Allemagne
a. Empire d’Allemagne.
(Pour Charles-Quiint, voy. Espagne.)
653. Sigismundi Augusfi Mantuam adeuntis profectio ac triumphus ,....
anno 1432. Opus ex archetypo Juin
Romani a Francisco Primaticio Mantux in ducali palatio quoddel T. nun cupatur plastica atque anaglyphica sculptura mire elaboratum.... cum notis J 0. Pétri Bellorii , a Petro Sancti Bartoli ex veteri exemplari traductum ærique incisum. — Romæ, J. de Rubeis, (1680), gr. in-fol., avec 26 fig. grav. en taille douce.
Suite d’estampes rares, omise par Brunet et par Grasse. Ce triomphe, composé de vingt-six sujets, gravés sur treize planches doubles, a été exécuté à Mantoue, dans le palais ducal du T, par Franc. Primatice, d’après les dessins de Jules Romain, et gravé par Pietro Sancti.
11 a été regravé depuis en vingt et une feuilles par Antoinette Bouzonnet-Stella.
C’est en souvenir de celte brillante réception que l’empereur Sigismond accorda l’année suivante la dignité de marquisat à la maison de Gonzague de Mantoue.
654. Triumphwagen, ou Char triomphal de l’empereur Maximilien. — - 8 planches in-fol., jointes en largeur, avec texte explicatif au haut de six dernières. Sur la dernière planche on lit à droite : Diser wagen ist zu Nürmberg erfunden gerissenunnd gedruckt dur ch Albrechten Thürer im jar M. D. XXII. — Ce char a été imaginé, dessiné et imprimé par Albert Dürer, à Nuremberg, en 1522.
Nous sommes ici en présence d’un des chefsd’œuvre de la gravure sur bois; d’une composition splendide oti le talent éclate. Poëte fantaisiste, artiste de génie, énergique, charmant, mystérieux, naïf et fertile en contrastes, Albert Dürer s’impose et fait rêver.
Suivant l’opinion reçue, Jérôme Resch ou Rôsch aurait été le graveur de cette magnifique composition. Toutefois (voyez Nagler), on en est réduit sur ce point à de simples conjectures. En outre, du moment où l’on admet que Resch est le graveur de l'Arc de triomphe de Maximilien ( Eh renpforte ) (voyez plus loin), il est difficile de croire que ce soit lui qui ait gravé les planches du Triumphwagen. Dans L’Arc de triomphe la gravure sur bois est parfois rugueuse, les tailles y semblent indociles, souvent la finesse est absente. C’est tout le contraire dans le Triumphwagen où la gravure sur bois rivalise avec la gravure sur cuivre par la netteté, la régularité des tailles et la souplesse avec laquelle elles suivent les contours.
Du premier abord le Triumphwagen s’empare de vous. Imaginez un ch3r immense en forme de barque; l’arrière est richement ornementé, l’avant a la forme d’un lion. A l’arrière s’élève une tige flexible surmontée d’un léger baldaquin que rehausse un soleil avec cette inscription : Quod. in. celis. sol. Hoc. in. terra. Cœsar. est. Sous ce baldaquin, la couronne au front, le manteau impérial ruisselant de pierreries, palme de la victoire et sceptre en main, Maximilien 1er est assis; noble, calme et imposante figure qui donne mieux que tous les discours du monde l’idée ou plutôt l’idéal de la puissance impériale au moyen âge. A ses pieds, sur un coussin, le globe surmonté de la croix etle glaive de justice; dix jeunes femmes, y compris la victoire qui le couronne , sont autour de lui ; chacune d’elles nous offre une personnification morale et tient aussi une couronne destinée à l’empereur. La Raison, Ratio, sert de cocher ; elle tient les rennes sur lesquelles on lit: Nobilitas, Polentia. Les roues, larges et épaisses
L’ART OFFICIEL : ALLEMAGNE
et dont les moyeux représentent l’aigle impériale, portent ces mots: Magnificentia, Dignitas, Honor. La Gravité , la Persévérance, la Sécurité , la Confiance accompagnent le char, que traînent douze chevaux superbes accouplés deux à deux et caparaçonnés magnifiquement. Chaque paire est conduite par deux femmes dont voici les noms : la Modération et la Prévoyance, Y Opportunité et Y Allégresse, la Rapidité et la Fermeté , l’Énergie et la Virilité , Y Audace et la Magnanimité, YExpèrience et la Sagacité.
La grâce, l’élégance, la verdoyante jeunesse de ces figures allégoriques ne sauraient se dépeindre. Tout ce qu’on peut dire c’est qu’elles indiquent que Durer avait vu l’Italie, qui lui fit des emprunts à son tour, comme le prouve la célèbre fresque de * Aurore par le Guide dans le palais Rospigliosi à Rome (voyez Y Essai sur l’histoire de la gravure sur bois, par M. Ambr. Firm.-Didot, col. 28). Son énergie germanique se marque plus particulièrement dans les chevaux qui rappellent ceux de l’autre recueil attribués à Hans Burgkmair : nous voulons parler du triomphe de Maximilien.
On connaît quatre éditions tirées sur les planches originales ; elles sont toutes rares. La première est celle dont le titre est donné ci-dessus, avec explications en allemand. La seconde porte à la suite de la souscription ces mots : Cum Gratia et Privilegio Cesaree M ajestatis. La troisième avec explications en latin, et avec cette souscription : Excogitatus et depictus esl Currus iste Nurembergœ. Impressus vero per Albertum Durer. A nno MDXXIII (1523) (ÜOO fr. et plus). La quatrième porte cette souscription : Anno autem MDLXXXVIIII (1589) Jacobus Chinig Germanus , tabulas hasce ab haeredibus Alberti Durera aere proprio emptas iterum Venetiis divulgandas curavit. Kinig Germanus.
Plusieurs copies sur bois en ont été faites : la première, de toute rareté, par Hans Guldenmundt de Nuremberg, avec la date de 1529 ; la seconde par Corn. Liefrinck, publiée par sa veuve à Anvers en 15^5; la troisième, qui paraît être la même que la précédente, a été donnée en 1609 à Amsterdam, par Herm. Alard Koster et Dav. de Meyne. Cette suite a également été copiée sur cuivre. (Voy. pour les détails : Bartsch, Heller, Nagler, Passavant.)
L’idée de ce char de triomphe appartient à Bilibald Pirckheimer, conseiller de l’empereur, qui en a donné une description détaillée dans ses œuvres publiées après sa mort [Opéra, Francfort, 1610, in-fol.). On y a ajouté la reproduction en taille-douce de ce char. Bartsch prétend que Durer avait d’abord peint sa composition dans la salle de l’hôtel de, ville de Nuremberg. Heller rectifie cette erreur et constate que ces peintures sont d’un artiste postérieur qui aurait pris pour modèle la suite gravée sur bois.
Nous n’ajouterons qu’un mot. Le superbe exemplaire d’après lequel nous donnons cette description fait partie de la bibliothèque de M. Ambroise Firmin-Didot. Il est de la seconde édition originale.
655. Triumphwagen.—LQ Char triomphal est aussi le nom donné en Allemagne à une suite de gravures sur bois qui n’a pas moins de cinquante- quatre mètres de développement, et désignée également sous le titre de Triomphe de Maximilien. In-fol. obi.
Les planches du Triomphe ont eu plusieurs tirages, mais à des dates très-éloignées. Ainsi, d’après ie témoignage de Bartsch, la bibliothèque impériale de Vienne ne posséda d’abord que 90 épreuves (101 selon Passavant) imprimées à une époque voisine de leur exécution. De son côté, Mariette acheta 87 de ces épreuves, d’une beauté
surprenante, et qui sont aujourd’hui à notre cabinet des estampes; selon lui, il y avait entre les mains du roi de Suède, un troisième exemplaire de ce premier tirage. Cet exemplaire qu’est-il devenu ?
L’œuvre restait incomplète lorsqu’en 1779 les bois originaux, trouvés au nombre de 95 dans un collège de jésuites à Gratz en Styrie, et de Ü0 dans le château d’Ambras en Tyrol, furent apportés à la bibliothèque impériale de Vienne. On numérota ces bois et on en tira un petit nombre d’épreuves. M. Ambroise Firmin-Didot (voyez son Catalogue) possède dans sa bibliothèque un de ces exemplaires, inférieur, pour la beauté du tirage, à l’exemplaire de Mariette, mais supérieur en nombre car il n’a pas moins de 107 planches. Nous ne nous arrêterons point à décrire les signes caractéristiques de ce tirage et d’un tirage postérieur ; nous renverrons le lecteur au catalogue si exact que nous venons d’indiquer, et nous nous bornerons à dire que,dix-sept ans après la découverte des bois originaux, un éditeur les réunissait et les publiait sous le titre suivant : Le Triomphe de l’empereur Maximilien, en une suite de cent trente-cinq planches gravées sur bois, d’après les dessins de Hans Burgmair, accompagnées de l’ancienne description dictée par l’empereur à son secrétaire Marc Treitzsaurwein. Imprimé à Vienne, chez Mathias-André Schmidt, 1796, gr. in-fol. (Vendu depuis 100 jusqu’à 320 fr.)
Le Triomphe de Maximilien est une œuvre de premier ordre. L’art germanique du commencement du seizième siècle s’y montre puissant, vivant, et parfois grandiose dans sa rudesse. Au point de vue des mœurs et de l’histoire, ce recueil réclame non moins vivement l’attention. On sait que sur la fin de sa vie, Maximilien 1er imagina une fête dans laquelle il passa en revue sa maison et ses principaux vassaux. C’est cette revue que la gravure sur bois nous montre d’une manière si brillante : officiers de bouche, capitaines des chasses, oiseliers, chars remplis de bouffons et de musiciens et traînés par des animaux, escadrons de chevaliers montés sur leurs palefrois et tenant haut leurs bannières, tout cela passe sous nos yeux silencieusement, fièrement, mais avec une admirable vérité de gestes et d’attitudes. Ce n’est pas tout. D’autres représentations sur lesquelles nous devons nous taire , pour abréger , et qui se rattachent aux grands événements d’un règne aventureux complètent cette collection magnifique et dont la rareté a fait plus d’une fois le désespoir des amateurs.
Peu de princes ont montré sur le trône de plus brillantes qualités et un plus grand amour des arts que Maximilien 1er ; ingénieux et inventif, savant et artiste, il sut, par cette protection intelligente qui féconde si bien quand elle tombe de haut, doter l’Allemagne de plusieurs chefs-d’œuvre et entre autres de cel ui dont nous venons de parler. Satisfait de la fête qu’il avait donnée, l’empereur voulut en perpétuer le souvenir. A cet effet, il fit exécuter de belles miniatures sur 109 feuilles de vélin, de trente-quatre pouces de long sur vingt pouces de haut, une sorte de frise pour tout dire (ce manuscrit est aujourd’hui à la bibliothèque impériale de Vienne), puis, voulant assurer au souvenir de cette solennité domestique une durée encore plus grande, il songea à faire graver ces miniatures sur bois. De là un recueil auquel plusieurs artistes habiles travaillèrent et notamment un artiste d’un rare mérite, Hans Burgkmair ou Burgmair.
L’empereur était pressé, il voulait jouir le plus tôt possible d’une conception qui venait de lui en partie. Aussi Hans Burgkmair, qui paraîtrait avoir été appelé à diriger cette superbe entreprise , réclama -t -il le concours d’un grand nombre d’hommes de talent qui travaillèrent d’après ses dessins : on cite Jérôme André, ou plutôt Resch ou Rôsch, le même qui aurait gravé le triomphe signalé au numéro précédent, Jean de Bonn,
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Cornélius, Hans Frank, C. etW. Liefrink, Alexis Lindt, Jost de Negker, H. Schauffelein et bien d’autres dont les noms ont été retrouvés au dos des bois qu’ils avaient gravés. C’est cette direction laborieuse qui a valu à Hans Burgkmair le droit d’être considéré comme l’auteur du Char triomphal. Au reste, Bartsch témoigne en faveur du génie d’invention d’Hans Burgkmair en disant que, loin d’être des copies serviles des miniatures, les gravures du Char triomphal en diffèrent par le dessin. Presque tous les groupes ont un autre aspect, chaque Figure une autre attitude. Par conséquent Burgkmair paraît dans cet ouvrage en qualité d’auteur, d’autant mieux qu’il a surpassé son modèle en beaucoup de points.
L’exemplaire de la bibliothèque de Vienne, déjà cité, contient, selon Passavant, cent vingthuit pièces, dont cent une sont des épreuves du premier tirage. Parmi ces dernières, il y en a deux dont les bois n’ont pas été retrouvés, et qui pour cette cause ne figurent point dans l’édition de 1796.
Ces deux pièces, dont la seconde représente un char de triomphe avec les figures de Maximilien et de Marie de Bourgogne, et fait suite à la planche 135 de l’édition de 1796, existent dans l’exemplaire Brentano, vendu 7,500 fr. en 1870, exemplaire unique, composé de cent trente-sept planches, dont 97 en épreuves du seizième siècle et AO du tirage fait en 1777.
M. Thausing, savant conservateur de la collection Albertine de Vienne, a essayé de démontrer, dans une étude fort intéressante ( Mittheilungen der K. K. Central-Commission, t . XIII, Vienne, 1868), que vingt-quatre de ces planches ont été données par A. Durer. Ce sont celles des numéros suivants de l’édition de 1796 : 89 à 103, 89 (seconde pagination erronée) à 93, 130, 131, 135, et le char triomphal de l’exempl. Brentano. En effet, ces planches, qui représentent presque toutes des chars mûs par d’ingénieux mécanismes, ont un caractère tout particulier, et comme leur style grandiose rappelle celui du char décrit au numéro précédent, elles sont dignes d’être attribuées au grand artiste de l’Allemagne.
656. Ehrenpforte. — Arc triomphal de l’empereur Maximilien Ier, gravé sur bois d’après les dessins d’Albert Dürer. — Vienne, imprimerie de la veuve Alberti, 1799, gr. in-fol. (Vendu depuis 60 jusqu’à 500 fr.) — La lre édition complète est de 1559.
Si vous feuilletez l’Arc triomphal dans l’édition de 1799, donnée par Bartsch, qui se compose de A3 feuillets in-plano, collées en onglets par leur milieu, vous aurez l’impression que peut produire une sorte de macédoine et le pêle-mêle des objets les plus divers. Mais si vous examinez l’exemplaire de la bibliothèque impériale de Vienne et les quatre-vingt-douze planches de rapport de grandeurs différentes qui, jointes ensemble, conformément à l’avis du relieur placé en tête de l’édition de Bartsch, donnent une gravure de dix pieds et demi de hauteur sur neuf pieds de longueur, vous éprouverez alors le plaisir que l’on ressent à la vue d’un grand ensemble bien ordonné.
Plusieurs de ces planches sont datées de 1515, mais Maximilien étant mort en 1519, ne put voir complet le travail gigantesque que son goût si prononcé pour l’art et surtout pour la gravure lui avait fait commander.
Au fur et à mesure de la préparation des planches, on en avait fait quelques tirages à très petit nombre, mais l’ensemble n’a été publié qu’en 1559, et les exemplaires en sont devenus introuvables.
L’exemplaire de la bibliothèque de Vienne, de cette, première édition complète, porte cette
souscription en allemand : Imprimé à Vienne , chez Raphaël Hofhalter , nommé en polonais Skrzetuski, MDLIX. Déjà avant cette date plusieurs morceaux ou bois disparus avaient dû être gravés de nouveau. A la fin du siècle dernier, Bartsch n’a retrouvé que 71 planches originales, et il a été obligé de graver les 21 autres à l’eauforte pour son édition.
Quel est l’auteur de cette immense composition ? Peut-on, d’après Bartsch, l’attribuer à Albert Dürer. Est-ce sous la direction de ce fécond et beau génie que Jérôme Besch de Nuremberg exécuta la plus grande partie d’une œuvre colossale? Bartsch l’ayant cru et l’ayant dit, tout le monde l’a répété, et cependant, si nous ne consultions que les faits, nous serions amené à croire que Bartsch a pu se tromper ici, du moins en ce qui concerne le graveur; non -seulement le célèbre Conrad Peutinger, l’un des conseillers de Maximilien, lui écrit que Stabius a apporté de Nuremberg à Augsbourg la plus grande partie des figures du triomphe pour les faire graver pour l’empereur, dans cette dernière ville, mais dans la note des dépenses de Peutinger à la date de 1510, on lit ce qui suit : « J’ai payé à Hans Burkmaier, peintre, au menui- « sier, ainsi qu’aux deux graveurs sur bois ( Form - « schneidern ), comme il appert du compte audit « peintre, la somme de fl. 113 kr. 2A pour les « 92 figures et autres. » D’après ce passage, il est évident, s’il s’agit ici des bois de l’Arc triomphal , que Jérôme Besch n’en est pas le graveur.
Si nous considérons maintenant la gravure en elle-même, le travail de Jérôme Besch dans le Triumpliwagen d’Albert Dürer présente une supériorité incontestable. Rapprochez de cette œuvre splendide oit la main est si habile, si ferme, oit les tailles suivent si bien les contours, rapprochez les planches de 1 ’ Ehrenpforte, oü le travail est rude ou hésitant, et vous serez peu disposé à attribuèr à Jérôme Resch la gravure de ce dernier recueil. Il en sera de même de la composition attribuée à Albert Dürer. L’auteur du Triumph wagen est tellement au-dessus de l’auteur de l’ Ehrenpforte que, contre l’opinion commune, nous aurions été entraîné à voir ici une autre main et une autre pensée que celle d’Albert Dürer, si l’Allemagne, à cette époque, eût possédé un génie capable de concevoir une composition aussi vaste et aussi riche dans les détails, malgré ce que la critique peut lui reprocher.
657. Litorum Magistratum et primorum figuræ quæ a Germants, Brugis constant qui adesse consacrationi imperatoris debent et sic forma et ordo postulat. — Basileæ, ex off. Oporiniana, 1562, in-fol., avec 148 fig. sur bois.
Le couronnement dont il s’agit ici est celui de Maximilien II, empereur d’Allemagne, né le 1er août 1527, fils aîné de l’empereur Ferdinand 1er, gendre de Charles-Quint et cousin de Philippe II, comme roi de Bohême.
L’image des officiers, pages et consuls de la chambre impériale (composée d’Allemands, de Flamands, de Suisses) désignés pour assister au couronnement et sacre de l’empereur sous l’aspect et dans l’ordre obligé: voilà ce que nous montre ce livre divisé en quatre parties qui renferment chacune un certain nombre de planches dont le nombre total s’élève à cent quarante-huit. Chaque personnage est représenté en pied avec ses armoiries.
On a supposé que ces gravures en bois, exécutées avec l’heureuse hardiesse qui distingue celte époque, et dont les personnages ont une grande tournure, pouvaient être de Jost Amman, de Zurich, l’un des plus renommés parmi les graveurs de son temps.
Volume fort rare, omis par Brunetctpar Grasse.
Il n’est peut-être pas inutile d’ajouter que
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l’exemplaire de notre Cabinet des estampes porte la mention suivante : n° 1234. Vol. remis au Cabinet des Estampes par l'abbè Sallier ce 'iQjuin 1758. Sallier, membre de l’Académie des Inscriptions, a travaillé activement au catalogue de la Bibliothèque royale.