‹ Bibliographie parisienne, tableaux de moeurs (1600-1880);Chapitre 45 sur 160 · Les Juvénales. A. Fr. L. L · texte numérisé non relu

Les Juvénales. A. Fr. L. L

B. DE L. L. — A Vancé, 1779, 2^etit m-S, 66 p. [Carn., 13013. J

Satires. La première a pour titre : « Le siècle dégénéré «, en vers octosyjlabiques. La seconde : Il La fausse grandeur ii. en vers irrégulicrs, ainsi que les pièces suivantes. La troisième : « Le maître laquais, et le laquais maître ». Enfin, la quatrième : « La captivité ». Dans l'exemplaire de Carnavalet, ces 60 pages sont suivies de u Les ténèbres de Longchamps » en 7 pages, chiffrées à part.

M. Maurice Tourneux m'a fait remarquer que la publication de ces satires a été signalée dans la II Correspondance secrète » de Métra, tome VUl, p. 02, sous la date du 10 juin 1770. La majeure partie de la première d'entre ellesy est reproduite, mais malheureusement le gazetier ne nous dit rien de l'auteur. On pourrait, au premierabord supposer que les initiales qui se trouvent sur le titre désignent le comte de I.auraguais, à qui l'ouvrage aurait été dédié, mais ces initiales ne correspondent pas complètement à ses nom et prénoms qui étaient, je crois, Louis-Léon-Félicilé, et non François. . .

Vancti est peut-être l'anagramme imparfaite de Caen, mais cette hypothèse est encore bien hasardée.

232. — Mon Oisiveté. — Amsterdam ; et Paris, Giieffrer, 1779, tn-8, 2 ff., 430 p. et i f. d'errata, 1 fig. [Bibl. nat., Li* 63.]

Par Ch. Rémi. — Cet ouvrage a été reproduit en 1787 sous le titre de « Considérations philosophiques...». Voyez ci-dessous le n" 2S2. — Titres de quelques ctiapitres : De l'éducation (p. 57). — Des feuimC' (p. (iO). — Des carrosses, etc., etc. . (s!f) (p. 01). — Ouvrage dill'us, mais qui, par moments, pourrait procurer quelqui.s

trouvailles curieuses à un lecteur patient. . . et indulgent.

C'est par erreur que La France littéraire date ce volume de 1771.

233. — L'Almanach véridique sur les mœurs du temps pour l'année MDCGLXXX. — Genève et Paris, chez lesmurch. de nouv., 1780, in-S, 33 p.

[Bibl. nat., Li3 47.]

Il Cet ouvrage répond-il à son titre ? Relisez le. N'y répond-il pas ? Ce ne sera pas le premier almanach qui aura menti. >> Telle est la dernière phrase de ce petit volume qui est futile, mais dans lequel on peut trouver quelques traits curieux ou intéressants.

234. — L'Espion français à Londres, ou Observations critiques sur l'Angleterre et sur les Anglais. Par M. le chevalier DE Goud.vr, auteur de « L'Espion chinois ». — A Londres, aux dépens de l'auteur, 1780, 2 vol.

m-12, 240 et 264 p. [Carn., 10728.]

Recueil de lettres on chroniques (27 février- 6 juin 1778), contenant des anecdotes sur divers personnages et des comparaisons entre Paris et Londres.

233. — Graves Observations sur les bonnes mœurs faites par le Frère Paul, Hermite de Paris, dans le cours de son pèlerinage. — A l'Hermitaqe, 1780, pet. in-8, 171 p. [Carn., 12432.]

Recueil de poésies assez libres. — Par P. -P. GuDiîi. Voyez Quérard. Supercheries. III. 42, b: je ne connais pas l'édition de 1779 qui est citée par le bibliographe. D'après lui, ce volume a été réimprimé en l'an Xll (1804).

236. — Nouvelles Lettres d'un voyageur anglais ; par M. Sherlock.

— A Londres; et se trouve à Paris, chez Esprit, libraire, au Palais-Royal ; chez la veuve Duchesne, rue Saint-Jacques, 1780, in-S, 248 p. [Bibl. nat.. G.]

Cet ouvrage, quoique ne portant aucune indication do tomaison, peut être considéré comme le second volume des « Lettres d'un Voyageur anglais ». (Lonclref, 1770. in-S, l.ï9 p., sans nom d'auteur, mais par Sherlock). Le premier volume ne contient aucune lettre sur le séjour de l'auteur à Paris ; il n'en est pas de même du second dont les pages 120-248 sont consacrées à la capitale.

L'auteur s'occupe beaucoup des mœurs et des usages, ainsi que des modes : il donne ses appréciations sur la société qu'il a fréquentée, et ses appréciations sont toujours favorables. H aime à constater « qu'il est impossible de quitter Paris I sans regret ».

Quoiqu'écrit par un étranger, ce livre est d'un style suffisamment agréable. Je ne sais si ces lettres ont été aussi publiées en anglais.

237. — Epître circulaire, ou Cadeau à faire à tous mes neveux, mes nièces, mes cousins, mes cousines, mes voisins et voisines de tous les âges, les rangs et les classes que nous représente le premier jour de l'an 1781 et jours suivants. — A??j.slerdam; et Faris^ chez tous les march.

de nouv., 1781, in-S, 26 p.[Bibl.nat.

Li'9 4.]

Sur l'abus des yisites du jour de l'an et l'ennui qu'elles causent à ceux qui les reçoivent.

238. — Paris vu tel qu'il est. — A Londres; et se trouve à Paris, chez les libraires quivendcnt les nouveautés, 1781, m-8, 31 p. [Bibl. nat., Li-^ ol.] [Carn., 5370.]

(( Je m'ennuie en province, dit un jour la baronne de *•* à son mari.... .l'ai entendu parler de Paris, je veux y aller. Point de réplique... Partons, n

Le couple arrive dans la capitale, se lance dans le beau monde, passe tout en revue : les promenades, l'Opéra, la Comédie-Française, et les autres théâtres. Ce thème donne lieu à des observations piquantes et nous fournit des détails intéressants, mais malheureusement très succincts.

Cet ouvrage a été pillé par l'auteur de u 11 n'y a qu'un Paris dans le monde n, publié en 18i;i. Voy. le n» 483.

239. — Les Sottises et les Folies parisiennes; aventures diverses, etc.

Avec quelques pièces curieuses et fort rares : le tout iidèlement recueilli par M. NoiiGARET. — A Londres; et se trouve à Paris, chez la veuve Duchesne, libraire, l'ue Saint-Jacques, au Temple du Goût, 1781, 2 parties in-l2 de viii-144 et 130 p. [Bibl. nat., Li^ 50.] [Carn., 2853.]

Recueil d'anecdotes. Voyez ci-dessous la note du n* 27.">. Il y a peut-être une édition avec la rubrique //amîour//, mais je ne la connais que par la mention que j'en ai rencontrée dans un catalogue de libraire.

240. — Le Comte et la Comtesse du Nord; anecdote russe mise au jour par M. le chevalier Du Coudr.w. — A Paris, cliezBclin, libraire, rucSnint- Jariiucs, 1782, m-12, 144;). (Bibl. nat., LU^6492, t. V.] [Carn., 330, t. IL]

Le faux-titre porte : « Suite des Essais sur Paris.

Le Comte et la Comtesse du Nord. Prix 30 sols, avec le portrait de ces illustres voyageurs. » Ce volume se rencontre quelquefois séparément, mais il forme une partie (pour l'autre partie voyez ci-dessous le n° iol) du tome Â' des (I Nouveaux Essais historiques sur Paris, pour servir de suite et de supplément à ceux de M. de Saint-Foix ».

Leurs Altesses impériales Paul Petrowitsch, duc de Holstein-Gottorp, grand-duc de Russie, et Marie Faederowna de Wurtemberg, son épouse, sous le nom modeste du comte et de la comtesse du Nord, arrivèrent à Paris le samedi 18 mai 17S2 et y séjournèrent jusqu'au 10 juin. Ils étaient descendus à l'hôtel de l'ambassadeur de Russie, rue de Grammont. au coin du boulevard, dans l'immeuble où est actuellement la Librairie Nouvelle. Le récit de leur séjour dans la capitale contient beaucoup de détails curieux.

Il convient de rapprocher de ce volume plusieurs chapitres des « Mémoires >> 'de M"" d'Oberkirch [Charpentier 18S3, 2 uoL ùi-12, chap. x et suivants). La baronne d'Oberkirch, amie intime de la princesse de Wurtemberg qui devint grande-duchesse de Russie, accompagna les illustres personnages dans leur voyage, et son récit complète très heureusement celui de Du Coudray. Cf. le n° 232 ci-dessous.

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