France
1491. ROBILLARD-PÉRONVILLE et LAURENT. — Musée français, ou Collection complète des tableaux, statues et bas-reliefs qui composent la collection nationale, avec l'explication des sujets et des discours sur la peinture, la sculpture et la gravure (par S.-C.
Cboze-Magnan, Visconti et Émeric- David). Publié par Robillard-Péronville et Pierre Laurent. — Paris, 1803-1811,
4 vol. gr. in-fol., fig. (publié au prix de 3,840 fr., et le double pour les épreuves avant la lettre ; se vend 1 ,000 à 1 ,200 fr. et plus; etenépr. avant la lettre: 2,000 fr. et plus) ; — nouv. édit., sous ce tiire : Musée français. Recueil de> plus beaux tableaux, statues et bas-reliefs qui existaient au Louvre avant 1815, avec la description des sujets, et des discours historiques sur la peinture, la sculpture et la gravure par M. Duchesne aîné; Paris, impr. de J. Didot, 1829-30, 4 vol. tr.-gr. in-fol., fig., pap. vélin (600 fr. et plus). = Le Musée royal, publié par Henri Laurent .., ou Recueil de gravures d'après les... tableaux, statues et
MUSÉES ET GALERIES
bas-reliefs de la collection royale. Avec description des sujets, notices littéraires et discours sur les arts (par E.-Q. ViscoNTi, GuizoT et lecomtedeCLARAc). — Paris, 1816-22, 2 vol. tr.-gr. in-fol., lig. (50O à 600 fr. ; avant la lettre : 700 à 1,000 fr.).
Ce splendide ouvrage, le recueil le plus riche qui ait jamais paru, dit le comte de Clarac, a été publié en 80 livr., chacune de quatre planches, dont une pour la sculpture, et offre un ensemble de SttU pi., y compris les portraits ajoulés en supplément, il contient, en quatre sections, les tableaux et les statues du Musée du Louvre tel qu'il existait avant 1815. Les graveurs les plus habiles de l'époque ont été appelé à y travailler. Les explications des tableaux sont de Croze-Vlagnan jusqu'à la 16* livraison, les autres d'Émeric-David. Les antiques ont été interprétés par Visconti.
C'est en 1799 que cette brillante publication fut commencée par Pierre Laurent, graveur du roi. Suspendue pendant deux années, elle fut reprise en 18C2 avec le concours de Robillard-Péronville, associé de Pierre Laurent. Cette date est celle de la véritable publication —jusque là les travaux avaient été préparatoires — et elle fut continuée jusqu'en 1811, avec le plus grand succès. Toute cette vaste entreprise, dit encore Clarac, a demandé neuf ans de travail et coûté 9.50,000 fr.
Le Musée français contient 75 statues, & bustes, 6 bas-ieliefs, 2 candélabres et 2 trépieds, en tout 89 monuments antiques. J'ai dit que les graveurs les plus expérimentés avaient été attachés à celte grande entreprise ; il en a été de même des dessinateurs, et sur ce point il me suffira de dire que l'on trouve dans le Musée douze planches gravées d'après les dessins de M. Ingres. On sait que c'est pour ce même ouvrage que Bervic a gravé la célèbre planche de Laocoon. — Dans la seconde édition, les sujets sont classés par écoles, et chnque école divisée par maîtres. Le texte est un abrégé, accompagné d'une traduction anglaise, de celui de l'édition originale.
Le Musée royal fait suite au Musée français, et, comme lui, il est consacré à la peinture et à la sculpture. Il contient 161 planches. C'est encore avec plus de luxe de typographie et de gravure que dans le Musée français, qu'Henri Laurent a suivi le plan adopté par son père. Presque tous les grands graveurs du temps y ont travaillé : Richomme, Girardet, Forster, Audouin, Laugier, Massard, et ceux de la nouvelle école, Henriquel-Dupont, A. Prévost. La description des tableaux est de M. Guizot, celle des antiques, d'abord de Visconti, et ensuite du comte de Clarac, successeur de Visconti au Louvre.
Commencée sous le titre de Musée français, interrompue en 1812 faute de fonds, reprise sous le titre de Musée royal, cette magnifique publication a été terminée grâce à une souscription de ^50,000 fr. que lui fît faire M. Decazes, ministre de l'intérieur.
1492. FILHOL, CARAFFE et LAV AL- LÉE. Galerie du Musée Napoléon, publiée par Filhol, graveur, et rédigée (par Caraffe, et ensuite) par Lavallée (.Toseph), etc. — Paris, an xii-1804-18i5, 10 Aol. gr. in-8, et aussi in-4, lig. (publié à 960 fr. pap. ord., 1,440 Ir. pap. vél., avec la lettre grise; — in-4, pap. vél. épr. avant la lettre, 2,880 fr. ; — se vend ISO à 200 fr. pap. ord., 300 à 400 tr. pap. vél., et 300 à 400 fr., et même moins, in-4; — il y a aussi des
exempl. gr. in-8, pap. vél., avec épr.
avant la lettre, et des épr. sur pap. de Chine, avec toutes les eaux-fortes : 1200 à 1500 fr.).
Cet ouvrage a été publié en 120 livraisons de 6 pi. chacune, dont une de sculpture. Il contient une assez grande partie des peintures et des sculptures du musée. On y trouve : 92 statues, 12 groupes, 2 torses, 32 bustes et 11 bas-reliefs, en tout 152 morceaux, dont Vauthier a dessiné iS'4. Laugier, Massard, Lignon, Forster, Richomme, figurent parmi les graveurs, et les nommer c'est tout dire. Le texte des neuf premières livraisons est de Caraffe, et la suite de MM. Joseph Lavallée père et fils. Les planches sont des eaux-fortes, terminées an burin et fort bien exécutées. — En 1816, dit Quérard, MM. Filhol et Grandsire ont publié une table générale de cette collection, in-8.
1493. (JAL, A.) Musée royal de France, ou Collection gravée des chefs-d'œuvre de peinture et de sculpture dont il s'est enrichi depuis la Restauration, publié par M""^ veuve Filhol (avec texte par A. Jal). — Paris, impr. F. Didot, 1827, gr. in-8, et aussi in-4, fig. (publié à 120 fr. pap. ord., 180 fr., pap. vél.; — in-4, pap. vél., avant la lettre, 300 fr., et pap. de Chine (tiré à 25 ex.), 360 fr.; — se vend le quart de ces prix).
Ouvrage faisant suite au précédent. Publié en 12 livr, de 6 pi. ; il en avait été annoncé 24 livr.
1494. PETIT-RADEL (Louis) et PIROLI (Th.). Les Monumens antiques du Musée JNapoléon, dessinés et gravés par Th. Piroli, avec une explication par J.- G. SCHWEIGHAEUSER (nom remplacé aux t. II-IV par celui de M. Louis Pe tit-Radel). — Paris, an xii (1804)-1806 , 4 vol. in-4, avec 318 pi. (publié à310fr. pap. ord., et à 620 fr. pap. vélin; —se vend 20 à 40 fr., et 40 à 80 fr.)
Le but des éditeurs n'a pas été seulement de satisfaire les simples amateurs des beaux-arts; ils ont voulu offrir nne instruciion solide aux antiquaires et aux artistes. Ces 318 pi. contiennent : 158 statues, 117 bustes, ù8 bas-reliefs, 2 trépieds, 6 autels, 3 candélabres, 3 sièges, 2 vases: total 339 monuments, bien dessinés, sauf certaines négligences et vulgarités, et gravés par une pointe spirituelle et expressive. Le texte jusqu'à la planche ao est de M. J. G. Schweighxuser, fils du célèbre commentateur d'Athénée, et ensuite de Petit-Radel, de l'Académie des inscriptions. Les frères Piranesi ont été les éditeurs de cet ouvrage intéressant.
1495. ROUILLON (Pierre) et RINS DE SAINT-VICTOR. Musée des antiques, dessiné et gravé par P. Rouillon, peintre , avec des notices explicatives par .T. B. de Saint-Victor. — Paris, (i8l i- 1827), 3 vol. gr. in-fol., 280 pi. grav. à l'eau-forte (publié à 940 fr., et à l«80fr. en tr.-gr. pap. ; se vend 120 à 200 fr., et le double en gr. pap., épr. avant la lettre).
Ce bel ouvrage, publié en û7 livraisons de 6
ARCHÉOLOGIE CLASSIQUE
pi. chacune, contient 27^ statues (dont 52 ont été rendues en 1815), 177 bustes, 180 bas-reliefs, etc., en tout 7;j7 morceaux. Il offre une particularité bien rare : peut-être est-il le seul des ouvrages en son genre qui ail été d«'ssiné et gravé par la même main, et une main d'une habileté remarquable. Personne mieux que Bouillon n'a su rendre l'antique: le siyle, le caractère, la nature du marbre elle-même, son état de conservation, tout est reproduit avec une étonnante fidélité. Ce que le crayon du dessinateur a si bien saisi, se trouve traduit sur le cuivre par la même main, armée d'une pointe aussi fine que légère. Quelques ombres discrètes soutenant nu trait savamment accentué, suffisent pour donner le modelé le plus fiu et les vigueurs nécessaires. Il y a telle planche dans le Musée des antiques qui tout bonnement est un chef-d'œuvre.
Pierre Bouillon, si oublié de la génération actuelle, peut être donné en exemple. Il aurait pu devenir un peintre distingué (une ou deux grandesconipositions le prouvent) : il s'est borné à n'être qu'un copiste, mais le copiste le plus courageux, le plus persévérant. «Que de fois, nous « dit M. de Clarac, ne l'ai-je pas vu bravant un
• froid très-vif, les pleurésies et les (luxions de
• poitrine, dessiner plusieurs heures de suite « dans nos glaciales galeries. » Tant de dévouement, tant de mérite, n'ont pas été suffisamment récomi>ensés. Bouillon est mort en 1831, et dans la force de l'âge.
1496. CLARAC (comte F. de). Musée de sculpture nntique et moderne, ou Description historique et grapliique du Louvre et de toutes ses parties, des statues, bustes, bas-reliefs et inscriptions du Musée royal des antiques et des Tuileries, et de plus de 2, .500 statues antiques, dont 500 au moins sout inédites, tirées des principaux musées et des diverses collections de l'Europe, etc., etc., par le comte F. de Clarac— Paris, d841- 53, 6 vol. de texte gr. in-8, et 6 vol. de pi. gr. in-4 obi. (200 à 300 fr., et plus sur pap. vélin).
Au moment de la mort de M. de Clarac, le Musée de sculpture n'était point terminé. Les trois derniers volumes du texte, rédigés sur les notes de l'auteur par M. Alfred Maury, ont paru en 1850-51-53, avec un titre légèrement modifié; il en a été de même du t. IV de l'atlas.
Le comte de Clarac est bien la preuve de ce que, à défaut des qualités supérieures, la persévérance et le zèle peuvent produire. Antiquaire sans beaucoup de sagacité, savant de peu de science, écrivain médiocre, il n'en est pas moins arrivé à élever un monument solide et vaste, quoique défectueux dans beaucoup de parties. Peu d'hommes ont aussi bien connu (\yiQ M. de Clarac le répertoire de la sculpture antique. 11 avait vu ou fait dessiner toutes les statues de l'Europe et savait quelle était la conservation de chacune. Ce qui lui a manqué, c'est la méthode, c'est l'habileté nécessaire pour l'emploi de tant de matériaux accumulés ; aussi, malgré la multiplicité des tables et des renvois, les recherches sont très-difficiles. Voilà bien des défauts, sans parler de cette gravure au trait si froide et si sèche qui indique plutôt les morceaux qu'elle ne les représente. Mais ce qui compense ces défauts et les fait oublier, c'est l'utilité d'un pareil livre devenu l'encyclopédie de la statuaire; c'est le nombre de faits qu'il signale, et la variété des recherches, à ce point qu'il n'est plus de bibliothèque d'art, d'artiste ou d'antiquaire qui puisse se passer d'mi Clarac.
Le titre donné cî-dessu» est celui qui a été distribué avec la dernière livraison ; le titre primiiif était un peu différent. Voir pour le collationnemeiit de cet ouvrage une longue note dans le Manuel de Brunet.
1497. LONGPÉRIER (Adrien de). Musée Napoléon II L Architecture, sculpture, ornementation, terres cuites et marbres de Tex-collection Campana. Cent planrhesd'après les clichés photographiques de M. L. Laffon. Accompagnées d'ime introduction et de tables explicatives par M. A. de Longpérier. — Paris, Morel, 1864, in-fol., livr. l à 4.
Annoncé en 25 bvr. de 8 fr,
1498. LONGPÉRIER (Adrien de). Musée Napoléon IIL Choix de monuments antiques pour servir à l'histoire de l'art en Orient et en Occident. Texte explicatif par A. de, Longpérier, membre de l'Institut, conservateur des antiques aux musées impériaux. — Paris, Gide, s. d. (1868-74), in-4,fig. — 4fr. la livr.
Cet ouvrage doit former l^iO livraisons, dont il n'a paru que 29.
1499. COMARMOND (A.). Description des antiquités et objets d'art contenus dans les salles du Palais des Arts de la ville de Lyon. Précédé d'une notice sur l'auteur par E.-G. Martin-Daussigny. — Lyon, 1855-57, gr. in-4, avec 28 pi.
(25 à 30 fr.).
1500. PANOFKA (Th.). Antiques du cabinet du comte de Pourtalès-Gorgier, décrits par Théodore Panofka, secrétaire dirigeant de l'Institut archéologique. — Paris, impr. Didot, 1834, iu-fol., 122 pp., avec 41 pi. (40 à 50 fr.).
Cette magnifique collection que le comte Pourtalès a mis trente ans à former, se composait de bronzes, de marbres, de terres cuites et de vases peints provenant d'Athènes. C'est au point de vue de l'art particulièrement qu'elle a été faite. Elle a renfermé des chefs-d'œuvre et notamment la merveilleuse Minerve en bronze achetée par le duc d'Aumale. Aujourd'hui, dispersée par une vente célèbre, elle n'existe plus, si ce n'est en partie dans la publication de Panofka oii l'on trouve des terres cuiies admirablement gravées par Mer* curi.
1501. WITTE (J. de). Choix de terres cuites antiques du Cabinet de M. le vicomte H^® de Janzé, photographiées par M. Laverdet et reportées sur pierre litho^îraphique par M. Poitevin. Te\te explicatif par M. J. de W.. — Paris, Rollin, 1867, in-fol., 9 pp. et 44 pi.
Mauvaise exécution.
1502. CHABOUILLET (Adolphe). Description des antiquités et objets d'art
MUSÉES ET GALERIES
composant le Cabinet de M. Fould, par A. Chabouillet. — Paris, impr. Claye, 1861, in-fol., avec 39 pi. — 250 fr.
Tiré à 300 exempl., dont les 10 premiers avec pi. sur pap. de Chine.— Très-belle publication.
1503. Souvenirs de la Galerie Pourtalès. Tableaux, antiques et objets d'art, photographiés par Goupil et C'^ — Paris, Goupil, 1863, gr. in-fol., 60 pi. sur pap. de Chine, avec titre et une feuille de texte.
ft. Italie, — a. Rome.
1504. GIUSTINIANI (march. Vinc). Galeria Giustinîana del marchese Vincenzo Giustiniani. — (Rome, 1631- 1640), 2 vol. gr. in-fol., l.^>3 et 169 pi. grav. (ex. avec fig. avant lesn"% 300 fr. et plus ; — ex. ordin., 60 à 80 fr.).— On a tiré sur les planches originales des exempl. modernes, qui se vendent à bas prix.
Ce recueil, contenant 322 pièces en tout, nous offre toutes les statues, tous les bas- reliefs d'une collection qui fut à son heure une des plus belles et des plus anciennes de Rome, collection aujourd'hui dispersée. Son défaut est de ne point avoir de texte, et, ce qui est plus regiettable encore, les figures y sont reproduites avec le manque d'exactitude que l'on se permettait dans ce temps-là.
1505. Museo Capitolino , etc. — Rome, 1742-48, 2 vol. in-fol., fig.; — nouv.
édit. : Muséum Capitolinum, philoso' pkorum, poetarum, etc.^ hermas continens, cumanimadversionibusjtalice primum , nunc latine editîs {studio Joan. BoTTABiie^JNic.FoGGiNii; ibid., 1750-55-83, 4 vol. in-lol., 333 pi. (60 à 80 fr., et plus en gr. pap.) ; les t. III et IV de cette édit. complètent la première; — nouv. édit. : Il Museo Capitolino, illustrato da M. Bottaei e^jN. Fog- GiNi, con osservazioni ûfi "Winckel- MANN e di E.-Q. Visconti ; con tavole désigna te ed incise da A. Locatelli; Milan, 1819, 3 vol. in-8,fig.(30 à 40fr.). = On peut y joindre : Sculture del Museo Capitolino, disegnate ed incise da Ferd. IMori. — Rome, 1806^ 2 vol.
in-4, fig. (15 à 30 fr.)
C'est au pape Clément XII (12 Juil. 1730-6 févr. 17ft0) qu'appartient l'honneur d'avoir fondé ce beau musée. 11 y réunit en siatues, bustes, basreliefs et inscriptions antiques tout ce qu'il put réunir pendant la courte duiée de son pontificat. Ce musée possède des chefs-d'œuvre; il n'en est pas qui puisse offrir une aussi belle série de bustes, et l'on sait combien une pareille collection est précieuse pour l'iconologie. La série des statues n'est pas moins importante; elle fut accrue, ainsi que d'autres séries, par le pape Benoit XIV (17 août 1740-4 mai 1758). Ce fut par l'ordre de ce souverain pontife que Bottari commença la
publication de son grand ouvrage. Il en fit paraître trois volumes, mais, accablé par la vieillesse, il ne put que réunir les matériaux du quatrième dont la rédaction fut confiée à l'antiquaire Foggini. Les planches à l'eau-forte, terminées au burin, sont bien des sinées (par Dom. Campiglia) et bien gravées, et leur exécution l'emporte sur celle d'un grand nombre de recueils. Les hommes illustres (l«r vol.) occupent 90 pi.; les bustes impériaux (2e vol.), 83 pi.; les statues (3e vol.), 91 pi.; — le he vol. est divisé en deux parties : 35 et 34 bas-reliefs et plusieurs pi. access.
1506. VENUTI (R.) & AMADUZIO (J.- C). — Fêtera Monumenta qux in hortis Cœlimontanis et in sedibus Mathseiorum adservantur. Nunc primum in unum collecta et adnotatîonibus illustrata. — Romse, 1776-79, 3 vol.
in-fol., front., 106 pi. etvign., front, et 90 pi., front, et 74 pi., en tout 3 front., 270 pi. etvign. (40à50fr.).
Cette collection n'existe plus ; la plupart des marbres dont elle était composée ont pris place au Vatican, au Capitole et dans d'autres collections. Les gravures sont très-mauvaises, sans caractère, et môme grossières. La seule chose que l'on puisse faire valoir en faveur de celte triste publication, c'est la collaboration d'Ennius Visconti, et encore se réduit-elle à peu de chose.
1507. VISCOKTI & BIONDI. // Museo Pio Clementino ^ etc. (texte par J.-B.
Visconti et E.-Q. Visconti. — Rome, 1782-1807, 7vol.gr. in-fol. , fig. (250 fr.). = // Museo Chiaramonti aggiunto al Pio-Clementino da Pio VI I^ con Vesplicazione de\sigg. Fil.-Aurel. Visconti e Gius.-Ant. Guattani, pubblîcato da Ant. d'Esté e Gasp. Capparone. — Rome, 1808-43, 3 vol. gr. in-tol., fig. (120 fr.). — Réimpr. : // Museo Pio Clementino; Milan, 1818-22, 7 vol. in-4, et aussi gr. in-8, avec 621 pi.; // Museo Chiaramonti; Milan, 1820, in-4, ou gr. in-8, avec 79 pi. — Trad. franc. : JVlusée Pio Clémentin,trad. de l'ital. par A. -F. Sergent-Marceau. — Monuments du Musée Chiaramonti, décrits et expliqués, servant de suite et de complément au Musée Pio Clémentin. — Milan, 1818-22, 8 vol. gr. in-8, fig. (80 à 100 fr.). =r Monumenti amaranziani ^ illustrati dal TwarcAeseLuigiBiondi. — Rome, (1849), gr. in-fol., avec portr., plan et 50 pi.
On doit le Musée Pio Clementino à un grand pape, à Clément XIV. A la mort de Winckelmaim, le Vatican était rempli de statues. Depuis plus de trois siècles, les souverains pontifes prenaient plaisir à en accroître le nombre, et notamment Clément XllI. Mais, si le Vatican possédait déjà des richesses, on n'y trouvait pas à proprement parler un musée. Ce fut Clément XIV qui conçut le projet de donner cette destination aux belles salles du Vatican qui n'étaient pas occupées, et il chargea de cette orgaiiisalion le trésorier du Capitole, Giangelo Braschi, qui délégua ses pouvoirs au préfet dts antiquités, Antoine Visconti. Bientôt après, et en raison de l'élévation de Braschi, sous le nom de Pie VI, ce qui n'était qu'une ébauche do musée, prit une grande cMension et un carac-
ARCHI^:OLOGIE CLASSIQUE
tère définitif. Aux conslniciions anciennes, Pie VI en ajouta de nouvelles : la Rotonde, la Salle des muses, le Grand Escalier, la Salle du siège, n'existent que depuis ce pape qui enrichit de plus de deux mille stiitues les collections de ses prédécesseurs. Ce fut alors qu'un marchand de tableaux, nommé Mirri, sollicita du pape l'autorisai ion de faire graver le jeune musée, privilège qui lui fut accordé par un bref en date du U août n?."». Le texte fut confié à J.B. Visconti, qui mourut au début de l'entreprise, et fut heureusement rem-
Klacé par son fils Ennius-Quirinus Visconti, célère déjà par son érudition à un âge 0(1 la plupart des jeunes gens ne sont que des écoliers. Si le nom du père figure en tête du premier volume, ce volume n'en est pas moins l'œuvre d'Ennius- Quirinus Visconti qui sut montrer dans le reste de ce grand ouvrage à quel degré de sûreté et d'autorité on pouvait atteindre pour l'interprétation des monuments figurés. « Le succès de ce « lumineux écrit, dit M. Éineric-David (Biogra- • p/jie Michaud, art. Visconti) fut immense. « Jamais ouvrage ne parut dans des circonstances ■ plus favorables à sa célébrité et ne répondit plus « complètement à l'attente. »
Le l'r vol. publié en 1782, contient 52 planches de statues et 2 pi. accessoires, marquées A-B; en tête est le portrait de Pie VI (répété en tête de chaque vol.) et le plan général du musée ; — le II» vol. {178Û), 52 pi. et 2 pi. access,;— le 111" vol. (1788-90), 50 pi. de statues et 3 pi. access. ; — le IV* vol. (1788), £i5 pi. de bas-reliefs, 3 pi. access-, et les statues d'Apollon, de Vénus, de iVIéîéagre, gravées par Cunego pour servir d'appendice aux vol. précéd.; — le V« vol. (1796), Û5 pi. de basreliefs , 3 pi. access. dont 1 sarcophage; — le VI» vol. (1792), 61 pi. de bustes et 2 access.; — le VII' vol. (1807), intitulé Miscellanea ciel Museo Pio Clementino, dédié au pape Pie VII, dont le portrait est en tête, 50 pi. et 2 access. — Au total pour ces sept volumes, 380 pi., gravées par Carloni, Mochetti, Cunego, etc., etc., planches dont l'exécution, en dépit de la réputation dont elles jouissent, laisse à désirer.
A ces sept volumes , nous disent les bibliographes, on joint le Musée Cliiaramonti ; seulement ils oublient de nous apprendre pourquoi il faut l'y joindre. Un mot sur ce point assez peu connu ne sera pas considéré, je l'espère, comme parole superflue.
Le Musée Chiaramonti, ainsi nommé du nom de famille de Pie VII, son fondateur, n'est autre que la collection des statues et des monuments de Taniiquité réunis par ce pape dans certaines salles et galeries du Vatican. Il se compose du corridor Chiaramonti qui continue la galerie Lapidaire et d'une nouvelle galerie appelée : U Braccio nuovo. Ce Bras nouveau, construit en 1817, est décoré de colonnes et de mosaïques antiques, celles-ci découvertes à Tor-Marancio.
Les 3 vol. du Musée Chiaramonti se décomposent ainsi : I (1808), portr. de Pie VII, û'4 pi. et 1 pi. access.;— II (1837), portr. de Grégoire XVI, 51 pi. et 2 pi. access.; — III (1843), même portr. et ii3 pi.; le texte de ces deux derniers vol. est de A. Nibby.
Les Momimenti amara/izioni forment le 11« vol. de cette collt ction. Ces 1» onuments ont été légués en 1«2U au nusée Pio Clementino,parla ducliesse de Chablais, belle-fille de Charles-Emmanuel, et réunis par le pape Léon XII, à la prière du marquis Biundi, dans une même pièce, située près de la salle des candélabres. La découverte des Monumentiamaranzioni remoniek 1817. A cette date, la duchesse de Chablais était propriétaire de Tor-Marancio, et le marquis Biondi remplissait près d'elle les fonctions de majordome. Le marquis prop >sa à la duchesse de faire des fouilles; commencées en avril 1817, interrompues, reprises, terminées enfin en 1823, ces fouilles ont amené pour résultat la découverte de statues, de bas-reliefs, de mosaïques, de peintures d'une réelle
importance, dont la publication et l'illustration par les soins de Louis Biondi a été faite surtout pour se conformer aux intentions de la duchesse de Chablais.
1508. VISCONTI (E.-Q.). Sculture del palazzo délia villa Borghese detta Pinciana , brevemente descritte: — Rome, 1796, 2 vol. gr. in-8,avec258pl.
au trait (25 à 40 Ir.). = Moniimentl Gahinj délia villa Pinciana,, descritii da E.-Q. Visconti. — Rome, 1797, gr.
iii-8, avec 57 pi. (15 à 20 fr.). — Ces deux ouvrages ont été réimpr. à Rome, 1808-10, 4 vol. iu-8 (30 à 40 fr., et plus en pap. vél.), et les Monumenti Gabîni seuls ont été réédités par G. Labus : Milan, 1835, pet. in-fol.. fig. (8 à 10 fr.).
Le texte du premier ouvrage ci-dpssus est un extrait abrégé du grand travail de Visconti publié plus tard (voir le no 1510). Le second ouvrage est divisé en trois parties: la ire contient les préliminaires, la 2% les statues, et la 3«, les inscriptions. Voici son origine. En 1797, le prince Marc* Ant. Borghese traita avec un peintre écossais, nommé Gavino Ilamilton, pour que celui fît exécuter des fouilles dans les ruines de Gabie enclavées dans ses domaines. Ces fouilles furent heureuses et la villa Pinciana s'enrichit d'une grande quantité d'inscriptions et de sculptures, piincipaiement, dit Emeric-David, d'inscriptions et de sculpiures du temps de Tibère, de Trajan et des Anionins.
1509. PIROLI &ZOEGA. Li Bassirîlievi di Roma, incisi da Tom. Piroli, colle illustraZ'ioni di Giov. Zoëga.— Rome, 1808, 2 vol. tr.-gr. in-4, avec 115 pi. (30 à 50 fr., et plus en pap. vélin); — trad. en allem. et accomp. de notes par F -G. Welcker: Dieantiken Basreliefs von Rom ; Giessen, 1812, 2 vol. iu-fol., avec 103 pi. (20 à 25 fr.).
Le titre est inexact : ce ne sont point les basreliefs de Rome que contiennent ces deux volumes, mais seulement ceux de la belle collection de la villa et du palais Alhani ; et cependant, malgré son inexactitude, ce titre nous révèle la première, la véritable pensée du livre. En effet, réunir dans un catalogue critique et complet, illustré par des gravures, tous les bas-reliefs de Rome, tel était le désir de Zoëga, vœu que les circonstances ne lui permirent de voir se réaliser qu'en partie. Ce fut avec l'aide de Piranesi et de l'habile graveur Piroli qu'il parvint à mettre au jour seize des dix-neuf cahiers dont se composent les deux vol, des Bassirilievi antichi, œuvre de haute critique qui fait regretter que Zoëga n'ait pas pu appliquer à d'autres monuments son tact, son savoir, sa profondeur de réflexion. Disons aussi qu'il a été vaillamment secondé par Piroli à une époque où la reproduction de l'antique était pour la plupart des artistes lettre close.
1510. VISCONTI (E.-Q.). Illustrazionide' monumenti scelli Borghesiani già esistenti nella villa sul Pincio, scrilte da E.-Q. Visconti, date oraper la prima volta in luce dal cav. Gio. Gherardo de Rossi et da Stefane Pialo, sotto la cura di Vincenzo Feoli. — Rome, 1821,
MUSÉES ET GALERIES
2 part. gr. in-fol., avec 48 et 32 pi. (80 fr.); — réimpr. : Monumenti scelti Borghesiani... nuovamente pubblicati da Giov. Labus; Milan, 1835, iii-4 et in-8 (20 fr.).
La puissante maison des princes Borghèse a su se distinjiuer de tout temps entre les autres grandes familles romaines par un goût plus vif encore pour les arts et surtout pour l'antiquité. L'élévation du prince dmille Boghèse, sous le nom de Paul V, au trône ponlifKal (1605-1621), ayant accru sa ricliesse, des fouilles heureuses et desHc:(uisiiionslui permirent d'augmenter la magniQcence des collections qui remplissaient ses palais et ses vilhis transformés en vastes musées. L'invasion française vint porter un coup funeste à res beaux développements. Les Borghèse renoncèrent à la plus grande partie de leurs trésors, et en 1805 la collection des marbres Borghèse, acquise par Napoléon l'r, vint enrichir notre musée du Louvre.
A ce grand ou\rage, le seul qui mérite, parmi ceux sur la villa Borghèse, de figurer dans le chapitre consacré aux Galeries et Collections, il faut joindre, comme complément, bien qu'af.térieurs en date, les deux ouvrages décrits plus haut, au n» 1508.
1511. CAMPANA (Giov.-Pietro). Museo Campana. Aniiche opère in plastica discoperte^ raccolte, e dichiarate dal marchese Campana.— Rome, (1842-) 1851, 3 part, en 2 vol. gr. in-fol., avec 120 pi. lith. et teintées (80 à 100 fr.).
Cette collection se compose d'une série de basreliefs, la plupart d'une date relativement récente et dont les sujets sont empruntés presque sans exception aux légendes de la Grèce. Les planches tout très-soignées, trop soignées même, car cet excès de soin fait disparaître dans la copie la grâce négligée, l'aimable mollesse de la plastique, comparaison facile à faire, car les modèles sont tous au Louvre maintenant. Ce désir de bien faire, poussé aux dernières limites, repnralt dans le texte, où l'auteur, loin de se borner à quelques explications brèves, mais claires, s'engage dans le dédale d'une mythologie abstruse , trouvant partout la personnification des forces génératrices de la nature, saisissant sur une tête de satyre moins grotesque que les autres, le symbole du passage de la sauvagerie à la civilisation; et se livrant à des interprétations grotesques, dans un style tellement hérissé de citations, que son esprit semble ne pouvoir se manifester qu'appuyé sur des béquilles.
1512. ESCAMPS (Henry d'). Description des marbres antiques du Musée Campana, à Rome. ( Sculpture grecque et romaine.) — Paris, (1856-) 1862, gr.
in-4 , de lxxvi-1 12 pp., et 108 pi. phologr. ; — même édit. avec ce titre : Galerie des marbres antiques du Musée Campana, à Rome. Sculptures grecques et ro.maines, avec une Introduction et un texte descriptif. — Berlin, 1868, in-fol., avec 107 pi. photogr. — 225 fr.
Quand le Musée Campana, avant sa dispersion, brillait encore à Rome, son possesseurTavait divisé en dix sections : 1° Sculpture antique grecque et romaine ; — 2o Bronzes, etc. ; — 3© Terres cuites ; — ft° Bijoux ; — 5o Vases peints ; 60 Médailles antiques ; — 70 Camées et pierres gravées:
— 8° Verres; — 9o Fresques; — lOo Objets provenant des fouilles de Cumes et de Sorrente.
I.a première section , c'est-à-dire la sculpture grecque et romaine, est le seul objet auquel se soit attaché l'auteur de cette description. Les planches ont été photographiées et tirées à Rome, et l'ouvrage n'était pas destiné au commerce.
1513. GARRUCCI (R.). Monumenti del iMuseo Lateranense, descritti ed illustrati.— Viorne, tip. délia S. C. de Prop. Fide, 1861, 2 vol. in-lol., avec 51 pi., dont 40 grav. par Phil. Trojani d'après les dessins de Phil. Severati. — 135 fr.
Et d'abord ces 51 planches ont une incontestable valeur; il est assez rare de voir la sculpture antique rendue avec cette perfection.
Le Musée de Latran se compose de deux musées: le musée sacré et le musée profane^ établis, comme on sait, dans le vieux palais, depuis 1814, parlepapeGrégoireXVlquitenaitàexposerla belle statue de Sophocle don t il était admirateur passionné. Non-seulement ce musée renferme le trop plein du musée et des magasins du Vatican, mais c'est une gare pour les arrivages de statues, les produits des fouilles et les nouvelles acquisitions. Aussi les salles du palais — et elles ne sont pas moins de dix-huit — renferment déjà tant de richesses, qu'un jour le Musée de Latran pourra rivaliser avec le Vatican et le Capitole.
1514. BENNDORF (Otto) & SCHÔNE (Rich.). Die antiken Bildwerke des lateranensischen Muséums, etc. — Monuments antiques du musée de Latran.
— Leipzig, Breitkopf et Hàrtel, 1867, in-8, avec 24 photolith. — 15 fr.
Bien différent en cela de celui de Garrucei (voir le no précéd.), l'ouvrage allemand ne brille point par les planches qui ne nous offrent, une seule exceptée, que de grossières indications. Son mérite est d'être très- riche d'informations et d'interprétations. Plus scientifique que son devancier, il nous fait pénétrer plus avant que la pompeuse publication du père Garrucei.
b. Florence.
1515. GORI (Ant.-Fr.). Muséum Florentinum^ exhibens insigniora vetustatis monumenta, quas Florentin sunt in Thesauro Mediceo, cum observatiunibus Ant. -F, Gorii. — Florentiae, 1731- 66, 12 vol. tr.-gr. in-fol., fig. (400 à 500 fr.).
Ce grand ouvrage se compose de plusieurs parties. Les six premiers volumes sont particulièrement estimés pour les savantes disseitations de Gori. On a distribué les matières dans l'ordre et sous les titres suivants:
— Gemmœ antiquœ ex Thesauro Mediceo et privatorum Dactul. Florenliœ, exhibitœ tab. ce, etc. (1731-32, 2 vol., 200 pi.);
— Statuœ antiquœ Deorum et virorum illustrium, etc. (173a, 2 part, en 1 vol., 100 pi.);
— Antiqua numismata aurea et argentea^ aereamaximi moduli, etc. (17a0-a2, 3 part, en 2 vol., 121 pi.);
— Série di Ritratti degli eccellenti Pittori
dipinti di propria mano descriiti da Fr.
MoQcke (1752-62, k vol., 220 pi.) ;
— Série di Ritratti originali d'eccellenti Pit-
ARCHÉOLOGIE CLASSIQUE
tori , in seguito a quelle già pubbt. oppressa Ant. Pazzi, con brève notizie compilate da Oraz. Marrini (1765-66, 2 vol., lig.).
Les statuer, à part quelques planrhes, sont bien gravées. Les dessins sont lous de Jean-Dominique Campiglia. Aucunes restaunitions n'y sont indiquées.
1516. WICAR et MONGEZ. Tableaux, statues, bas-reliefs et camées de la Galerie de Florence et du Palais Pitti, dessinés par Wicar, peintre, gravés sous la direction de C.-L. iMasquelier... Avec les Explications par Mongez, membre de l'Institut. — Paris, 1789, 1792, 1802, 1807, 4 vol. (50 livr.) gr. in-fol., 200 pi. grav., impr. sur pap.velin superflu d'Annonay (publié à 1,080 fr., et le double pour les exempl. avec les fig.
avant la lettre; se vend 300 à 350 fr., et 600 à 700, fig. avant la lettre) ; — 2«édit., ibid., 1789, 1804, 1804, 1814, 4 vol. gr. in-fol., fig. sur pap. de Chine; — 3« édit., ibid., Féret (1827), 4 vol. in-fol., fig.; — 4^ édit., ibid., Firmin Didot, 1852-56, 4 vol. in-fol., fig. (tiré à 200 ex. : 300 fr.).
Les deux premières éditions n'ont été complétées qu'en 1821, date de la publication des livr. 49 et 50.
Pour la dernière édition, les figures ont été retouchées par Le Maître, et le tirage eu tst supérieur à celui de l'édition précédente.
i Si7 . Galleria reale di Firenze illustrata. . . Galerie royale de Florence, gravée au trait sous la direction de P. lienvenuti , avec les illustrations de MM. Zannoni, Montalvi et Bargigli. — Floreoce, 1812-20, 1 vol. de texte in-8, et 3 vol. d'illustr. in-4. =iGalleria reale di Firenze iltustrata^ etc. — Florence, 1817-33, 13 vol. in-8, et fig. in-4.
Ces 13 volumes sont composés comme il suit : Quadri di storia (1817-28), 3 vol., avec 129 pi.; — Quadri di vûrio génère (182U), 1 vol., avec Û2 pi.; — Ritratti di piUori (1817-33), U vol., avec 2a9 pi.; — Statue, Bassirilievi y Bnsti e Bronzi (1817-24), 3 vol., avec 157 pi.;— Cammei ed intagli (1824-31), 2 vol., avec 54 pi. — Pour la parlie des antiquités, le texte est de J.-B. Zannoni, et Lasinio a gravé les planches d'après les dessins deV. Gozzini; pour les tableaux, les planches ont été gravées par le chevalier Ant. MontalVi.
1518. Galerie de Florence gravée sur cuivre et publiée par une société d'amateurs, sous la direction de L. Bartolini, .T. Bezzuoli, avec un texte en français par Alex. Dumas. — Florence et Paris, 1840 et suiv. (1841-44), 6 vol. gr. infol. (3 de texte el 3 de pi.), fig. (.500 à 1000 fr.). = Édit. ital. : Impériale et reale Galleria di Firenze pubhlicata con incisioni in rameda unasocietà...
e illustrata da Ferd. Ranalli. —Florence, 1841-45, in-fol.
c. Pesaro, \enise, Padoue.
1519. PASSERI (J.-Bapt.). Lucernx fieaies musei J.-B. Passerii illustrât œ. — Pisauri, 1739-51, 3 vol. in-fol., avec 321 pi. grav. (40 à 50 fr.).
On peut y joindre : Glossœ marginales (Annib. Olivif.ri ) ad musei Passerii lucernas, coUectœ anno 1739, colle riflessioni di P. Tombi.— Pesiiro, 1740, in-4.
1520. (ZANETTl, Ant.-Maria-Girol. &
Aless.) Délie entiche Statue greche, e romane cheneW antisala délia libreria di San-Marco , e in altrl Ixioghi pubblici di Fenezia si trovano. — Venise, 1740-43, 2 vol. in-fol., 100 pi. (50 à 80 fr.);— édit. angl. : Ancient Statues greek and rom,an^ etc; Londres, 1797-1800 (?), 2 vol. in-fol.
Bel ouvrage dédié à Christiern VI, roi de Danemark et de Norvège, par les deux Zanetti, deux cousins, graveurs et éditeurs de l'ouvrage. Le le»^ vol. contient 50 pi., dont 9 statues, 4 chevaux, 3 bas-reliefs, 34 bustes impériaux ; le 2Die vol. a aussi 50 pi. qui contiennent 28 statues, 7 bustes de divinités, 14 bas-reliefs, 1 bœuf, 2 lions, 3 vases, 3 autels. Ces planches sont généralement exécutées avec soin.
1521. WYNJNE (.T.). Alticchiero, par M™«J. W.C. D. R. (Justine Wynne, comtesse de Rosemberg). — Padoue, 1787, gr.
iu-4, 5ff. et 80 pp. de texte, avec un plan et 29 pi. (15 à 20 fr. et même moins).
Volume rare, contenant la description des antiquités qui ornaient la villa d'Alticchiero, près de Padoue, propriété alors du sénateur Angelo Quirini. L'épître dédicatoire est signée par le comte Benincasa, ami de la comtesse. Le texte seul de cet ouvrage avait déjà été imprimé à Genève, à un petit nombre d'exemplaires.
d. Naples, Manioue, Brescia,
1522. (PISTOLESI.) Miiseo Borbonico [descritto ed illustrato da E. Pistolesij. — Naples, 1824-67, 16 vol. in-4, avec environ 1,000 grav. au trait (publié au prix de 1,100 tr.,se vendajourd'hui 400 à 500 fr. environ).
Dans cet ouvrage, nous avons en petit ce que les académiciens d'Herculanum ont donné en grand, en d'autres termes, on peuty voir leur magnifique publication mise à la portée de toutes les fortunes. Mais que de différences dans leur exé-, cution !
Le Musée Bourbon n'a pas été moins de quarante-trois ans sur le métier ! Commencé en 1824, il n'a été terminé qu'en 1867. Il ne donne pas ce que les fouilles de Pompéi, d'Herculanum, de Stable, lui ont fourni pendant les huit dernièris années, et, à ce point de vue, il est très-arriéré. La reproduction des n)on:inients est médiocre ; la gravure au trait, quoique soignée, a toujours une sécheresse qui enlève, aux peintures antiques particulièrement, cette fluidité, cette mollesse qui les caractérisent et qui a été si bien indiqué par les graveurs des Anlxqxiitès
VASES PEINTS
d' Herculanum. Un autre reproche à faire aux éditeurs, c'ept d'avoir associé la peinture moderne aux antiques et mêlé tous les tableaux des diverses écoles de l'Italie depuis la renaissance, tableaux possédés par le musée (ancien musée Fanièse), aux bronzes d'Herciilanum ou aux arabesques de Pompéi. Pourquoi ne pas avoir publié séparément ces peintures? Ce mélange de l'antique et du moderne trouble le lecteur. Les antiquaires les plus expérimentés de l'ancien royaume des Dcux-Siciles ont interprété ces monuments. On sera de cet avis quand nous aurons nommé Fr.-Marie Avellino, -\nt. Mcolini, J.-B. Finati, Guill. Bechi, B. Quaranta, Minervini, etc. L'ouvrage est divisé en huit sections : l. Architecture. IL Sculpture (le nombre de statues est de cent-quinze environ). 111. Mosaïques. IV. Peinture antique. V, Pinacothèque (tableaux des écoles de l'Italie). VL Vases. Vil. Monnaies, pierres gravées, travaux d'art en métaux. VIII. Papyrus.
1523. GARGIULO (Raff.). Raccolta de' monumenti pih intei'essanti del Museo Borbonico e di varie collezioni private^ pubbVicata da R. G.. — Naples, 1825, 2 vol. in-4, avec 200 pi. grav. s. c. (40 fr. et plus).
1524. LABUS (Giov.). // Museo délia reale Accademiadi Mantova^ descrltto ed iUustrato. — Mantoue, 1830-1837, 3 vol. gr. iii-8, avec 164 pi. grav. à l'aqua-tinta (35 à 50 fr.).
Le 18 juillet 1630, les Allemands saccageaient Mantoue et jetaient aux vents les trésors d'art et d'antiquités recueillis avec tant d'amour par les Gonzague. Or Mantoue devenue lombarde !>e prit à regretter d'admirables collections. Les nouveaux maîtres, loin d'étouffer ce réveil du patriotisme, le secondèrent habilement. Marie-Thérèse ellemême et l'empereur Joseph II furent les patrons du jeune musée. Des hommes zélés, tels Sue le peintre Franchi, de Milan, et l'abbé Carli rent des efforis inouis pour le peupler. Ce dernier se mit en mesure de le décrire, mais il fut empêché par la mort, et, de tant de soins, il n'est resté qu'un livret sous ce titre ; Museo délia reale Accademia di Mantova (Mantoue, 1740). Plus heureux que l'abbé Carli, le docteur Labus a été et est resté l'interprète autorisé du Musée de Manioue, musée qu'un fin observateur, je parle de Valéry, a placé au quatrième rang des musées d'Italie. On n'y trouve point en elfet de ces œuvres brillantes qui illustrent une galerie.
152Ô. (LABUS, Giov.) Museo Bresciano iUustrato. (Publié par Giov. Labus.) — Brescia, 1838, pet. in-fol., fig.
(30 fr. et plus).
Premier voL contenant les monuments d'architecture et de sculpture en 60 pi. gravées par Anderlorii , texte parle docteur Labus, discours préliminaire par l'avocat Salieri.
Ce Musée (tMxmeo Patrio) a été créé sur l'emplacement d'un ancien temple d'Hercule. On y remarque le beau bronze représentant la célèbre Victoire, dont le Louvre possède une copie,
E. — VASES PEINTS
1. Reproduction des vases des muse'es et des collections particulières, etc.
1526. PASSERI (J.-Bapt.). Picfurœ Etruscorum in vascxUis, nunc pri-
mum in unum collectas, explîcationU bus et dissertationibus illustratse. — Romae, 1767-75, 3 vol. gr. in-fol., avec 300 pi. col. (40 à 50 fr. et plus).
Dans la dédicace de son livre à François Stuppanio', évoque de Prœneste, Passer! s'exprime ainsi : « Quod diu opteras et vix futurum spe- « rabas prodeunt tandem disjecta illa, et late « dispersa veteris titrnriœ vestigia quibus ex « tota fere Europa simul collectis atque ordiua- « tis imaginem aliquam gloriosœ iiationis re»- « tauramus. »
« Afin de faire revivre l'image d'une nation glorieuse. » Voilà le grand mot lâché ! Est-ce pour connaître la Grèce et ses mythes ; pour mettre en lumière des esquisses charmantes que Passer! a publié ce grand nombre de vases? Non, c'est pour y retrouver des vestiges de l'Etrurie, car, suivant le savant Italien, tous les vases peints sont étrusques. Ce pauvre Passeri était atteint de l'étruscomanie, et le m;il était assez profond pour lui faire dire que les étrusques avaient deviné les piincipaux dogmes de la révélation. Que peut -on attendre d'un esprit aussi malade, et pourrait-on s'étonner après cela de la façon parfois étrange dont les peintures de vases sont reproduites dans ce recueil ?
Les vases de Passeri ont été publiés plusieurs fois mais sous des titres différents :
10 Série di treccnto tavole in rame rappresenlanti pitture di vasi degli anlichi Etrusclii, tratti dalla Biblioteca Vaiicana e da altri musei rf'/f a/ Ja. — Rome, 1787, 3 vol. in-fol., sans texte.
2° Haccolta di pitture etrusche, traite da gli antichi vasi esistenti neUa Biblioteca Vaticana ed in altri musei d'Italia. — Rome, 1806, S vol . in-fol., fig.
1527. PASSERI (J.-Bapt.). De Tribus vasculis etruscis enca.ustice pictis. — Florentiae, 1772, in-4, avec 6 pi. grav.
(2 fr.).
1528. (HANCARVILLE, P.-F. Hugues,
dit d'.) Antiquités étrusques, grecques et romaines, tirées du cabinet de M. Hamilton (en anglais et en français). — Naples, 1766-1767, 4 vol.gr. in-ïol., (ig. col. (200 fr. et plus); — autre édit., publiée par F.-A. David; ibid., 1785-1788, 5 vol. in-4, et aussi in-8 , avec 360 fig.
en coul. (40 fr.); — autre édit., en an et en franc.; Florence, 1801-1808, 4 vol. gr. in-fol., fig. col.
Bien que je sois le premier à reconnaître toute la compétence de M. de "Witte en ces matières, je ne puis être de son avis quand il ne voit dans le recueil d'Hamilton qu'une transition entre les mauvaises gravures des publications des Gori, des Passeri, des Caylus, et de lous les érudits qui se sont occupés les premiers des vases peints, et les ouvrages publiés depuis. Il y a ici plus qu'une transition, il y a un progrès réel, et c'est ce que S'-ntait Millin quand il faisait partir de la publication de d'ilancarville l'étude un peu sérieuse des vases peints. Si l'uniformité d'exécution, la coloration fantaisiste de certains vases donnent une idée assez fausse de leurs peintures, ces images sont bien supérieures à celles données par Passeri, Moiitfaucon ou Caylus. Si le luxe de ce livre est mal employé et de mauvais goût, il témoigne de l'importance accordée aux vases peints, précédemment si négligés. Ne l'oublions pas, le chevalier Hamilton a été une sorte d'initiateur de cette branche d'étude. Sa fortune et son temps.
ARCHÉOLOGIE CLASSIQUE
pendant les quarante années, on peu s'en faut, qu'il n'sida à Naples, comme ambassadeur anglais, furent employés à Uiire des fouilles, à récolter des ^asos, à former deux superbes collections et à les mettre en lumière. Il vendit la première au Musée Britannique, où elle est encore, mais avant de l'envoyer, il chargea d'Hancarville, liomme d'esprit et d'imagination vive, de la publier, et de là le livre ci-dessus. La seconde collection fut confiée àTischbein et publiée un peu plus tard (voir le n» suiv.); une partie de celte collection qu'Hamilton envoya dans son pays, et ce fut la première, a péri dans un naufrage; Thomas Hope acheta ce qu'on put sauver.
1529. TISCHBEIN (Wilh.). Collection of Kngravings from ancient Fases, etc.
— Recueil de gravures d'après des vases antiques, la plupart d'un travail grec, trouvés dans des tombeaux du royaume des Deux-Siciles, mais principalement dans les environs de Naples, en 1789 et 1790, tirées du cabinet de sir William Hamilton, envoyé extraordinaire et plénipotentiaire dé S. M. Britannique à Naples, avec des observations sur chacun des vases, par l'auteur de cette collection. (Publié par Tischbein, directeur de l'Académie royale de peinture à Naples, précédé d'une Lettre a milord Leicester, membre de la Société des antiquaires deLondres). (Texte angl. et franc.) —Naples, 1791-95, 4 vol. gr. infol,/avec 240 pi. grav. au trait (publié à 400 fr. et se vend 40 à 50 fr.) ; — autre édit. : Pitlure de' vasi antichi (texte ital. et franc.); Florence, 1800-3, 4 vol. gr. in- fol., avec 240 pi. ; —édit. franc., sous le titre rapporté plus haut : Recueil de gravures, etc.; Paris, 1803-10, 4 vol. gr. in-fol., avec 240 pi. (publié à 108 fr. et se vend 50 à 80 fr.).
Les gravures de l'édition française ont été calquées sur celles de Naples. Le texte des trois premiers volumes est d'italinski, et celui du quatrième, de Fontani. Toutefois le t. IV de l'édition anglaise n'a point d'explications. Un cinquième volume avait été préparé, mais n'a jamais vu le jour; les cuivres de ce volume se trouvent à la librairie Cotta, à Stuttgart (voy. de Witte, Etudes sur les vases peints, p. 18).
La lettre au lord Leicester est fort intéressante ; on y voit que la facilité avec laquelle Hamilton put se refaire une très-belle collection , après avoir vendu la première, a tenu surtout à ce que la défense de faire des fouilles fut levée à cette époque par le gouvernement napolitain; liberté nouvelle dont les propriétaires de Nola, de Santa Agata de Goti , et de beaucoup d'autres localités s'empressèrent de profiter ; on y voit encore qu'Hamilton considère comme œuvres grecques les mêmes vases que précédemment, d'accord avec d'flancarville, il supposait étrusques; on y voit, enfin, qu'il regrette le luxe inutile de la première
{Kiblication, et que, comme il cherche avant tout 'utilité des artistes, trop pauvres pour se procurer des livres fabriqués à grands frais, il ne donnera dans celle-ci que des figures au trait.
Hamilton a trop bien réussi. Pour mieux dire, emportés par le zèle, Tischbein et ses élèves, songeant bien plus à ce qu'ils croyaient être de l'intérêt des arUstes, qu'à la vérité réclamée par les
archéologues, se mirent en tête de corriger dans leui s dessins celui des peintres de vases, et de terminer ce que ces derniers n'avaient fait qu'indiquer. De là, le peu de confiance que méritent leurs planches au point de vue du siyle. Le moment où l'on serait imitateur^ scrupuleux n'était pas encore arrivé.
1530. RIRK [Thomas]. Ouf Unes from tlie Figures and Comiiosîtions upon the Greek^ Roman, and Etî'uscan Vases ofthe late sir fVilliam Hamilton, eic.
— Figures et compositions au trait d'après les vases grecs , romains et étrusques de feu sir William Hamilton, avec encadrements, dessinés et gravés par Kirk. — Londres, 1804, in-4, 62 pi.
(15 à 20 fr.).
Recueil d'esquisses d'après les deux collections de vases d'Hamilton. Il y a des exempl. avec les planches doubles, coloriées.
1531. VISCONTI (E.-Q.). Le Pitture di Ku antico vaso fiftile, trovato nella Grecia, appartenente al principe Poniatoivski , esposte da E.-Q. Y. — Rome, 1794, gr. in-fol., avec 4 pi.
1532. BÔTTIGER (K.-A.). Griechische Vasengemàlde, etc. — Peintures de vases grecs, avec l'interprétation archéologique et artistique de gravures faites d'après les originaux. — Weimar, 1797- 1800, 3 livr. gr. in-8.= (Atlas :) Umrisse griechischer Gemàlde avf Àntiken, in den Jahren 1789-90 in Campanien und Sicilien ausgegrabenen Fasen, jetzt im Besitze des Ritters W . Hamilton., herausgegeben von W.
Tischbein zu ISeapel. — Gravures au trait de vases antiques découverts eu Sicile et en Campanie dans les années 1789-90, appartenant aujourd'hui au chevalier "W. Hamilton ; publiées par W. Tischbein, de Naples. — Weimar , 1797-1800, livr. 1 à 3, gr. in-fol.
1533. (CHRISTIE, James.) A Disquisition upon the Etruscan Fases, etc. — Recherches sur les vases étrusques, où l'on démontre leur cpnnexité probable avec les mystères d'Eleusis et les fêtes de lanternes en Chine, avec l'explication de quelques-unes des principales allégories peintes sur ces vases. — Londres, 1806, gr. in-4, 99 pp. (100 à 150 fr.);
— uov. édit. sous ce titre : Disquisitions upon the point ed Greek Fa ses and their probable connexion with the shows of the Eleusinian and ctlier mysteries, etc.; ibid., 1825, in-4, avec 16 pi. (12 à 15 fr.).
La première édition de cet opuscule anonyme et fantaisiste n'a été tirée qu'à 100 ex. distribués en présents, d'oî» vient sa grande rareté et son prix qui s'est élevé à un moment jusqu'à 375 fr.
VASES PEINTS
A quelques exemplaires, se trouve jointe la figure d'un vase ayant appartenu au libraire J. Edwards.
1534. MILLIN (A.-L.) et DUBOIS-MAI- SONNEUVE. Peintures de vases antiques, vulgairement appelés étrusques, tirées de dlftérentes collections^ dessinées par Dubois-Maisonneuve, et gravées par A. Cleuer, accompagnées d'explications par A.-L. Millin, membre de l'Institut, etc., publiées par M. Dubois- Maisonneuve. — Paris, impr. Didot, 1808-10, ou Paris, Dubois -Maisônneuve,2 vol.gr. in-fol.,avec 150 pi. (la première édition a été publiée au prix de 375 fr. avec pi. noires, et de 1,125 fr. avec fig. color. au pinceau; se vend aujourd'hui le quart de ces prix).
De très-belles planches, une belle impression, une introduction très-savante de Millin dans laquelle il passe rapidement en revue toutes les tentatives faites jusqu'à lui pour la vulgarisation et ri'xplicalion d'?s vases, tels sont les mérites principaux de cette remarquable publication, où l'éditeur s'est proposé de rivaliser avec les ouvrages de luxe qui paraissaient à cette date, et de mettre en lumière les nombreuses collections encore inédites qui se trouvaient à Paris. Aussi trouve-t-on dans son livre des reproductions des vases de la Malmaison, de la Bibliothèque impériale, du Musée Napoléon, de la manufacture de Sèvres, du duc de Dalmatie, de la princesse Galitzin et de M. Tochon d'Annecy, etc., etc.
1535. NICOLAS (Felice). lUustrazioni di due vasi fittUi ed al tri monumenti re • centemente trovati in Pesto. — Rome, 1809, gr.in-fol., avec 3 pi. (8 à 15 fr.).
1536. BUCK (Adam). One hundred Engravlngs from Paintings on Greek frases which hâve never been puhiished, etc. — Cent Gravures d'après des peintures de vases grecs complètement inédites, gravées à l'eau-forte par A. B., sur des originaux conservés dans des collections privées en Angleterre.
— Londres, 1812, in-fol.
On sait peu de choses sur cet artiste : il était Anglais et fut élève du peintre sicilien Minasi. Déjà dans les dernières années du xviiie siècle, il jouissait de la réputation d'un graveur habile. Le recueil dont nous donnons le titre, sert de complément aux vases d'ilamilton. 11 a été entièrement dessiné et gravé par Adam Buck, et puljlié dans le formai adopté par Tischbein.
1537. LABORDE (comte Alexandre de).
Collection des vases grecs de M. le comte deLamberg, expliquée et publiée par M. le comte [Alex.] de Laborde, membre de l'Institut. — Paris, impr.
Didot, 1813-1824, ou 1824-28, 2 vol.
gr. in-fol., avec 154 pi. impr. en coul. et 31 vign. dans le texte (publié à 900 fr. avant la letire, et à 540 fr. avec
\ la lettre ; se vend 80 à 150 fr.).
Ne pourrait-on pas dire que le comte de Lamberg est le chevalier Hamilton de l'Allemagne?
Voyez plutôt : comme Hamilton, il est ambassadeur à Naples; cotume lui, et à la même date, il s'enflamme pour les vases; comme lui, il fait faire des fouilles; comme lui, réunissant à ce qu'il a acquis les vases magnifiques dont la reine Carolme de INaples et l'empereur Joseph lui ont fait présent, il se compose une collection de plus de cinq cents vases; comme lui, enfin, il trouve un d'Hancarville pour expliquer et publier cette belle collection, aujoiud'hui possédée par l'empereur d'Autriche. Ce nouveau d'Hancarville n'est autre que le comte Alexandre de Laborde qui fut envoyé bien jeune à Vienne, puisqu'il n'avait que 23 ans quand il revint en France en 1797, après le traité de Campo-Formio. Élevé dans un milieu intelligent, passionné pour les arts et pour l'antiquité, il a dû, suivant toutes les probabilités, voir, aimer, étudier une admirable collection. Ce qu'il y a de certain, c'est que c'est lui qui l'a mise en lumière et fait connaître à l'Europe savante, et qu'il n'a rien épargné pour cela. Cent cinquante-quatre planches, reproduction des morceaux importants de la collection, 31 vignettes et culs-de-lampes, un frontispice qui représente le musée du comte de Lamberg. et 192 pp. de texte, constituent une bien belle publication. Une chose à regretter, mais qu'elle est regrettable ! c'est le manque d'exactitude rigoureuse dans la reproduction. Là, comme dans Tischbein et dans les peintures de vases recueillies et expliquées par Millin et publiées par Dubois-Maisonneuve, le copiste, Clener, a substitué, à la franchise et au laissez-aller du style antique, une froide correction et le détail.
1538. MILLINGEN (James). Peintures antiques et inédites de vases grecs tirées de diverses collections, avec des explications par J.-V. Millingen. — Rome, 1813, gr. in-fol., avec 63 pi. au trait (40 à 80 fr.).
La fidélité, voilà ce qui fait le mérite de ces planches, gravées d'un trait un peu lourd et dépourvues de l'attrait de la couleur. Le texte est sobre et savant: il décèle une véritable intuition de cette antiquité. Dans une longue introduction, reprenant le sujet déjà abordé par notre Millin, l'antiquaire anglais traite de l'origine des vases peints, de leur emploi, de leur chronologie, de la diversité des styles, et il applique à ces matières le sens pratique de son pays.
1539. MILLIN (A.-L.). Description des tombeaux de Canosa, ainsi que des basreliefs, des armures et des vases peints qui y ont été découverts en 1 813. — Paris, impr. Didot, 1816, gr. in-fol., avec 14 pi. en noir et en coul. (publié à 70 fr., et à 200 fr. avec les doubles pi. col.; se vend le tiers de ces prix).
Titre inexact : sur ces \U planches, il en est 13 qui représentent de fort belles peintures de vases,
1540. DUBOIS-MAISONNEUVE. Introduction à l'étude des vases antiques d'argile peints, vulgairement appelés étrusques^ accompagnée d'une collection des plus belles formes ornées de leurs peintures, suivie de planclies la plupart inédites, pour servir de supplément aux différents recueils de monuments. — Paris, impr. Didot, 1817-34, tr.-gr. in-fol., avec 101 pl.au trait ou col.
ARCHEOLOGIE CLASSIQUE.
(publié à 306 fr., avec pi. noires, et à 765 fr. avec pi. col.)
Très-bel ouvrage, presque introuvable.
1641. MILLINGEN (James). Peintures antiques de vases grecs de la collection de sir John Coghill, bar^ publiées par James Miilingen, de la société des antiquaires de Londres. — Rome, 1817, gr. in-fol., avec 62 pi. au trait (26 à
Publication devenue classique.
1642. MOSES (Henry). A Séries ofEngravings of antique Fases^ etc. — Recueil des gravures des vases antiques de la collection de sir Henry Englefield, baronnet, dessiné et gravé par H. M.. — Londres, (1819 ou 1822), gr. in-4 et gr. in-8, avec 40 pi. et portr. (26 fr., et plus en pap. imp. avec fig. s. Chine).
1643. GARGIULO (Raff.). Collezione délie diverse forme de' vasi italicogreciy dette communément e etruschi.
— JSaples, 1822, in-4, avec 28 pi. dessin, et grav. par R. Riondi (6 à 6 fr.).
1544. Sapjyho und Alkaios. Ein altgriechisches P'asengemalde. — Sapho et Alcée. Peinture d'un vase antique grec.
— Vienne, 1822, in-fol., 5 pi. gr. (10 à 15 fr.).
1546. STEINRÛCHEL (Aut. de].Dissertazione intorno ad una pittura grecoantica che rappresenta sopra un vaso Alceo e Saffo. — Padoue, 1824, gr.
in-S, avec 6 pi. grav. (2 à 3 fr.).
1646. PANOFKA (Teod.). Vasi di prernio illustrati. — Florence, 1826, gr.
in-fol., avec 6 pi. (4 fr.).
11 n'a paru de cet ouvrage que ce premier fascicule.
1547. RONAPARTE (Luc). Muséum étrusque de Lucien Ronaparte, prince de Canino. Fouilles de 1828 à 1829.
Vases peints avec inscriptions. — Vilerbe, 1829, gr. in-4, 211 pp., avec 42 pi. de fac-sim. de caractères; il faut y joindre 6 pi. in-fol., lith. color. consacrées aux vases (25 à 30 fr.).
Ce muséum étrusque n*est autre que la seconde édition du Catalogo ai .scella antichUà (voir plus loin, le no 1581), traduit en français, complûté par la description des objets découverts jusqu'au dernier moment avant la publication, et par l'exacte reproduction des inscriptions des vases, par l'architecte Louis Valadier, qui fit plus encore, car on lui doit les dessins des cinq planches consacrées aux peintures de vases, dessins qui reproduisent les n^^s 5!|2, 5ii2 bis, bU6, 771, 1120 et 1120 bis. Ces cinq planches, qui devaient avoir une suite, ont paru à part sous ce titre : Vases élrusques de Lucien Bonaparte, prince (le Canino. 1830.
1548. PANOFKA (Théod.). Recherches
sur les véritables noms des vases grecs et sur leurs différents usages, d'après les auteurs et les monuments anciens.
— Paris, imp. Didot, 1830, in-fol. ,64 pp. et 9 pi.
Cet ouvrage sert d'introduction au Musée Blacns, qui suit. On sait quelle terrible épreuve Panofka eut à subir, quand Lelronnc exerça sur cet essai s?, mordante critique.
1549. PANOFKA (Théod.). Musée Rlacas.
Monuments grecs, étrusques et romains.
ï. l^"-. Vases peints. — Paris, 1830-33, in-fol., 32 pi. en noir et en couleurs (40 à 60 fr.).
Cet 'ouvage devait être publié par livraisons, chacune de 8 pi., avec texte. Les quatre premières seules ont paru. Il est bien regrettable qu'on soit resté en chemin, surtout depm's que le gouverment impérial a commis l'impardonnable faute de laisser l'Angleterre s'enrichir de ce précieux musée. Panofka était de taille à mener cette publication à bonne fin, et à justilier la confiance du duc de Blacas qu'il avait accompagné à ^aples et pour lequel en 1826 il avait fait exécuter des fouilles. Bien qu'incomplet, ce livre ne laisse pas que d'intéresser. Ce n'est qu'une description , mais sous cette description se cache tout un'système d'interprétation symbolique : Panofka a su l'appliquer avec une ingénieuse audace aux monuments de l'art. Un geste, une fleur, un bandeau sont pour lui les mots d'une langue qu'il traduit avec beaucoup de finesse et de savoir philologique.
1650. INGHIRAMI (Fr.). Pitture divasi Jittiti , esibite dal cav. Fr. I..., per servire di studio alla mitologiaed alla storia degli antichi popoli. — Poligrafia Fiesolana, 1831-37,4 vol.gr. in-4, avec 400 pi. (60 à 80 fr. et plus).
Recueil très-important, exécuté sous la direction d'un homme de haute naissance, à la fois antiqiiaire et artiste et devenu l'imprimeur de ses propres ouvrages. Après avoir rempli pendant quelque temps les fonctions de bibliothécaire à la bibliothèque Marcelliana, Iiighirami alla s'établiravec les élèves, qu'il avait formés, à la Badia, superbe fondation de Côme l'ancien, dans la banlieue de Florence, qu'il surnomma Poligrafia Ficso/ana, après y avoir établi une imprimerie et un atelier de gravure. C'est là qu'il a publié tous ses grands ouvrages, o Ce philosophe plfin de « science, de modestie et de résignation, dit Va- « lery, me reçut au milieu des festons d'épreuves « suspendues et séchant sur des cordes, et il ne « m'a point paru dégénérer de la noblesse de sa « race, etc. » inghirami né en 1772 à Vollerra,est mort à Florence le 17 mai 18ft6.
1661. LEVEZOW (Konr.). Verze/chniss de?' antiken DenlimàLer im Antiquarium des Kônigl. Muséums zu Berlin, etc. — Catalogue des monuments antiques du cabinet d'antiquités au Musée de Berlin. V^ part. Galerie de vases. — Rerlin, 1834, gr. in-8, avec 24 pi. grav.
1562. GERHARD {Ed.). Neuerworbene antike Denkmûler des Kônigl. Muséums zu Berlin, beschrieben^ etc. — Description des monuments antiques récemment acquis par le Musée de Ber-
VASES PEINTS
lin. 1" p. Appendice au catalogue de la collection des vases; 2^ p. Collection de vases, n°s 1630 à 1690. — Berlin, 1836- 40, 2 part. gr. in-8, avec 2 pi. gr. chacune (2 fr.).
Suite de l'ouvrage de Levezow, ci-dessus.
1553. LENORMANT (Cli.) et WITTE (J. de). Elite des monuments céramographiques. Matériaux pour l'histoire des religions et des mœurs de l'antiquité, rassemblés et commentés. — Paris, (1837-) 1844-1861, 4 vol in-4, fig. (ptjblié en 145 liv., au prix de 580 fr. avec les fig. noires, et de 942 fr. avec les lig. col.; se vend le quart de ces prix environ).
Cet intéressant et grand ouvrage est terminé sans l'être. En effet, ses auteurs auraient voulu pouvoir embrasser la céramographie tout entière et la diviser comme il suit : les Dieux, les Héros, VHistoire, les Moeurs privées. Les circonstances ne leur ont pas permis de mettre à exécution ce grund programme, et au lieU de 12 vol. et de laoo pi. qu'ils se promettaient de donner, nous n'avons que U vol., ûU8 pi., et seulement la [première section , Its Dieux^ qui n'a paru elle-même qu'au bout de vingt années.
La mort de M. Lenormant, l'absence de sa féconde iiiiiiaiive, ont été en partie cause de ce retard, et il a fallu à M. de Witle beaucoup de courage et de persévérance pour amener à terme une partie importante d'une si lourde entreprise. Publier de nouveau toutes les peintures de vases connues depuis soixante ans et au-delà, oti figurent quelques-uns des douie grands dieux; les interpréter avec une vaste érudition, c'est une tâche que très-peu de personnes ont le pouvoir d'accomplir.
1554. GERHARD {Ed.). ^rchemoros und die Hesperiden, etc. — Archemoros et les Hespérides. — Berlin, 1838], gr.
in-4, avec 4 pi. gr. s. c. (4 à 5 fr.).
Extrait des Abhandlungen der Kônigl. Acad. der Wissenscliaften.
1555. CREUZER (F.). Zur Gallerie der ait en Dramatiker. Answahl unedirter grieclmcher Thongefdsse, etc. — Appendice à la galerie des anciens poètes dramatiques. Choix de vases grecs inédits, tirés du Musée grand- ducal à Carlsruhe. Avec commentaires et lith.
autrait. — Heidelberg, 1839, in-8,avec 9 pi. {3 à4fr.).
1556. GERHARD ( Ed. ). Griechische MysterienbUder, etc. — Vases grecs relatifs aux mystères. Publiés pour la première fois (texte allem. et Iranç.). — Stuttgart etTubingue, 1839, gr. in-fol., avec 12 pi. lith. (5 à 6 fr.).
1557. JAHN(Otto). Fasenbilder, etc.— Peintures de vases publiées et expliquées (l. Oreste à Delphi. II. Thésée et
; Minotaure. III. Dionysos et son Thiasos. IV. Diomède et Hélène. V. Poséidon et
Amymone). — Hambourg, 1839, in-4, avec 4 pi. au trait (2 à 3 fr.).
Le savoir et la noioriété d'Otto Jahn donnent à celte publication une certaine importance. La dissertation relative au cortège de Bacchus et aux noms des suivants du dieu, inscrits sur les vases, est surtout instructive et distinguée.
1558. LUYJNES (Honoré d'ALBERT, duc de). Description de quelques vases peints, étrusques, italiotes, siciliens et grecs. — Paris, impr. Didot, 1840, infol., avec 44 pi. (50 à 60 fr.).
Très-savante publicaUon, supérieurement exécutée, mais de la plus grande rareté.
1559. GERHARD (Ed.). Notice sur le vase de Midias au Musée Britannique.
— Berlin, 1840, gr. in-4, avec 2 pi.
(2 fr.).
1560. GERHARD (Ed.). Griechische und etruskische Trinkschalen, etc. — Coupes grecques et étrusques du Musée royal de Berlin, publiées et expliquées, etc. (titre allem. et franc.). — Berlin, 1840, gr. in-fol., avec 12 pi. lith.; — nouv. édit.,^■6^c?.,1843^gr. in-fol., avec 12 pi. grav. s. c.
1561. GERHARD (Ed.). Juserlesene griechische Fasenhilder hauptsàch/ich Etruskischen Fundorts, etc. — Choix de vases grecs peints,venant principalement des fouilles de l'Etrurie. — Berlin, 1840-1858, 4 vol. in-4, avec 330 pi. en coul. (publiée 375 fr., réduit à 150 fr. ; se vend encore moins cher) .
Voici une publication des plus remarquables, bien qu'elle soit moins luxueuse que i)resque toutes celles qui l'ont précédée. Le nombre des planches, le choix des vases, le format réduit, mais sans faire tort à la fidélité des reproductions, la couleur qui fixe bien mieux les objets dans la mémoire que de simples gravures au trait, tout enfin contribue à lui donner une importance incontestable; mais ce qui nécessairement doit y ajouter encore, c'est l'esprit dans lequel elle a été conçue. En effet, ce livre n'est pas seulement un recueil de vases, mais plutôt un traité de mythologie transcendante, illustré par des peintres.
Partant de ce point que le polythéisme niffiné, celui de l'antiquité éclairée, eut pour base le sentiment de l'unité divine et le désir de remonter à cette unité!, l'auteur croit qu'il est de l'intérêt de la science de retrouver cette unité sous les formes si variées de l'art, et c'est pour arriver à ce résultat, qu'il a rassemblé les images des dieux.
En terminant, Gerhard semble se féliciter, je dis semble, car il est impossible d'écrire, même en allemand, d'une façon plus obscure, de ce que les découvertes faites en Étrnrie, — ces joyaux archéologiques du siècle, — lui ont fourni des preuves à l'appui d'un système dont nous n'avons point à examiner ici la valeur.
1562. GERHARD (Ed.). Tazze dipinte del real Museo diBerlino, etc. — Vases peints du Musée royal de Berlin provenant des fouilles de l'Etrurie. — Rome, 1842, in fol.
ARCHÉOLOGIE CLASSIQUE
563. GERHARD (Ed.]. Etruskische und campanische Vasenoildei\ etc. — Vases peints deTEtrurieet de la Canipanie au Slusée royal de Berlin^ etc. — Berlin, 1843, gr. in-fol., avec 31 pi. s. c, dont 26 en coui. (publié à 90 fr.; se vend 40 à 50 fr.).
1564. GERHARD (Ed.). Apulische Vasenbildery etc. — Vases apuliens du ]\lusée royal de Berlin (texte allem. et franc.). — Berlin, 18-15 (ou 1846), avec 21 pi., dont 16 enium. (publié à 113rr. ; se vend 50 à 60 fr.).
1565. GERHARD (Ed.). Trinkschalenund Gefàsse (griechische) der k'ôniglichen Muséums, etc. — Vases et coupes du Musée royal de Berlin et d'autres collections (litre allem. et franc.). — Berlin, 1848-50, 2 part, en \ vol. gr. in-fol., iv, v-60 pp. et 37 pi. lith. et chromolith.
1566. PANOFKA (Th.). Fon den Namen der Vasenbildner in Beziehung zu ihrem bildlichen Darstellungen. — Les Noms des peintres de vases rapprochés de leurs peintures. — Berlin, 1849, gr. in-4, 88 pp., et 9 pi., en partie color., contenant 58 sujets.
1567. RATHGEBER (G.). Nikèin Hellenischtn Fasenhildern , etc. — INikè sur les vases grecs. Dissertation archéologique (U« partie). —Gotha, 1851, gr.
in-fol., 11-58 pp. (3 à 4 fr.) ; — réimp. dans la 3° livr. de ses : Schriften; ibid., 1857, gr. in-fol.
1568. SCHULZ (Heior.-Wilh.). Die Amazonen - Fase von Jiuvo erkVàrt und in kunstliistor. Beziehung betrachtet. — Les Vases peints de Ruvo, représentant les Amazones, expliqués et examinés au point de vue historique. — Leipzig», 1851, gr. in-fol., iv-16 pp. et 3 pi.
grav. (10 à 12 fr.).
1669. JAHN (Otto). Beschreibung der Fasensammlung K'ônig Ludwigs, etc.
— Description de la collection de vases du roi Louis dans la Pinacothèque de Munich. — Munich, 1854, gr. in-8, avec 11 pi. lith. (8 à 20 fr.).
Excellent catalogue précédé d'une belle introtroduction, riche en informations et en recherches aussi variées qu'étendues, et dans laquelle l'auteur a embrassé avec autant d'autorité que de compétence l'étude entière de la céramographie.
1570. ROULEZ (J.). Choix de vases peints du Musée d'antiquités de Leide, publiés et commentés. — Gand, 1854, in-fol., VIII- 92 pp., avec 20 pi. liih. color. (25 à 30 fr.).
Vases très-bien choisis; peintures reproduites avec beaucoup de soin. — Le Musée de I-eide s'est
formé par des acquisitions successives dont la plus importante est celle de la collection du prince tle Canino, Lucien Bonaparte, collection formée à la suite des fouilles qu'il fit exécuter dans sa principauté. Cent pièces environ de celte collection, mise en vente en 1839, ont été achetées par le roi Guillaume 1er pour en faire don au musée de Leide.
1571. FIORELLI (Gius. ). Motizia dei Fasi dipinti rinvenuti a Cuma^ etc.
— Notice des vases peints trouvés à Cumesen 1856, appartenant à S. A. R.
le comte de Syracuse. — Naples, 1856, in-fol., 30 pp., avec 18 pi. lith. color. (30 à 40 fr.).
Charmante publication par l'intelligent et télé antiquaire qui dirige aujourd'hui le magnifique Musée de Naples.
1572. GERHARD (Ed.). Ueber Hermenbilder auf griechischen Fasen. — Les Représentations d'Hermès sur les vases grecs peints. -- Berlin, 1856, gr. in-4, 1 f., 28 pp., et 5 pi. grav. s. c. (2fr.).
1573. CONZE (Alex.). MelischeThongefdsse, etc. — Vases de l'île de Milo. — Leipzig, Breitkopf et Hârtel, s. d. (1862), in-fol. obi., 8 pp., et 5 pi. lith., dont 4 en coul. — 18 fr. 75.
Voici la dédicace de ce livre : « A MM. Guillaume Ilenzen et Henri Brunn, souvenir reconnaissant de deux hivers passés à Rome. »
Cette publication minuscule a cela de remarquable : la fidélité de la copie. La reproduction n'est point ici, comme on le voit ailleurs, une indication, un souvenir ; c'est le vase même que l'on a sous les yeux.
1574. FRÔHNER (W^ilh.). Choix de vases grecs inédits de la collection de S. A. I. le prince Napoléon. Publiés par W. F..
— Paris, impr. Claye, 1867, in-fol., avec 7 pi. chromolith. — 30 fr.
1575. BENNDORF (Otto). Griechische und sicilische Vasenbilder , etc. — Vases peints grecs et siciliens. — Berlin, Guttentag, 1869-70, gr. iu-fol., livr. 1 à 2, 54 pp. et 30 pi. lith. — 80 fr.
1576. HEYDEMANN (H.). Die Fasensammlungen des Museo nazionales zu Neapel. — Les Vases du Musée national de Naples. — Berlin, Reimer, 1872, gr. in-8, avec 22 pi. lith. — 21 fr. 25.
2. Ecrits sur les vases peints et catalogues de collections de vases.
1577. LANZI (Luigi). De' Fasi antlchi dipinti votgarmente chiamati etruschi. Dissertazioni tre. — Florence, 1807, in-8, fig. (8 à 10 fr.).
C'est au savoir et à la sagacité de l'abbé Lanzi que l'on doit d'avoir fait prévaloir les vrais principes et débarrassé l'étude des vases de l'éiruscomanie. Dans la première de ces trois dissertations, il démontre que cette dénomination du
VASES PEINTS
vases étrusques n*est applicable qu'à un certain nombre d'eux eux; que beaucoup sont grecs et que l'un et l'autre nom ne peut leur être appliqué qu'en raison des lieux où ils ont été découverts. Lanzi conclut en disant que les inscriptions, les sujets, les ornements autorisent à croire que cet art est originaire de la Grèce.
1578. JORIO (Andréa de). Sul Metodo degli antichi nel dipingere i vasi, e sulle rappresentanze de' più interessanti del Museo, etc. — Sur les Procédés des anciens pour peindre les vases et sur les représentations les plus intéressantes du Musée royal. Deux lettres du chanoine André de Jorio au chevalier Matteo Galdi. — (Naples, 1813), in-8.
1579. JORIO (Andréa de). Metodo per r in venir e e frugare i sepolcri degli antichi. — Méthode pour retrouver et explorer les tombeaux des anciens. — Naples^ 1824, in-4, avec 8 pi. (3 à 5 fr.).
1580. AMATI(Girol.). Intorno ad alcuni Fasi etruschi o italogreci récente' mente scoperti . Osservaz ioni.— Rome, 1829, in-8.
1 581 . Catalogo di scelle antichità etrusche trovate negli scavi del principe di Camno, etc. —Viterbe, 1829, in-4(2 fr.).
Ce catalogue est célèbre : il signale une des plus grandes découvertes de l'archéologie, la découverte de Vulci, et il renferme les hypothèses les plus hasardées : il y est dit, entre autres, que ces tombeaux sont antérieurs à la fondation de Rome; que les vases peints, qu'on y trouve par centaines, bien qu'analogues à ceux de la grande Grèce, sont de provenance étrusque. L'auteur est le frère de celui qui fut le maître de l'Europe. Après avoir joué un rôle dans le monde politique, Lucien Bonapaite fait icj son entrée dans le monde savant, mais pour y être combattu. (Voir aussi plus haut, le no 1547.)
1582. AMATI (Girol.). Sui Vasi etruschi illuslrati da S. E. il sign. principe di Canino, Osservazioni, — Rome, 1830, 2 part, in-8, 24 et 13 pp.
Réponse à Raoul-Rochette.
1583. GARGIULO (Raff.). Cenni sulla manière di rinvenire i vasi fittili italo-greci, etc. — Indications sur la nianière de retrouver les vases de terre italo-grecs, sur leur fabrication, etc., et sur le progrès et la décadence de
I l'art céramique. —Naples, 1831, in-4, avec 10 pi. (3fr.) ; — nouv. édit., ibid., 1843, in-4.
[684. BRÔNDSTEI)(P.-0.). ^/?n>/'Z>e5cription of thyriy two ancient greek painted Vases, etc. — Description abrégée de trente-deux vases peints, trouvés récemment dans les fouilles de Vulci, Etats romains, par M. Campanari, et
exposés par lui à Londres. — Londres, 1832, in-8.
1585. FEA (Carlo). Storia dei Vasi fittili dipinti che da Quattro anni si trovano nello Stato ecclesiastico , etc.
— Histoire des vases peints découverts depuis quatre années dans l'État ecclésiastique, partie de l'antique Etrurie en relation avec la colonie lydienne établie là pendant plusieurs siècles avant la domination des Romains. — Rome,
1832, in-8.
Histoire fantastique par un savant étruscomane qui veut que tous les vases aient été fabriqués en Étrurie , puis transportés par le commerce dans la grande Grèce et de là en tout pays.
1586. DOROW (Wilh.). Einfûhrung in eine Abtheilung der Fasensammlung des kon. Muséums zu Berlin, etc. — Introduction à la classification des vases du Musée royal de Berlin. — Berlin,
1833, in-8, avec 4 pi. lilh. (1 fr.).
1587. CAMPANARI (Secondiano, marchese). Intorno i Fasi fittili dipinti^ rinvenuti we' sepolcri deW Etruria compresa nelladizione pontificia. Disseriazione. — Rome, 1836, in-4.
1588. WITTE (Jean de). Description des antiquités et objets d'art qui composent le cabinet de feu M. le chevalier E. Du rand, par, T. de Witte, membre de l'Institut archéologique de Rome. — Paris, 1830, gr. in-8, avec 5 pi. (5 à 10 fr.).
Le plus grand éloge que nous puissions faire de ce catalogue , c'est de dire qu'il est digne de la collection qu'il a fait connaître. Cette collection, pour les vases surtout, a été une des plus belles qu'un amateur puisse posséder. Sa dispersion a enrichi bien des musées.
C'est par ordre de sujets que l'auteur a rangé les vases peints : lo sujets mythologiques ; 2° sujets héroïques ; 3° sujets mystiques et funéraires; W vie civile; 5° animaux naturels et monstrueux; 6° formes simples et bizarres; "° vases à reliefs.
1589. WITTE (J. de). Description d'une collection de vases peints et bronzes antiques provenant des fouilles de l'Étrurie. — Paris, 1837, in-8, 160 pp. et \ pi.
Voir l'art, de Raoul-Rochelte dans le Journal des Savans, 1837.
1&90. KRAMER (D^ Gusl.). Ueber den Styl und die Herkunft der bemahlten griechischen Thongefàsse, etc. — Du Style et de la provenance des vases grecs peints. Dissertation sur un point de l'histoire de l'art. — Berlin, 1837, in-8 (2 fr.).
Petit traité souvent cité, parce qu'il est fait en conscience, mais dont les vues principales, adoptées par les uns, sont contestées par les autres. Ainsi, suivant l'auteur, tous les vases à figures
la
ARCHÉOLOGIE CLASSIQUE
noires ou à figuros roiigcs ont été fabriquées à Athènes, et poriées ensuile par le counnerce (laiis tous les coins du monde grec, opinion que M. de Witte repousse (Eludes sur les vases peints, p. 25) par la raison qu'il est impossible d'admettre qu'Athènes ait été dans l'antiquité le seul atelier de la céramographie. H est à noter qu'Otto Jalin, dans sa bolle introduction au catalogue des vases de la Pinacothèque de Munich (voy. ci-dessus, le no 1600), a repris le système de Gustave Kramer et le fait valoir.
1591. CA.MPANARI (Secondiano). ^7itichl Va^i dipintl délia collezione Feoli descritli. — Rome, 1837, in-8.
1592. CAMPANARI (Secondiano, marchcse). Descrizione dei vasi rinvenuti nelle escavazioni faite nelV Isola Farnese {antica Feio). — Rome, 1839, in-4.
1593. WITTE (J. de). Description des vases peints et des bronzes antiques qui composent la collection de M. de M*** (Magnoncourt). —Paris, 1838, in-8, 104 pp. et 1 pi.
1594. WITTE (J. de). Description de la collection d'antiquités de M. le vicomte Beugnot. — Paris, 1840, in-8, 180 pp.
et 1 pi. (1 fr. 50).
1595. FABRONI ( Ant. ). Storia degli anticlii vasifittUi aretinî. — Arezzo,
1841, in-8, avec 9 pi.
1596. BIRCH (S.). On a fictile Vase found at Canino. — Sur un Vase en argile trouvé à Canino. ~ Londres,
1842, in-4, avec 2 pi.
1597. WESTROP (Hodder-M,). Epochs of Painted Vases, etc. — Époques des vases peints. Introduction à leur étude. — Londres, 1845, in-4j— nouv. édit., ibid., 1856, in-4.
1598. MINERVINI (Giulio). Descrizione di alcuni vasi fittili anticht délia col^ lezione Jatta^ con brevidilucidazioni.
Parte prima. Divinità. — Naples, 1846, in-8(2fr.).
1599. BIRCH (S.) & NEWTON (Ch.-Th.).
 Catalogue of the Greek and Etruscan Vases ofBritish Muséum. — Londres, 1851, in-8.
Le premier volume seul a paru, et ce défaut de continuation est d'autant plus regrettable que ce même catalogue est rédigé par deux hommes d'une grande compétence.
1600. JAHN (Otto). Kurze Beschreîhung der Vasènsammlung Sr. Moj. K'ônig Ludwigs in der Pinakothek zu Miinchen. — Courte Description de la collection de vases du roi Louis dans la Pinacothèque de Munich. — Munich , 1854, in-16, 1 f. et 109 pp.
160!. BIRCH (Samuel). Ilistory of ancient Potery. — Histoire de la Céramique des anciens. — Londres , 1857, 2 vol. in-8, avec pi. color. et nombr. grav.; — nouv. édit., revue; ibid.^M[\xray, 1873, gr. in 8, fi g.— 53 fr.
Ouvrage important.
1602. LUTZOW (K.-r.-A.). Zur Geschichte des Ornaments an den bemaJdtengriecliischen Thongefdnsen. — Histoire des ornements qui décorent les vases peints. — Munich, 1858, gr.
in-8, 2 ff. et 56 pp., avec 3 pi. lith. (l fr.).
1603. FRÔHNER (W.). Die griechischen Fasen und Terracotten der Grossherzoglichen Kunsthalle zu Karlsruhe.
— Les Vases et les terres cuites grecs du Musée grand-ducal de Carlsruhe. — Heidelberg, Mohr, 1860, in-8, viii-119 pp., et 1 pi. in-fol. — 2 fr.
1604. yy^lTTE (J. de). Notice sur les vases peintset àreliefs du Musée Napoléon III.
— Paris, 1862, in-8.
1605. WITTE (J. de). Notice sur quelques vases peints de la collection de M. Alex. Castellani. — Paris, Rollin et Feuardent, 1865, in-8, 40 pp.
1606. WITTE (J. de). Études sur les vases peints, par J. de Witte, membre de l'Institut. — Paris, Bureaux de la Gazette des Beaux-Arts, 1865, in-8, 4 ff.
et 122 pp., lig.
Extrait de la Gazette des Beaux-Arts, sept, et déc. 1862, mars, avril etnov. 1863, février et mai 186a, et août 1805.
L'auteur s'exprime ainsi, dans un très-court avertissement : « On le voit, la collection Campana « a été le prétexte de ces articles ; mais en défini- « tive, j'ai tâché de donner un aperçu rapide de « l'état actuel des connaissances acquises sur l'art « céramographique chez les Grecs. J'ai été obligé » par la nature du recueil dans lequel étaient puce bliées ces études, de laisser de côté les questions « les plus ardues, et surtout tout ce qui se rap- « porte à l'épigraphie. »
Ce que M. de Witle ne pouvait pas ajouter, nous le dirons à sa place. Nous dirons que ce rapide aperçu est le fruit de la plus longue et la plus rare "expérience. Les vases peints et M. de Witte c'est tout un; ces deux idées sont étroitement liées et soudées par trente ans de travaux et par une prédilection archéologique presque exclusive.
J^. —PIERRES GRAVEES.
Une Bibliographie des Beaux-Arts, voilà nolfe cadre, de là, l'obligation de choisir dans les centaines d'ouvrages dont la glyptique ancienne et moderne a été l'occasion. Beau^ coup, dans ce nombre, ne sont autres que de petites monographies où la sagacité de quelques érudits s'est exercée sur un sujet
PIERRES GRAVÉES
bien mince. Ajoutez que, grâce aux empreintes, les pierres gravées n'ont pas besoin du burin pour être reproduites, ce qui enlève aux livres sur la glyptique, au point de de vue de l'art surtout, une partie cTe leur importance. Nous ne signalerons donc que les collections célèbres et les ouvrages exécutés avec luxe. On peut d'ailleurs consulter : Bibliothèque ghjptographique, par Chr.- Th. de Murr (Dresde," 1804, in-12), et la Bibliographie dactyliograpliique, de Mariette, dans son Traité des pierres gravées^ ci-dessous, n° 1620.
1607. VICO (Aeneas). Monumenta allquot antiquorum ex gemmis et carnets incisa. — Romœ, s. d. (v. 1550), pet.
in-fol., 37 pi. numér. (10 à 15 fr.).
1608. LE POIS ( Ant.). Discours sur les médalies {sic) et graveures antiques,
* principalement romaines, etc. — Paris, 1579, in-4, fig. s. b., et 20 pi. grav. s. cuivre (30 à 100 fr. et plus).
Quoique n'étant pas consacré spécialement aux pierres gravées, ce livre mérite, tant par sa date que parce qu'il semble avoir créé une nouvelle science, d'être signalé en tête de la section qui, concerne cette classe de monuments. L'auteur, parmi les modernes, est le premier qui, pleinement convaincu de l'intérêt et de l'utilité de cette étude, se soit appliqué à en parler avec réflexion et méthode. L'histoire des bagues ou anneaux, leur emploi chez les Grecs ou les Romains, les genres et les matières, le détail de celles qui conviennent le mieux à la gravure en relief, la liste des plus célèbres, le sens des mots diaglypliice (gravure en creux) et anaglypliice (gravure en relief) : voilà ce que renferment les trois derniers chapitres de ce discours. Le livre, en outre, est enrichi de la représentation de quarantehuit pierres antiques, tirées presque toutes du cabinet de Le Pois, et gravées par Pierre Woeiriot, le célèbre artiste lorrain. Le duc de Lorraine, Charles II, fit la dépense des planches; notez que Le Pois était médecin de la duchesse.
1609. GORLJ^US (Abraham). Dactî/liothecaseu annulorum sigillarium quo^ rum apud priscos tam Grœcos quant Romanos vsus, prompiuaiium ; cum figuris. — Delpliis Batavorum (Delft), 1601, pet. in-4, avec 148 pi.; — nouv. édit. : cum expUcationlbus Jac. Groin o vu ; Lugduni Batavorum, 1694-95 (ou 1707, édit. augm.),2 vol. in-4, avec 283 pi. (10 à 12 fr.). = Dactyliotheca, sloe tractatus de annulorum origine variis eorum generlbus et iisu apud
r, priscos, — Lugduni Batavorum, 1672,
gravée?, ou Collection choisie de 216 bagues et de 682 pierres tirées du cabinet de Gorlée et autres. — Paris, 1778, 2 vol. in-4, avec 282 pi. (10 à 12 fr., et plus sur pap. fort).
Les explications de Gronovius donnent seules quelque importance à cet ouvrage dont les planclies sont inexactes et mal exécutées. Son unique mérite est d'être le premier dans lequel on
trouve réunies un grand nombre de pierres gravées, et par là d'avoir fixé l'attention des savants sur une branche importante de l'antiquité figurée. A partir de ce moment, les jiublications de œ genre se suivent presque sans interruption.
1610. STEPIIAKOJNIUS (Petr.). Gemmx antiquitus sciUptx, à P. Slephnnonio, Ficeniino, coUectx et declaralionibus illustratœ, etc. — Romœ, 1627, ia-4, 51 pi. grav. par Valeriano Regnart ; — réimpr., Padoue, 1646, pet. in-4, lig.; — nouv. édit.: Hieroglyphica, sive antiqua schemata gemmarum annula-
rium explicata rtsponsis Fort.
Ltceti ; Patavii, 1653, in-fol., fig. (2 à 3 fr.).
La première édition est fort rare ; elle n'a, de même que la suivante, d'autre texte que les distiques latins qui accompagnent les figures.
1611. AGOSTINI (Leonardo).Ie Gemme antiche figurate, etc. — Rome, 1657- 69, 2 part. pet. in-4, front., portr. et 214 pi. grav. par ,T.-B. Galestruzzi^ et 51 pi. (10 fr.); — 2^ édit., publ. par Martinelli, entièrement refondue par Bellori; ihid. , 1686-88, 2 part, in-4, 115 et 150 pi. (10 àl5fr.); — trad.
en latin par Jac. Gronovius: Gemmx et sculpturœ antiquœ; Amstelodami , 1685, 2 part, in-4, 265 pi. grav. par Abr. Blooteling (6 à 8 fr.); — réimpr., Franequerœ, 1694-99, in-4, avec 265 pi.
(10 fr.).
Le recueil d'Agostini est un des plus anciens, et les gravures de Galestruzzi, exécutées avec esprit, et parfois avec un certain sentiment de l'antique, lui donnent une valeur que le texte, bien que corrigé par Bellori et recorrigé par Gronovius, ne saurait lui acquérir. —On sait peu de choses sur la personne de L. Agosiliii. Quoique toutes les biographies nous parlent de sa célébrité comme antiquaire, elles sont muettes sur la date de sa naissance et de sa mort, et tout ce qu'elles peuvent nous apprendre c'est qu'Agostini a vécu à la cour du cardinal Barberini, sous le pontificat d'Urbain VII, au milieu du dix-sej)tième siècle; et de plus, qu'il reçut du pape Alexandre mission d'examiner les antiques dans tous les États de l'Église.
1612. CAUSEO DE LA CHAUSSE (Michel-Ang.). Le Gemme antiche figurate, consecrate al cardinale Cesare Désirées. — Rome, 1700, in-4, avec 200 pi., par S. Bartoli (3 à 5 fr.) ; — réimpr. : Raccolta di gemme; Rome, 1805, 2 vol. in-4, lig. (10 à 12 fr.).
Peu de goût, peu d'exactitude ; puis le style de S. Bartoli est si éloigné de l'antique !
1613. ROSS! (Dom. de') & MAFFEI (AI.).
Gemme antiche figurate, date in luce da Domenico de' Rossi, colle sposi^zioni di P.-Aless. Maffei. — Rome, 1707-9, 4 vol. in-4, avec410 pi. (30 fr.).
Parmi les planches, se trouvent toutes celles de l'ouvrage d'Agostini (voir ci-dessus, no l&ll)^
ARCHEOLOGIE CLASSIQUE.
1614. BAJERUS (Jo.-Jac). Gemmarum affabre sculptarum Thésaurus quem coUegit Jos. Mart. ab Ebermayer, digessit et recensuit .T. J.B... — Norimbergœ, 1720, in-fol., avec 30 pi. (2 à 5 fr.).
Ouvrage sans valeur et qui est une vérilable imposture. Ou le trouve joint assez souvent à une autre publication des pierres gravées delà même colleciion. Voy. le n» suivant.
1615. REUSCH (Erh.). Capita deorum etillustriun hominum, nec non hieroglypldca, abraxea et amuleta quxdam in gemmis antiqua partim^ partim récent l manu ajfabre incisa ^quas collegit J, Mart. ab Ebermayer; enarravit, obsernationibusque Ùlustravit E. R... — Franco fu ni, 1721, in-fol., avec 17 pi. (3 à 5fr.).
1616. STOSCH (Phil. baron de). Gemmx antiquœ cœlatœ scalptorum nominibus insignitœ, etc. — Pierres antiques gravées sur lesquelles les graveurs ont mis leur nom ; dessinées et gravées sur cuivre, d'après les pierres elles-mêmes, ou d'après leurs empreintes, par Bernard Picart, tirées des principaux cabinets de rEur;îpe, expliquées par M. de Stosch, et traduites en françois par M. de Limiers (texte lat. et franc.). — Amsterdam, 1724, pet. in-fol., avec 70 pi. (18 à 24 fr., et plus en gr. pap.).
Quel est l'objet de cette publication ? De faire mieux apprécier, par la comparaison des œuvres signées des artistes, le mérite de chacun d'eux, et ce qui est le propre de leur talent. I.'idée était excellente, mais le graveur en a empêché la réalisation. Sous la fade élégance du burin de B. Picart, toute originalité a disparu.
1617. GOSMOND. Devonshire's Cabinet of Gems\ engraved by Gosmond. — Collectio figuraria gemmarum antiquarum ex Dactyliotheca Ducis Devonise. — (Londres, v. 1730), pet. in-fol. (600 fr. et plus).
C'est sous les titres factices ci-dessus qu'on désigne un recueil de planches représentant les pierres gravées de la célèbre collection du duc de Devonshire. Il n'a jamais été rendu public, et les exemplaires en sont fort rares. Les plus complets contiennent cent et une planches. Voir pour plus de détails : Aedes althorpianœ, I, pp. 166-172.
1618. (r.EVESQUE DE GRAVELLE , Mich.-Phil.) Recueil de pierres gravées antiques. — Paris, 1732-37, 2 1. en 1 vol. in-4, avec 101 et 104 ou 105 pi. grav. en taille douce (10 à 12 fr.).
Pierres reproduites sur une échelle trop grande; dessin mou, incorrect ; texte insignifiant : en un mot, l'œuvre d'un amateur, conseiller au parlement et, ce qu'il y a de pis, auteur dramatique.
Les cinquante premières planches de ce recueil ont été copiées par Cl. du Boscq, et publiées par G. Ogle, avec un texte anglais: Aiitiquities explained, etc. (Londres, 1737, in-ft, fig.); — nouv.
édit. sous ce titre : Gemmœ antiquœ cœlatœ, or a Collection of Gems (ibid., 1741, gr. in-ft, fig.) (ftàlO fr.).
1619. GORI (Ant.-Fr.). Thésaurus gemmarum antiquarum astriferarum quœ comjiluribus dactyliothecis selectse œreis tabulis 200 insculptœ, observationibus inlustrantur adjectis parergis 60, etc. — Florentiœ, 1750, 3 vol. pet. in-fol. (25 à 40 fr.). — Voir aussi plus haut, le n« 1515.
Le frontispice représente deux génies sur un socle occupés à soutenir un globe oîi le titre du livre est inscrit. On lit sur le socle : ./. H. Passerio eut a et studio Ant. F. Gori. En effet, le livre de Gori est enrichi de quinze dissertations de Passeri. Le mot enrichi est peut-être ambitieux. Il y a bien du vague dans l'explication de ces pierres gravées astrifères, qui tirent leur nom de ce qu'on y voit des constellations. En voici deux exemples : je tombe sur la planche 133 qui représente deux cornes d'abondance disposées en sautoir; au-dessus, deux constellations, le Soleil et la Lune : cela signifie, selon Passeri, que ces astres sont pour l'humanité la source des biens. Planche 13ft, je vois une Sirène; elle aussi a son étoile qui nous apprend que le Soleil préserve non-seulement les navigateurs, mais l'humanité toute entière des dangers qui la menacent. Le savant interprète envisage cette pierre comme un amulette utile aux jeunes gens ; grâce à elle, les séductions féminines, cette peste du monde, ne pourront rien sur eux. Le vicaire général de Pesaro ne pouvait pas tenir un autre langage.
1620. MARIETTE (P.-J.). Traité historique des pierres gravées du cabinet du Roi,avecdesexplications. — Paris, 1750, 2 vol. pet. in-fol., avec 257 pi., d'après Bouchardon (30 à 70 fr., et plus en pap. de Holl.).
Ce traité a été, et il l'est encore aujourd'hui, l'œuvre classique sur la matière. On y trouve non-seulement des vues sur l'origine et les progrès de la gravure chez les anciens; sur l'usage qu'ils faisaient des pierres gravées; sur les différentes manières de graver des Grecs, des Romains, et des autres peuples de l'antiquité; sur la gravure chez les modernes et sur les diverses sortes de pierres fines ; sur les procédés employés et les contrefaçons, en un mot sur tout ce qui se rapporte à la technique ; mais on y trouve en outre, ce qui était alors nouveau, l'histoire des graveurs sur pierre dure, semée de remarques pleines d'érudition et de goût, et suivie d'une Bibliogra-pliie dactyliographique ^ où sont examinés et appréciés tous les écrits publiés antérieurement.
Le second volume se compose d'une introduction historique sur les intailles du cabinet du Roi, et d'une série de 132 pierres gravées à sujets, avec leurs explications, et enlin 125 têtes. L'exécution des planches, gravées sur les dessins de Bouchardon, est très-soignée et très-élégante^ malheureusement le style du dessinateur domine ici bien plus que celui de rantitjue.
La publication du Traité des pierres gravées valut à son auteur de très-vivfs attaques, surtout de la part d'un certain Giulianelli, dans les J/eviorie degli inlagliatori moderin in piètre dure, cammei, etc. (Livourne ou Venise, 1773, in-ft), et du célèbre Natter. Celui-ci, dans son Traité de la méthode antique de graver en pierres fines (voy. ci-dessous, n» 1626), s'en prit surtout à la partie du livre de Mariette relative aux graveurs modernes. De là, un échange de lettres dont on
PIERRES GRAVÉES
trouvera la traduction dans les Lettere pittoriche, t. VI, p. 259 et 265.
162(. ZANETTI (Ant.-Mar. ) & GORI (Ant.-F.). Gemmœ antiquœ Ant. Mar.
Zanetti, Hieromjmî filii ; Ant. Fr. Gorius notis latinis illustravit; italice eas notas reddidit Hieron. Fr. Zanetti (texte laiin et ital.). — Venetiis, 1750, in-fol., avec 80 pl.grav. (12 à 15 fr.).
Les planches se trouvent quelquefois séparément, avec un frontispice gravé, portant ce titre : Dactyliotlieca Ant. Mar. Zanetti, et la date de 17^9.
1622. BARTOLT (Pietro-Sante). Muséum Odescalcum, site Thésaurus antiquarum gemmarxim, cum imaginibus in iisdem insculptis, quœ à seren. Christina Suecorum regina collectxin museo Odescalco adservantur, et aP.S. B...
quondam incisœ, mine prhnum in lucem profertmticr [avec texte par Nie.
Galeotti). — Roniae, 1751-52, 2 vol.
in-fol., avec 49 et 53 pi. (10 à 15 fr., et plus en gr. pap.).
Cet ouvrage, et celui d'Havercamp, Nummopfn/lacium Reg. Christinœ (La Haye, llUi, inlol., 63 pi.), suffisent pour donner une idée de la richesse des collections acquises à la mort de l'exreine de Suède par Livio Odescalchi, duc de Bracciano et neveu d'Innocent X. Bartoli a mis ici soii talent brillant et facile ; les pierres sont sur une grande échelle et gravées à l'eau-forte par un burin aussi souple que le crayon.
Les planches seules de cet ouvrage avaient paru à Rome, avec la date de 17^7 ou 1750, et une partie de ces mêmes planches avait déjà circulé avec un frontispice de 1702.
1623. LIPPERT (Phil. -Daniel). Gemmarum anaglyphicarum et diaglyphicarum ex precipuis Europx museis selectorum ectypa M. ex vitro ohsidianOj et massa quadam , studio P.
D. L... fusa et efficta. — Dresde, 1753, in-4, 52 pp.
Dans ce catalogue, le premier de tous ceux donnés par Lippert, on trouve la description du premier millier d'empreintes de pierres gravées antiques, en pâte blanche, recueillies par ce glyptographe. Divisé en deux parties, l'une pour les pierres mythologiqjies, l'autre pour les pierres historiques, et imprimé sur quatre colonnes, ce catalogue indique le sujet, la qualité de la pierre, le possesseur actuel et l'ouvrage qui en a traité. Autorisé par Lipperr, J. Christ, professeur à l^eipzig, donna une nouvelle description de ce premier millier d'empreintes, sous le titre suivant : Dactyliothecœ universalis. .. Chilias, sive scrinium miUiarium, etc. (Leipzig, 1755, in-û). Un second millier d'empreintes, également recueilli par Lippert et décrit par Christ, parut en 1756, mais Christ étant mort cette même année, ce fut Heyne qui se chargea du catalogue explicatif du troisième millier recueilli également par Lippert. Ce dernier mille parut en 1763. Plus tard, Lippert ayant conçu le projet de faire un choix dans sa collection et de l'accompagner d'un texte en allemand, ce choix parut sous ce titre : Dactyliotliek, das ist Sammliing gesc/iniltener Sleine der AUen aus den vornehmslen Museis in Europa^ zum Nutzen der schOnen Ktinste und KUnsller in zwey Tausen
Abdriicken, etc. (Leipzig, 1767, 2 port. gr. in-ft) et fut suivi d'un supplément (Leipzig, 1776, gr. ïnk). « Lippert, dit Gurlitt (Introduction à l'étude « de l'art dans l'antiquité, n" 1^»27 ci-dessus), a « su donner par ses travaux non-seulement une « vive impulsion à l'étude des pierres gravées, a mais, en facilitant l'étude de l'antique, il a fait 0 pénétrer en Allemagne le goût de l'art et le • sentiment de la beauté. »
1624. (CAYLUS, comte de.) Recueil des pierres gravées du cabinet du Roi. — S. 1. n. d. (Paris, 17..), pet. in-4, 306 pi. à l'eau forte; — nouv. édit. publ. par Basan : Recueil de trois cents têtes et sujets de composition gravés d'après les pierres gravées antiques du cabinet du roi ; s. I. n. d. (Paris, 17..), pet.in-4, avec 300 pi. (6 à 12 fr.).
La première édition n'a ni titre, ni texte, ni numéros d'ordre aux planches, el il n'en a été tiré , que quelques exemplaires. Basan, devenu propriétaire de la presque totalité des planches, y ajouta des numéros et une légende, et remplaça par d'autres gravures celles de la première édition qui lui manquaient.
1625. CHEREAU (Jean-Franc. ). Livre de têtes antiques gravées (l'a près les pierres et les cornalines du cabinet du Roi. — Paris^ 1754, in-4, avec 20 pi.
1626. NATTER (Laurent). A Treatise on tlie ancient Metliod of Engraving on precious Stones^ compared vnth the modem. — Londres , 1754 , in-fol., 38 pi.; — trad. en franc.: Traité de la méthode antique de graver en pierres fines, comparée avec la méthode moderne et expliquée en diverses planches; ibid., 1754 ou 1781, pet. in-fol., fig. (6 à 12 fr.).
Né à Biberach, dans le Wurtemberg, en 1705, mort à Saint-Pétersbourg en 1763, Natter fut un •les plus célèbres graveurs en pierres fines parmi les modernes. Goethe {fFi ne kelmann et son siècle) s'est appliqué à signaler les rares qualités de cet habile artiste. Natter coonaissait bien l'histoire et la mythologie, et s'en est servi pour écrire son traité. Critique violent, il fui injurieux dans sa polémique contre Mariette (voy. ci-dessus, n° 1620).
1627. FICORONI (Fr.) & GALEOTTI (JNic). Gemmœ antiquœ litteratx, aliseque rariores. Accesserunt vetera monument a fjusdem œtate reperta, quorum ipse in suis commentariis mentionem facit . Omnia collecta, adnotationibus et declarationihus illustrata a P. Nicolao Galeotti. — Romœ, 1757, in-4, avec 26 pi. grav. (6 à 8 fr.)
1628. WINCKELMANN (J.-J.). Description des pierres gravées de feu baron de Stosch, dédiées à Son Éminence ]\|*' le cardinal Alex, Albani, par M. l'abbé Winckelmann, bibliothécaire de Son Éminence. — Florence, 1760, in-4, fig.
id8
ARCHÉOLOGIE CLASSIQUE
(10 à 20 fr.); — Nuremberg, 1775, in-4. (Voir aussi plus loin, len° 1646.)
Ce livre est ctMèbre, il est même classique. La richesse infinie (le la collection du baron de Stoscli et le grand nom de Winckelmann lui ont valu pendant lonRtemps une autorité incontestée ; mais voilà qu'un beau jour, un habile antiquaire, ayant pris à tàclie de faire le catalogue des pierres gravées du Musée de Berlin, collection dans laquelle celle de Stosch a éié fondue, s'avise d'y regarder de plus près, et reconnaît, non sans étonnement, que cette fameuse description est remplie de fautes, et parfois si grossières, qu'on se demande si le génie de Winckelmann n'était pas en baisse quand il se livra à ce travail. Ouvrez le catalogue de H. Toelken (voy. ci-dessous, no 1656), et vous trouverez indiquée dans la prélace toute une série de fausses attributions et de lourdes méprises , dont voici quelques exemples : d'un Satyre, Winckelmann fait une Junon Sospita; il prend le devin Polydos, près de la cuve ou Glaucus est tombé, pour Diogène et son tonneau. D'Harpocrale, il fait une Iphigénie; d'Iris, une déesse Fortune; d'Amymone, une Psyché; d'Osiris, un Priape; de Cérès, une Hygie; de Jason, un simple soldat, etc., etc., et ce relevé pourrait »enir deux pages. Ouvrez maintenant la Biographie universelle, publiée par Michaud, et vous y lirez ce qui suit, art. Winckelmann: «Cet ouvrage « [Description des pierres gi^avces, etc., g\c,), un « de ceux que l'auteur cite le plus souvent, n'est a point susceptible d'analyse. Il nous suffira de u dire que la classification en est parfaite et les « descriptions fort exactes. » Fiez-vous maintenant au jugement des biographes !
1629. GORI (Ant.-Fr.). Dactyliotheca Smithiana , cum enarrationibus, — Venetiis, 1767, 2 voL pet. in-fol., fig. (25 à 40 fr.).
Cet ouvrage a été publié à Venise, aux frais de George III, acquéreur de la collection formée dans cette ville par le consul Smith. Le P' vol., consacré, comme le titre l'indique, à une précieuse série de bagues antiques, renferme cent planches gravées sur cuivre. Le 2^ traite de l'histoire delà glyptique, et, par une innovation assez rare chez les érudits de cette époque, on y trouve des renseignements précieux sur l'art môme et sur les artistes.
1630. KLOTZ (Christian-Adolphe). Ueber den Nutzen und Gebrauch der Alten geschniltenen Steine^ etc. — De l'Utilité et de remploi des pierres antiques gravées et de leurs empreintes.
— Altenbourg, 1768, gr. in-8, fig.
1631. WORLIDGE (Thomas). A Select Collection of Dravings from curions antique Gems, etc. — Londres^, 1768, in-4, portr. et 182 pi. (150 à 200 fr.) ;
— nouv. édit., avec texte anglais, et aussi avec texte franc. : Collectionchoisie de dessins tirés des pierres précieuses antiques, pour la plupart dans la possession de la grande et petite noblesse de ce royaume, gravés dans le goût de Rembrandt; ibid., 1768 (mais réellement après 1780), 2 vol. gr^ in-4, portr. et 182 pi. (60 à 75 fr.).
1632. (^HANCARVILLE, P.-Fr. Hugues, ditd.) Feneres (et Priapi) titi obser-
vantur in gemmis antiquis ( texte franc.). — Lugduui Batavorum, s. d., 2 t. en 1 vol. pet. in-4, avec 25 et 30 pi. (50 à 100 fr.) : — nouv. édit. (texte angl. et franc.), ibid., s. d., in-8, 72 pp. et 70 pi. (30 à 50 fr.).
Un volume porte pour titre : Vénères, elc l'autre, Priapi, etc. Le texte est gravé et imprimé en rouH;e ; les planches sont parfois coloriées. On a attribué, avec beaucoup de certitude, à P.-F. Hugues, dit d'Hancarville, cet ouvrage licencieux qui aurait été publié à Napies vers 1771 . Le seconde édition, d'un format plus petit, aurait paru en Angleterre. f>e titre est trompeur; les gravures sont tout à fait imaginaires et ne reproduisent nullement les sujets des pierres antiques.
1633. (HANCARVILLE, P.-Fr. Hugues, ditd'.) Monumens de la vie privée des douze Césars , d'après une suite de pierres gravées sous leur règne. — A Caprées , chez Sabellus , 1780, in-4, front, et 50 pi. grav. z=: Monumens du culte secret des daines romaines, pour servir de suite aux Monumens de la vie privée des douze Césars. — Ibid.^ 1784, iii-4, front, et 50 pi. grav. (les deux vol., 200 à 250 fr. et plus).
Il y a une réimpression sous la date de 1780 de ces deux volumes; le titre du premier volume n'y occupe que dix lignes, tandis qu'il en compte onze dans l'édition originale; en outre, les s sont longues dans la première et courtes dans la seconde édition. Cet ouvrage a encore été réimprimé plusieurs fois, et accompagné de copies des gravures originales (voir Brunet). Il est dû, de même que le précédent, à Hugues, dit d'Hancarville, qui l'aurait fait imprimer à Nancy, chez Le Clerc, sous des noms travestis et sous le voile d'anonyme. Les gravures n'ont rien d'authentique et ne sont que le fruit de l'imagination du dessinateur. D'ailleurs, Quérard croit que c'est une édition amplifiée des Vénères et Priapi à laquelle l'abbé Leblond aurait eu beaucoup de part.
1634.(LACHAU, l'abbé de, etLEBLOND, l'abbé. ) Description des principales pierres gravées du cabinet de S. A, monseigneur le duc d'Orléans. — Paris, 1780-84, 2 vol. pet. in-fol., 97 et 76 pi., sans compter les 7 pi. de médailles spintriennes (40 à 50 fr., et plus en gr. pap.).
Publication fastueuse et coûteuse, sans véritable profit pour la science ; publication de grand seigneur. Le texte, prolixe à l'excès, ne contient que des banalités. Les pierres, comme le dit un critique anglais, se sont francisées sous les doigts des artistes. Ce grec là ressemble beaucoup au grec de l'abbé Barthélémy.
L'abbé La Chau, garde de la dactyliothèque du duc d'Orléans, était appelé de droit à rédiger le texte de cette publication, dont il a signé la préface. Dès lors, pourquoi Barbier, dans son DiC' tionnaire (les anonymes, lui substitue-t-il l'abbé Fr. Arnaud, membre de l'Académie française et de celle des inscriptions, et à l'abbé Leblond, Henri Coquille, administrateur de la Bibliothèque Mazarine ?
1635. (BARTOLOZZI.) Gemmarum antiqxiarum delectiis, ex prœsiantioribus
PIERRES GRAVÉES
desumptus , guse in dactijliothecis ducis iMarlburiensis conservantur (Xq\Xq latin et franc.). — Londini, (1780-91), 2 vol. gr. in-fol. , 2 front, et 100 pi. firav. (400 à 1,800 fr. ) ; — réimpr., ibid., 184.5 (250 fr.).
Ouvrage consacré à une collection dactyliographique célèbre en Angleterre, celle formée par George Spencer, troisième duc de Marlborough, et où sont venus se tondre le cabinet de lady Betty Germaine et celui de W. Ponsonby, comte de Besborough, achetés, le premier 175,000 fr. et le second 125,000 fr.
Les planches (dont une description détaillée se trouve dans Aedes altfiorpiance, 1, pp. 148-154), ont été exécutées par Bartolozzi et autres. Le texte latin du premier vol. est de Jacques Bryant,et la trad. franc, du Dr Maty ; au second vol., le texte latin est du D' W. Cole, et la trad. franc, de Louis Dutens.
Cette magnifique publication, faite aux frais du noble lord, n'aurait été tirée qu'à 50, d'autres disent à lOo ex., destinés h être offerts en présents, d'où vient son prix élevé.
1636. (PASSERIUS, J.-B.) Novus Thésaurus gemmarum veterum ex insignloribus dacfyliothecis selectarum , cum explicatione. — Romae, 1781-83, 3vo!. in-fol., avec 108 pi. chacun (30 à 40 fr.) ; — reproduits sous de nouveaux titres; ib'id.., 1797. =: On y joint un quatrième vol.; ibid,^ 1797, in-fol., 100 pi., avec un texte par Giov.-Mar.
Cassini.
Ouvrage anonyme, de peu de valeur.
1637. Collection des pierres antiques dont la chasse des trois rois mages est enrichie à Cologne, avec un discours historique par J. P. N. M. V. — (Ronn, 1782), pet. in-4, front, et 12 pi.
Très-rare.
1638. RRACCI (Domin.-Aug.). Commentaria de antiquis scalptoribus qui sua nomina inciderunt in gemmis et cam-
kmeis, cum pluribus monumentis antiquitatis inedUis, statuis, anaglyphis, gemmis, etc. (texte latin et ital.j. — Florentiae, 1784-86, 2 vol., avec 160 pi.
(20 à 50 fr.).
Les planches qui représentent les pierres gravées sont au nombre de 114 ; celles qui reproduisent les autres monuments ne dépassent pas le chiffre de 4G. Erudition lourde et diffuse, absence de critique, reproductions médiocres, tel est ce livre, qu'il faut connaître cependant, mais qui ne doit être consulté qu'avec défiance. Critiqué par Winckelmann, Bracci lui répondit avec une vivacité malheureuse, reprochant à ce créateur de la véritable archéologie de n'être qu'un antiquaire inexpérimenté, et de lesta riclicola.
1639. PONCEUN DE LA ROCHE-TIL- HAC (Jean-Ch. de). Chefs d'œuvre de l'antiquité sur les Reaux-Arts et les monuments précieux de la religion des Grecs et des Romains... tirés des principaux cabinets de l'Europe ; ouvrage
orné d'un grand nombre de planches en taille-douce , dont soixante-dix ont été gravées par R. Picart ; publié par P. de la R.-ï... — Paris, 1784-85, 2 vol. in-fol., fig. (12 à 15 fr., et plus en gr. pap.).
Sous ce titre mensonger, se retrouvent les planches gravées pour l'ouvrage du baron de Stosch, décrit ci-dessus (n» 1616), avec l'adjonction d'un nouveau texte, des plus médiocres.
1640. SPILSRURY (John). Collection of fifty Prints from antique Gems, etc.
-- Recueil de cinquante empreintes d'après les pierres gravées antiques faisant partie de la collection du comte Percy, de celle de C.-F. Greville et de celle de T.-M. Slade. Gravé par J. S...
— Londres, 1785, in-4, 50 pi. (15 à 30 fr.).
1641. RAPOM (l'abbé Ign.-Marie). Recueil de pierres antiques gravées, concernant l'histoire, la mythologie, la fable, les cérémonies religieuses, les coutumes des anciens peuples, et les plus fameux personnages de l'antiquité, avec leur description, etc. — Rome, 1786, gr. in-fol., avec 88 pi., offrant plus de 1,200 fig. (15 à 25 fr.).
Ces 88 planches, tirées au bistre, n'en valent pas une bonne : burin grossier, dessin pitoyable, explications banales.
1642. ECRHEL (l'abbé Jos.-Hil.). Choix des pierres gravées du Cabinet impérial des antiques [à Vienne], représentées en 40 planches décrites et expliquées.
— Vienne (en Autriche), 1788, in-fol., fig. (30 à 40 fr., et plus en gr. pap.).
Ce beau livre prouve que ce grand;numismate connaissait également toutes les branches de l'antiquité. « Ses descriptions, dit Millin, sont « courtes et précises, claires et satisfaisantes, et t cependant on y trouve une foule de remar- « ques judicieuses et neuves, etc. » Ce texte est un modèle. L'auteur a su tenir le milieu entre les antiquaires qui, voulant tout ramener à la mythologie ou à l'histoire, négligent le côté de l'art; et ceux, qui ne voyant que l'art dans les pierres gravées, s'inquiètent fort peu de;ce qu'elles représentent. C'est avec raison que le mot choix est en tête. L'auteur a exclu les sujets indécents et les simples têtes de divinités ou d'empereurs qui ne présentent rien de nouveau, mais il reproduit les pierres d'une grandeur remarquable, et, parmi les petites, celles dont on a toujours admiré l'élégance et la finesse. Les planches n'accusent pas assez le sentiment de l'antique.
1643. CAMPIGLIA (Giov.-Dom. ). Raroolte di Num. 200 tavolt intagliate, contenente le gemme antiche che si conservano nel'la Real Galleria di Firewse.-— Florence, 1790, 2 part, in-fol.,
1644. RASPE (Rud.-Eric). J Descriptive Catalogue of a gênerai collection ofancient and modem engraved
ARCnÈOLOGIE CLASSIQUE.
Gems, etc. — Catalogue raisonné d'une collection générale de pierres gravées, antiques et modernes, tant en creux que camées, tirées des cabinets les plus célèbres de l'Europe, moulées en pâtes de couleurs à l'imitation des pierres, émaux blancs et souffres, par Facques Tassie, sculpteur, mis en ordre et le texte rédigé par R.-E. Raspe, orné de planches gravées; auquel on a ajouté un discours préliminaire sur les différents usages de cette collection ; sur l'origine de l'art de graver les pierres dures et les progrés de l'invention des pâtes (texte angl. et franc.). — Londres, 1791, 2 vol. in-4, avec 57 pi. (20à 60 fr., et plus en gr. pap.).
Vers la fin du siècle dernier, un Écossais fixé à Londres, oîi il exerçait ses talents comme sculpteur et modeleur, se trouve à la tête, à force de soins et de persévérance, d'une magnifique collection de quinze railleempreintes,en émail blanc, susceptible de coloration. Se sentant incapable de classer et de décrire ce nombre énorme d'empreintes, Jacques Tassie s'adresse à un Allemand, Rodolphe-Eric Raspe. Ce dernier se met à l'œuvre, et suit, sauf quelques modifications,le plan adopté par "Winckelmann dans la Description des pierres gravées du baron de Stoscfi. Toutefois, il y fait entrer l'élément moderne, en réunissant tous les Jupiters, tous les Apollons, toutes les Vénus, tous les Mercures, etc., de quelques mains qu'ils soient sortis, sans se préoccuper de la date, plaçant les copies à côté des originaux, pour montrer de quelle manière, à bien des siècles de distance, le même type a éié compris. Qu'en résulte-t-il ? Deux gros in-{| sans critique ; un vrai fouilli o(i il y a beaucoup à prendre, et dont l'absence ferait une lacune.
Raspe s'estexcusé de son mauvais français, ■ traduit trop littéralement en anglais. » Il aurait dû s'excuser aussi de son manque de décence et de bon goût dans l'explication des sujets scabreux.
1645. MILLTN (A.-L.). Introduction à l'étude des pierres gravées, etc. — Paris, 1796 ou 1797 (ou 1798), in-8; — réimpr. dans les : Introductions à l'élude de l'archéologie, des pierres gravées et des médailles, etc.; ibid., 1826, in-8 (2 fr.). (Voir plus haut, le n° 1426.)
Cette introduction n'est qu'une esquisse, excellente, il est vrai, mais crayonnée à la hâte et pour servir de programme à un cours fait par l'auteur.
1646. SCHLICHTEGROLL(F.). Choix des principales pierres gravées de la collection qui appartenait autrefois au baron de Stoscli, et qui se trouve maintenant dans le Cabinet du roi de Prusse ; accompagné dénotes et explications relatives à la mythologie et aux Beaux-Arts (texte franc, et allem.). — Nuremberg, 1798-1805, ou 1797-1806, 2 part, in-lol., et gr. in-4, fig. (I0ài5fr.).
Ouvrage non terminé. Le titre allemand porte: Dactyliotfieca Sloschiana, oder y^bbildung aller geachnittenen Steine, etc. La description des
pierres est de Winckelmann, et les notes,de Schlichtegroli. (Voir aussi plus haut, le n" 1628.)
1647. LEVRZOW(K.). Ueber den Raub des Palladiums nuf den geschnittenen Steinen des Alterthums , etc. — Le Rapt du Palladium sur les pierres gravées antiques. — Brunswick, 1801, gr.
in-4, 2 pi. grav. (2 à 3 fr.).
1648. IMILIOTTl (Alphonse). Description d'une collection de pierres gravées qui se trouvent au Cabinet impérial de Pétersbourg. — Vienne , 1803 , in-fol. , front., titre, 4 pp. et 123 pi., avec texte au bas (publié à66fr.,pap. ord., 140 fr., gr. pap. et 230 fr., pap. vélin; se vend aujourd'hui la moitié de ces prix).
Le second volume, contenant les planches 126 à 2^3, aurait été achevé, mais il n'a jamais vu le jour.
1649. DAGLEY (Rich.). Gems selected from the Antique, eic. — Pierres gravées antiques illustrées, etc. — Londres, 1804, in-4;— nouv. édit., ibid., 1822, in-12, avec 21 pi. (6 à 8 fr.).
1650. MILLIN (A.-L.). Pierres gravées inédites, tirées des plus célèbres|cabinets de l'Europe, publiées et expliquées. — Paris, 1817-25, gr.in-8, 164 pp. et 62 pi. (15 à 20 fr., et plus sur pap. vélin).
Ouvrage resté inachevé; il devait former deux vol., mais il n'en a paru que sept livraisons.
1651. JONGE (J.-C.de). Notice sur le Cabinet des médailles et des pierres gravées du roi des Pays-Bas.— La Hâve, 1823, pet. in-8 (Ifr. 50 ).
1652.JONGE (J.-C.de). Catalogue d'empreintes du Cabinet des pierres gravées du roi des Pays-Bas. —La Haye, 1837, in-8 (1 fr. 50).
1653. STEINBÛCHEL (A.). Scarabées égyptiens figurés du Musée des antiques de S. M. l'empereur, à Vienne. — Vienne, 1826, gr. in-4, fig.
1654. LENORMANT (Charles). Trésor de numismatique et de glyptique, ou Recueil général de médailles, monnaies, pierres gravées et bas-reliefs, tant anciens que modernes, les plus intéressants sous le rapport de l'art et de Thistoire, gravés d'après le procédé de M. Ach. Collas, sous la direction de MM. P. Delaroche et Henriquel-Dupont, avec un texte par M. Ch. Lenormant [et d'autres.] — Paris, 1834-50, 20 vol. in-fol., fig. (Publié à 1,260 fr., et à 3,024 fr. pour les
ex. sur pap. de Chine, dont on n'a tiré h que douze; se vend 500 à 1000 fr.). H
Ouvrage d'ensemble, très-important, et qui fut signalé lorsqu'il parut à l'attention publique par un procédé de gravure tout nouveau alors. Publié
PIERRES GRAVÉES
en 252 livr., il se divise en trois parlies : Monuments antiques ; — Monuments du moyen âge et de l'histoire moderne ; —Monuments ne l^liistoire contemporaine. (Voir le Manuel de Brunet, pour les détails.)
1655. CREUZER ( D' Fr. ). Zur Gemmenliunde. Antîke geschnittene Steine vom Grahmahl der heil. Elisabetfi in der nacli ihr genannten Kirche zu Marburg, etc. — Pour servir à l'histoire de la glyptique. Pierres gravées antiques du tombeau de S**'-Elisabeth dans l'église de ce nom, à Marbourg, dans la Hesse Electorale. — Darmstadt , 1834, gr. in-8, avec 5 pi. (2 fr.).
La riche parure de ce reliquaire orné de camées antiques, de perles et de pierres gravées, a disparu en 1810 quand les Français le transportèrent à Cassel. On l'a replacé à Marbourg en 1814.
1656.TOELKEN (H.). Erklarendes Ferzeichniss der antiken vertieft geachnittenen Steine, etc. — Catalogue des pierres gravées du Musée royal de Berlin. — Berlin, 1835, gr. in-8 (1 fr.).
Excellent catalogue, précédé d'une introduction très-savante et très-critique.
1657. MÛLLER (L.). Description des intailles, camées et monnaies antiques du Musée Thorwaldsen. — Copenhague, 1847, in-8, fig. (20 à 25 fr.).
1658. ARNETH (Jos. von). Die antilen Cameen, etc. — Les Camées antiques du Cabinet des médailles et antiques de Vienne. — Vienne, 1849, gr. iu-fol., xiv-48 pp. et 25 pi. grav.(30 fr.).
Ce livre constitue la première partie de la publication des monuments du Cabinet impérial de Vienne; la deuxième et la troisième parties se composent des œuvres de l'oifévrerie et des vases d'or et d'argent (voir plus bas, no 1668).
Reprendre la publication des Camées du Cabinet devienne, après le savant Eckhel, les reproduire, les inierpréier de nouveau, pouvait paraître une
► entreprise hasardeuse ; Joseph Arneth a su prouver le contraire. Les planches en particulier nous donnent une bien autre idée de ces monuments que les planches du livre d'Eckhel (voir ci-dessus le no 1642), grâce à un burin ferme et sobre ; aussi le livre d'Arneth en est-il le complément nécessaire.
1659. KRAUSE (Joh.-Heinr.). Pyrgoteles, oder die edlen Steine der Alten, etc. — Pyrgotèles, ou les Pierres précieuses chez les anciens, dans leurs rapports avec la nature et avec l'art, accompagné de considérations sur les bagues et les anneaux, particulièrement chez les Grecs et les Romains, etc. — Halle, 18.56, gr. in-8, avec 3 lilh, (5 fr.).
Voici l'opinion d'un bon juge sur ce Pyrgo-
tèles, titre prétentieux, soit dit en passant : « Vé-
« ritable élucubrion germanique; amas énorme
« de lectures dactyliographiques souvent rendues
^ « inutiles par l'absence d'esprit, et par le manque
I« absolu de connaissances de la matière. L'auteur,
0 gravée; et quand il en a vu, c'est seulement à « travers les glaces des vitrines. Toutefois, ce livre « n'est pas dénué de valeur ; à la faveur d'un « nombre inoui de citations, on y trouve toute la « littérature de la glyptique. » (C.-W. King, Antique Gems and Rings, p. 465.)
1660. PRENDEVILLE (James). Photographie fac-similés of the antique Gems, etc. — Reproductions photographiques des pierres gravées antiques ayant appartenu à feu prince Poniatowski, accompagnées d'une description et d'un commentaire poétique de chaque sujet, choisi avec soin dans les auteurs classiques, et d'un essai sur les pierres gravées antiques et leur gravure par J. P.., assisté du D'" Magnin. Photographies de L. Collis. — Londres, 1857-59, 2 séries in-4, dont la seconde de 148 pp. et 258 photogr. (publ. à 525 fr.; se vend 250 à 300 fr.).
1661 . CHABOUILLET. Catalogue général et raisonné des camées et pierres gravées de la Bibliothèque impériale, etc., par M. Chabouillet, conservateur adjoint du Cabinet des médailles. — Paris, (1858), in-8 (2 à 4fr.).
Très-bon catalogue.
1662. BALDWIN. Collection of Gems.
— Recueil des pierres gravées. — S. 1. n. d.,in-4, avec 54 pi.
Ouvrage resté inachevé et non mis dans le commerce ; il est rarissime. Son auteur exerçait les fonctions de consul en Egypte.
1663. KING(C.-W.). Antique Gems, their Origin, Uses, etc. — Pierres gravées antiques, leur origine, leur emploi, et leur valeur au point de vue historique, etc. — Londres, 1860, iu-8, fig.; — nouv. édit., sous ce titre ; Antique Gems and Rings, etc.; ibid., G. Bell, 1872, in-8,
1 vol. de texte et un atlas de 52 pi. grav. s. b. et s. c. — 53 fr.
Analyser ce livre, ou plutôt ce manuel si rempli, si touffu, est bien difficile; reconnaître qu'il est très-savant, très-instructif, abondant en notions utiles, l'est beaucoup moins. Dimensions et formes des pierres, manière de les graver, sujets représentés, en un mot la glyptiqueconsidérée sous toutes ses faces, voilà ce qu'il nous offre. La partie historique est traitée avec non moins d'ampleur que la technique. Parlant d'abord des cylindres assyriens, babyloniens, persans; passant par l'Inde, l'auteur arrive aux pierres gravées de l'Orient moderne ; puis, après être remonté aux scarabées de l'Egypte à ceux des Étrusques, des Grecs et des Phéniciens, il entre en plein dans l'art des Etrusques et dans la glyptique grecque et romaine. Arrivé â ce point, il prend une autre route : les pierres astrologiques, les camées, les cachets, attirent son attention. Des recherches sur les graveurs ancienset modernes, l'examen des écrits sur la glyptique, les collections et les colieciionneurs couronnent ce remarquable travail sur les pierres gravées qui prouve, quand on le compare au maigre traité de Millln sur le même sujet, à
ARCHÉOLOGIE CLASSIQUE
quel point, depuis le commencement du siOcie, la science a marché.
Je me ri-procluTais de ne pas signaler les planches de ce bel ouvrage, sans parler d'une centaine de bois tri's-bien exécutés qui illustrent le texte. Ces planches ont le rare mérite de reproduire avec fidélité le caractère et le style des pierres gravées. Si peu de publications du même ordre sont dignes de cette louange, qu'elle suffit à elle seule pour assigner au livre de M. King une place à part.
1664. BILLlJNG(Archibald). The Science of Geins, Jewels, etc. — La Science des pierres gravées, des bijoux, des monnaies et médailles chez les auciens et les modernes. — Londres, 1867, iu-8, pi. phot. — 40 fr.
L'auteur de ce livre est un médecin de beaucoup de renom, un savant amateur, écrivain et grand connaisseur. En sa qualité de médecin, il cherche à guérir d'une grande faiblesse les possesseurs de pierres gravées : nous voulons parler de la confiance qu'ils accordent aux marchands d'antiquités. Ce n'est pas tout. 11 tient à les fortifier dans la croyance que le beau est de tous les temps et que, sans faire preuve d'hérésie, on peut à côté d'une genuue grecque admirer une intaille sortie de la main de Pichler. Une autographie de Pistrucchi, le plus célèbre graveur en pierres fines de l'Angleterre, autographie traduite en anglais par M. Billing, complète le volume, mais ce qui lui donne un caractère tout nouveau, c'est l'application de la photographie à la dactyliographie. Les spécimens donnés par M. BiUing sont d'une grande fidélité et d'une finesse charmante. Un temps viendra ofi la gravure et tous les procédés analogues seront abandonnés quand il s'agira de reproduire ces petites merveilles appelées pierres gravées.
1665. GRASER (Bernh.). Die Gemmen des k. Muséums zu Berlin, etc. — Les Pierres gravées du Musée royal de Berlin, qui représentent des vaisseaux. — Berlin, Calvary, 1867, gr. in-4, 22 pp. et 32 pi. grav. s. c. — 2 fr. 50.