Le Mariage forcé, comédie-ballet, en trois actes, ou
le Ballet du Roi, dansé par le Roi Louis XIV le 29e jour de janvier 1664; nouvelle édition, publiée d'après le manuscrit de Philidor l'aîné, par Ludovic Celler (anagramme de Lecler), avec des fragments inédits de Molière et la musique de Lully, réduite pour le piano. Paris, Hachette, 1867, in-18 de 157 pp.
192. Les Plaisirs de l'Isle enchantée. (Première journée : Course de bague faite par le Roy à Versailles, le 6 mai 1664; 2e journée: la Princesse d'Élide, comédie de Molière ; 3e journée : le Ballet du palais d'Alcine et les entrées.) Paris, Robert Ballard, 1664, 3 part, in-4, de 24, 4 et 10 pp.
Première édition, dans laquelle on ne trouve pas la Princesse d'Élide, qui ne parut que dans la seconde édition publiée, la même année, in-fol. Les vers qui se trouvent dans la Relation sont de Benserade et du président de Périgny. Quant à la Relation, elle n'est pas d'André Félibien, comme on l'a prétendu, mais bien de Charles Perrault, qui était le premier commis de Colbert pour tout ce qui concernait les beaux-arts.
On ajoute à ces trois parties des Plaisirs de l'Isle enchantée: Liste du divertissement de Versailles et les noms de ceux qui y sont employez. S. n. et s. d., in-4 de 19 pp.
La date du 6 mai 1664 a été changée dans les éditions suivantes.
193. Les Plaisirs de l'Isle enchamtée, course de bagues, collation ornée de machines, comédie meslée de danse et de musique, Ballet du palais d'Alcine, feu d'artifice et autres festes galantes et magnifiques faites par le Roy à Versailles, le 7 mai 1664, et continuées plusieurs autres jours. Paris, Robert Ballard, 1664, in-fol. de 71 pp. chiffrées pour les deux premières journées et 6 ff. non chiffrés pour la troisième, avec 9 grandes gravures dessinées et gravées par Israël Silvestre.
C'est dans la seconde journée que fut représentée la Princesse d'Élide, qui est ici en édition originale.
Ce volume, qui a été réimprimé en 1673, in-fol., avec les mêmes figures, est de la plus grande rareté. M. A. Didot enpossèdeun exemplaire.
Voy. le n° 948 du Catalogue raisonné des livres de la Bibliothèque de M.Ambroise Firmin-Didot (Paris, typogr. A. F.-Didot), gtf in-8, tome I, première livraison.
Dans cet exemplaire de l'édition datée de 1664, avec le nom de Robert Ballard, les planches de Silvestre sont de second état, avec son excud. et le cum privilegio. M. A. F.-Didot nous apprend que ces planches, en premier état, avaient été tirées d'abord sans texte, avec ces mots : Isr. Silvestre delineavit et sculpsit. Il possède même l'exemplaire de ces 9 planches, ayant appartenu au roi Louis XIV. On peut présumer, avec beaucoup de probabilité, que Molière s'opposa, comme il en avait le droit, à la publication de sa comédie dans la relation que Robert Ballard voulut publier, en 1664, avec les planches d'Israël Silvestre ; on ne s'explique pas autrement la disparition complète de la première édition, qui ne reparut qu'en 1673, après la mort de Molière.
194. Les Plaisirs de l'Ile enchantée : Course de bague; collation ornée de machines; comédie de Molière, de la Princesse d'Élide, meslée de danse et de musique, ballet du palais d'Alcine ; feu d'artifice et autres festes galantes et magnifiques, faites par le Roy à Versailles, le 7 may 1664, et continuées plusieurs jours. Paris, chez Robert Ballard , Thomas Jolly, Guillaume de Luyne, et Louis Billaine, 1665, in-12 de 132 pp. et 2 ff. pour le privilège.
Dans le privilège du 7 janvier 1665, le nom de Molière est écrit Mollière, ainsi que dans tout le cours du volume : « Achevé d'imprimer pour la première fois le dernier janvier 1665. » ^inventeur de cette fête fut M. de Vigarani, gentilhomme modénois, fort savant en toutes ces choses ; le duc de Saint- Aignan composa les vers du ballet. La narration ne fut pas rédigée par Molière, comme on l'a cru, ni même avec son agrément ; car le passage relatif à la représentation des trois premiers actes du Tartuffe, qui eut lieu à la suite des fêtes , est à peine bienveillant, quoiqu'on y rende justice aux bonnes intentions de l'auteur. Voy. p. 130 de cette édition.
Robert Ballard, imprimeur pour la musique, avait dû, pour publier cette relation, dans laquelle était compris le texte de la Princesse d'Élide, associer à son privilège les libraires qui avaient déjà des droits ou des privilèges pour la vente des comédies de Molière. Il est permis de croire que celui-ci leur avait donné une autorisation tacite, pour traiter avec Robert Ballard.
Il y eut une seconde édition in-12, en 1668, avec le nom seul de Jean Guignard.
195. Les Plaisirs de l'Isle enchantée: Course de bague ; collation ornée de machines ; comédie meslée de danse et de musique ; ballet du palais d'Alcine ; feu d'artifice et autres festes galantes et magnifiques, faites par le Roy à
MOLIERESQUE. 49
Versailles, le 7 mai 1664, et continuées plusieurs autres jours. Paris, Imprimerie royale, 1673, in- fol., fig. (9), gravées par Israël Silvestre.
Nous n'avons pu vérifier si c'est bien là une seconde édition, avec un nouveau tirage de gravures, ou bien si l'on aurait seulement refait un titre dans lequel le nom de Robert Ballard a disparu.
On regardait Molière comme le rédacteur de cette relation, laquelle, à cause de cela, a été reproduite dans la plupart des anciennes éditions de ses oeuvres. On pourrait peut-être revenir sur cette attribution, si l'on retrouvait un précieux manuscrit, qui est ainsi décrit dans le Catalogue de livres précieux, manuscrits et imprimés sur vélin, du cabine» de M** (Chardin). Paris, impr. Leblanc, 1811, in-8 : « N° 580.— Les Plaisirs de l'Isle enchantée, ordonnez par Louis XIV, roy de France, à Versailles, le 6 mai 1664; par de Bizincourt; gr. in-fol., mar. r.
« Superbe manuscrit, dédié au Roi, et supérieurement écrit sur papier, orné de quarante dessins et armoiries coloriées ; exemplaire qui a appartenu à M. le comte de Xoailles. »
On ne sait ce qu'est devenu ce manuscrit, vendu alors 150 fr.
Il y a une curieuse relation de la Fête des Plaisirs de l'Ile enchantée, dans la première partie d'un roman, attribué à d'Alègre et plutôt à madame de Villedieu : Aventures et Mé?noires de la vie de Henriette-Sylvie de Molière (Paris, Cl. Barbin , 1672, 6 part. in-12). Mais Molière n'y est pas nommé.
^X 196. La Princesse d'Élide, comédie héroïque, par Molière, meslée de musique et d'entrée de ballet. Paris, Robert Ballard, 1669, in-4 de 17 pp., non compris le titre.
Ce ne sont que les intermèdes de la comédie, publiée en entier dans les Plaisirs de l'Isle enchantée, dès l'année 1665, et qui figura depuis, avec cette Relation, dans les Œuvres de Molière, imprimées et publiées après sa mort. Cette réimpression des Intermèdes, où il y aurait, dit-on, quelques variantes à recueillir, nous permet de supposer qu'ils avaient été de nouveau exécutés, à la cour, en 1669.
> 197. Ballet des Muses, dansé par Sa Majesté à son château de Saint-Germain en Laye , le 2 décembre 1666. Paris, Robert Ballard, 1666^ in-4 de 80 pp. (Paginées de 1 à 47 et de 29 à 60.)
<< Ce ballet est précieux, parce qu'il nous a conservé quelques fragments d'une pièce de Molière, qui n'existe plus. Cette pièce en xv scènes, intitulée : Pastorale comique, faisait partie de la 3e entrée du ballet. Molière y jouait le rôle de Lycas, un des bergers. La jugeant sans doute indigne de lui, il la mit au feu. (Voir VHist. de Molière, par M. Taschereau, édit. de 1844, p. 113.)
« On a seulement ici le programme et les vers (environ 120), qui avaient été mis en chant.
« En tête de la pastorale se trouve un petit avertissement qui doit être de Benserade, l'auteur du ballet. Il est ainsi conçu : « Thalie, à qui la Comédie est consacrée, a pour son partage une pièce comique, représentée par les comédiens du Roy, et composée par celui de tous nos poètes (en marge Molière), qui, dans ce genre d'écrire, peut le plus justement se comparer aux anciens.»
« La comédie du Sicilien figurait aussi dans le ballet (xvc entrée). On en a donné ici le canevas et les deux scènes chantées par les musiciens et les esclaves turcs. »
(Note extraite du Catalogue (rédigé par L. Potier) c1". la Biblioth. de H. B*** (Borde). Paris, 1873, pet. in-8, n<> 374.
Le Ballet des Muses est suivi de « Vers sur la personne et le personnage de ceux qui dansent au Ballet », par Benserade.
Molière avait intercalé sa Pastorale comique dans ce ballet, et il y parut avec sa troupe, à côté du roi qui dansait en habit de berger avec Mlle de la Vallière et Mme de Montespan, Ce quatrain de Benserade rend hommage à l'auteur de l'École des femmes :
Le célèbre Molière est dans un grand éclat. Son mérite est connu, de Paris jusqu'à Rome. Il est avantageux partout d'estre honnête homme, Mais il est dangereux, avec luy, d'estre un fat.
Ce ballet ayant été dansé plusieurs fois à la cour , en décembre 1666, en janvier et février 1667 , et chaque fois avec de nouveaux divertissements, il y eut au moins trois éditions appropriées à ces représentations différentes , qui offrirent successivement , comme accessoires, la Pastorale comique de Molière, la Mascarade espagnole, et la Comédie des Poètes, qu'on pourrait aussi lui attribuer, mais qui n'a pas été conservée, et enfin le Sicilien, qu'on joua et qu'on imprima depuis séparément. La troisième édition du Ballet des Muses, la plus complète (80 pages, tandis que la première n'en a que 29), est rarissime.
198. Le Grand Divertissement royal de Versailles. Paris, Rob. Ballard, 1668, in-4 de 20 pp.
C'est le programme, avec les intermèdes, de la comédie de George Dandin, jouée dans les fêtes de Versailles en 1668.
199. Le Divertissement royal, meslé de comédie, de musique et d'entrée de ballet. Parts, Robert Ballard, 1670, in-4 de 43 pp.
Édition originale donnée par Molière, qui n'a publié ici que les intermèdes des Amants magnifiques mis en musique par Lully. Cette comédie héroïque ne fut publiée qu'après la mort de Molière, dans ses
Œuvres posthumes. « Le Roy, qui ne veut que des choses extraordinaires dans tout ce qu'il entreprend, dit l'Avant-propos du Divertisse ment royal, s'est proposé de donner à sa Cour un divertissement oui fut compose de tous ceux que le Théâtre peut fournir; et, pour embrasser cette vaste idée et enchaisner ensemble tant de choses diverses, Sa Majesté a choisi pour sujet deux princes rivaux, qui, dans le champestre séjour de la vallée de Tempe, où l'on doit célébrer la feste des jeux Pythiens, régalent à l'envy une jeune princesse et sa mère de toutes les galanteries dont ils se peuvent aviser. » Le roi aurait donc donné à Molière Vidée des Amants magnifiques.
Le Divertissement fut représenté à Saint-Germain en Laye, au mois de septembre 1670; mais il y eut certainement une seconde représentation, différente de la première, comme on peut en juger par une seconde édition du programme, édition dont les douze premières pages sont seules identiques avec celles de l'édition décrite cidessus Le titre de cette seconde édition est le même; seulement, à
£ i ^ fAa™Page \h JUSqU'à la fin' c'est un autre *«te (Parût, Robert Ballard, 1670, in-4 de 30 pp.). Dans ce nouveau programme, on trouve les noms de tous les personnages qui figuraient parmi les acteurs du Divertissement royal, où le Roi représentait le Soleil.
y 200. Le Divertissement de Chambort, meslé de comédie, de musique et d'entrée de balet. Paris, Robert Ballard, 1670, m-4 de 12 pp.
«,£?• Pî"0^amme se, c£mP<>se seulement des intermèdes de la comédie de Monsieur de Poureeaugnac, mis en musique par Lully.
Cette édition avait été précédée d'une autre, faite exprès sans doute pour la représentation de Chambord et imprimée Certainement sous les yeux de Molière : Blois, Jules Hotot, 1669, pet. in-4de
201. Le Bourgeois gentilhomme, comédie-ballet, donné par le Roy à toute sa cour, dans le chasteau de Chambort, au mois d'octobre 1670. Paris, Robert Ballard, 1670, m-4 de 26 pp., non compris le titre.
C'est le programme des intermèdes de la comédie, programme rédige sans doute par Molière lui-même. °
Ce programme fut réimprimé, onze ans plus tard, oour une reprise de cette comédie-ballet, devant le roi et sa cour, dans e
tuZ, itl"^"111"11' " m°iS ^ déC6mbre im <***' ChriSt'
202. Psiché, tragi-comédie, ballet dansé devant Sa Majesté au mois de janvier 1671. Paris, Robert Ballard, 1671 ! m-4 de 43 pp. '
On ne trouve, dans ce programme , que les paroles du ballet, qui sont de Quinault , à l'exception de celles du premier intermède , attribuées à Lully, et dues probablement à la collaboration de Molière. Quant à la tragi-comédie, dans laquelle le vieux Corneille avait composé le prologue, le premier acte et les premières scènes du second et du troisième acte, elle fut imprimée, dans le format in-12, aux frais de Molière, en vertu du privilège qu'il avait obtenu à son nom. (Voy. ci-dessus le n<> 21.)
203. Le Grand Ballet de Psiché, dansé devant Sa Majesté au mois de janvier 1671, et dansé sur le théâtre du Palais-Royal , avec la tragi-comédie représentée par la troupe du Roy au mois de juillet 1671. Paris, Robert Ballard, 1671, in-4 de 40 pp.
C'est le même programme que le précédent, mais avec des différences notables.
204. Ballet des Ballets, dansé devant le Roy à Saint- Germain en Laye, au mois de décembre 1671 (à l'arrivée de la princesse Palatine, mariée à Monsieur, duc d'Orléans). Paris, Robert Ballard, 1671, in-4 de 64 pp.
L' Avant-propos nous apprend que le Roi « s'est proposé de donner un Divertissement à Madame, à son arrivée à la Cour, qui fust composé de tout ce que la France peut avoir de plus beau ; et pour répondre à cette idée, Sa Majesté a choisi tous les plus beaux endroits des divertissements qui se sont représentés devant elle depuis plusieurs années, et ordonné à Molière de faire une comédie qui enchaînast tous ces beaux morceaux de musique et de danse ».
Le cinquième acte contient textuellement la cérémonie turque du Bourgeois gentilhomme. Parmi les acteurs du Ballet des Ballets, on voit figurer « mademoiselle Molière, le sieur Baron, le sieur Molière ».
Ce ballet, qui réunissait des fragments de ballets anciens, choisis par le roi lui-même, renfermait, en outre , dans son vaste cadre, le Bourgeois gentilhomme , la Comtesse d'Escarbagnas , et la Pastorale comique, composée également par Molière, mais qui ne nous est connue que par les noms des personnages et par ceux des comédiens de la troupe du Palais-Royal, qui la représentaient. La deuxième scène seulement se trouve ici. (Voy. ci-dessus le n° 190.)
205. Ballet des Ballets, dansé devant Sa Majesté en 1671, meslé de la comédie de la Comtesse d'Escarbagnac, par J.-B. Pocquelin de Molière. Paris, Robert Ballard, 1671, in-4.
Ce programme de ballet, dont nous citons le titre, d'après le Catalogue des livres imprimés de la Bibliothèque du Roy, Belleslettres, tome I (Paris, Impr. royale, 1750, in-fol., pp. 568), paraît avoir été imprimé pour une représentation du Ballet des Ballets, dans laquelle on n'avait joué, à la cour, que la comédie de la Comtesse d'Escarbagnac. Il contient quelques extraits de cette comédie.
206. Les Fêtes de l'Amour et deBacchus, pastorale, en trois actes et un prologue, représentée le 13 novembre 1672, par l'Académie royale de musique. Paris, François Muguet, 1672, in-4 de 4 feuill. prélim.,y compris le titre et le privilège, et 48 pp., fig.
Il y a des exemplaires, avec cette adresse sur le titre : « On la vend à Paris, à l'entrée de la Porte de l'Académie royale de musique, près Luxembourg, vis-à-vis Bel-Air. »
Quoique Quinault passe pour être l'arrangeur de cette pastorale, composée de scènes d'intermèdes choisis dans les comédies de Molière, et mis en musique par Lully, on peut affirmer que Molière a eu la plus grande part à cet arrangement et y a même ajouté quelques vers nouveaux.
Le privilège du roi accordé à J.-B. Lully, « sur-intendant de la musique de nostre chambre », en date du 26 septembre 1672, est trèscurieux, à cause de ses considérants, rédigés sans doute par Molière lui-même : « Nostre bien-amé Jean-Baptiste Lully, sur-intendant de la musique de Nostre chambre, Nous a fait remontrer que les airs de musique qu'il a cy-devant composez, ceux qu'il compose journellelement par Nos ordres, et ceux qu'il sera obligé de composer à l'avenir pour les pièces qui seront représentées par l'Académie royale de musique, laquelle nous luy avons permis d'établir en Nostre bonne ville de Paris et autres lieux de Nostre royaume, où bon luy semblera : estant purement de son invention, et de telle qualité que le moindre changement ou obmission leur fait perdre leur grâce naturelle ; de sorte que, comme son esprit seul les produit pour les appliquer aux sujets qu'il y trouve proportionnés, nul autre ne peut si bien que luy rendre lesdits ouvrages publics dans leur perfection et avec l'exactitude qui leur est deuë. Et d'ailleurs il est juste que si leur impression doit apporter quelque avantage , il revienne plutost à l'auteur pour le récompenser de son travail et de partie des frais qu'il avance pour l'exécution des desseins qu'il doit faire représenter par ladite Académie, qu'à de simples copistes qui les imprimeroient sous prétexte de permissions générales ou particulières, qu'ils peuvent avoir obtenues par surprise ou autrement. »
Cette pastorale a été réimprimée dans le premier volume du Recueil des opéras, ballets et des plus belles pièces en musique, etc. (Amsterdam, Abraham Wolfgang et Henri Schelte), 1690-1705, 9 vol. in-12, fig., et dans les différentes éditions de ce recueil.
207. L'Idylle et les Festes de l'Amour et de Bacchus, pastorale, de Jean Racine, Philippe Quinault et Jean- Baptiste Pocquelin de Molière, et la musique de Lully, représentée par l'Académie de musique. Pans, Christophe Ballard, 1689, in-4.
208. Le Malade imaginaire, comédie-ballet, meslée de musique et de dance , représentée sur le théâtre du Palais-Royal le 10 février 1673. Paris , Christophe Ballard, 1673, in-4 de 36 pp.
On ne trouve ici que les intermèdes de la comédie de Molière , mis en musique par Charpentier. Christophe Ballard les fit imprimer, immédiatement après la mort de Molière, en vertu du privilège général accordé a,ux Ballard pour l'impression de tous les ouvrages en musique.
209. Le Malade imaginaire, comédie meslée de musique, par J.-B. P. Molière. Paris, Guill. Adam, 1674, in-4.
Ce sont encore les intermèdes de la comédie , mais avec des variantes. On est surpris de voir cette édition mise au jour chez un libraire de Paris, sans doute de l'aveu tacite de la veuve de Molière, en concurrence avec l'édition privilégiée de Christophe Ballard.
210. Le Malade imaginaire, comédie meslée de musique et de danse, représentée sur le théâtre du Palais-Royal , par feu Molière. Suivant la copie imprimée à Paris (Holl., Elzevier, à la Sphère), 1675, pet. in-12 de 36 pp.
Cette contrefaçon tardive du programme in-4, imprimé par Christophe Ballard en 1673, ne contient que le prologue et les trois intermèdes, malgré son titre, qui annonçait davantage.
POÉSIES DE MOLIÈRE