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PIÈCES DE THEATRE

IMITÉES DE CELLES DE MOLIÈRE ET QUI N'ONT PAS ÉTÉ IMPRIMÉES. (Classées dans l'ordre chronologique des comédies originales de Molière.)

1687. L'Étourdi corrigé, ou l'École des pères, comédie en trois actes, en vers, par Pierre Rousseau, représentée au Théâtre-Italien le 8 août 1750.

1688. Le Dépit amoureux, comédie en cinq actes, en prose, par Campan.

Le manuscrit du premier et du quatrième acte se trouve dans Bibliothèque dramatique de M. le baron Taylor.

1689. Le Dépit amoureux, comédie en deux actes et en vers, de Molière, avec des changements par Richard Fabert, représentée sur le théâtre de l'Odéon, le 1er janvier 1816.

1690. Le Dépit amoureux, comédie en cinq actes et en vers, de Molière, réduite en un acte, en vers, par Andrieux, représentée sur le théâtre du Gymnase le 17 février 1821.

1691. Les Précieuses, comédie de l'abbé de Pure, représentée à Paris en 1659.

Cette comédie, qui fut jouée sans doute au théâtre de l'Hôtel de Bourgogne, n'était probablement que la contre-partie de la comédie de Molière ; elle eut un grand succès, mais n'a pas été imprimée.

L'abbé de Pure, qui avait fait paraître, quatre ans avant les Précieuses ridicules, son fameux roman de la Précieuse, ou le Mystère de la Ruelle, dédié à telle qui n'y pense pas (Paris, 1656, 4 vol. in-8), voulut aussi traiter, pour le théâtre, un sujet qu'il regardait comme lui appartenant de droit.

1692. Les Précieuses ridicules, comédie en un acte en prose, de J.-B. Pocquelin de Molière, mise en opéra-co-

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mique, par P.-L. Moline, musique de Devienne, représentée sur le théâtre des Variétés Montansier, le 9 juillet

1693. Les Précieuses ridicules, comédie de Molière, avec un Prologue (par Paul Duport), représentée sur le théâtre des Variétés le 25 novembre 1829.

Dans cette représentation extraordinaire, donnée au bénéfice d'Odry, on avait créé une mise en scène toute nouvelle pour la comédie de Molière, et les acteurs des Variétés, entre autres le fameux Odry, ajoutèrent à leurs rôles une multitude de lazzi et de farces inimaginables.

1694. Arlequin cocu imaginaire, représenté à la Comédie- Italienne le 10 novembre 1716.

Le canevas, moitié italien et moitié français, serait, dit-on, celuilà même (il Cornuto per opinione) qui avait fourni à Molière le sujet de son Sganarelle.

1695. Les Fâcheux d'aujourd'hui, comédie en trois actes et en vers, par Hyac. Dorvo, représentée en 1804 au théâtre de la rue de Louvois, parles acteurs de TOdéon.

Cette comédie, dont l'auteur avait suivi Molière presque à la piste, en plaçant la scène et les personnages dans un cadre moderne, se terminait par quelques couplets en l'honneur de l'auteur des Fâcheux du temps de Louis XIV; elle fut sifflée à outrance.

1696. Le Festin de pierre, comédie de Molière, mise en vaux de ville {sic) par M. de St-A. (Letellier), représentée par les troupes des sieurs Octave et Dolet à la foire de Saint-Germain le 1er mars 1713.

Le manuscrit de cette pièce faisait partie de la bibliothèque dramatique de Soleinne; il a passé au département des mss. de la Bibliothèque nationale.

1697. Le Festin de pierre, pièce en trois actes, de Claude La Rose, sieur de Rosimond, représentée chez Nicolet.

1698. Le Vice puni, ou le nouveau Festin de pierre, pièce en trois actes, d'Arnould, représentée à l'Ambigu- Comique, au mois de septembre 1777.

Une scène du second acte excite l'attention et cause une vive

émotion. Un mendiant vient demander l'aumône à Don Juan, et lui dit que la mauvaise conduite d'un fils unique est la cause de sa misère. Don Juan reconnaît son père et lui offre sa bourse, que le vieillard refuse, en accablant de reproches le libertin auquel il regrette d'avoir donné le jour.

1699. L'ancien Festin de pierre, comédie en cinq actes et en vers, avec vingt-deux changements, et telle qu'elle a été exécutée à Madrid (Théâtre de Nicolet, 22 Septembre 1782).

1700. L'Amour médecin, comédie de Molière, retouchée et réduite en un acte, par Andrieux, représentée sur le théâtre de l'Odéon le 16 avril 1804 ; reprise au théâtre du Gymnase le 24 décembre 1820.

Les historiens du Théâtre prétendent que, bien avant la comédie de Molière : l'Amour médecin, une autre comédie, portant le même titre, en 5 actes et en vers, par Pierre de Sainte-Marthe, avait été représentée et même imprimée en 1618; mais cette indication paraît erronée, malgré l'assertion de Beauchamps, dans ses Recherches sur les Théâtres de France (Paris, Prault, 1735, in-4, 2e partie, p. 90).

1701. Une Représentation de l'Amour médecin, en 1665 (comédie de Molière), avec trois entr'actes, par un metteur en scène (Alex. Dumas), représentée à la Comédie-Française, le 15 janvier 1850.

Ces entr'actes, malgré le talent et la réputation de l'auteur, furent siffles et ne figurent pas dans le Théâtre complet d'Alexandre Dumas.

1702. Le Misanthrope, comédie par le P. Geoffroy, jouée en 1735 au Collège de Louis-le-Grand par les élèves des Jésuites.

Cette comédie, dont le programme seul a été imprimé, différait entièrement de celle de Molière, car elle ne comportait aucun rôle de femme.

1703. Le Médecin malgré lui, opéra-comique par Désaugiers fils, musique deMarc-Antoine Désaugiers père, représenté le 26 janvier 1792, sur le théâtre Feydeau.

C'est la comédie de Molière, arrangée en opéra-comique ; elle n'a pas été imprimée sous cette forme.

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1704. Le Médecin malgré lui, comédie de Molière, mise en vers par Decomberousse, sous le pseudonyme de Montbrun, et représentée le 27 décembre 1814 sur le théâtre de l'Odéon.

1705. Mélicerte, pastorale héroïque de Molière, mise en opéra, par Guérin d'Étriché fils, avec musique de La Lande, reçue au théâtre de l'Académie royale de musique vers 1705, mais non représentée.

1706. Le Tartuffe révolutionnaire, ou la suite de I'Imposteur, comédie en vers, en trois actes, par Népomucène Lemercier.

Cette comédie fut représentée sur le théâtre de la République le 21 prairial an III (9 juin 1795).

1707. Le Faux Ami, vaudeville en deux actes, avec un Prologue, par Chapais fils, dit Dalby, représenté sur le théâtre du Gymnase enfantin en 1832.

C'est le Tartuffe de Molière, arrangé et mis en vaudeville pour les enfants.

1708. L'Avare, comédie en cinq actes et en prose, de

J.-B. Poquelin de Molière, mise en vers par R. Dupérier

de Larsan, en 1805.

Cette pièce, qui paraît avoir été représentée à Bordeaux , est mentionnée à la fin de Pygmalius et Galète, ainsi qu'à la fin de Pygrnalion et Galathée, deux autres pièces imprimées du même auteur.

1709. L'Avare, comédie en cinq actes et en prose, de Molière, mise envers par Hyacinthe de Comberousse, représentée sur le théâtre de l'Impératrice, le 24 août 1813.

1710. Le Marquis Harpagon, comédie en quatre actes et en prose, par Raymond Deslandes, représentée pour la première fois à Paris sur le théâtre de l'Odéon, le 1er septembre 1862.

1711. Pourceaugnac, de Molière, mis en musique par le citoyen de Mengozzi, représenté le 25 janvier 1793 sur

le théâtre de la Montagne (Montansier), au jardin de la Révolution (Palais-Royal).

Cette pièce est citée, en ces termes, dans le Calendrier des théâtres, pour l'année 1794.

1712. Le Bourgeois gentilhomme, mis en vers, par Mmede Montbrun (pseudonyme de de Comberousse), avec des divertissements par Hullin, représenté sur le théâtre de l'Odéon le 12 février 1814.

1713. Gassandre , malade imaginaire, vaudeville en un acte, par La Fortelle, représenté sur le théâtre du Vaudeville, le 9 septembre 1805.

1714. Notes bibliographiques et historiques sur les comédies de Molière, par P.-F. Godard de Beauchamps.

C'est la première fois qu'on s'est occupé des ouvrages de Molière, au point de vue bibliographique. Voy. les Recherches sur les Théâtres de France, par de Beauchamps (Paris, Prault, 1735, in-4, 2e part., pp. 218-222). L'édition in-8, sous la même date, en 3 volumes, reproduit identiquement le même texte.

1715. Notes bibliographiques sur les Divertissements et les Ballets de cour composés par Molière.

Ces notes sont placées chronologiquement dans l'ouvrage anonyme du duc de la Vallière : Ballets, opéras et autres ouvrages lyriques, avec une table alphabétique des ouvrages et des auteurs (Paris, J.-B. Bauche, 1760, in-8). Avant le duc de la Vallière, P.-F. Godard de Beauchamps avait donné, dans ses Recherches sur les Théâtres de France (1735, in-4, 3e part., p. 60 et suiv.), les renseignements les plus exacts et les plus précieux sur les ballets composés par Molière et sur leur représentation à la cour.

1716. Bibliographie de Molière', par J. Taschereau.

Cette bibliographie, la première qui ait été essayée, remplit les pp. 277 à 300 de la 3e édition de Y Histoire de la vie et des ouvrages de Molière (Paris, Hetzel, 1844, in- 12). Elle avait figuré aussi, moins complète, dans les deux éditions précédentes.

MOLIERKSQUE. 353

« On composerait un gros volume, dit M. Taschereau, de la seule mention de tous les articles de la Gazette de France, au Mercure, de la Muse Dauphine, de la Gazette de Loret , de celle de Du Laurens, et des feuilles modernes, consacrés à ce seul auteur, ainsi que des appréciations qui en ont été faites dans tous les Cours de littérature, et dans toutes les Bibliographies. »

Les bibliophiles, à partir de cette époque, se sont montrés fort curieux de rechercher et de rassembler les éditions originales des pièces de Molière, qui ont été dès lors soigneusement décrites dans les catalogues de vente et dont le prix n'a pas cessé d'augmenter dans une proportion inouïe.

Les catalogues de livres, dans lesquels on trouve le plus grand nombre d'éditions des comédies et des œuvres de Molière, ainsi que d'ouvrages y relatifs, en beaux exemplaires, sont les suivants :

Catalogue delà bibliothèque de M. B*** (Jules Taschereau), composée d'un choix de belles éditions des Classiques français , etc., la plupart rares et originales. Paris, Guilbert, 1841, in-8 de 59 pp. — Éditions originales des Œuvres et comédies de Molière, pièces y relatives, du n° 207 au 262 ter. Les numéros 207 à 2Q2-ter sont consacrés à Molière, et l'on doit regretter que le dernier article n'ait pas donné lieu à une nomenclature succincte ; il est ainsi conçu : « Collection d'écrits divers en vers et en prose, sur Molière et ses ouvrages (environ 100 pièces), br. et rel. »

Bibliothèque de M. Aimé-Martin, composée de livres anciens et rares, la plupart en riches et élégantes reliures, etc. Paris, Techenei^, 1847, gr. in-8. — Du n° 590 à 603.

Catalogue des livres, estampes et dessins, composant la bibliothèque et le cabinet de feu M. Armand Bertin, rédacteur en chef du Journal des Débats. Paris, Techener, 1854, gr. in-8. — Du n° 831 à 893.

Description bibliographique des livres choisis en tous genres, composant la librairie J. Techener. Paris , Techener, 1858, 2 vol. in-8 à deux col. — Tome II, p. 350 ; du n° 10675 à 10762.

Catalogue des livres et manuscrits composant la bibliothèque de M. Félix Solar (rédigé par Pierre Deschamps). Tome I (et unique). Paris, FirminDidot, 1860, gr. in-8. — Du n° 1210 à 1238.

Catalogue de la bibliothèque de M. Félix Solar. Paris, J. Techener, 1860, gr."in-8. — Du n° 1696 à 1734.

Catalogue de la bibliothèque théâtrale de Joseph de Filippi. Paris, A. Aubry, 1861, in-8. — Ouvrages sur Molière, du n° 913 à 935.

Catalogue des livres manuscrits et imprimés composant la bibliothèque de M. Armand Cigongne, membre de la Société des bibliophiles. Paris, L. Potier, 1861, in-8. — Éditions des Œuvres de Molière, éditions originales, pièces y relatives, du n° 1608 à 1615.

Catalogue des livres rares et curieux composant la bibliothèque de M. J. d'O*** (d'Ortigues) ; éditions originales des Classiques français, livres imprimés parles Elzeviers, etc. Paris, L. Potier, 1862, in-8. — Du n° 269 à 289.

Catalogue des livres de la bibliothèque de M. Favart, musique, ouvrages sur les arts, poésie, théâtre. Paris, Tross , 1864, in-8. — Du n« 937 à 960.

Catalogue des livres rares et précieux, manuscrits et imprimés, composant la bibliothèque de M. Chédeau, de Saumur. Paris , Potier, 1865, gr. in-8. — Du n° 722 à 755.

Catalogue de livres anciens et modernes, rares et curieux, provenant de la librairie J. Joseph Techener père. Huitième partie. Paris, Léon Techener, fils, 1865, gr. in-8. — Du n° 7996 à 8044.

Catalogue des livres rares et précieux, curieux et singuliers en tous genres, et bien conditionnés, et des manuscrits anciens (xc au xvme siècle), composant la bibliothèque de M. Victor Luzarche. Première partie. Paris, A. Claudin, 1868, in-8. — Edition des Œuvres de Molière et pièces y relatives, du n° 2,671 à 2,689.

Catalogue des livres rares et précieux composant la bibliothèque de M. S. G*** (Germot). Paris, L. Potier, 1869, in-8. — Éditions originales de Molière, du n° 252 à 271.

Répertoire universel de bibliographie, par Léon Techener, ou Catalogue général méthodique et raisonné de livres anciens, rares et curieux, composant la librairie de Léon Techener fils. Paris, rue de l 'Arbre-Sec, 52, 1869, gr. in-8. — Éditions de Molière, éditions originales des comédies, du n° 1960 à 1967.

Catalogue des livres rares et précieux, manuscrits et imprimés, composant la bibliothèque de feu M. El. Huillard. Paris , L. Potier, 1870, gr. in-8. — Du n° 604 à 625.

Catalogue des livres rares et précieux, manuscrits et imprimés, faisant partie de la librairie de L. Potier. Paris, L. Potier, 1870, gr. in-8. — Du n° 1249 à 1261.

Catalogue des livres anciens et modernes, rares et curieux, de la librairie Auguste Fontaine, passage des Panoramas, 36. — ler Catal., 1870, gr. in-8. — Éditions des Œuvres de Molière, du n° 892 à 915.

— 2e Catal., 1872, gr. in-8. —Éditions des Œuvres de Molière et quelques éditions originales des comédies, du n° 5154 à 5212.

— 3e Catal., 1873, gr. in-8. —Éditions des Œuvres de Molière, du no 9186 à 9200.

— 4e Catal., 1874, gr. in-8. — Éditions des Œuvres, et suite presque complète des éditions originales des comédies de Molière, du no 1603 à 1643.

Catalogue de livres rares et précieux, éditions originales* poètes, conteurs français, pièces historiques des xvie et xvne siècles, riches reliures, provenant du cabinet d'un Amateur (le comte d'Aiguillon). Paris, Bachelin-Deflorenne, 1870, gr. in-8. — Œuvres de Molière, éditions originales des comédies, et pièces y relatives, du n° 320 à 343.

Catalogue des livres anciens et modernes, en partie rares et précieux, composant la bibliothèque de feu M. F. Soleil, caissier prin-

cipal de la Banque de France. Paris, L. Potier, 1871, in-8. — Œuvres de Molière, éditions originales des comédies, et ouvrages relatifs à Molière, du n° 1538 à 1561.

Catalogue des livres rares et précieux, manuscrits et imprimés, faisant partie de la librairie L. Potier. Deuxième partie. Paris, L. Potier, 1872, gr. in-8. — Œuvres de Molière, pièces relatives à Molière, éditions originales, du n° 1600 à 1611.

Catalogue des livres et manuscrits rares et précieux, composant le cabinet de M. Gancia. Paris, A. Labitte, 1872, in-8. — Editions elzéviriennes et autres éditions des Œuvres de Molière, du n° 262 à

Catalogue des livres rares et précieux de la bibliothèque de feu M. le baron de la Villestreux. Paris, L. Potier, 1872, in-8. — Œuvres de Molière et quelques éditions originales, du n° 250 à 257.

Supplément au Catalogue... de la bibliothèque de feu M. le baron P. de la Villestreux, premier secrétaire d'ambassade. Paris, L. Potier, 1872, in-8. — Œuvres de Molière, éditions originales des comédies, du n° 250 à 257.

Catalogue de livres rares et précieux, bien conditionnés. Paris, A. Labitte, 1872, gr. in-8. —Œuvres de Molière et pièces y relatives, du n° 159 à 167.

Catalogue des livres anciens et modernes, rares et curieux, provenant de la bibliothèque de feu M. le docteur Danyau. Paris, Léon Techener, 1872, gr. in-8. — Œuvres de Molière, éditions originales des comédies, ouvrages relatifs à Molière, du n° 902 à 922.

Catalogue de livres rares et précieux, la plupart en belles reliures anciennes et modernes, provenant de la bibliothèque de M. H. B*** (Bauchard) . Paris, A. Labitte, 1873, in-8. — Éditions des Œuvres et éditions originales des comédies de Molière, du n° 365 à 378.

Catalogue des livres anciens et modernes, rares et curieux, composant la bibliothèque de feu M. Adolphe Audenet, banquier. Paris, Techener, 1874, gr. in-8. — Ouvrages relatifs à Molière et à son théâtre, du n° 391 à 412.

Il n'est pas possible de parler de la bibliographie de Molière, sans citer un ouvrage manuscrit de Beffara, en 7 ou 8 vol. in-4, lequel a été légué par l'auteur à la Bibliothèque nationale. Ce manuscrit renferme d'immenses recherches, dont nous n'avons pas profité, parce qu'elles auraient pu changer la forme et les dimensions de notre livre, où nous ne voulions pas tomber dans la prolixité. Beffara, en effet, a dépouillé minutieusement les registres de la communauté des libraires de Paris, pour y prendre tout ce qui se rapporte aux éditions de Molière ; non-seulement il a recueilli tous les privilèges des comédies et des Œuvres de Molière, mais encore, après avoir décrit, trop minutieusement peut-être, les éditions et les volumes isolés qu'il avait entre les mains, il s'est livré à des digressions interminables sur quelques points inutiles ou in-

signifiants de la bibliographie moliéresque. Son ouvrage n'en est pas moins estimable et très-précieux.

1717. Notices sur les premières éditions originales des comédies de Molière et sur quelques éditions de ses œuvres, par P. L.Jacob, bibliophile.

Ces notices remplissent les pp. 294 à 307 du tome I du Catalogue de la Bibliothèque dramatique de M. de Soleinne (Paris, Administration de l'Alliance des Arts, 1843-45, 10 parties en 5 vol. in-8, y compris la Table, par G-oizet), et l'on trouve, dans les autres volumes de ce Catalogue, notamment dans le tome V consacré aux ouvrages relatifs au Théâtre, beaucoup de notes sur des ouvrages qui concernent Molière et ses Œuvres. C'est la première fois que les éditions originales des comédies de Molière ont été décrites assez soigneusement.

Voy. aussi la Bibliothèque dramatique de Pont de Vesle, augmentée et complétée par les soins du bibliophile Jacob; Catalogue rédigé d'après le plan du Catalogue Soleinne et destiné à servir de complément à ce Catalogue {Paris, Administration de l'Alliance des Arts, 1846, in-8, pp. 95-98 et pp. 212-213). L'ancienne bibliothèque de Pont-de-Vesle (Voy. le Catalogue, divisé en deux parties, dont la première contient une collection presque universelle de pièces de théâtre, avec la table alphabétique des auteurs des pièces. Paris, Le Clerc, 1774, in-8) renfermait une série très-importante d'éditions originales des comédies et des Œuvres de Molière ; elle était conservée intacte chez M. de Soleinne, mais, lors de la vente des livres de cet amateur, on dut faire entrer, dans le catalogue de sa bibliothèque dramatique, un grand nombre de beaux exemplaires tirés de la bibliothèque de Pont-de-Vesle. Cette dernière bibliothèque fut depuis reclassée sur le plan du Catalogue Soleinne et prodigieusement augmentée, par nos soins. Nous avions l'intention de la donner au Théâtre-Français, et c'est dans ce but que nous fîmes imprimer le nouveau Catalogue rédigé par Goizet. Malheureusement, le Théâtre-Français ne crut pas pouvoir accepter la bibliothèque de Pont-de-Vesle, que le marquis de Pastoret aurait acquise pour la lui offrir, et cette précieuse bibliothèque dramatique, qui eût si bien figuré dans la maison de Molière, fut mise en vente et dispersée en 1847.

1718. Notice bibliographique sur les principales éditions

des OEuvres de Molière, par Jacques-Charles Brunet,

ancien libraire.

Cette Notice raisonnée, très-détaillée et très-exacte, fait partie de la dernière édition du Manuel du Libraire (Paris, Firmin Didot, 1862-65, 6 vol. in-8, tome III, col. 1794-1809). Elle était tout à fait insuffisante et fautive, dans les quatre précédentes éditions.

MOLIERESQUE. 357

Yoy. aussi l'article Molière dans le Nouveau Manuel de Bibliographie universelle, par Ferdinand Denis, P. Pinçon et de Martonne (Paris, Roret, 1857, gr. in-8 à 2 col., p. 315).

1719. Bibliographie de Molière, par Jean-George-Théodore Graesse.

Voy. son Trésor des livres rares et précieux, ou Nouveau Dictionnaire, bibliographique (Dresde, Rudolf Kuntze, 1859-69, 8 vol. in-4), tome IV, pp. 561-68, et tome VII (supplément), p. 427.

La Bibliographie biographique universelle, de Œttinger (Bruxelles, Stiénon, 1854, gr. in-8 à 2 col.), contient une bonne notice des ouvrages relatifs à la Vie de Molière.

1720. Compte-rendu de la Vie de J.-B. Poquelin de Molière, par Grimarest (Paris, 1705, in-12).

Ce compte-rendu est imprimé dans les Mémoires de Trévoux, août 1705, p. 1384. Les savants auteurs de ces Mémoires ont rendu compte également de la Lettre critique et de l'Addition, qui furent publiées à l'occasion de l'ouvrage de Grimarest, mars 1706, p. 456, et mai 1706, p. 874.

Citons ici une analyse raisonnée du livre de Jules Taschereau, sur la vie et les ouvrages de Molière, publiée dans le Courrier des Spectacles de Charles Maurice (9 février 1843, et nos suiv.), sous ce titre : Vie intime de Molière.

1721. Notice bibliographique sur les éditions des OEuvres de Molière, par Beuchot.

Voy. cette notice, dans le Journal de la librairie, année 1817, pp. 362 et suiv. C'est à Beuchot que l'on doit aussi la bibliographie de l'article Molière, dans la Biographie universelle, de Michaud.

1722. La Véritable Édition originale des OEuvres de Molière, par P. L. Jacob, bibliophile. Paris, A. Fontaine, 1873, gr. in-18 de 88 pp.

Tiré à 200 exempl. numérotés, sur pap. de Hollande.

L'auteur prouve, à l'aide des privilèges obtenus par Molière luimême et par ses éditeurs, que la seule édition originale des Œuvres de Molière est celle de 1674-75 et non celle de 1682, publiée par ses amis La Grange et Vinot.

L'exemplaire d'après lequel l'édition de 1674-1675 a été décrite pour la première fois avec une exactitude minutieuse , appartient à M. Léopold Double; il est relié en maroquin rouge, par Du Seuil, et par conséquent dans sa première reliure ; on peut donc supposer que ce précieux exemplaire est un de ceux que Claude Barbin avait offert à Colbert, car il aurait appartenu, suivant la tradition, à ce

ministre. Quant à l'exemplaire, annoncé dans la Bibliotheca Colbertina (n° 17773. Œuvres de J.-B. Poquelin de Molière. A msterdam, 1679, in-12, mar.), c'est, dit-on, un recueil factice des éditions originales de quelques comédies de Molière. Ce recueil, relié en maroquin rouge aux armes de Colbert, a été retrouvé en Normandie par M. le comte de la F il y a peu de mois, et il a passé dans la collection d'un riche amateur, qui ne l'a payé que 10,000 francs. Habent sua fata libelli.

1723. Lettres de M. de Chauvelin, maître des requêtes, de Cl. Brossette et de J.-B. Rousseau, relativement au projet d'une nouvelle édition des OEuvres de Molière, avec des notes.

Cette édition est celle qui fut publiée à Paris , en 1734, dans le format in-4, avec des figures de Boucher, mais sans les notes historiques que M. Chauvelin avait demandées à Brossette et à J.-B. Rousseau. Tout ce qui concerne le premier plan de cette édition, confiée plus tard à Marc-Antoine Joly et à son ami de La Serre, se trouve dans les Lettres de M. Rousseau sur différents sujets (Genève, Barillot, 1749-50, 5 vol. pet. in-12. tome III, pp. 146-228, et tome V, pp. 96-196).

1 724. Examen de la nouvelle édition des OEuvres de Molière [Paris, 1734, 6 vol. in-4), attribué au P. Tournemme.

Cet article critique est imprimé dans les Mémoires de Trévoux, mars 1735, p. 434.

1725. Mémoire contre une Compagnie de libraires, qui s'est opposée au projet qu'avait l'auteur (Palissot) de donner une édition commentée des OEuvres de Molière.

On trouve une partie de ce Mémoire dans le tome VI, pp. 243-251, des Œuvres de M. Palissot, nouvelle édition (Liège, Clément Plomteux, 1776, 6 vol. in-8). A la suite de ce fragment de Mémoire, sont des Vers adressés à l'auteur, à l'occasion de ce même projet, par M. M de D

1726. Molière, par C.-A. Sainte-Beuve.

Cette notice bibliographique et critique, concernant l'édition des Œuvres complètes de Molière, publiées par M. Louis Moland, et les Recherches sur Molière et sa famille, par M. Eudore Soulié, avait paru dans le Constitutionnel ; elle a été réimprimée dans les Nouveaux Lundis (Paris, Michel Lévy, 1863-68, 10 vol. in-12, tome V, pp. 257 à 280).

MOLIERESQUE.

1727. Molière i Danmark. Bidrag til en dansk Molière- Bibliografî. (Udarbejdet til Paul Lacroix : Bibliographie moliéresque.) Af Thor Sundby. Trykt som Manuskript. Kjôbenhavn, Andr. Fred. Hostoch Son, 1874, in-8 de 8 pp.

C'est dans cette excellente bibliographie spéciale que nous avons trouvé tous les éléments de notre liste des traductions qui ont été faites des comédies de Molière, en Danemark. Que le savant auteur veuille bien recevoir ici nos plus sincères remercîments.

1728. Lettre sur Molière, avec des vers inédits, par P. L. Jacob, bibliophile, accompagnée de Réflexions par Edouard Fournier.

Cette Lettre, qui est une réponse à un article de M. Louis Moland, publié dans Correspondance littéraire , relativement aux vers espagnols de Molière et au Ballet des Muses , a paru dans le tome III , pp. 328-345, de la Revue des provinces (Paris, mai 1864, gr. in-8).

1729. Notice (historique et bibliographique) sur le Ballet des Muses, par Victor Fournel.

Cette savante et judicieuse notice, qui rectifie toutes les erreurs de la critique au sujet du célèbre Ballet des Muses, représenté cinq ou six fois à la cour et toujours avec des changements notables, est imprimée, à la p. 375 du tome II des Contemporains de Molière (Paris, Firmin Didot, 1866, in-8j, en tête d'une réimpression complète de ce ballet, d'après l'exemplaire rarissime que possède la Bibliothèque nationale.

1730. A propos d'un Exemplaire du Tartuffe de Molière, par P. L. Jacob, bibliophile.

Cet article, qui avait paru dans le Bulletin du Bibliophile , se retrouve dans les Dissertations bibliographiques de l'auteur (Paris, J. G-ay, 1864, in-12, pp. 266 et suiv.). Il s'agit d'un exempl. de l'édition originale du Tartuffe (Paris, Jean Ribou, 1669, in-12), relié en veau brun aux armes du roi, ce qui prouve que cet exempl. est un de ceux que Molière avait fait relier pour les distribuer aux personnes influentes de la cour de Versailles, lorsque la représentation de sa comédie eut été autorisée par Louis XIV. Cet exempl., trouvé sur un étalage de bouquiniste au quai Saint-Michel, est aujourd'hui dans la magnifique collection de M. Ambroise Firmin-Didot, ex dono inventons.

1731. Notes bibliographiques sur le Festin de pierre, de Molière, par M. Beuchot. (Extraites du Journal de la li-

brairie, des 21 juin 1817 et 27 mars 1819.) Imprimerie de Pillet et de H. Fournier, in-8 de 8 pp.

1732. Réponse à l'Auteur d'un article inséré dans la Revue critique d'histoire et de littérature (n° du 25 juillet 1868), sur un manuscrit intitulé : les Fourberies de Joguenet, ou les Vieillards dupés, par C. Galuski. Saùit-Germain, imprim. de Toinon, 1869, in-8 de 13 pp.

Extr. de la Revue critique d'histoire et de littérature, n° du 5 sept.

M. C. Galuski, qui est, après tout, un lettré, un érudit et un homme de bonne compagnie, doit regretter maintenant la publication de ce factum contre une personne qui n'avait pas d'autre tort, à son égard, que d'avoir fait imprimer le 3e acte de Joguenet, dix ou quinze mois avant qu'il devint l'heureux possesseur du manuscrit original, payé 40 fr. [quarante francs) au très-obligeant libraire M. Claudin. « Je me borne à croire, disait-il en 1868, dans ce factum aussi malveillant qu'injuste, que s'il n'est pas prouvé que mon manuscrit ne soit pas de la main de Molière, il n'est pas non plus prouvé qu'il n'en soit pas. Le jour où surgirait un autographe dont l'authenticité serait bien et dûment constatée par des juges moins complaisants que M. Lacroix, il y aurait lieu à une comparaison intéressante. » L'autographe authentique a surgi, du fait de la découverte de M. Lacour de la Pijardière ; la comparaison intéressante a eu lieu, et elle a eu pour résultat de convaincre M. C. Galuski, lequel s'est empressé de se dessaisir du manuscrit en litige, que tous les bibliophiles ont pu voir annoncé dans un Catalogue de librairie à prix marqués, en décembre 1874, et offert aux amateurs pour la bagatelle de 2,500 fr.. Redisons-le urbi et orbi. M. C. Galuski ne devait donc avoir que de. la reconnaissance pour M. Paul Lacroix, qui avait, d'une manière si loyale et désintéressée, annoncé le premier que ce manuscrit pouvait bien être de la main de Molière (40 fr. ou 2,500 fr.), et M. Paul Lacroix comptait si bien sur cette reconnaissance, qu'il ne pensa pas même à lire la Réponse de M. C. Galuski à la Revue critique d'histoire et de littérature, réponse que l'auteur avait fait tirer à part et qu'il distribua gracieusement à bien des gens, excepté à M. Paul Lacroix.

Voici maintenant l'exposé sommaire des faits ; nous laisserons au lecteur honnête et impartial le soin de conclure.

Au mois de décembre 1864, M. Claudin, un de nos plus savants libraires, me montra un manuscrit qu'il avait acheté, à Toulouse, dans un lot de vieux papiers et de titres historiques. Je reconnus sur-le-champ l'analogie qui existait entre Joguenet et les Fourberies de Scapin; je comprenais tellement l'importance de ce manuscrit, que

MOLIERESQUE. 361

j'offris à M. Claudin de l'acheter 300 fr., pour mon ami M. Léopold Double. M. Claudin me répondit que si, à première vue, ce manuscrit valait 300 fr., une vente publique pourrait en donner davantage. Il me pria cependant d'emporter le manuscrit, de l'examiner à loisir et de faire tout ce qui pourrait en constater la valeur réelle. C'est alors que je copiai moi-même, sur mon exemplaire des Œuvres de Molière (Paris, 1739, 8 vol. in-12), les variantes les plus importantes. Je fis copier ensuite, sur cet exemplaire, et non sur le manuscrit, que je n'eusse voulu confier à personne, le texte du troisième acte de Joguenet, et je publiai ce texte, en janvier 1865, dans la Revue des Provinces, avec une lettre qui signalait l'intérêt d'une pareille découverte. Ce n'est pas tout : je remis à M. Claudin, avec son manuscrit, une note qui en contenait la description raisonnée et qui donnait à entendre que la main de Molière pouvait bien ne pas être étrangère à ce manuscrit. M. Claudin fit usage de ma note dans un de ses premiers Catalogues de livres, en recommandant le manuscrit de Joguenet aux amateurs. Mais, à la vente (février 1865), les amateurs firent la sourde oreille ; le manuscrit fut retiré sans enchères, sur une très-forte mise à prix, il est vrai, et, pendant plus d'un an, il resta chez M. Claudin, sans trouver d'acquéreur. C'est en 1866 que M. Claudin, fatigué de voir ce manuscrit, dédaigné même par M. Taschereau, qui, mieux que personne, était capable d'en apprécier le mérite, voulut s'en débarrasser à tout prix et le cota 40 fr., dans un de ses Catalogues à prix marqués. M. C. Galuski se trouva là, à point nommé, pour acquérir, moyennant 40 fr. (quarante francs), le manuscrit de Joguenet , ce manuscrit qu'il regarde, et peut-être avec raison, comme un autographe de Molière. J'arrivais trop tard pour dire à M. Claudin : « Eh ! quoi ! je vous avais offert 300 fr. de ce manuscrit, et vous le vendez 40 fr. ! » La chose était faite et sans remède. Deux ans après, je songeai naturellement à faire entrer dans ma Collection moliéresque le Joguenet, que j'avais découvert et dont j'avais mis au jour la partie la plus importante, tout le troisième acte. Je voulais faire une édition exacte et textuelle d'après le manuscrit, et j'en demandai la communication à M. Galuski. Il me la refusa; c'était son droit. C'était le mien de réimprimer ce que j'avais imprimé dans la Revue des Provinces, quatre ans auparavant. Mon édition, ainsi préparée sur des notes incomplètes, je l'avoue, ne pouvait être que très-insuffisante. La Revue critique me le fit cruellement sentir, mais j'ai toujours respecté les prérogatives de la critique, même dans la Revue critique et hypercritique, et je m'abstins de répondre à sa boutade de mauvaise humeur, bien qu'il m'eût été facile de démontrer qu'une bonne partie des remarques peu bienveillantes de mon adversaire anonyme tombait à faux, ou ne tombait pas sur moi. L'édition de Joguenet avait été faite d'après des notes prises à la hâte et recueillies en marge d'un exemplaire de la pièce de Molière, lorsque M. C. Galuski, ne soupçonnait pas encore l'existence du manuscrit qu'il acheta un an plus tard au très-obligeant libraire

M. Claudin. Ces notes furent relevées sur mon exemplaire, par un copiste négligent, et adressées directement à Genève, où s'imprima la comédie de Joguenet, sans que les épreuves fussent envoyées à Paris. Quant à les revoir sur le manuscrit, il n'y fallait pas songer : M. C. Galuski était propriétaire dudit manuscrit, et il avait l'intention (Dieu le sait) de le publier lui-même, avant de le mettre en vente au prix de 2,500 fr. Qu'on se le dise! De là, les fautes assez nombreuses que l'éditeur de Genève a laissées dans un texte établi sur des éléments aussi incomplets. M. C. Galuski prétend que M. Claudin, en cédant le manuscrit au prix de 40 fr. (ne pas confondre avec 2,500 fr.), lui avait donné l'assurance que ledit manuscrit, « à l'exception de quelques fragments, était inédit ». La phrase est ambiguë et voilée : on l'expliquera, en se rappelant que le troisième acte de Joguenet, qui diffère entièrement du troisième acte des Fourberies de Scapin, avait paru dans la Revue des Provinces. Quant aux deux premiers actes, ils ne présentent que peu de différences dans les deux pièces, et je reconnaîtrai volontiers que la plupart des variantes sont des fautes d'impression, qu'il faut laisser au compte du copiste de Paris et de l'imprimeur de Genève.

Eh bien ! M. C. Galuski s'est permis de faire entendre, dans sa brochure malencontreuse, que j'avais fait un acte peu délicat, en publiant un texte dont le manuscrit original était entre ses mains, quoique ce texte eût été dans les miennes, un an auparavant, avec autorisation expresse de le copier et de le publier, puisqu'il s'agissait de prouver que la comédie de Joguenet était de Molière et que le manuscrit pouvait être de son écriture. Il avait seul le droit et le moyen de publier ce manuscrit, dit-il, puisqu'il l'avait acheté 40 fr. (non 2,500 fr.). Par malheur, pour M. C. Galuski, la publication était faite, sans lui, sans son bon plaisir. M. C. Galuski ne retrouvera jamais une aussi bonne occasion d'associer son nom à celui de Molière. C'est à Molière qu'il se compare pour se consoler de sa déception. « La publication de M. Lacroix, dit-il avec un aplomb qui vaut plus de 40 fr., rappelle assez bien le procédé de ces amis trop enthousiastes qui, pour témoigner leur admiration à Molière, faisaient, au sortir de la Comédie, imprimer ses pièces,

DE MÉMOIRE ET DE LEUR. AUTORITÉ PRIVÉE. » Voilà Ce que M. C.

Galuski a eu l'honnêteté d'écrire et de faire imprimer. Il m'a comparé au sieur de Neuf-Villenaine, un contrefacteur, une sorte de larron littéraire, qui avait publié le Sganarelle sans la permission de l'auteur ! Je suis donc Neuf-Villenaine, M. C. Galuski est Molière, pour avoir acheté un manuscrit de Joguenet, que j'avais publié, sans sa permission, un ou deux ans avant qu'il eût acquis, au prix de 40 fr., ce manuscrit, que j'ai eu l'audace de lui faire vendre 2,500 fr. O Molière ! quelle plaisante comédie tu aurais pu tirer de la fable de la Fontaine : le Loup et V Agneau l Cette fable-là n'est autre que l'histoire du manuscrit de Joguenet, ou les Vieillards dupés.

MOLIERESQUE. 363

1733. Jubilé de Molière, du 15 au 23 mai 1873, organisé au Théâtre-Italien par M. Ballande, fondateur des Matinées littéraires. Musée Molière, Catalogue. Paris, imprim. Jouaust, 1873, in-8 de 8 pp.

Ce Catalogue du Musée Molière, réuni à la hâte à l'occasion du Jubilé que M. Ballande avait organisé, ne contient que 80 numéros, avec les noms de propriétaires desdits objets exposés; il devait être suivi d'un catalogue définitif, dans lequel auraient été décrits les objets, ainsi que les livres exposés , qui portaient la plupart une note manuscrite rédigée par les membres d'une commission bibliographique. Ce Musée, aujourd'hui dispersé et peut-être pour toujours, renfermait les reliques de Molière les plus précieuses en tous genres : autographes, meubles, tapisseries, portraits peints, dessinés et gravés, tableaux, bustes, médailles, etc. Il est à regretter que l'idée généreuse de M. Ballande n'ait été ni mieux comprise, ni mieux encouragée par le public, et surtout par les gens de lettres. Pendant huit jours consécutifs, il y eut chaque jour, dans la matinée, une Conférence sur Molière et une représentation d'une des pièces de l'illustre auteur comique- Ces belles Conférences, qui malheureusement n'ont pas été toutes recueillies et publiées, étaient faites par nos meilleurs critiques et nos plus zélés moliéristes : MM. Sarcey, Yitu, Claretie, etc. C'est pendant ce Jubilé qu'on représenta, pour la première fois depuis plus d'un siècle, le Dépit amoureux, tel que Molière l'avait composé et joué, en cinq actes. Les représentations du jour, auxquelles coopérèrent une foule de jeunes acteurs, pleins de zèle et de talent, avaient été inaugurées par le drame de M. Pinchon, la Mort de Molière. On avait donc espéré que le souvenir de ce Jubilé, si remarquable, serait conservé d'une manière plus complète par la publication du Catalogue définitif du Musée et par celle des Conférences sur Molière, sa vie et ses œuvres.

Il est à regretter qu'on n'ait pas, du moins, recueilli en volume les excellents articles que les journaux ont consacrés à l'examen descriptif du Musée Molière ; nous renverrons seulement au Gaulois, du 17 mai; au Temps, du 17 mai; au Journal officiel, du 21 mai ; à l'Indépendance belge, du 18 mai, et surtout au Figaro, où M. Yitu a publié une étude comparée sur les portraits de Molière.

TABLE GENERALE

DES AUTEURS ET DES OUVRAGES

L'astérisque désigne les ouvrages ou articles anonymes, mais dont l'auteur est connu.

A. L. Traduction du Misanthrope, en danois, 781.

A. 0. Traduction de M. de Pourceaugnae, en grec, 957. — Des Fourberies de Scapin, en grec, 960.

Abancourt (Willemain d'). La Convalescence de Molière, 1671.

Abeille littéraire, 1596, à la note.

Addisson. Molière, drame, 1679.

Aderer (A.). Les Femmes dans les comédies de Molière, 1489.

Adition (sic) à la Vie de Molière. Yoy. Grimarest.

Aicard (J.). Mascarille, 1299.

Aignan. Traduction de Molière, comédie de Goldoni, 1222, à la note.

Aiguillon (comte d'). Yoy. Catalogue de livres rares du cabinet d'un Amateur.

Aimé-Martin (L.). Notes, 989, à la note. — Notices sur les comédiens de la troupe de Molière, 1122. — Histoire du Monument de Molière, 1349. — Histoire du Monument élevé à Molière, 1355. — Voy. ses éditions des Œuvres de Molière, à l'article MO- LIÈRE.

Al. P. -M. Voy. Perrault- Maynand.

Albert (P.). Molière, 1428. — Etudes sur Molière et ses ouvrages, 1573. — La Littérature française au dix-septième siècle, ibid., à la note.

Alegre {d'Y. Aventures et Mémoires de la vie de Henriette-Sylvie de Molière, 195, à la note.

Alembert (d). Encyclopédie, 1006, à la note.

Alexandre. Molière et les médecius, 1472. — Analyse des Médecins au temps de Molière, de Raynaud, 1474.

Allainval (abbé d1). * Lettres à milord *** sur Baron et Mile Lecouvreur, 988.

Allary (Cam.). A Molière, à-propos,

Alletz (P.-A.). * Les Leçons de Thalie,

Alliance littéraire, Recueil, 656, à la note.

Almanach des Prosateurs, 1506, àla note.

Alphonse (F.). Yoy. Dercy.

Alteyrac. Harpagon, 581. — Les Ruses, 583. — Le Bourgeois gentilhomme, 584.— Lycidas, 585.— Molière avec ses amis, 1265, à la note.

Alvensleben (L. d1). Traduction des Chefs-d'Œuvre de Molière, en allemand, 726.

Amateur d'autographes (Y), 1078, à la note; 1651, à la note.

Ami de la Maison (Y), journal, 1402, à la note.

A Molière. Voy. Manne (de).

A Molière (Généalogie et Notice en prose), 1484.

Aynours de Calotin (les). Voy. Chevalier.

Amusements du cœur et de l'esprit (les), 999, à la note.

Analyses des Comédies de Molière, 1547.

Anastasiadés (S.). Traduction de George Dandin, en grec, 952.

TABLE GENERALE

Ancien Festin de pierre (Y), 1699.

Ancredin. Voy. Nicander.

Andrieux. Le Dépit amoureux, réduit en un acte, 509, à la note, et 1690.— Molière avec ses amis, 1264. — * Molière et Mole aux Champs-Elysées, 1377. — L Amour médecin, réduit en un acte, 1700.

Anecdotes de Molière. Voy. Taillefer.

Anecdotes sur les pièces de Molière. Voy. Maupoint.

Anecdotes sur Molière et ses comédies.

Voy. La Porte (de) et Clément.

Angelkot (Herm.). Traduction du Misanthrope, en hollandais, 686.*

Annales de la littérature et des arts, 1182, à la note ; 1408, à la note.

Annales dramatiques, 1547, à la note.

Annales littéraires, ou Correspondance politique, 579, à la note.

Annales poétiques, 1007, à la note.

Anonimiana, 1195, à la note.

Anténors modernes (les). Voy. Chaussard.

Apollon françois (1'), 1204, à la note. Voy. Isles-le-Bas (Les).

Apothéose de Molière (Y), poëme. Voy.

Malo.

— Comédie , 1278. Voy. Schosne (abbé Lebeau de).

— Prologue-vaudeville, 1675.

Aquin de Chasteau-Lyon (d'). * Eloge

de Molière, 1313.

Arago (Et.). Molière, 1049. — La Vie de Molière, 1226.

Arani (Ladislas). Traduction du théâtre de Molière, en magyar, 968.

Araspe et Simandre, 1106, à la note.

Arcadia de Entremeses, 618, à la note.

Archives des missions scientifiques et littéraires, 1096, à la note.

Archives du nord de la France, 220, à la note. Voy. Dinaux.

Archives du Rhône, 1068, à la note.

Arendsz (Th.). Traduction de YÉcole des femmes, en hollandais, 680.

Arène (P.). Les Comédiens errants,

Arien (B.-Chr. d1). La Jeune Provinciale, imitation anglo-germanique de YEcole des femmes, 735. — Imitation des Fourberies de Scapin, en allemand, 742, à la note.

Ajustée (C). Traduction de George Dandin, en grec, 951.

Arlequin cocu imaginaire, 1694.

Arlequin - empereur , trois scènes du théâtre italien, insérées dans YHis-

trio g alliais et attribuées à Molière,

Arnault (A.-V.). Exhumation de Molière et de la Fontaine , 1092. — Critiques philosophiques et littéraires, ibid., à la note.

Arnesen Kall (B.). Traduction des comédies de Molière, en danois, 767.

Arnould. Le Vice puni, ou le Nouveau Festin de pierre, 1698.

Arsène. Mise en scène du Médecin malgré lui, opéra-comique de Gounod,

Artaud. Le Centenaire de Molière, 1276.

Artiste (1'), 1562, à la note.

Arvay. Traduction de YÉcole des femmes, en magyar, 969.

Assoucy (Coypeau d'). Documents oubliés relatifs à Molière, 1094. — Voy. Dassoucy.

Astruc. * Notice sur le Fauteuil de Molière, 1088.

Aubryet (X.). Le Docteur Molière,

Auger. Vie de Molière, 384. — Notice sur Molière, 1014. Voy. Galerie française. — Discours sur la Comédie et Vie de Molière, 1023. — Voy. ses éditions des Œuvres de Molière, à l'article MOLIÈRE.

Auguis. Vie de Molière et tableau chronologique et historique de ses pièces,

Aulard (Alph.). Notes hist., grammaticales, littér. et philos, sur le Misanthrope, 126.

Auriac (Eug. d'). La Naissance de Molière, 1061.

Autographes. Notes sur un exemplaire de Y Andromède, de Corneille, 1647.

— Signatures autographes, 1649; 1650

— Quittance, 1652, à la note. Avant et Pendant, comédies en vers,

imitées de Molière (1850), 580. Voy.

CÉNAC DE MONCAUT.

Aventures de Mle Molière. Voy. Chaussard.

Aventures et Mémoires de la vie de Henriette-Sylvie de Molière. Voy. Villedieu (Mme de) et Alègre (d"').

B***. Voy. Taschereau (J.).

B*** (H.). Voy. Bauchard.

Baar (baron de). * Épîtres diverses,

Bachaumont et Chapelle. Œuvres,

1166, à la note.

DES AUTEURS ET DES OUVRAGES

Baillet (abbé). Jugement sur les Œuvres de Molière, 1536. — Jugements des Savants sur les principaux ouvrages des auteurs, ibid., à la note.

Baillieu fils, libraire. Note sur deux édit. des Œuvres de Molière, 273, à la note.

Bailly ( J.-Sylvain).* Éloge de Molière,

Baissey (A.). A Molière, 1338.

Baker (H.).* Moliere's sélect Comédies (Traduct. en angl.), 613, à la note.

Balardelle. Le Tartuffe révolutionnaire, 564.

Ballande, organisateur du Jubilé de Molière, 1733.

Ballet des Muses, 197 et 231, à la note.

Ballet des vrais moyens de parvenir ( s. 1. ni date, vers 1645), 226, et à la note.

Ballets et Mascarades de cour sous Henri IV et Louis XIII (Turin, /. Gay, 1870), 225, à la note.

Banquet Molière. Voy. Moreau et De-

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