‹ Bibliographie moliéresqueChapitre 60 sur 260 · OEuvres. Leipzig, Fritsch, 1717, 5 vol. in-8, fig · texte numérisé non relu

OEuvres. Leipzig, Fritsch, 1717, 5 vol. in-8, fig

307. OEuvres. Paris, impr. de la veuve Mergé, pour la Compagnie des libraires, 1718, 8 vol. in-12, portr. gravé par Audran, et fig.

Cette édition reproduit identiquement celle de Paris, 1710, sauf l'addition de quelques jeux de scène et un petit nombre de corrections dans le texte ; mais elle est moins bien imprimée et sur papier plus mince. Les œuvres posthumes se trouvent encore séparées dans les tomes VII et VIII.

Les estampes ont été regravées d'après celles de 1710, mais le graveur a supprimé beaucoup de détails de dessin ; il a aussi changé le caractère des figures, et modifié les costumes, en supprimant, par exemple, les fontanges des femmes, parce qu'on n'en portait plus. Dans quelques-unes de ces gravures, on a même les modes exactes de la Régence.

308. OEuvres. Amsterdam, P. Brunel, 1724, 4 vol. pet. in-12, fig.

309. OEuvres, nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée d'une nouvelle Vie de Molière (par Bruzen de la Martinière), et de la Princesse dJElide, toute en vers, telle qu'elle se joue à présent, imprimée pour la première fois. Amsterdam, 1725, 4 vol. pet. in-12, portr. et fig. grav. d'après G. Schouten.

Cette édition, imprimée pour une société de libraires hollandais, a fourni des exemplaires avec le nom de chacun : P. Brunel, R. et G. Wetstein, à Amsterdam, et P. Husson, à la Haye. Ces exemplaires ne diffèrent que par la qualité du papier ; quelques-uns ont été tirés sur papier superfin.

Bruzen de la Martinière, qui paraît avoir donné ses soins à cette excellente édition, y a mis « bien des choses curieuses, qu'on chercheroit en vain dans les autres », comme il le dit dans l'Avertissement. Non-seulement il a remplacé la Vie de Molière de Grimarest, ainsi que la Critique et la Réponse, par une nouvelle Vie, plus complète et plus intéressante, dans laquelle il a fait entrer une foule d'anecdotes et de faits nouveaux, qu'il désigne comme additions, et dont la plupart lui avaient été fournis par un vieux comédien de la troupe de Molière, nommé Marcel, qu'il cite souvent, en note, avec Grimarest; mais encore il a ajouté, au texte de son auteur, la Princesse d'Êlide, en vers, qui n'avait « jusqu'à présent été vue qu'en manuscrit », V Ombre de Molière, comédie de Brécourt, une Lettre écrite à une personne de qualité, sur la comédie du Misanthrope, par M. de Visé, les Extraits de divers auteurs contenant des particularités de la Vie de Molière et des jugements sur quelques-unes de ses pièces, et le Recueil des épigrammes, épitaphes, et autres pièces en vers, tant latines que françoises , faites par divers auteurs sur M. de Molière et sur sa mort. De plus, il a marqué par des guillemets les vers qui ne se récitaient plus à la représentation, parce que ces vers avaient rapport à des modes anciennes ou bien parce qu'ils refroidissaient l'action scénique : « Comme ces vers sont de Molière, et que tout ce qu'il a fait mérite d'être conservé, on a mieux aimé les distinguer ainsi, que les retrancher. »

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