DANS LESQUELLES MOLIÈRE A FIGURÉ AVEC SA TROUPE ET SES OUVRAGES
496. Lettre de Jean de La Fontaine à M. de Maucroix, en date du 22 août 1661.
Cette lettre, en prose et en vers, dont il y a eu certainement une impression à part, que les bibliographes n'ont pas encore signalée, se trouve dans toutes les éditions des Œuvres complètes de J. de la Fontaine. C'est une relation de la célèbre fête du château de Vaux, dans laquelle fut représentée pour la première fois la comédie des Fâcheux. Selon une copie autographe de Loménie de Brienne, que nous avons citée dans les Œuvres inédites de J. de la Fontaine (Paris, Hachette, 1863, in-8), la Fontaine n'aurait pas écrit : Molière, c'est mon homme, mais : Molière, c'est notre homme.
497. Relation des Divertissemens que le Roy a donnés aux Reines dans le parc de Versailles (à la Fête des Plaisirs de l'Ile enchantée), écrite à un Gentilhomme qui est présentement hors de France. Pans, ClaudeBarbin, 1664, in-12 de 63 pp., non compris le titre.
C'est une lettre, en prose et en vers, signée de Marigny et datée de Paris, 14 mai 1664. « En attendant que vous la voyez imprimée (la comédie de la Princesse d'Êlide), dit le Gentilhomme, si Molière qui en est l'autheur la veut donner au public, vous sçaurez qu'il avoit eu si peu de temps pour la composer, qu'il n'y avoit qu'un acte et demy en vers et que le reste estoit en prose, de sorte qu'il sembloit que, pour obéir promptement au pouvoir de l'enchanteresse Alcine, la Comédie n'avoit eu le temps que de prendre un de ses brodequins, et qu'elle estoit venue donner des marques de son obéissance, un pied chaussé et l'autre nud. Elle ne laissa pas d'estre fort galante et l'on prit assez de plaisir à voir un jeune Prince, amoureux d'une Princesse fort dédaigneuse et qui n'aimoit que la chasse, venir à bout de sa fierté, par une indifférence affectée, et tout cela d'après les bons avis d'une espèce d'Angely, c'est-à-dire d'un fou ou soy disant, plus heureux et plus sage que trente docteurs qui se piquent d'estre des Catons. »
498. Les Plaisirs de l'Isle enchantée, course de bague faite par le Roy à Versailles, le 6 may 1664, etc. Paris, Robert Ballard, 1664, 4 part, in-4 de 24, 19, 4 et 10 pp.
La seconde partie est intitulée : « Liste du divertissement de Versailles et les noms de ceux qui y sont employez. »
Voy. ci-dessus, dans le chapitre des Ballets et Fêtes de cour de Molière, où cette Relation est déjà citée, les autres relations contemporaines des Plaisirs de l'Isle enchantée.
499. La Troupe de Molière et les Plaisirs de l'Ile enchantée, par Edouard Thierry.
Ce morceau historique, tiré d'une Etude inédite sur le théâtre de Molière, a paru dans le Bulletin de la Société des gens de lettres, 28e année, n° 7, août 1872, pp. 22-29. Il y a eu un tirage à part, au nombre de 50 exemplaires.
500. Le Grand Divertissement royal de Versailles. Pans, Robert Ballard, 1668, in-4 de 20 pp.
Edition originale, donnée par Molière, qui a fait lui-même la relation en prose de ce divertissement où fut représentée pour la première fois sa comédie de Georges Dandin. « Je n'entreprens point de vous écrire le détail de toutes ces merveilles, est-il dit dans l'Avant-propos ; un de nos beaux esprits est chargé d'en faire le récit, et je m'arreste à la comédie, dont, par avance, vous me demandez des nouvelles. C'est Molière qui l'a faite : comme je suis fort de ses amis, je trouve à propos de ne rien en dire, ny bien, ny mal, et vous en jugerez, quand vous l'aurez veue. » Cette relation, qu'il ne faut pas confondre avec la suivante, dont André Félibien est l'auteur, n'a pas encore été recueillie dans les Œuvres de Molière.
501. Relation de la Feste de Versailles, du dix-huitième juillet mil six cens soixante huit. Pans, P. Le Petit, 1668, in-4 de 60 pp.
Cette Relation est d'André Félibien, sieur des Avaux.
502. Relation de la Feste de Versailles , du 18 juillet mil six cent soixante-huit (par André Félibien). Paris, Imprim. royale, 1679, in-fol. de 37 pp., y compris le titre, avecfig. (xi), gravées par Lepautre.
C'est le texte de la Relation précédente, avec quelques changements. Lepautre n'avait pas demandé moins de dix ans pour graver les onze sujets qui ornent cette édition, dédiée au roi, laquelle ne parut qu'après la mort de Molière.
MOLIÉRE.SQUE. 129