‹ Bibliographie méthodique et raisonnée des beaux-artsChapitre 96 sur 125 · L’ART OFFICIEL : SOLENNITÉS SACREES · texte numérisé non relu

L’ART OFFICIEL : SOLENNITÉS SACREES

815. Fiestas de la S. Iglesia, metropolitana y patriarcal de Sevilla al nuevo culto del senor rey S. Ferdinando el terceroy etc. — Fêtes célébrées à l’église métropolitaine et patriarcale de Séville à l’occasion du culte attribué au roi S. Ferdinand III de Castille et de Léon, etc., décrites par D. Fernando de la Torre Farfan, prêtre de Séville. — Séville, Rodriguez, 1671, in-fol., 4 ff.

et 343 pp., avec 20 pl. dont 12 doubles (70 à 100 fr.).

Volume d’une grande rareté, omis par Brunet et par Grasse. 11 est orné d’un frontispice, des portraits de Ferdinand III et de Charles II, et de dixhuit planches gravées à l’eau-forte, par Mathieu Arteaga et par François Arteaga, d’après Murillo, Valdès, Herrera et Luisa Moralès.

Le 11 février 1671, Clément X mit au nombre des saints ce prince qui fut presque un grand homme au moyen âge, malgré sa cruauté et peut-être à cause de cette cruauté envers les Albigeois.

Les fêtes données à l’occasion de cette apothéose chrétienne du prince qui reprit Séville sur les Maures et qui planta la croix sur la mosquée de Cordoue, n’intéressent pas seulement ceux qui aiment le détail dans l’histoire, mais aussi ceux qui étudient l’histoire de l’art. Sur les vingt planches qui enrichissent ce rare ouvrage, il en est une douzaine de doubles, lesquelles sont des eaux-fortes d’après Herrera, par Mathieu Arteaga, peintre d’histoire et de paysage, et graveur. Or, on sait quelle est la réputation des belles eaux-fortes de M. Arteaga. Ces planches nous montrent l’intérieur de la cathédrale de Séville, vue de divers côtés, les décors pour la fête, le mausolée érigé pour la circonstance à Ferdinand le saint, et surtout ce qui est digne de remarque, un beau portrait de Ferdinand III, gravé par M. Arteaga, d’après Murillo, un autre de Charles second enfant, encadré par une composition allégorique, enfin un frontispice oii l’on voit Ferdinand au milieu des rayons d’une gloire céleste.

En terminant, nous signalerons aux architectes le plan de la cathédrale de Séville, plan oit toutes les parties de l’édifice sont mesurées et cotées, depuis la nef et le chœur jusqu’aux dernières chapelles, dont un cartouche indique les noms. Ce plan, daté de 1672, mérite l’attention.

816. Maria Vergine coronata. Descri zione e dichiarazione délia dévot a solennité fatta in Reggio , etc. — Le Couronnement de la sainte Vierge. Description des solennités religieuses célébrées à Reggio le 13 mai 1674, composée par l’abbé. Jacques Certani. — Reggio, Vedrotti, 1675, in-fol., 6ff., 137 pp. et 3 ff., avec 15 gr. pl. à Feau-lorte (15 à 20 fr.).

Les planches de ce volume, omis par Brunet et par Grasse, consistent en un frontispice, un portrait de François II, duc de Modène, et treize planches de solennités.

Ces planches sont dignes d’intéresser tous ceux qui veulent connaître jusqu’où, au dixseptième siècle, pouvait aller la fougue décorative italienne, et ce que la rivalité des confréries arrivait à produire en ce genre. Ici nous en avons cinq : de la Sainte-Trinité, de Saint-Roch, de l’In-

vention de la Croix, del Carminé, de Saint-Augustin, qui prodiguent à qui mieux mieux les chars et les arcs de triomphe, les trônes splendides, et ces machines théâtrales dont on ne se sert en France qu’à l’Opéra ou dans les pièces à féerie ; et il suffira d’en citer une, par exemple : Moïse frappant le rocher de sa verge , invention qui appartient à la confrérie de l’Invention de la Croix. La dernière planche représente la procession qui escorte la couronne de la Vierge portée en grande pompe à la Madone délia Ghiara sous l’invocation de laquelle est placée la plus belle église de Reggio. Cette composition est l’œuvre d’Horace Talami, peintre célèbre à Reggio, et on la doit à un artiste bolonais trèsdistingué et surtout très-fécond, Joseph-Maria Mitelli, qui a gravé presque toutes les planches de ce volume, d’après Giac. Carboni, Christ. Cattelli, Franc. Torri, Draghi et Prosp. Manzini. Une des eaux-fortes de ce bel ouvrage est fort appréciée des connaisseurs; elle représente une bataille navale romaine, par Jacob Cotta.

817. Description du jubilé de sept cents ans de S. Macaire, patron particulier contre la peste, qui sera célébré dans la ville de Gand, à commencer le 30 de mai jusqu’au 15 juin 1767, etc. — Gand, Meyer, s. d., in -4, 4 ff., xn-84 pp., avec 15 pl. grav. à l’eau-forte par Heylbrouck, Wauters, etc. (8 à 1 0 fr. et plus).

Les planches représentent les chars de triomphe, les ornements et les feux d’artifice. Elles sont très-médiocres et leur seul mérite est de montrer le goût et la dévotion des Gantois. Le même ouvrage a été publié simultanément avec texte flamand.

Omis par Brunet et par Grasse.

818. Train triomphal orné de cavalcades, chars de triomphe , symboles et autres ornemens, à l’occasion du Jubilé de mille ans de saint Rombaut, martyr, évêque, apôtre et patron de la ville et province de Malines , qui sera exéeuté les 26 et 27 de juin, 3 et 10 de juil. 1775, sous la protection du magistrat et l’assistance de la noblesse et citoyens de la dite ville, par l’école latine sous la direction des prêtres de la congrégation de l’Oratoire de N. S. Jésus. — Malines, J. Fr. Van der Elst (1775), in-fol., 5 ff. et 24 pp., avec 18 pl. simples et doubles.

Des eaux-fortes par de la Rue, de Bruxelles, et des tailles-douces par Franz Klauber, de Vienne, d’après G. Herreyns et les Suetens , et l’une gravée par J.-W. Campenhoudt, constituent ce volume. Elles portent les dates de 1771, 1773 et 1775. Omis par Brunet.

819. Explication des cérémonies de la Fête-Dieu d’Aix en Provence, ornée des figures du lieutenant de prince d’amour, du Roi et Bâtonniers de la Bazoche; de l’abbé de la Ville, et des Jeux des Diables, etc. (par Gasp. Grégoire). — Aix, E. David, 1777 , in-12, avec 12 pl. à l’eau-forte et un portr. de René d’Anjou (15 à 30 fr.).

Les planches qui accompagnent la relation de

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