QUATREMÈRE DE QUINCY
Monumens et ouvrages d'art antiques, restitués d'après les descriptions des écrivains grecs et latins, et accompagnés de dissertations archéologiques, etc. — Paris, 1829, 2 vol. gr. in-4, avec 13 pi., dont 5 color. (30 fr.).
Recueil contenant des opuscules qui avaient d'abordparu soit séparément aux dates indiquées, soit dans les Mémoires de l'Académie des inscriptions (voir aussi le n» 1829).
On trouve dans le premier volume, parmi quelques dissertations éru'lites : Restitution des deux fiontons du temple de Minerve à Athènes, ou Dissertation pour servir à l'explication des sujets que la sculpture y avait représentés, ainsi qu'à la réfutation de l'opinion des anciens voyageurs et de quelques critiques modernes sur le sujet du fronton occidental et sur la face antérieure du temple (1825, avec 3 pi.) ; — Restitution de la Minerve en or et en ivoire, de Phidias, au Parthénon (1825, avec 2 pi.) ; —Restitution du tombeau de l^orsenna, ou Dissertation dontl e but est d'expliquer et de justifier la description de ce monuiTient faite par Varron et rapportée dans Pline (1826, avec 1 pi.).
T. IL— Restitution du char funéraire qui transporta de Babylone en Egypte le corps d'Alexandre (extr. du Recueil de l'Acad. des itiscr., t. IV, 1818, avec 2 pi.) ; — Restitution conjecturale — je crois bien qu'elle est conjecturale! — du Demos de Parrhasius (1828);— Restitution du bûcher d'Héphestion, décrit par Diodore de Sicile (extr. du Rec. de l'Acad. des inscr., t. IV, 1818, avec 1 pL).
Quelques-unes de ces dissertations ont reparu sous ce titre : Recueil de aissertatinns archéologique/s (Paris, 1836, in-8, avec 7 pi.; 10 fr.). L'auteur y a joint d'autres morceaux de critique. ^ous citerons :
Le Défi d'Apelles et de Protogènes (extr. du Rec. de l'Acad. des inscr., t. V, 1821) ; — Le Tombeau de Mausole, accompagné d'un essai de restauration ; — La Statue antique de Vénus, découverte dans l'île de Milo (1821, avec 1 pi.). Devançant une opinion, qui s'rst tout récemment manifestée, Quatremère de Quincy suppose que cette admirable Vénus était groupée avec une statue de Mars.
La lecture de ces dissertations donne l'impression que produirait sur nous un homme grave discutant froidement les pièces d'un dossier. Une grande intelligence des monuments et de l'antiquité n'empêche point de regretter ici ce que possédait Letronne : une érudition alerte et persuasive. Plusieurs assertions sont détruites parles conquêtes i)OStérieures de la science. Quant aux planches, le contre-pied de l'art grec, elles ne sont pas de beaucoup supérieures à celles du comte de Caylus en pareille matière.
1832. BERMUDEZ {l. -A. Ceîin). Sumario de las Antigûedades Homanas que hay en Espana^ en especial pertenecientes d las Beilas Àrtes. — Madrid, 1832, in-4.