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ET DE SON THÉÂTRE

1098. Le Théâtre français sous Louis XIV, par Eugène

Despois. Paris, Hachette, 1874, in-18 de 427 pp. et 1 pi.

Cet ouvrage, si remarquable à tous égards et si précieux pour les moliéristes, pourrait être cité à chaque page dans notre Bibliographie, car il touche sans cesse aux différents sujets qu'elle embrasse; il n'oublie rien de ce qui se rapporte à la vie théâtrale et littéraire de Molière. Nous le mentionnons en tête de cette division, en nous réservant de citer ailleurs quelques-unes des parties qui le composent. Voici seulement le détail des chapitres du livre II, lequel intéresse plus généralement l'histoire de la troupe de Molière et de son théâtre: chapitre I, situation matérielle des comédiens; chap. II, prix des places ; chap. III , impôts , charges , pensions de retraite ; chap. IV, disposition du théâtre, mise en scène, décors, dépenses générales; chap. V, dépenses particulières, le costume; chap. VI, l'orateur, l'affiche, jours et heures de théâtre, mise en scène; chap. VII, réception des pièces, distribution des rôles, partage des bénéfices; chap. VIII, police des théâtres; Chap. IX, la Censure.

1099. Molière et sa troupe, par H. -A. Soleirol, chef de bataillon du Génie en retraite, ancien élève de l'École polytechnique. Paris, chez l'Auteur, 1858, gr. in-8 de 4 ff. et 131 pp., avec 4 portr. de Molière et 1 de sa femme, gravés à l'eau-forte d'après les originaux du cabinet de l'Auteur.

Cet ouvrage, très-judicieusement écrit, n'indique aucune source, mais il commente et résume, en les discutant, tous les documents qui avaient été publiés sur la vie de Molière jusqu'au moment où il a paru. Il est suivi, à partir de la page 61, d'une histoire de la troupe de Molière, avec mention des portraits peints et dessinés, que possédait M. de Soleirol dans sa curieuse collection, aujourd'hui malheureusement dispersée. Les 4 portraits inédits de Molière, qui figurent dans ce volume intéressant, le représentent à des époques différentes de sa vie et sous différents costumes : âgé de 24 ans en 1646 ; âgé de 34 ans en 1656 (dans le rôle de Vulcain); âgé de 46 ans en 1668, et âgé de 50 ans en 1672; mais ces portraits ne sont pas d'une authenticité certaine, surtout celui de 1668.

1100. L'Illustre Théâtre et la Troupe de Molière, par

Eudore Soulié.

Cette notice se trouve dans la Correspondance littéraire, de Ludovic Lalanne, n° de janvier 1865, pp. 79-85.

1101. Histoire des pérégrinations de Molière dans le Languedoc, d'après des documents inédits (1642-1658), par Emmanuel Raymond. Paris, Dubuisson, 1858, in-12 de 173 pp.

1102. Molière est-il venu a Nantes, avec sa troupe? par

Louis de Kerjean.

Cette dissertation de 14 pp. a paru dans la Revue de Bretagne et Vendée (Nantes, impr. de Forest et Grimaud, 1863, in-8). L'auteur cherche à établir que ce n'est pas Molière que le registre de la mairie de Nantes appelle Morlière; mais il semble ignorer que Molière était alors associé au sieur du Fresne, qui est nommé avec lui dans ce registre. Le passage de Molière, à Nantes, avec la troupe du sieur du Fresne et des Béjart, est donc un fait incontestable.

1103. Les Origines du théâtre de Lyon, mystères, farces et tragédies, troupes ambulantes. — Molière, avec facsimilé, notes et documents, par C. Brouchoud, avocat à la Cour impériale de Lyon, docteur en droit, membre de la Société littéraire. Lyon, N. Scheuring {impr. de L. Perrin), 1865, in-8 de 90 pp., avec 2 fac-similé.

Plusieurs actes notariés, relatifs à Molière et aux comédiens de sa troupe ambulante, ayant été découverts dans les archives de la Cour impériale de Lyon, M. Brouchoud s'en est servi pour composer cet ouvrage qui est le commentaire de ces documents originaux, publiés à la suite de son travail historique sur l'ancien théâtre de Lyon. Ces documents, au nombre de 27, dont quelques-uns sont tirés des archives du greffe et des archives hospitalières, commencent au 23 février 1653, et finissent au 19 février 1657. Ce sont des contrats de mariage, des actes de naissance et de baptême, des pièces de procédure, qui se rapportent plus ou moins au séjour de Molière et de sa troupe dans la ville de Lyon.

Ils sont suivis d'une Dissertation au sujet du Commentaire des Œuvres de Molière, par l'avocat lyonnais Claude Brossette, commentaire qui a été perdu ou détruit après la mort de l'auteur (1743).

1104. La Troupe de Molière a Agèn, d'après un document inédit, par Adolphe Magen, associé de la Société des

Antiquaires de France, etc. (Extrait de la Revue de l'Agenais). Agen, imprimerie de Prosper Noubel, 1874, in-8 de 8 pp.

C'est au mois de février 1659 que la troupe de Dufraisne, dans laquelle se trouvaient Molière et les Béjart, donna quelques représentations dans la ville d'Agen, d'après le témoignage incontestable d'un journal pour l'année 1659, et finissant en 1662, conservé dans les archives municipales d'Agen.

1105. Molière et sa troupe a Rouen (1658), par F. Bouquet, professeur au Lycée et à l'École supérieure des sciences et des lettres de Rouen. Rouen, impr. Cagniard, 1865, in-8 de 16 pp.

Extrait de la Revue de Normandie, mars 1865.

1106. Lettre sur les affairés du théâtre de Molière, par de Villiers, comédien.

Cette Lettre anonyme, très-hostile à Elomire ou Molière, et à son théâtre, est surtout dirigée contre Vlmpromptu de Versailles. On la trouve dans le recueil intitulé : les Biversitez galaiites, contenant les Soirées des Auberges (par de Villiers), Paris, Claude Barbin, 1664, pet. in-12 de 11 ff. prélim., 154 et 100 pp.

On ne trouve, dans les écrits contemporains, aucun détail sur les représentations du théâtre de Molière, si ce n'est dans un petit roman, dont l'auteur n'est pas connu, mais qui se recommande par des qualités littéraires de premier ordre : Araspe et Simandre, nouvelle (Paris, Claude Barbin, 1672, 2 vol. pet. in-8). C'est une « histoire véritable écrite par une Dame de la cour ». Il y a dans cette nouvelle des portraits tracés de main de maître et bien des pages sont des chefs-d'œuvre de narration. L'ouvrage est dédié au roi. Nous avons cité dans le Bulletin du Bibliophile, de Techener (1851, pp. 406 et 407), un passage fort piquant, extrait de cet ouvrage et relatif à Molière sur la scène du Palais-Royal.

1107. Le Théâtre François. Divisé en trois livres, où il est traité : 1° de l'usage de la Comédie ; 2° des Autheurs qui soutiennent le Théâtre ; 3° de la conduite des Comédiens. (Par Samuel Chappuzeau.) Lyon, Michel Mayer, 1674, in-12 de 10 ff. prélim. et 284 pp.

Il y a des exemplaires, sous la même date, avec un autre titre portant : Lyon et Paris, René Guignard.

Cet ouvrage, publié un an après la mort de Molière, est le seul qui donne des renseignements précis sur l'organisation de son théâtre.

Le livre troisième, qui forme la plus grande partie de l'ouvrage, traite « de la conduite des Comédiens et de l'établissement des deux Hôtels » (l'Hôtel de Bourgogne et le Palais-Royal).

1108. Le même ouvrage, réimpression textuelle, avec des notes, par Edouard Fournier, et une Notice par le bibliophile Jacob. Bmxelles, impr. A. Mertens, 1867, pet. in-12 de 180 pp.

Tiré à 106 exemplaires, dont 2 sur papier de Chine.

Les notes de M. Edouard Fournier, qui remplacent les pages 187-171, renferment des détails tout à fait neufs sur la troupe de Molière.

La Bibliothèque publique Roumianzoff, qui a été depuis peu d'années transportée de Saint-Pétersbourg à Moscou, possède le manuscrit autographe du Théâtre François, de Samuel Chappuzeau. Ce manuscrit, que l'auteur a pris la peine de mettre au net lui-même, en l'exécutant de sa plus belle écriture, offre sur le titre une note qui prouve qu'il a fait partie des archives du théâtre du Palais- Royal, ou de celles de l'Hôtel de Bourgogne, dans lesquelles Chappuzeau l'avait déposé en 1673, immédiatement après la mort de Molière. Voici cette note curieuse :

Pour la Troupe du Roy, à gui cet ouvrage est particulièrement dévoué,

Par son très-humble et très-obéissant serviteur,

1673 Chappuzeau.

Le manuscrit forme un volume in-4 de 207 pp., fort bien relié en maroquin rouge, aux armes du roi, avec cette inscription en or sur les plats : Pour la Troupe du Roy. Nous regrettons de n'avoir plus sous les yeux ce manuscrit original, pour le comparer avec l'imprimé, quoique nous n'ayons pas, à première vue, constaté entre eux des différences notables. L'imprimé se termine par une pièce fort curieuse, qui n'existe pas dans le manuscrit, intitulée : « Suite des Orateurs des théâtres de Paris, contenue dans une lettre de l'Auteur à une personne de qualité pour réponse aux remarques qu'elle luy a envoyées sur le Théâtre François. » Nous y voyons que « la troupe du Palais-Royal a eu pour son premier orateur l'illustre Molière, qui, six ans avant sa mort, fut bien aise de se décharger de cet employ et pria La Grange de remplir sa place ».

Les trois ouvrages les plus importants et les plus considérables, qui aient été écrits sur l'histoire du Théâtre en France, sont restés manuscrits et ne seront sans doute jamais imprimés. Le plus ancien, celui de Duchaiseau, forme six gros portefeuilles in-4, dont les

deux premiers sont consacrés au Théâtre-Français (Voy. le Catalogue de la Bibl. dramatique de Soleinne, tome V, n° 273); le second, intitulé : Annales du Théâtre-Français, avait été rédigé par Lemazurier d'après les Archives de ce théâtre, et ne comprenait pas moins de 4 vol. in-4 ; enfin, le dernier, plus volumineux encore que les précédents, puisqu'il se compose de six à sept volumes in-4, a été légué par son auteur, Henri Duval, à la Bibliothèque nationale. Dans ces trois ouvrages inédits, l'histoire de la troupe de Molière tient la place qu'elle mérite, et tous les comédiens qui en faisaient partie ont droit à une notice biographique plus ou moins étendue, que M. Edouard Fournier n'a pas manqué de mettre à contribution dans ses excellentes notes sur le Théâtre François de Samuel Chappuzeau.

1109. La Troupe de Molière, par M. Eugène Despois.

C'est un des chapitres de son excellent et intéressant ouvrage que nous avons cité plus d'une fois : le Théâtre français sous Louis XIV (Paris, Hachette 1874, in-12).

1110. Le Manuscrit de La Grange, par Edouard Charton.

Voy. cet article analytique dans le Cabinet de lecture, 8e année, no 437, in-4.

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