History of the Coronation of
James II and of his Royal consort Queen Mary , etc. — Histoire du couronnement de très-haut et très-puissant monarque Jacques II, par la grâce de Dieu roi d’Angleterre, d’Ecosse, de France et d’Irlande, et de sa royale épouse la reine Marie, célébré dans l’église collégiale de Saint-Pierre, cité de Westminster, le 23 avril 1685, et description exacte des dispositions, processions et fêtes magnifiques qui eurent lieu à ce sujet dans Westminster- Hall.
Publié, conformément aux ordres de Sa Majesté, par François Sandford, Esq., héraut d’armes. — Imprimé par Thomas Newcomb, imprimeur de Sa Majesté, en Savoie (Londres), 1687, in-fol., 4 ff. prél., 135 pp., avec 28 pl. grav. (60 fr.).
Le 2 février 1685 , Charles II mourut subitement à Whitehall ; le 23 avril 1685, Jacques II se faisait couronner avec Marie d’Estc, à Westminster. C’est le cérémonial de ce double couronnement que nous montre le bel et ra e ouvrage publié par Sandford.
Les trois planches les plus importantes sur les vingt-huit qui illustrent cette relation représentent : lo les prépaiatifs dans Westminster ; 2° le cérémonial du couronnement; 3° le banquet royal dans la grande salle de Westminster. Cette planche est d’un intérêt extrême. Très-bien exécutée d’abord, elle représente dans ses mille détails un repas officiel au dix-septième siècle en Angleterre. Les autres planches font défiler le cortège royal sous nos yeux.
Le principal auteur de cet ouvrage est Grég. King.
750. Le Triomphe royal, où l’on voit décrits (sic) les arcs de triomphe, pyramides, tablaux (sic) et devises, au nombre de 65, érigez à la Haye en l’honneur de Guillaume III, roy d’Angleterre, Ecosse, France et Irlande. — La Haye, s. d. (1691), in-8, avec 65 fig. grav. par Schoonebeck et Romain de Hooghe (25 fr.).
750 bis. De Konincklyke triumphevertoonende aile de eerporlen in s'Gravenhage 1691 opgerecht ter eere van IVillem de III. — Le Triomphe royal, ou Description des arcs de triomphe dressés à la Haye en 1691, en l’honneur
du roi Guillaume III. — La Haye (s’Gravenhage), Beecx, 1691, in-8, fig.
Mêmes figures que celles du numéro précédent. Volumes omis par Brunet et par Grasse.
751. Beschryving der Eerporlen, etc. — Description des arcs de triomphe érigés à la Haye à l’occasion de l’entrée de Guillaume III, roi de la Grande-Bretagne.— Amsterdam, Allard, 1691 , in-fol., avec 4 pl. grav. par Luyken et Allard (4 à 5 fr.).
Omis par Brunet et par Grasse.
752. Relation du voyage de Sa Majesté britannique en Hollande et de la réception qui lui a été faite, enrichie de planches très-curieuses, avec un récit abrégé de ce qui s’est passé de plus considérable depuis l’arrivée de Sa Majesté en Hollande, le 31 janvier, jusqu’à son retour en Angleterre au mois d’avril 1691, et l’heureux succès de l’expédition d’Irlande par les armes toujours victorieuses de Sa Majesté (par Tronchin Du Breuil). — La Hâve, Leers, 1692, in-fol., 108 pp. et 16 pl. grav. sur cuivre (40 à 50 fr.).
Guillaume III entreprit ce voyage pour conférer à la Haye avec les princes ligués avec lui contre Louis XIV, qui de son côté travaillait énergiquement à replacer Jacques II sur le trône d’Angleterre, oü Guillaume avait été appelé par le vœu de la nation. Ce prince, que cinq des provinces unies avaient nommé stathouder, que la Hollande allait accueillir avec autant d’enthousiasme qu’il est permis aux Hollandais d’en avoir, entreprit, nous le répétons, cet important voyage entre la bataille de la Boyne, oii il avait battu les Irlandais, et le combat de la Hogue, qui devait être si funeste à la marine française.
Seize planches enrichissent cette remarquable publication, dont le frontispice ( une allégorie composée et gravée par Romain de Hooghe, et qui ne serait point indigne de Rubens) l’annonce dignement. Le portrait de Guillaume III, dessiné par Jean Brandon et gravé en taille-douce avec le burin le plus souple par P. von Gunst, vient ensuite. Les autres planches sont l’œuvre de Romain de Hooghe, graveur et dessinateur incorrect et sans goût, mais plein de feu, d’invention, de vie, etqui suivrait Callot de près, si sa pointe avait plus de finesse. Elles représentent : 1° l’arrivée de Guillaume à Honstardijk; 2° sa réception dans la cour (à la Haye) ; 3° réception de Guillaume au pont de Westiand (une des entrées de la Haye) ; £i° illumination et décoration de la maison de ville; 5° arc de triomphe sur le marché; 6° arc de triomphe sur la place; 7° peintures du dedans de l’arc de triomphe sur la place et du côté du vivier; 8° entrée de Sa Majesté par-dessous l’arc de triomphe placé devant la cour (peut-être le cours, Corso ) ; 9° arc de triomphe devant la cour; 10° statues, devises et emblèmes à l’intérieur de cet arc; 11° peintures des côtés; 12° feu d’artifice du vivier ; 13° représentation des deux pyramides placées au milieu du feu d’artifice.
Cette entrée se distingue entre toutes par la profusion des peintures et figures allégoriques, des emblèmes et devises qui couvrent et surchargent les arcs de triomphe. Il y a là un luxe inouï. L’arc de la place (et il n’est pas le seul) peut être appelé justement une page d’histoire. L’état de l’Europe alors, ses craintes, ses espérances ; les