acte et en vers, par François Donneau. Paris
in-12.
Première édition de la Cocue imaginaire, représentée sur le théâtre de l'hôtel de Bourgogne, à la fin de 1660. La seconde édition est intitulée : La Cocue imaginaire, comédie (Paris, Jean Ribou, 1662, in-12 de 6 ff. et 35 pages). Réimprimé, par les Elzeviers ou plutôt par Wolfgang, à Amsterdam, suivant la copie imprimée à Paris, 1666, pet. in-12 de 5 ff. et 26 pages.
547. Bernabo, opéra-bouffe en un un acte, d'après (le Sganarelle de) Molière, paroles ajustées sur la musique de Cimarosa, Paësiello, Guglielmi, Salieri, Farnelli, Grétry, etc., par Castil-Blaze. Paris, chez V Auteur, 1856, in-8 de 13 pp.
548. La Nouvelle École des Femmes , comédie en trois actes et en prose, mêlée d'ariettes, par Moissy, musique de Philidor. Paris, Ve Duchesne, 1770, in-8 de 80 pp.
Réimprimé : Paris, Ruault, 1778, in-8 de 40 pp.
549. Le Festin de pierre, ou l'Athée foudroyé, tragi-comédie, par J.-B. P. de Molière (c'est-à-dire par Dorimond). Suiv. la copie imprimée à Paris (Amsterdam, Elzevier, à la Sphère), 1674, in-12 de 84 pp.
Réimprimé, et toujours avec le nom de Molière, par Daniel Elzevier, en 1679, et par Henri Wetstein, en 1683.
Les éditeurs de Hollande étaient-ils de bonne foi, en confondant la tragi-comédie de Dorimond avec la comédie de Molière, après la mort de celui-ci, qui n'avait pas voulu publier la sienne, peut-être parce qu'il refusait de subir les mutilations de la censure ? On avait donc, pour donner le change au public, supprimé le nom de Dorimond sur le titre de sa pièce imprimée à Paris (Paris, J.-B. Loyson, 1665, in-12), ainsi que son épître dédicatoire au duc de Roquelaure, de manière que ce Festin de pierre put passer, en Hollande, sur le compte de l'auteur du Misanthrope. Il faut remarquer aussi que le privilège du roi pour l'impression de la tragi-comédie du comédien Dorimond manque dans les éditions hollandaises.
Cette pièce avait été d'abord représentée à Lyon, en 1658, avant d'être jouée à Paris, en 1661, sur le théâtre de Mademoiselle. Voici
le titre de la première édition, qui est bien antérieure au Don Juan de Molière : le Festin de pierre, ou le Fils criminel, trag.-comédie (5 a., vers), dédiée à Monseigneur le duc de Roquelaure, par Dorimon (sic), comédien de Mademoiselle (Lyon, Antoine Offray, 1659, pet. in-12 de 3 ff. et 108 pp.).
550. Le Festin de pierre, ou le Fils criminel, tragicomédie (cinq actes, en vers), traduite de l'italien en françois, par le sieur de Villiers. Paris, Jean Ribou, 1665, in-12.
Le privilège est du 12 avril 1661. L'éditeur des Œuvres de Molière, édition in-4 de 1734, a fait une étrange confusion, en supposant que cette comédie avait été écrite en prose par Molière lui-même, et que Villiers l'avait mise en vers. La pièce de Villiers est la seconde qui ait été appropriée à la scène française, où le sujet du Festin de pierre avait été déjà traité par Dorimond : elle fut représentée, en 1659, sur le théâtre de l'hôtel de Bourgogne, et son succès eut un tel éclat, que les autres théâtres voulurent avoir chacun leur Festin de pierre, ce qui décida Molière à composer son Don Juan. La première édition de la tragi-comédie du sieur de Villiers fut imprimée par les Elzeviers, Amsterdam, 1660, pet. in-12 de 4 ff. et 74 pp. Elle est précédée d'une Épître à monsieur de Corneille à ses heures perdîtes. Il y a une édition de Paris, Charles de Sercy, 1660, in-12.