EN ALLEMAGNE ET AU NORD DE L'EUROPE
fluence sur l'art allemand; — C'est à Rome que commence la régént^ration de la peinture allemande ; — Fondation de l'école de Dusseldorf; — Artistes et travaux de cette école; — L'art à Cologne, Francfort, Darmstadt, Manheim ; — Une Excursion dans Paris en 1836.
II. — Précis sur les travaux exécutés à Munich par ordre du roi Louis; — L'école de Munich, Cornélius; — L'art à Stuttgardt, iNur-mberg, Augsbourg, IXatisboniîC, Carlsruhe; — Prague et
a peinture à Vienne; — Un Excursion en Iialie.
III. -- L'art à Berlin au xvjiie siècle et au commencement du Xixe. En 1806, l'art, dans la capitale de la Prusse, végétait; ce fut Rome, vers 1820, qui lui envoya le souffle vivifiant : « Berlin eut ses apôtres, comme INlunich et Dusseldorf. ^Vach et Begas furent ces apôtres. C'est de leur retour de Rome que date l'ère de l'art moderne pour Berlin;— Peintres d'histoire à Berlin; — Paysagistes, peintres de genre; — L'architecte Schinkel, ses élèves, son influence sur le goût allemand; — iNotices suri«5 sculpteurs en lète desquels se place Rauch; — L'Académie des beauxarts de Berlin; — Programme des cours; — Nombre des élèves qui les suivent ; — L'art à Dresde; — L'art à Hambourg; — Les artistes allemands à Rome ;— Oe l'influence de la littérature sur la renaissance de l'art en Allemagne : Winckelmann et Gôihe, etc. (article du baron de Rumohr); — Une Excursion en Hollande, Belgique, Angleterre, Suisse, Russie, Suède, Danemark, États-Unis.
Prétendre que ces circuits sans nombre attestent une méthode sévère, ce serait être par trop indulgent. Mais quand on voit avec quel zèle l'auteur embrasse son sujet, ce défaut est oublié ; il dit tout, et quelque chose de plus encore. Aussi faui-il tenir le comte Athanase Raczynski comme étant le plus ample, le plus abondant et le plus instructif de tous ceux qui ont entrepris <le raconter l'histoire du développement et des progrès de l'art en Allemagne.
1303. FORTOUL (Honoré). De l'Art en Allemagne. — P.iris, 1842, 2 vol. in-8 (2 à 5 fr.); — Bruxelles, 1844, 3 vol. in-8.
On connaît cet ouvrage : il a eu la vogue. L'auteur annonçait vouloir combler une lacune laissée par madame de Staël dans son beau livre sur l'Allemagne. A-t-il atteint le but? Nous ne le croyons pas. 11 se montre ici plus homme de lettres que critique d'art et connaisseur. Notez qu'au moment oîi il écrivait, d'autres que lui comblaient cette lacune : on peut citer le comte Athanase R;iczynski (voir le n" précédent) et M.Alfred Michiels (flistoire de la peinture en Allemagne; 1829). Le vrai laérite du livre de M. Forloul, c'est d'avoir attiré l'attention des lecteurs sur une élude toute nouvelle à cette date.
1304. WAAGEN (G.-F.). Kunstwerke U7id Kûnstler inDeutschland, — OEuvres d'art et artistes eu Allemagne. — Leipzig, 1843-45, 2 vol. in-12 (2 fr.).
Le premier volume traite de la Saxe et de la Franconie; le second, de la Bavière, d'une partie de la Suisse, de l'Alsace et du Palatinat.
1305. NÈVE (F.). De la Tendance nouvelle de l'art en Allemagne. — Louvain, 1845, in-8.
1300. FÔRSÏER (Ernst). Geschichte der deutschen Kunst. — Histoire de l'art allemand. — Leipzig, 1851-60, 5 vol.
in-8, avec 57 grav. s. acier (12 à IG fr.).
Parmi les nombreux écrivains qui se sont occupés de l'art allemand, je ne connais que M. Fôrster qui en ait écrit l'histoire depuis les origines jusqu'à nos jours. En effet, il a embrassé les tiois arts, et les a pris au sein de la barbarie pour les conduire jusqu'à ce moment. Bien plus, il a su faire tenir cette longue histoire dans un cadre étroit : forte condensation qui n'a rien enlevé à la clarté du récit. Dire que nous partageons toutes les jidées de M. Fôrster, ce serait beaucoup. C'est avec la lorgnette d'un Allemand qu'il voit l'art de l'Allemagne, et Dieu sait comme leurs lorgnettes grossissent les objets quand ils lorgnent leur pays. Mais ce qu'il y a de trop excessif dans les admirations de M. Fôrster est racheté par l'Habileté avec laquelle il a su montrer le développement simultané à travers les siècles des trois grands arts chez une grande nation. M. Fôrster a beaucoup voyagé, il sait beaucoup ; aussi tout porte dans cette histoire oîi chaque appréciation est appuyée par l'indication d'un morceau d'art, qui même est mis assez souvent sous les yeux des lecteurs dans de petites gravures fort bien exécutées. J'ai parlé de la clarté du récit. Cette clarté n'est pas tant dans le style que dans la manière dont le livre est divi.sé. Marquer ces sections', c'est donner un avant-goût de l'ouvrage et de la marche suivie par l'auteur.
T. 1«'. — 3 périodes le divisent : l^e période (de l'établissement du christianisme à Charlemagne) : l'art chez les Goihs, les Lombards, les Francs, les Allemands ; — 2« période (du viii*' au xe siècle) : l'art sous Chailemagne et les Carlovingiens; (de la fin du x= au xii« siècle) réveil de l'art national ; développement du roman ; (de la seconde moitié du xiie au début du xni« siècle) apogée du roman; — .Se période (premier tiers du xiii« siècle) : prédominance d'une forme nationale ; style de transitioti; (de la moitié du xiiie au commencement du xve siècle) complément du germanisme.
T. II. — 4« période (du commencement du xve au milieu du xvi* siècle) : fin de l'art gothique; d'une conception idéale, la sculpture passe au réalisme, à l'individualité; influence des peintres des Pays-Bas sur ceux de Cologne, du Bas et du Haut-Rhin, delà Souabe, delà Bavière, de l'Autriche, de la Saxe et de la France.
T. III. — 2 périodes, ire période (du second tiers du xvio siècle jusqu'au commencement du xviie). a Nous avons suivi, dit l'auteur, « l'art allemand du moyen âge jusqu'au premier « tiers du xvi« siècle , et nous l'avons vu dans a toute sa puissance, s'ouvrant des voies nou- « velles pour atteindre aux plus hauts sommets, a Nous allons assister maintenant aux commen- « céments de sa décadence, qui ne vient pas d'un « manque d'habileté ou de beauté, de l'incorrec- « tion des formes, mais de l'absence d'origina- B lité de vie intérieure, du vague des con- « ceptions et de l'ignorance des conditions du « vrai. » — 2« période (du commencement du xvii^ jusqu'à la lin du xviiie s.). « Le trait carac- 0 téristique de cette période, c'est le surprenant a essor de la peinture; tandis que l'architecture « et la sculpture perdent de plus en plus leur « originalité, se modelant sur l'étranger, la pein- « ture, quittant la voie suivie jusqu'alors, s'élè- 0 ve avec une originalité, une force virtuelle, 0 une vie toute nouvelle à des hauteurs ignorées <c de l'Allemiigne, objet d'admiration chez tous « les peuples et de l'entière postérité, etc. »
T. IV. — 2 périodes. lr« période |de la fin du xv]ii*= siècle au commetic. duxix*). Dans la peinture: Mengset ses contemporains, Cortens,Rocli, Schick,VVachter ; dansia sculpture : Cauova, Thorwaldsen, Dannecker, Ohmacht, Wagner, G. Schadow; en architecture :Weinbrener.— 2e période: Rapports des artistes et des académies ; le romantisme: Ovcrbeck, Cornélius, W.Schadow ;en
HISTOIRE GÉNÉRALE DE L'ART
sciilpiure": E. Elierhard, llenscliel, R. Schadow.
T. V. — (do 1820 jusqu'au moment présent, ISfiO.) L'iincieniie école de Dusseldorf sous Cornélius, et la nouvelle ; les {coles de Munich, Augsbourg, Nuremberg. Berlin, Cologne, CobliMiz, etc.
Le livre de M. KOrster fait partie d'une grande publication sur le peuple allemand : Das (leutsche Volk, présenté dans le passé et le présent, pour fonder son avenir.
1307. HAGEN (A.). Die deutsche Kunst in unserem Jalirhundert, etc. — L'Art allemand dans notre siècle. Leçons, accompagnées d'éclaircissements, par le D"" Hagen , professeur à l'université de Kônigsberg. —Berlin, 1857, 2 vol.
in-8 (7 càSfr.).
L'auteur fait passer devant nous les peintres, les architectes, les sculpteurs qui depuis soixante ans sont arrivés en Allemagne à la célébrité : Cornélius, Overbeck, Schiion , Klentz, Schweuthaler, Roltmann, Kaulbach,etc., occupent les premières places dans cette galerie. On y parle de l'école de Dussel<lorf, du roi Louis de Bavière et de Munich. L'auteur est exact, scrupuleux ; il ne lui manque qu'une chose, bien nécessaire quand on écrit sur les arts et les artistes : le goût. En voulez-vous .un exemple? Il admire les fiesques exécutées par Mis à l'extérieur de la Pinacothèque d'après les petits tableaux de Kaulbach, et cette « triate drôlerie », comme l'appelle noire Th. Gautier, suggère au savant professeur de Kônigsberg l'éloge de Kaulbach: «l'ingénieux des- « sinateur du roman du lienard, chargé de « symboliser l'impulsion donnée à l'art germa- « nique par le roi Louis. Que pouvait faire Kaul- « bach, dit-il, sinon de donner à sa peinture le « caractère d'une boutade pleine d'humour? Il y « avait là cent fois plus de modestie que de se a prendre au sérieux et de combattre pour ses « idées. •
a Si les Allemands, dit M. Violletle-Duc, savaient discerner et choisir, ce serait, au point de vue des arts, le premier peuple du monde; malheureusement il n'en est pas ainsi; tout leur est bon. »
1308. HAAKH (Adolf). Dell rage aus fVûrtemberg zur neueien deuischen Kunstgeschiclite. — Documents wurtembergeois pour servir à l'histoire de l'art moderne en Allemagne. — Stuttgart, Bruckmann, 1863, in-8, avec 6 pi.
grav. s. c. (portrait de G. Schick, etc.). — 10 fr.
1309. WOLTiMANN (Alfred). Die deutsche Kunst und die lie format ion. — L'Art allemand et la réforme. (Recueil de leçons de science populaire, publié par Rud. Virchow etFréd. von Holtzendorff.) — Berlin, Lùderitz, 1807, in-8, 40 pp. et 2 lig. — 1 fr. 25.
1310. RIEGEL(Herm.). Deutsche Kunststudien. — Études sur l'art allemand.
— Hanovre, Rii rpler, 1868, in-8. — 13 fr.
Mélanges sur l'art allemand, tel serait le véritable titre de cet ouvrage composé avec des articles déjà publié- d:ins les journaux et les revues. Du reste, une certaine unité esthétique y règne : le niêmi; esprit, les mêmes principes dominent dans cette variété d'articles; ce qui au-
loriso l'auteur à dire que sou livre a sa part dans l'histoire du nouvel art allemand. Les cathédrales du Rhin, les travaux récents des sculpteurs et des peintres, les musées, les collections, tout est examiné, jugé par le critique avec (une certaine autorité, je dirais même avec une certaine compétence. Le malheur, c'est que le point de vue est trop exclusif, trop germanique. 11 faut être bien germain, en effet, pour prétendre que la cathédrale de Cologne est le Parihénon de l'architecture gothique, et que Cornélius est un très-grand peintre.
2. États et villes de l'Allemagne, de l'Autriche et de la Suisse.
1311. STETTEN (P. von). Kunst-, Gewerb' und Handwerksgeschichte der Reichsstadt Augsbourg . — Histoire de l'art, de l'industrie et des métiers dans la ville impériale d'Augsbourg. — Augsbourg, 1779-88, 2 part. gr. in-8 (4 fr.).
1312. BEYSCHLAG (D.-Eb.). Beitràge zur Ku7istgeschichte der Reichsstadt Nordlingen. — Documents pour servir à l'histoire des Beaux-Arts dans la ville impériale de Nordiingue. — Nordliogue, 1798-1801, 7 part, in-8 (3 à 4 fr.).
Ouvrage consacré plus particulièrement à l'histoire de la gravure sur bois.
1313. RETTBERG (R.von). Uebersichtstafel zur Geschichte^ namentlich der Kunst von Nûrnberg. — Tableau synoptique de l'histoire des Beaux-Arts, principalement à Nuremberg. — Hanovre, 1845, in-fol. (3 à 4 fr.).
1314. RETTBERG (R. \on). Nûrnberg er Briefe zur Geschichte der Kunst. — Lettres de Nuremberg pour servir à l'histoire de l'art. — Hanovre, 1846, {n-8, 5 pi. (4 à 5 fr.).
1315. BAADER (Jos.). Beitràge zur Kunstgeschichte Nilmbergs. — Matériaux pour servir à ThistoiVe de l'art à Nuremberg. — JNordlingue, Beck, 1860- 62, 2 part, in-8, vi-112 et iii-82 pp.— 3 fr. 75.
1316. GRÛNEISEN (C.) & MAUCH (E.).
Ulms Kunstleben im Mittelalter, etc.
— La Vie artiste au moyen âge à Ulm.
Appendice à l'histoire de la civilisation en Souabe. —Ulm, 1840, in-8, 5 pi.
gr. et 3 lit!).; — ibid.^ 1854, in-8.
1317. NIEDERMAYER (Andr.). Kûiisf lerund Kumticerke der Stadt Regensburg. Eln Beitro g zur Kunstgeschichte Allbayenis. — Artistes et œuvres d'art à Katisbonne. Contribution à l'histoire de l'art de la vieille Bavière. — Landshut, 1857, in-8 (1 à 2fr.).
1318. HASSLER (Conrad-Dieterich). Beitràge zur Ulmischen Kunstgeschichte.