partie, sous ce titre : Appendices ( Anhânge ) renferme ce que Weigel n’a pas pu enchâsser dans les deux premières sections. Il y a mis les portraits, les livres à figures : livres religieux, livres ascétiques, livres de médecine et de chirurgie , livres de cosmographie, de topographie, de mathématiques; puis il revient de nouveau sur les arts du dessin et établit une division pour les Proportions du corps humain, une autre pour la Perspective, une troisième pour les Emblèmes, les Allégories, les Danses des morts ; enfin, dans un dernier appendice, il classe les Voyages et les Vues pittoresques. Notez que ces appendices contiennent des Suppléments pour l’Architecture, pour l’ Archéologie, pour le Moyen âge, etc, etc.

Procéder ainsi, c’est, comme on le voit, compliquer au lieu de simplifier, et partir d’un classement clair et facile à saisir pour arriver à la confusion. Quoi qu’il en soit, en créant les divisions logiques des deux premières parties, Weigel a rendu à la bibliographie un service véritable.

Le plus grand mérite du Kunstcatalog , c’est la richesse des renseignements bibliographiques et leur exactitude. Il donne, en effet, la nomenclature de plus de 25,000 articles, tant livres qu’estampes; chiffre qui se réduit considérablement par suite de nombreuses répétitions, ce qui est inévitable dans un catalogue de librairie. Weigel a donné tous ses soins aux livres à figures, série qu’il a enrichie de notes utiles. Ce qui est très-précieux, c’est l’indication détaillée des sujets renfermés dans les publications qui donnent la reproduction des œuvres des maîtres.

Une table alphabétique des noms d’auteurs termine cet ouvrage, instrument des plus utiles jusqu’au moment présent, on ne saurait trop le répéter.

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