‹ Bibliographie méthodique et raisonnée des beaux-artsChapitre 60 sur 125 · DÉCRETS, ORDONNANCES, ARRETÉS, ETC · texte numérisé non relu

DÉCRETS, ORDONNANCES, ARRETÉS, ETC

451. Pétition motivée de la commune des arts à l’Assemblée nationale pour en obtenir la plus entière liberté de génie pour l’établissement de concours dans toutcequi intéresse lanation,lessciences

et les arts ; pour réclamer contre l’existence des académies ou autres corps privilégiés, et contre la création d’un corps des ponts-et-chaussées. — Paris (1790- 1791), in-8, 16 pp.

La commune des arts fut instituée par l’Assemblée constituante pour dresser l’inventaire de tout ce qui était venu s’entasser à Paris de livres et de tableaux par suite de la suppression des monastères. (Voyez ci-dessous le décret de la Convention nationale du 18 octobre 1792.) Cette pétition motivée est signée par Restout, président de la commune, Turcaty, secrétaire, et Léon Dufourny. Restout (Jean- Bernard) est de tous les peintres de cette famille celui qui obtint le moins de célébrité.

L’émotion universelle produite par la déclaration des droits de l’homme se retrouve dans cette pétition enflammée. « Législateurs, s’écrient les « pétitionnaires, le génie ne peut être coercé « (sic) ; il règne ou il fuit. Vos immortels tra- « vaux n’opèrent la liberté que parce qu’ils « sont eux-mêmes l’ouvrage du génie. C’est « donc (dans le temple même du génie que le « génie des arts invoque la liberté ». Après un tel début la commune des arts ne pouvait manquer de déclarer : 1° que la formation de tout corps particulier exerçant une profession déterminée est contraire au droit naturel, au droit commun, à la constitution, et attentoire à la liberté; 2e que toutes les académies ayant un régime déterminé par des statuts pleinement aristocratiques, et étant entièrement opposés à tous les principes constitutionnels, ne peuvent subsister avec la liberté; 3<> que l’organisation actuelle des écoles, loin de produire l’émulation, la détruit, loin de développer le génie, le force à suivre l’ornière de la routine , ou l’enferme dans les limites du système de quelque secte.

Enfin, après avoir attaqué vivement le corps des ponts et chaussées qui,- sous l’apparence d’une simple direction administrative, est devenu quelque chose de formidable contre la liberté des arts; après avoir allégué que ce corps est si peu utile en réalité que les chemins dans les provinces qui ne sont pas grevées du privilège des ponts et chaussées sont aussi beaux que dans celles sur lesquelles pèse ce privilège, et après avoir combattu, comme fausse, l’idée que des hommes restreints dans un genre d’études l’approfondissent, comme si moissonner et glaner dans le vaste champ des connaissances humaines n’était pas le moyen de se perfectionner, les pétitionnaires, devançant la décision de l’assemblée, croyent entendre ce décret solennel :

a Génie des arts, sois pleinement libre. La « nature le veut, la raison le déclare, la loi le « prononce. Plane donc au-dessus de la France; il « n’est plus de corps, de privilèges, de conditions « ni de tarifs, les Français soumettent toute pen- « sée, toute découverte utile au foyer des con- « cours illimités; ils convoquent tous les hommes « pour cette sublime rivalité des talents. Génie,

« prends ton vol, et sème sur eux les étincelles « de ton flambeau ! »

452. JANSEN (H.-J.). Projet tendant à conserver les arts en France en immortalisant les événements patriotiques et les citoyens illustres, par H.-J. Jansen, secrétaire de la société nationale des Neuf-Sœurs. — Paris (1791), in-8, 16 pp.

(Extrait du « Tribut de la Société nationale des Neuf-Sœurs ».)

L’auteur est très-frappé de l’influence du patriotisme sur les arts, etpour combattre lescauses de ruine qui les menacent, il proposerait de consa-

RÉGLEMENTATION DES BEAUX-ARTS

crer l'immense galerie du Louvre à l’héroisme du dévouement patriotique, il serait heureux d’y promener ses regards sur les images des grands hommes qui ont bien mérité de la patrie et sur une suite de tableaux représentant les événements mémorables d’une révolution, l’étonnement et l’admiration de l’univers.

Mais comment arriver à réaliser ce projet ? En supposant, dit-il, que sur les vingt-cinq millions d’âmes qui composent la population de la France, il n’y en eût qu’un million qui voulût contribuer, seulement à vingt sols par tête, à former une caisse, on aurait un million de livres tournois

dont voici l’emploi:

Six statues de marbre à 15,000 livres fait 90,000 livres

Sixtableauxd’histoireà8,0001ivr. 48,000 —

Six gravures d’après les statues

de marbre 3,600 —

Six gravures d’ aprèsles tableaux

d’histoire 60,000 —

A distribuer aux artistes qui auraient fait les meilleurs modèles, dessins, gravures, etc., d’objets relatifs à la Révolution et aux circonstances actuelles. 98,400 —

Total. . . 300,000 livres

Le reste de la recette serait employé à mettre la galerie de la liberté en état de recevoir les monuments qu’on y destinerait : et l’argent qu’on retirerait de la vente des gravures faites d’après les tableaux et les statues, et celui provenant des planches qu’on pourrait acquérir des artistes qui auraient traité des sujets analogues, servirait à exercer des actes de bienfaisance ou d’encouragement aux élèves qui en seraient jugés dignes.

Quel est ce Jansen ? Serait-ce le libraire, le traducteur infatigable (on connaît de lui trente-trois traductions), l’éditeur de l’histoire de l’art de Wincktimann, le bibliothécaire de M. Talleyrand, lecenseur impérial ? Sansaucun doute; et malgré la pauvreté des idées et le mauvais style de cette triste élucubration, nous sommes forcés de la lui attribuer.

453. Décret de la Convention nationale du 18 octobre 1792, l’an Ier delà République française. Reunion des commissions établies pour la conservation des monuments des arts et des sciences. — Paris, imprimerie nationale exécutive du Louvre, 1792, iu-4, 4 pp. .

« La Convention , dit un écrivain qui s’est chargé de montrer notre grande révolution du côté pacifique et intellectuel, et dans des créations en dehors des a< tes politiques (Desj ois, Le Vandalisme révolutionnaire) ,1a Convention ne « s’était pas contentée d’édicterdes peines sévères « contre ceux qui dégradaient ou détruisaient o les monuments des arts, elle avait chargé une « commission spéciale de dresser l’inventaire de « tous les objets précieux. »

Déjà une commission de ce genre avait été instituée par l’Assemblée constituante, dit M. Despois (ouviage cité), « et ce fut elle qui forma le noyau de la commission des monuments des arts et des sciences, composée de trente-trois membres dont voici la liste: Ameilhon, Barthélemy, Boizot, Brequigny, Broussonnet, Camus, Cassard, Courtois, Dacier, David, Debure, Demonier,Desmarets, Dormesson, Doyen, Dufourny, Leblond, Masson, Mercier, Meunier, Mongez, Moreau, Mouchy, Mulot, Pajou, Poirier, Putod, Regnaud, Vandermont, auxquels furent joints Guyton, Barrère, Dusaulx et Sergent.

454. Décret de la Convention nationale , du 21e jour du 1er mois de l’an second

de la République française une et indivisible, qui accorde un fonds annuel de 100,000 livres, pou? dépenses relatives au Musée delà République, et à d’autres objets qui intéressent et les sciences et les arts. — Paris, an 2e de la République (1793), in-4, 2 pp.

455. Décret de la Convention nationale du 6 février 1793, l’an second de la République française, relatif au payement des dépenses faites pour les travaux de la commission des monuments et à l’impression de l’état des gratifications et encouragements distribués pour les arts et les sciences. — Paris, imprim. nationale exécutive du Louvre, 1793, in-4, 2 pp.

Les dépenses de cette commission furent prises sur la somme de trois cent mille livres, assignée pour l’encouragement des arts et des sciences, par décret du 9 septembre 1791.

456. Arrêtes du Comité de salut public, relatifs aux monuments publics, aux arts et aux lettres. Extraits des registres des arrêtés du Comité de s dut public de la Convention nationale, 25e jour de floréal, l’an second(l 793) de la République française une et indivisible; signé au registre : Robespierre, Carnot, C.-A.

Prieur, B. Barrère, A. Couthon, R.Lindet, Billaud-Varenne et Collot-d’Herbois. — Jn-4, 21 pp.

Il nous a semblé utile et opportun, dans un moment oii la destination et la restauration du palais des Tuileries sont discutées, de rappeler quelles étaient les vues du Comité de salut public sur ce palais. D’autres dispositions ou arrêtés nous montrent que les arts n’apparaissaient à cette époque que comme les messagers du génie révolutionnaire.

lo Mesures définitives pour l’embellissement du palais national (les Tuileries) et de ses accessoires. La cour du palais national, est-il dit dans cet arrêté, sera fermée du côté du Carrousel par un stylobate circulaire. Des figures, représentant les vertus républicaines, seront placées sur des socles portéssur une seule base, symbole de l’unité de la République. Sur la face de chacun des socles du côté de la cour, sera placée une étoile flamboyante qui éclairera le palais national pendantla

nuit, etc Les deux galeries situéts des deux

côtés du pavillon de l’Unité, seront réunies en démolissant les murs qui obstruent le passagedu côté du jardin. Ces galeries seront ornées des statues des gi ands hommes. .. La terrasse dite des Feuillants sera élargie; la partie du jardin située au-dessous de cette terrasse sera convertie en palestre qui servira aux exercices gymnastiques des jeunes gens. 11 sera construit le long de cette terrasse un portique ouvert au midi dans toute la longueur du palestre. L’intérieur de ce portique sera orné de tableaux capables de développer et de diriger les passions généreuses de l’adolescence.

2» Appel du Comité de salut public aux artistes de la République à concourir à l’élévation d’un monument sur la place delà Victoire à la mémoire des citoyens morts pour la patrie le 10 août 1792. — Les ouvrages seront jugés par le jury des arts. (12 floréal an II.)

3° Arrêté du Comité de salut public par lequel la commission des travaux publics se concertera avec David, député, pour l’exécution la plus prompte

RÉGLEMENTATION DES BEAUX-ARTS

« républicain qui chérit les mœurs, honore et « récompense la vertu. »

Plus loin le citoyen Bouquier déclare que les peintures érotiquement maniérées des Boucher, des Vanloo et de leurs imitateurs doivent disparaître de nos musées, parce que leurs pinceaux efféminés ne sauraient inspirer le style mâle et nerveux qui doit caractériser les exploits révolutionnaires des défenseurs de l’égalité.

Et s’échauffant de plus en plus, le citoyen Bouquier s’écrie : « Retirons de la poussière ces su- « perbes morceaux de peinture qui, qualifiés de « tableaux, noirs par nos enlumineurs, ont dépéri « dans l’oubli ; — qu’il ne soit désormais permis « qu’aux ignorants de qualifier de tableaux noirs « ces productions vigoureuses dont l’aspect re- « doutable écrasa toujours les salons couleur de « rose, que naguère l’ineptie, la fatuité, la dé- « pravation des courtisans proclamoient emphati- « quement en présence d’un tyran imbécille, « et des messalines d’une cour infâme, d’une cour « qui n’accueillit jamais que l’ignorance impu- « dente, rampant bassement à ses pieds, sous les « noms usurpés des talents. »

Suit le projet de décret ainsi conçu : « La Con- « vention nationale, considérant combien il im- « porte pour le maintien et le progrès des arts, de « pourvoir à la restauration des monuments pré- « cieux qui forment la collection du Muséum na- « tional, décrète: Il sera ouvert un concours pour « la restauration des tableaux, statues, bas-reliefs, « et généralement de tout monument de sculpture « formant la collection du Muséum national. »

du monument en bronze qui doit être élevé sur la pointe occidentale de l’île de Paris, d’après un décret du 27 brumaire, et qm doit représenter le peuple français, le fanatisme, le royalisme et le fédéralisme. (5 floréal an II.)

Uo Appel du Comité de salut public à tous les artistes de la République à concourir à l’exécution des monuments en bronze et en marbre, qui doivent retracer à la postérité les époques glorieuses de la Révolution française représentée dans la fête de la réunion du 10 août dernier. — Les objets du concours sont : La figure de la Nature régénérée sur les ruines de la Bastille. — L’arc triomphal du boulevard italien avec invitation aux architectes de le mieux placer. La figure de la Liberté sur la place de la Révolution. — La figure du peuple français terrassant le fédéralisme. (5 floréal.)

5» Le Comité de salut public appelle tous les artistes de la République à représenter à leur choix sur la toile, les époques les plus glorieuses de la Révolution française. (5 floréal.)

6° Le Comité de salut public appelle lesartistes de la République à concourir à l’exécution de la colonne quidoit être élevée au Panthéon en vertu d’un décret de la Convention nationale tn l’honneur des guerriers morts pour la patrie. (5 flor.)

7° Appel du Comité de salut public à tous les artistes pour élever une statue de bronze à J. -J. Rousseau. Ce monument sera placé dans les Champs-Elysées. (5 floréal.)

8° Appel du Comité de salut public à tous les artistes pour transformer en arènes couvertes le local qui servait au théâtre de l’Opéra entre la rue de Bondy. Ces arènes seront destinées à célébrer les triomphes de la République, ainsi qu’aux fêtes nationales pendant l’hiver, par des chants civiques et guerriers.

9o Appel du Comité de salut public aux artistes pour qu’ils proposent des moyens simples et économiques de construire des fermes et des habitations plus salubres. (13 floréal an II.)

457. Rapport et projet de décret relatifs à la restauration des tableaux et autres monuments des arts , formant la collection du Muséum national ; par G. Bouquier, au nom du comité d’instruction publique, imprimé par ordre de la Convention nationale. — Décret adopté le 6 messidor l’an deuxième de la République française une et indivisible. — In-8,

8 pp.

Le citoyen Bouquier, secrétaire de la Convention, président du club des Jacobins, commence par reconnaître que les mon u ments d’art du musée national «doivent servir de modèles aux jeunes républicains qu’un heureux génie entraîne dans la carrière » ; mais, si c’est d’après ces monuments que les jeunes gens sont obligés de marcher, il faut que cette marche soit révolutionnaire et dans les sentiers nouveaux que la liberté vient de leur tracer. Le citoyen Bouquier s’élève ensuite avec force contre cette routine fiançaise et monarchique qui, asservissant les arts aux caprices du faux goût de la corruption et de la mode, avait rétréci leur génie, maniéré leurs procédés et dénaturé leur but. « Il est temps, dit-il, de substituer * aux enluminures lubriques qui parolent lesap- « parlements luxueux des satrapes et des grands,

« les boudoirs voluptueux des courtisanes, les ca- « binets de soi-disant amateurs, cabinetsqui, loin « d’offrir, aux yeux, des collections dignes de « déposer en faveur des arts, ne leur présentoient « guère que des ex voto déposés par l’immoralité « dans le temple du libeitinage ; il est temps de « substituera ces déshonorantes productions des « tableaux dignes de fixer les regards d’un peuple

458. Décret de la Convention nationale, du 12 août 1793, l’an second de la République française, qui ordonne l’apposition des scellés sur les portes des appartements occupés par les académies supprimées par décret du 8 du présent mois. — Paris, l’an II de la République (1793), in-8.

459. Décret de la Convention nationale, du 28e jour de frimaire, an second de la République française, une et indivisible, qui supprime la commission des monuments, et la remplace par une commission temporaire des arts. — Paris, an II de la République (1793), in-4.

Le zèle de lacommission des monuments s’étant refroidi avec le temps, et la négligence ayant excité des plaintes dont, au nom du comité d’instruction, le conventionnel Mathieu-Mirampal se fit l’organe, cette commission fut supprimée et remplacée par lacommission temporaire des arts, chargée de l’exécution de tous les décrets concernant la conservation des monuments, des objets de science et d’art, leur transport et leur réunion dans des dépôts convenables. Elle fut chargée en outre de présenter à la Convention nationale des moyens d’assurer dans toute l’étendue de la République la conservation des monuments, objets d’art et de science et bibliothèques, sans autre déplacement que celui que peut nécessiter la conservation même des objets.

460. Compte rendu à la Convention nationale par la. commission supprimée des monuments. — Paris, s. d. (1793), in-8.

461. Procès-verbal de la première séance du Jury des arts nommé par la Convention nationale et assemblé dans une des

L’ART OFFICIEL : GÉNÉRALITÉS

salles du Muséum, en vertu des décrets des 9e et 25e jours de brumaire an II de la République française une et indivisible, pour juger les ouvrages de peinture, sculpture etarchitecture mis au concours pour obtenir le prix. — Paris, an II, in-8.

L’intérêt de cette pièce réside dans les opinions motivées des membres du jury: Gérard, Prud’hon, Fragonard, Topino-Lebrun, Lesueur, Chaudet,etc.

462. Instruction sur la manière d’inventorier et de conserver dans toute l’étendue de la République tous les objets qui peuvent servir aux arts, aux sciences et à l’enseignenient, proposée par la commission temporaire des arts et adoptée par le comité d’instruction publique de la Convention nationale. — Paris, an II (1794), in-4, 70 pp.

463. Projet d’organisation d’une nouvelle direction générale des arts , et moyens de les faire fleurir dans toutes les villes de l’empire français. Cette organisation, loin de rien coûter au gouvernement, lui rapportera quatorze millions par an, et mettra à la disposition de l’empereur six cent quatre-vingt-une places. — Paris, septembre 1805, in-8, xrv-44 pp.

L’auteur dece projet d’organisation se nommait Bernard Dagesci. C’était un amateur qui s’efforça de répandre le goût des arts dans le département des Deux-Sèvres pendant les orages de la Révolution. Peu de temps après la fondation du premier empire, il conçut le projet dont nous donnons le titre. Selon Dagesci, l’empereur nommera un directeur général des arts. Cette direction se composera des membres de la classe des Beaux-Arts de l’Institut et elle aura le titre d’académie impériale de peinture, sculpture et architecture.. L’académie choisira six de ces membres, le directeur six autres et dans ces douze noms, l’empereur en nommera six. Quatrede ces six artistes inspecteront la France. Les deux autres auront l’inspection de l’Italie. Lorsque les inspecteurs généraux auront visité les départements et les artistes qui y sont, examiné les services qu’ils ont rendus par leurs ouvrages et les écoles qu’ils y ont établies, ilsprésenteront un artiste pour être directeur des arts dans chaque département. II sera établi dans chaque chef-lieu une école gratuite sous la conduite de ce directeur des arts. L’objet de ces écoles sera de pourvoir à l’instruction des élèves des lycées, externes comme internes, et à l’amélioration des arts dans les classes ouvrières dont le métier touche au dessin. Dans sa préoccupation l’auteur ne néglige rien, pas même Findication du costume. Si les artistes qui sont membres de l’Institut conservent leur uniforme, les associés correspondants de l’Institut porteront sur leurs habits des boutons dorés. Les artistes qui ne seront point employés à la direction générale des arts, et qui payeraient un droit de licence pour l’exercer, por-*ter'ont des boutons sur leurs habits ; il en sera de même des amateurs qui auraient obtenu ce droit de licence et des dames qui font leur état des arts: elles porteront un collier surlequel sera une médaille aveclesattributsdela section à laquelle elles appartiennent. Quant aux dames ou demoiselles qui exercent les arts pour leurs plaisirs, elles porteront sur leur collier un camée sur lequel est représenté un amour tenant les attributs de la section qui les concerne.

Nous indiquons ici seulement quelques traits de

ce singulier projet, de ce casernement des Beaux- Arts. Pour les autres, nous renvoyons le lecteur a la brochure elle-même.

464. Rapports sur les encouragements, récompenses et pensions à accorder aux savants, aux gens de lettres et aux artistes, séance du 17 vendémiaire, l’an III (1794) delaRépublique une et indivisible, suivi du décret de la Convention nationale, et imprimé par son ordre. — In-4.

465. EDWARDS (Edward). The administrative Economy of the fine arts in England. — De l’Organisation administrative des Beaux-Arts en Angleterre, par Ed. Edwards, attaché au Musée britannique. — Londres, 1840, in-8.

466. RUSKIN (J.). The political Economy of Arts. — L'Economie politique de l’art. — Londres, 1857, in-8 (1 fr.25.).

467. JULLIEN (Amédée). Les Beaux-Arts et leur administration. — Paris, Dentu, 1868, in-8, 171 pp. — 2 fr.

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