‹ Bibliographie parisienne, tableaux de moeurs (1600-1880);Chapitre 48 sur 160 · Le Petit Tableau de Paris · texte numérisé non relu

Le Petit Tableau de Paris

— S.L., 1783, in-12, 108 p. [Bibl.

Sainte-Geneviève, L 788^*. Rés.]

Edition identique, quant au texte, à celle citée sous le n" précédent. Elle n'en diffère qu'en ce qu'elle a 18 lignes à la page au lieu de 10, que par le fleuron du titre, et par le nombre de pages.

Une note manuscrite que j'ai relevée sur un exemplaire de l'autre édition à la Bibliothèque Carnavalet fait remarquer que les deux éditions, celle-ci à la page 41 et l'autre à la page 35, contiennent la même faute : « Bonnier, peintre du roi », au lieu de Bounieu.

Vérification faite, le reproche est exact.

Je n'ai aucune raison de savoir laquelle de ces deux éditions est antérieure à l'autre.

243. — Reraarks on the french and english ladies, in a séries of letters; interspei'sed with varions anecdotes and a(blitionai matter, arising froni the subject. Ry John Andrews, LL. D.

— London, Lomjman, and G.Robinson,

1783, in-8. 2 f. de Ut. et 360 p. [Bibl.

Contient dix-sept lettres, toutes consacrées à l'étude du caractère des femmes en France et plus spécialement à Paris.

Il y a une autre édition (identique à celle-ci quant à son titre et son contenu) avec la suscription : Dublin, Watker, 1783, gr. in-12, 2 f. et 307 p. [Bibl. nat., ibid., A.]

246. — La Chronique scandaleuse, ou Mémoires pour servir à l'histoire des mœursde la génération présente.

— A Paris, dans un coin d'où l'on voit tout, 1783, m-8, 2f. et 233 p. [Bibl.

nat., Lb^'9 324.] [Carn., 321.]

Recueil d'anecdotes et de bruits de la ville, très curieux et très intéressant. 11 est de Guillaume Imbert de Boudeaux, ancien bénédictin de la congrégation de Saint-Manr. Cette première édition, qui contient une table alphabétique, est beaucoup moins ample que les suivantes.

La seconde édition [Paris, 1785-1787, 3 vol. 2n-l2) est déjà beaucoup augmentée [Bibl. nat., Lb^''324A] et le texte de son premier volume n'est pas identique à celui du volume unique de l'édition originale. On lit sur le titre du premier volume de cette seconde édition : « Nouvelle édition, considérablement augmentée, et renfermant les anecdotes les plus piquantes que l'histoire secrète des sociétés a offertes jusqu'au l'^'' janvier 1785 ».

Ce premier volume a été réimprimé sous la date de 1786. [Bibl. nat., Lb2»3i4 B.]

La « 3» édition » {Paris, 1788-17111, 5 vol. iii'\.l) [Bibl. nat., Ll) ^'' 324 C] doit encore être préférée aux précédentes, car elle est beaucoup plus complète ; mais il vaut encore mieux consulter celle qui est décrite sous le n" suivant.

247. — La Chronique scandaleuse, ou Mémoires pour servir à l'histoire de la génération présente, contenant les anecdotes et les pièces fugitives les plus piquantes que l'histoire secrète des sociétés a offertes pendant ces dernières années. Quatrième édition revue et corrigée. — A Pai-is, dans un coin d'oii l'on voit tout, 1791, 3 vol. m-12. [Bibl. nat., Lb^a 324 D.] Carn., 522 6ù.]

Par Guillaume Imbert de Boudeaux ; voyez le n" précédent. Il y a peut-être (?) des exemplaires qui, quoique portant la date de 1791, ne portent pas do mention de l'édition ('?).

Celte quatrième édition est la meilleure et le collectionneur devra la rechercher, avec celle de 1783, de préférence aux autres. Chaque volume, à l'exception du cinquième, contient une table alphabétique, malheureusrment insuffisante, ce cinquième volume, qui forme une sorte d'appendice à l'ouvrage, contient un grand nombre d'anecdotes qui se retrouvent aussi dans " La Police dévoilée » de Manuel. On peut joindre à

« La Chronique scandaleuse » un siïiéme volume qui porte un litre analogue et qui a paru en 1801. (Voy. ci-dessous le n" 40i.)

248. — Le Portefeuille de M°>e Gourdan, dite la Comtesse, pour servir à l'histoire desmœurs du siècle... Seule édition exacte. — Spa, lo juillet 1783, in-S. [Bibl. nat., Li^ 55. Rés.J

Célèbre recueil d'anecdotes scandaleuses attribué à Ch. Thevbseac de Mobasde. Voyez l'étude consacrée à ce pani[)hlétaire par P. Kobiqiiet (Quantin, 187(1, m-S, /). il4 et ss). Certaines des anecdotes contenues dans ce libelle se trouvent aussi dans « L'Espion anglais » et autres recueils scandaleux de l'époque. Cf. l'art, suivant.

249. — Le Porte-Feuille de madame Gourdan, dite laComtesse, pour servir à l'histoire des mœurs du siècle et principalement de celles de Paris.

— A Londres, chez Jean N ourse, libraire, 1783, pet. m-8, 46p. [Carn., 19331. Rés.]

Autre édition de l'ouvrage précédent.

250. — Correspondance de madame Gourdan, dite la Comtesse, avec un recueil de chansons à l'usage des soupeurs de chez madame Gourdan.

— Londres, chez Jean Noui'fie, 1784, pet. in-i2, 2 f. et 204p. {ifig. ?) [Carn., 15461.]

Réimpression de l'ouvrage précédent. L'éditeur prétend dans sa préface qu'elle est plus complète que la publication originale. — J'ai des raisons de croire qu'il existe de cet ouvrage d'autres éditions que les trois que je \iLns de citer.

251. — IIkinrich Sander's... BeschreibungseinerReisondurchFrankreich... in Beziehung auf Menschenkeniitniss, Industrie, Litteralur und .Nafurkunde insonderheit. — Leipzig, F. -G. Jacobâer und f^ohn, 1783-1784, 2 vol. in-S, xxxii-642 rt 683 p. et 1 frontispice. [Carn., 12485.]

« Description des voyages de Henri Sa>deh en France, au point de vue de la connaissance des hommes, de l'industrie, de la littérature et des sciences naturelles en particulier. »

Le séjour à Paris et aux environs (mai-juillet 1776) occupe les pages il-MCy du premier volume. Comme l'auteur le dit dans le titre, sa description de Paris est faite surtout au point de vue des sciences naturelles. Aussi la plus grande partie des pages consacrées à la capitale de la France sont-elles remplies de l'énumér.ilion des objets conservés dans le Cabinet d'histoire natu-

relle du Roi, au Jardin du Roi, et dans divers musées et bibliothèques.

252. — Voyage du comte de Haga en France, recueilli et mis en ordre par M. le chevalier Du Coudray. — A Paris, chez B' lin, libraire, rue Saint- Jacques, 1784, m-12, 119 p. [Bibl.

nat., Lk'6492, tome V.] [Carn., 330, tome IL]

Le faux-titre porte : « Suite des Essais sur Paris. Voyage du comte de Haga. Prix, ii sous ». Ce volume se rencontre quelquefois séparément, mais il forme la seconde partie (voy. ci-dessus le n" -J.i()] du tome V des « Nouveaux Essais historiques sur Paris. . . »

Gustave 111. roi de Suède, voyageant sous le nom du comte de Haga. arriva à Paris au mois de juin 1784; il en partit le 19 juillet de la même année. 11 y était déjà venu, alors qu'il n'était que prince royal, en 1770.

M"" dOberkirch, dans ses « Mémoires » si intéressants, mais dont malheureusement l'authenticité intégrale ne me semble pas parfaitement établie, parle avec détails du voyage du roi de Suède à Paris ; vovez le t. 11 desiiits « Mémoires » (Charpentier. 1833, 2 vol. m-1â) p. 00 et ss.

Les K Mémoires » de M"" d'Oberkirch, que leur titre ne me permettait pas d'insérer dans mon travail, méritent cependant d'être mentionnés: comme elle ne résidait pas en permanence à Paris, ils constituent une sorte de journal de voyage, et c'est à ce titre que je tiens à les citer. On y trouve de curieux renseignements sur le monde, les salons, les usages et les modes. En outre des deux passages déjà signalés (Ct. cidessus n" :i40), il est à propos de mentionner encore les cbap. XXX et ss. (t. Il) qui se rapportent à l'année 1786.

253. — Paris en miniature d'après les dessins d'un nouvel Argus. — A Londres; et se trouve à Paris, chez Pichard, libraire, quai et p7'ès des Théatins, 1784, in-l2, 124 p. [Bibl.

nat. Li» 56.] [2855, et 2884 * autre édition.]

Par Jean-Pierre-Louis db la Roche du Maine, marquis de Lvchet. (Voyez La France littéraire, article Lcchet ct la Biographie iJidot article La Roche du .MAirtE.) — Ce petit volume est écrit dans un style assez plat, rarement relevé par quelques saillies spirituelles. Il est rédigé sans ordre, classilication ni division. Voici une analyse très approximative de ce qu'il conlii-nt (tableaux exclusivement moraux) : — Les différents quartiers de Paris (p. 8). — Le Monde (p. 10). — Les Filles (p. 11). — Cafés (p. IS).

— Promenades publiques, Palais-Royal. Tuileries, Luxembourg (p. 15-19). — Les Modes (p. iO).

— Jardins anglais (p. iil). — Usages du monde, faubourg Saint-Cermain (p. 23). —Jeux 'p. 28), -- Repas Cp. 3:!). — Estampes et gravures, Curtius, Ballons (p. 39). —Spectacles (p. 41).

— Le palais (p. 47). — Spectacles (p. 48). — Médecins (p. ;j2). — La littérature (p. 34). — Modes (p. 58). — L'Université (p. C6 . — Con-

TABLEAUX DE MŒURS

sidérations générales sur les mœurs (p. 68). — ],es embarras de Paris (p. 75). — Le clergé (■p. 77). Les nouvellistes (p. 78). — Les réverbères (p. 79). — Les badauds (p. 8"2). — Coup d'oeil général et vue perspective (p. 83).

— L'Ecole militaire (p. 86). — La loterie (p. 80).

— Les libraires (p. 91). — Repas (p. 9o). — Paris la nuit (p. 98,i. — Hôpitaux (p. 99). — Les Porcherons, le carnaval, Longchamps (p. 106).

— Enseignes et marchands (p. lu"). — Prisons (p. 109). — L'Observatoire (p. 111). — Bibliothèques fp. 113). — La Morgue !p 115).— Les francs-maçons (p. lit). — Escellence de la ville de Paris (p. 122).

11 y a une autre édition : Amsterdam, 1784, in-\ï, 130p. et un f. pour le faux-titre. C'est une contrefaçon textuelle de l'édition de Londres- Paris ; elle est en caractères plus fins, mais qui chassent davantage.

254. — Les Causes du désordre public, par un vrai citoyen. — A Avignon ; et à Paris, chez Guillot ; à Rouen, chez Yeury, 1784, m-12, 238 p. [Carn., 6903.]

Par le P. JUR.-Mixni. Harel, connu aussi sous le nom de P. Eue, religieux de l'ordre de Saint-I'rancois, mort à Paris en 1823.

L'auteur s'élève contre la prostitution et les mauvaises mœurs de ses concitoyens. Le libertinage, dit-il, est la cause de tous les maux. C'est une épidémie qui ravage tous les ordres de l'Etat ; de là les vols, les assassinats, les suicides, les banqueroutes dont Paris est inondé. Ce livre, très curieux, a obtenu une 4» édition en 1789.

234 bis. — The French Metropololis, a poem in three bocks. — London, Cadell, 1784, in-8.

D'après 'Watt .

233. — Letters to a young gentleman on his setting out for France, containing a survey of Paris, and a review of french hterature ; with rules and directions for travellers, and varions observations and anecdotes relating to the subject. By Joh.\ Andrews, L. L. D. — London,printed for J. Walter. .., 1784, in-%, 2f. de lit., 6 f. de table et 376 p. [Bibl. nat., Lk^ 6033.1 [Carn., 16771]

Ouvrage intéressant et digne d'attention. 11 est divisé en 44 lettres.

Extrait de la table des matières : Lettre VU. Les cafés. — VIll. Les militaires et les abbés, leur société. — IX. Les Jésuites. — X-XXt. Considérations littéraires. — XXII. Académie des inscriptions, des sciences. — XXIIl. Académie de méilccinc, des beaux-arts. — XXIV. Bibliothèques publiques. Bibliothèque royale. — XXV. Autres bibliotlièqu.^s. — XXVI. Eglises. Leur grandeur et leur richesse. Considérations sur l'architecture. — XXVII. Notre-Dame. — XXVIU. Saint- Eustache. Saint-Sulpice. Les Carmes. Les Jé-

suites. Sainte-Geneviève (et nombre d'autres édifices religieux). — XXIX-XXX. Réflexions religieuses. (,L auteur est protestant, mais se montre assez tolérant.) — XXXI. Monuments publics : Louvre. Palais-Royal, Luxembourg, Invalides, Ecole militaire. Observatoire, places Royale, Vendôme, des Victoires, Louis XV. Statue d'Henri IV. Hôtel de Ville. Collège Mazarin. Université. Ecole de chirurgie. Ecole de droit. Enfants- Trouvés, — XXXII, Hôpital général des femmes. Bicètre. — XXXIII. Manufactures des Gobelins, de Chaillot, etc. — XXXIV Montmartre. Le Mont-Valéricn et son Hermitage. — XXXVU. Saint-Denis. Saint-Germain. — XXXVIII .

Versailles. — XXXIX. Promenades publiques. Les Boulevards, le Cours-la-Reine. Les Champs- Elysées. — XL. .lardin du Roi. Jardin de l'Arsenal, du Luxembourg, du Palais-Royal. — XLI. Jardin des Tuileries et de l'hôtel de Soubise. — XLII. Points de vue divers. Fête-Dieu. Foire Saint-Germain. Longchamps. Saint-Cloud. — XLUI. La Finance. Loteries. Bains. Plaisirs divers. Concerts spirit\iels. Combats d'animaux. Vauxhall. Colvsée. — XLIV. Résumé et conclu-

236. — A Comparative View of the french and english nations, in their manners, politics and literature. By John Andrews, L. L. D. — London, T. Longman, and G.-G.-J. and, J. Robiiisnn, 1783, m-8. 1 f. délit., 1 d'erriita, 2 de table et 488 p. [Bibl. nat., Li*13.]

Extrait de la table : Paris, son étendue, ses habitants. Les gens de lettres. — Le clergé.

— La nourriture. — Frivolité des conversations.

— Les dames. — Les abbés. — Différentes classes sociales. — Les boutiquiers, les négociants et les bourgeois. — L'éducation. — Les idées politiques. — La langue française. -- Les Français parlent vite et beaucoup. — Habileté des artisans. — Les gens de robe. — La religion et la piété. — La littérature. — Le peu de liberté dont jouit la presse. — Considérations politiques.

L'auteur traite presque tous ces différents sujets de façon à établir une comparaison entre son propre pays et le nôtre.

237. — L' Anti-Radoteur, ou le Petit Philosophe moderne. — A Londres, chez Emsley, 1783, pet. m- 12. vm-288 p. [Carn., 10474.]

Détail des matières : De Paris, p. 1 . — Des Parisiens, p. 8. — Des usages nouveaux, p. 19.

— Des courtisans, p. 29. — Des ambassadeurs et des ministres, p. 52. — De l'attachement pour les chiens, p. 03. — Des chevaux, p. 7,"). — Du mesmérisme. p. 87. — Des amusements, p. 94.

— Le jeune homme ruiné, p. 102. — De l'usage d'annoncer les visites, p, 143. — Delà reconnaissance, p. 149. — Dos projets, p. 153. — De la franc-maçonnerie, p. Ili2. — i)r quelques usages, p. 170. — Sur la folie des modes, p. 178.

— Des divers bâtiments, p. 19ii. — Des convives, p. 203. — De l'aniipur des lettres, p. 214, etc.

« L'Anti-Radoteur » est de Cuarifs de Pkvs-

S0T«?(EL ; c'est une réimpression, peut-être abrégée, mais complètement refondue, de l'ouvrage publié de 178:; à 1784 sous le litre de < Les Numéros », décrit ci-dessus, n» 242.

258. — Entretiens philosophiques, ou le Philosophe du Luxembourg, sur les Académies de jeu, sur les Journalistes, sur les Spectacles des boulevards, sur le Musée de Paris.

Par M. Le Prévost d'Exmes, de l'Académie des sciences et belles-lettres de Rouen, et du Musée de Paris. — A Genève, i~%'6,pet. in-12, 72p.[Carn., 12433.]

Volume assez curieux et que je crois rare. On lit dans la.Pre'face: « Ces lettres sont le résultat de plusieurs entretiens tenus en différentes occasions, entre un vieillard et un jeune bomme. Les anecdotes qui y sont jointes sont vraies; il n'y a de fictif que la correspondance de celui qui est supposé écrire ses lettres à un de ses amis. »

259. — Lettre écrite du Palais- Royal aux quatre parties dn monde.

— En France; et se trouve à Paris, chez Cailleaii, 1783, in-8, 26 p. [Bibl. nat., Li3 57.][Carn., 11824.]

Sur les mœurs de Paris en général. Tableau moral et apologie du Palais-Royal, la promenade à la mode.

D'après le Dictionnaire de Barbier, II. 1107 d, l'auteur serait le comte de la Crépikière, né à Alençon. Je ne sais rien sur ce personnage. D'un autre côté, une note de Van Thol. citée aussi par Barbier, II, 131 6, attribue cette lettre à CaraccioLi, d'après le registre manuscrit pour les permissions tacites. Cet ouvrage est absolument différent des « Kntretiens du Palais-Royal » cités ci-dessous sous le n" 267. Cf. l'article suivant.

260. — Réponse de l'Amérique septentrionale à la « Lettre écrite du Palais-Royal aux quatre parties du monde ». — Philadelphie; et Paris, Ilardouin, 1785, in-8. 24 p.

Cité d'après Barbier, II, 1197 rf, qui n'indique pas le nom de l'auteur. Cf. l'article précédent.

261. — Lettres sur la France, l'Angleterre et l'Italie. Par le comte F. d. IL, chambellan de Sa Majesté Impériale et Royale, — A Genève, 1785, in-8, 2f. et 251 p. [Bibl. nat., L^» 61.]

Par le comte FnA:<cois de IlAnTiG.

Les lettres II-V (p. 15-02) sont datées de Paris.

Le monde et les salons. — M"" Gcoffrin. — Dorât. — Un dîner ofliciol. — Le Théâtre- Français. — L'Opéra. — Les promenades. — Les arts. — Les mœurs des Parisiens. — Considérations politiques et économiques.

262. — Lorgnette philosophique, trouvée par un R. P. Capucin sous les arcades du Palais-Royal, et présentée au public par un célibataire.

[A.-B.-L. Grimod de la Reymère.] — A Londres ; et se tvouve à Paris, chez V auteur, rue des Champs-Elysées, 1783, 2 parties pet. in-12, de 168 et 168 p. [Carn., 9944.]

Recueil de pensées satiriques sur les mœurs de la capitale. L'auteur a anagrammatisé le nom de Paris et en a fait Sirap. — Suivant Barbier, cet ouvrage est presque complètement copié de « La Berlue ». (Voy. ci-dessus le n" 148.)

263. — Le Roi voyageur, ou Examen des abus de l'administration de la Lydie. — Londres, T.-P. Cadel, 1785, 2 parties pet. in-12, iv-124 et 110 p., plus les titres. [Carn., 15876.]

Par Jean-.\wdré Perreau.

Considérations politiques et sociales.

264. — Viage fuera de Espaiia por D. Antonio Ponz,.... — Madrid, J. Ibarra impresor, 1785, 2 vol. pet.

in-8. [Carn., 12333.]

« Voyage hors de l'Espagne... »

Les pages 74-232 du tome I traitent du séjour à Paris .

265. — L'Ane promeneur, ou Crilès promené par son âne; chef-d'œuvre pour servir d'apologie au goiit, aux mœurs, à l'esprit et aux découvertes du siècle. Première édition revue et corrigée, et précédée d'une préface à la mosaïque, dans le plus mauvais goi^t. (Deum adorare, regcm palriam mores summo studio colère ; deinde irrideri.... ridere. [Asinius Gallus]). Prix 4 liv. 4 sols. — A Pampelune, chez Démocrite, imprimeur-libraire de son allégresse sérénissime Falot Momus, au Grelot de la Folie; et se trouve à Paris, chez l'auteur, rue Tiquetonne, maison de M^ Le Raslc, avocat au Parlement, n° 3 1 ; Madame veuve Duchesne, rue Saint-Jacques ; Jlardouin et Gatey au Palais-Royal, n"* 13 c/ 14; Volu7id quai des Aucjustvu, n°2o;Royez, quai des Auqustiiïs, à la descente du Pont- Neuf. A Versailles, chez l'auteur, rue des Bourdonnais, 7nai>ion de madame veuve Bourgeois, et les libraires de la ville. Et aux quatre coins du

TABLEAUX DE MŒURS

monde, 1786, in-%, \ f. limin., 302 p. et

1 f. non paginé. [Carn., 9542 *, t. T.]

ParANT.-Jos. Gohsas. Mes devoirs de bibliographe m'ont forcé à enregistrer le titre de ce volume qui peut être considéré comme une critique des mœurs de l'époque et qui, je ne sais pourquoi, est devenu assez rare: mais « L'Ane promeneur » est un de ces livres qui défient l'analyse. Je renonce donc à donner une idée, même appioximative, deson contenu. Cet ouvrage, que, pour parler net, je trouve fort médiocre, est rempli d'allusions dont la plupart sont absolument incompréhensibles. Il y est question de tout, de rien, et de beaucoup d'autres choses encore.

Il A quoi aboutira tout ce bavardage ? Y lit-on page 130 ; au but où aboutissent presque tous les grands événements... à de l'onguent mitonmitaine ». Voilà la philosophie de l'auteur; s'il y tient, disons-lui qu'il a raison et contentonsnous (pour l'acquit de notre conscience) de compléter les indications bibliographiques relatives à sou volume.

La couverture imprimée est ornée d'un fleuron qui représente des verges et un martinet ; cette vignette est reproduite page 70.

La page 277 est occupée par une gravure qui nou^ donne le portrait (?) de l'auteur, avec son âne; la page -278 (verso de la précédente! est blanche et porte en titre courant : « Le meilleur du livre ». C'est l'auteur qui le dit : il n'a peutêtre pas tort. Et cependant, Corsas s'est fait un nom comme publiciste et comme homme politique: il a rédigé, non sans succès, le Courrier de Versailles, qui devint plus tard le Courrier des 83 départements . 11 siégea à la Convention, et fut guillotiné le 7 octobre 1793.

« L'Ane promeneur >) a été, d'après Barbier, reproduit en 1788 sous le titre de « Rabelais moderne » : il n'y eut probablement que le titre de réimprimé.

266. — Les Entretiens du Palais- Royal. — A Utrecht; et se trouveà Paris chez Buisson, libraire, hôtel de Mesgrigny; rue des Poitevins, n^ 13, 1786,

2 parties pet. m-12, \m-l9o p. pour la première partie, et 2 ff. et 198p. pour la seconde. [Bilîl. nat., Li* o8 A.] [Carn., 2857 A.]

Le texte est exactement le même que dans l'édition in-8 citée ci-dessous n" 267. La première partie contient dix « Entretiens u ; la seconde contient les douze autres, et la « Critique de l'ouvrage >i. La numérotation de chaque « Entretien » recommence dans la seconde partie. — .le possède un exemplaire avec la date de 1787 ; cette édition olFie, avec celle de 1780, quelques différences typographiques qui prouvent que c'est une réimpression réelle et non un simple rajeunissement au moyen de nouveaux titres.

H y a aussi une édition de Spa. 1788, ivot. in-lï ? Chacunes de ces éditions petit in-)2 doivent être considérées comme complètes en 2 volumes. On peut en rencontrer quelquefois qui se composent de quatre volumes; mais je crois que cela ne se présente que pour celle qui porte la date de 1788 et, en tous cas, les deux volumes

supplémentaires forment en réalité un autre ouvrage. Voyez à ce sujet le n° 28S ci-dessous. En ce qui concerne le nom de l'auteur, voyez l'article suivant.

267. — Les Entretiens du Palais- Royal de Paris. Par M. Mercier. Les deux parties ont été mises en un volume. — A Pai'is, chez Buisson, libraire, hôtel de Mesgrigny, rue des Poitevins, 1786, in-8, 204^. [Bibl.nat,.

Li^oS.]

Pour la première édition, voyez l'article précédent. J'ai vu, dans un catalogue de libraire, l'indication d'un exemplaire de cette édition in-8 avec la date de 1787 et aussi avec celle de 17S8.

Critique des mœurs en général. L'ouvrage est divisé en 22 « Entretiens », plus un chapitre additionnel intitulé : «Critique de l'ouvrage ». Voici les titres des 22 « Entretiens » : 1. La pluralité des mondes. — II. Les métamorphoses. — III. Les preneurs. — IV. Les anecdotes. — V. La manière de faire le bien. — VI. Des connaissances à la mode. — A'II. Le guignon. — VIII. Le parallèle des deux sexes. — IX. Les charlatans — X. Le rêve singulier. — XI. Les réputations. — XII. La ville souterraine. — XIII. La conversation décousue. — XIV. La manière de bien écrire. — XV. Le dix-neuvième siècle. — XVI. Les spectacles. — XVII. L'argent. — XVIII. Les lycées. — XIX. Les confidences. — XX. Le bonheur. — XXI. Les nouvellistes. — XXII. Les petites-maisons. — Critique de l'ouvrage.

De ce que cet ouvrage porte le nom Mercibi». il n'en faut peut-être pas conclure qu'il est bien de cet écrivain. Il en existe (voyez l'article précédent elle suivant) plusieurs éditions anonymes dont les unes sont antérieures et les autres postérieures à celle-ci.

On l'a attribué aussi à CARACcloLiet àLAviLLÉK.

L'attribution à Caraccioli, proposée par Barbier d'après Van Thol et Laus de lioissy, me semble peu probable. Je crois qu'elle provient d'une confusion qu'a faite Van Thol dans une note ainsi conçue, citée par Barbier : « Dans le registre manuscrit pour les permissions tacites J'ai trouvé (dit Van Thol) à la date du 15 janvier 178o : Lettre écrite du Palais-Iioyal aux quatre parties du monde, par Caraccioli » . Celle-ci est absolument différente des Entretiens du Palais-Royal (voyez ci-dessus le n» 25'J) et je crois qu'il faut considérer leur attribution à Caraccioli comme erronée, quoi qu'on puisse inférer du passage qui se trouve à la page G9 de l'édition del7S7, in-12, de ces Entretiens.

L'attribution à Lavallée est peut-être plus acceptable ; Barbier l'a aussi proposée s'appuyant sur quelques lignes extraites du Journal de Paris dn 24 septembre 1787.

Un des exemplaires de la Bibliothique Carnavalet [2S.';7] contient la note suivante de la main de M. Jules Cousin : « Ce petit ouvrage est assez spirituel pour justifier son attribution ordinaire à Caraccioli. Le Journal de Paris du 2-'t septembre 1787 affirme cependant qu'il est dû à l'auteur des Adieu.T du quai de Gcsvres ; cet auteur est Joseph Lavallée: attribution d'autant plus problable que la Confession de l'année 178?;.

opuscule du même lavallée, est citée plusieurs fois dans le cours des Entretiens ».

Comment prendre un parti au milieu de ces opinions si différentes ?

Je serais bien tenté d'accepter pour exacte l'indicatiou d'auteur que porte l'édition in-8, et de croire que les Entretiens sont réellement de Mekcier, bien qu'on trouve dans cet écrit plus d'esprit, plus d'enjouement et de légèreté de main que dans les autres ouvrages de l'auteur du Tableau de Paris.

Il faut remarquer, en effet, qu'Userait extraordinaire que L\\ ALLÉE ou Caracciou n'aient pas réclamé quand a paru l'édition qui porte le nom de Mercier. De plus, dans l'édition in- 12 les deux derniers volumes ne sont que la réimpression des « Entretiens du jardin des Tuileries ». (Voyez le n» suivant et le n" 288.) Ajoutez à cela qu'on lit sur le titre deceux-ci : « Par JJ. Mercier, auteur des «Entretiens du Palais-Royal de Paris».

Il me semble que ces diflérents arguments ont quelque valeur, mais ils ne se trouveront confirmés d'une manière un peu certaine que le jour où l'on pourra s'assurer si Caraccioli, Lavallée ou Mercier ont habité Athis. Voici ce qu'on lit a la page 105 de l'édition in-8 des Entretiens du l'alaisRoyal (ou à la page 18» du tome II de l'édition in-12) ; o J'arrivai hier tout exprès d'Atys à Paris pour savoir si la mode approuvait les « Entretiens du Palais Royal» que je venais de parcourir. . . »

Une question que j'ai posée sur ce dernier point dans l'Intermédiaire (.XVIII, 12, 59), est malheureusement restée sans réponse satisfaisante.

D'aucuns trouveront peut-être que je me suis étendu plus que de raison au sujet de la recherche de la paternité des « Entretiens du Palais-Royal » : l'intérêt réel que présente cet opuscule très parisien m'a semblé justifier des recherches auxquelles j'aurais voulu trouver une solution plus définitive.

268. — Les Entretiens du Palais- Royal. Seconde édition. — Faris, chez Lcrouge, libraire, Cour du Commerce, maison de I{nhan,S. D. (1813?), 4 parties m-18 de viii-19o p., 2 ff. et 198 p., 2 f. et 10:i p. ; 1 f. et 216 p. [Carn., 2857.]

Voyez les deux articles précédents.

A partir de la troisième partie, le titre de départ, page I, porte : .< Suite des Entretiens du Palais-Royal ». Les deux premières parties reproduisent le texte des éditions précédentes. La troisième et la quatrième partie ne sont que la réimpression des « Entretiens du Jardin des Tuileries » publiés en 1788 fvoy. n" 288). Le libraire Lerouge figure dans le Dottin, parmi les libraires de Paris à partir de 18011. La date de ISI.ï indiquée ci-dessus, d'après le catalogue de la Bibliothèque Carnavalet, pourrait donc être exacte, à quelques années près. Je ne m'explique pas cette mention u seconde édition » qui, au contraire de ce qui arrive ordinairement, est beaucoup trop modeste, puisque, comme on vient de le voir dans les articles précédents, cet ouvrage avait été antérieurement imprimé au moins quatre ou cinq fois.

269. — Le Mode français, ou Discours sur les principaux usages de la nation française. — Londres, 1786, m-8. 1 /'. de th. et 448 p. FBibl. nat., Li3 59.].

Par J.-F. SoBRT. « L'édition presque entière de cet ouvrage a été supprimée par le ministre Breteuil. Les exemplaires qui ont été sauvés se vendaient jusqu'à quatre louis. Le « Nouveau Machiavel >. du même auteur, qui parut eu 1788, est une suite du « Mode français ». {Barbier.)

u Le Mode français » traite beaucoup plus de la politique que des mœurs; cependant on y rencontre quelques passages curieux au milieu d'un fatras assez indigeste. Volume très rare.

270. — Confession générale de l'année 1786. — Paris, chez Buisson, libraire, hôtel de Mesgrigny, rue des Poitevins, n° 13, 1786, pet. in-12, 95 p. [Carn., 2862.]

Cette spirituelle satire est de Jos. Lavallée ; elle nous montre l'année 1786, à son lit de mort, se confessant au « Père Saturne »; celle-ci lui avoue toutes ses fautes dont le Père Saturne, après de sévères reproches, lui accorde le pardon. Le volume se termine par le « Testament » de la mourante, qui n'est pas moins amusant que la Confession.

On lit sur le titre : « La Confession de l'ann.^e 1785 se trouve à l'adresse ci-dessus». Celte indication implique l'existence d'un volume précédent que je n'ai jamais rencontré et qui est resté inconnu à Barbier. Quérard semble ne pas l'avoir eu non plus sous les yeux.

271 . — Reize door een gedeelte van Frankrijk en de Oostenrijksche NedtM'landen. 1786. — Manuscrit m-4 de 781 p. [Carn., 2863.]

« Voyage à travers une partie de la France et des Pays-Bas autrichiens.»

Ce manuscrit est orné de 53 grav. en couleur par Janiiiet, et très probablement inédit.

La préface de l'auteur est signée : Van Jcst ou JAN JuST. La description de Paris et de ses environs cumnience à la page 47 et va jusqu'à la page 080. On y trouve de nombreux détails sur les monuments, les églises, les théâtres, etc., de Paris; sur Versailles. Sèvres, Saint-Cloud, Boulogne, Chantilly, etc.

272. — Les Derniers Adieux du quai de Gèvres à la bonne ville «le Paris.

— A Londres; et se trouve à Paris, Hôtel de Mcsqriijny . rue des Poitevins, et chez les Marchands de nouveautés, 1787, pet. in-\2, 2 f. et 100 p. [Carn., 12173.]

Des lettres-patentes du 22 avril 17f>0 portent que les maisons du quai et de la rue de Gesvres, (lu côlé (le la rivière, seront démolies et que le

dit quai sera retiré à l'alignement du quai Pelletier. Cette disposition fut renouvelée par un édit du mois de septembre 17SG et eut alors un plein etTet. Ce fut à cette époque que Joseph Lavallée publia ce petit \olume humoristique et très spirituel dans lequel, à l'occasion de la disparition du vieux quai de Gesvres, il trace un tableau moral de cette partie de la capitale en l'assaisonnant de traits assez piquants à l'adresse des habitants de quelques autres quartiers.

Barbier a inexactement transcrit le titre de cet ouvrage qu'il intitule : « Les Adieux du quai de Gévres », au lieu de : « Les Derniers Adieux du quai de Gèvres... »

273. — Spectacle et tableau mouvant de Paris, ou Variétés amusantes ; ouvrage enrichi de notes historiques et critiques et rais au jour par M. NouGARET, auteur des « Mille et une folies ». — Paris, veuve Duchesne, 1787, 2 vol. m-12, xii-204 et 168 p.

L'exemplaire que j'ai sous les yeux ne se compose que de deux volumes, mais il n'est peut-être pas complet. En tout cas cet ouvrage est le même que celui qui est cité sous les deux numéros suivants.

274. — Tableau mouvant de Paris, ou Variétés amusantes ; ouvrage enrichi de notes historiques et critiques, et mis au jour par M. Nougaret.

— A Londres, chez Thomas Hookham; et se trouve à Paris, chez la veuve Duchesne, 1787, 3 vol. in-12 de xiv- 300, 358 et 359 p., plus les ff. de tit. et l f. d'errata dans le 2° vol. [Bibl. nat., L? 60.] [Garn., 2865.]

Même ouvrage que le précédent. Voyez la note de l'article suivant.

275. — Les Historiettes du jour, ou Paris tel qu'il est ; ouvrage qui contient un grand nombre d'anecdotes qui n'avaient jamais été imprimées, avec des notes historiques et critiques. Le tout recueilli et publié par M. NouGARET. — A Londres, chez Thomas Hookham; et se trouve à Paris, chez la veuve Duchesne, 1787, 2 vol.

in-12 de 360 et 383 p. [Bibl. nat., L? 61.] [Carn., 2866.]

Cet ouvrage, qui n'a pas de table des matières, ne contient que des anecdotes fort courtes. Une grande partie d'entre elles n'olFre aucun intérêt historique.

On retrouve quelques-unes de ces anecdotes reproduiti's dans « Les Aventures parisiennes » (voyez cidessous le n" A()'.') publiées en 1808; et certaines de ces historiettes avau'nt déjà paru antérieurement, avec plus ou moins de va-

riantes, dans « Les Astuces de Paris (n"» 211, 387), dans « Les Sottises et les Folies parisiennes » (nO-i.SI), dans le « Tableau mouvant» [n" -J74), etc. On ne peut cependant dire que ces différents ouvrages puissent tenir lieu les uns des autres, des 'liffércnces notables existant dans leur composition respective.

276. — La Vie parisienne sous Louis XVL — Paris, Calmann Lévy, 1882, in-i6 carré, vii-146 p.Pap. verg.

[Carn., 17335.]

Ce volume contient un intéressant journal d'un voyage fait à Paris en 1787 par François CoGNKL. mort en 1844. à l'âge de quatre-vingtdeux ans, ancien magistrat à Nancy. La rédaction du journal est, parait il, authentique; on attribue l'initiative de sa publication à Madame la comtesse de Mirabeau. Avant d'être publié en un volume, le journal de Fa. Cognel avait déjà été imprimé dans Le Figaro (Suppléments littéraires) des 14 et 21 août 1880. J'ai constaté entre les deux textes quelques variantes sans importance.

Notre voyageur séjourna à Paris environ deux mois (mai-juin 1787); il était accompagné de deux de ses amis. Voici un aperçu des objets sur lesquels il nous a transmis ses impressions. - Palais-Royal, p. 12 et 62. — Théâtre Beaujolais, p. 14. — Les filles, p. 15. — La loterie, p. 17.

— Les Feuillants et les Capucins, p. 18. — La Bastille, p. 10. — Théâtre d'Audinot, p. 19.

— Les Boulevards, p. 20. — L'Opéra, p. 23 et H5. — Saint Eustache. p. 25. — Les Tuileries, p. 26. — Saint-Roch, p. 27. —Les Italiens, p. 20,40, 64, 80 et 138.— La Muette, Madrid, Bagatelle, p. 30. — Le Wauxhall, p. 32. — Saint-Denis, p. 34. — Nicolet, p. 35 et 37. — Le Jardin du Roi, p. 37. — Théâtre- Français, p. 38, 43 et 90. — Les Petits-Pères, p. 30. — Le Palais, p. 40. — Notre-Dame, p. 42 et 86. — Démolition du Pont-au-Change, p. 45. - Saint-Yves, les Maihurins, p. 46. — Restaurants des faubourgs, p. 48. — La Salpêtrière, p. 40. — Théâtre des Variétés, p. 53, .'>7, 01 et 138. — Les Célestins, p. 54. — Bercy, p. 53. — Versailles, p. 58 et 82. — Le Louvre, p. 63. — Saint-Louis-du-Louvre, p. 69.

— Palais-Bourbon, p. 70 et 130. — Les Invalides, p. 71. — Saint-Sulpice, p. 72. — Le Luxembourg, p. 73. - Les Chartreux, p. 73. — Le Val-de-Grâce, p. 78. — La Sorbonne, p. 70.

— Saint-Cloud p. 80. — Trianon. p. 82. — Les Enfants-Trouvés, p. 87. — Le Châtelet, la Morgue, p. 88. — Les Carmélites du faubourg Saint-Jacques, p. 89. — Les Petites-Maisons, p.OÛ. - La Bibliothèque du Roi, p. 02.— Musée du Louvre, p, 04. — Petits spectacles des boulevards, p. 93. — Marly, p. 96. — Luciennes, p. 08. — Bellevue, p. 100. — Incendie de Pavillon de Flore, p. 100. — Procession de la Fête-Dieu, p. 101. — Chantilly (nombreux détails), p. 103.

277. — Tableaux de la bonne compagnie de Versailles et de Paris; ou Traits caractéristiques, anecdotes secrètes, politiques, morales et lilléraires, recueillies dans les sociétés

BIBLIOGRAPHIE PAUISIENNE

du bon ton, pendant les années 1786 et 1787. Par M. le ch. de B"*. — A Paris, chez tous les marchands de nouveautés, 1787, 2 vol. m-8, 198 et 176 p., y compris les titres. [Carn., 5462et 5211, sansfig.]

Par Restif de la Bretonne.

Tome I. — La leçon de musique, p. 1. — Le café, p. 31. — Les Tuileries, p. 45. — La soirée des Tuileries, p. 50. — L'Opéra. P- 67. — Le restaurateur, p. 78. — Fontainebleau, p. 89. — La partie de chasse de Fontainebleau, p. 100. — Le bal, p. m. — Le calé du Caveau, p. 122. — A'ersailles. p. 133.— La table d'hôte, p. 144. — La visite du médecin, p. 155. — Le souper delà marquise D***, p. 166. — Le comité, p. 177.

Tome II. — Les précautions, p, 1 . — Le petit couvert, p. 13. — La lingère, p. 24. — Anecdotes, p. 35. — C'est un fils. p. 4G. — L'antichambre, p. 57. — Les petits parrains. p. GS. — La nouvelles {sic) du jour, p. 79. — Le coin de la cheminée, p. 00. — L'assemlslée des notables, p, 101.— Les confidences, p. 112.

— Les rêves, p. 123. — Le printemps, p. 134.

— Les frondeurs, p. 145. — Les vrais plaisirs, p. 156. — La vie de garçon, p. 107.

On comprendra que je ne veuille pas entrer ici dans de longs détails sur cet ouvrage et les nombreuses éditions ou contrefaçons qui en ont été faites, .le me contenterai de* renvoyer à l'excellente « Bibliographie et iconographie de tous les ouvrages de Restif de la Bretonne », par le bibliophile .lacob (Paris, A. Fontaine, 1875, m-S°), après laquelle il me resterait bien peu de choses à dire.

M. Lacroix semble cependant n'avoir pas connu cette édition ; je remarque aussi qu'elle diffère, quant au titre, de celle qui est citée dans Barbier, IV, 054, d. Je ne vois pas non plus que Quérard l'ait citée dans ses Supercheries.

Voyez l'article suivant.

278. — Tableaux de la vie, ou les Mœurs du dix-huilième siècle. Avec 17 figures en taille-douce, — A JVewwied-sur-le-Rhin, chez la Société tijpoçiraphique: et à Strasbourg, chez J. -G. Trcultel, S. D. (1787?), 2 vol. m-18.

[Bibl. nat., Li2 15. ] (Carn., 3168.]

Cf. l'article précédent, ainsi que les suivants. Cette édition paraît être la même que celle indiquée par M. Lacroix, daTis sa Bibliographie, p. 330, n» 1, à laquelle je renvoie le lecteur.

CoUationncmcnt : 1" vol., 1 f. de tit., 1 pour la préface, 1 pour la table et 180 p. — 2° vol. 2 f. de tit., et 108 p. — Plus les figures, qui sont rarement satisfaisantes dans cette édition.

279. — Tableaux de la vie, ou les Mœurs du dix-liuitième siècle. Nouvelle édition. — Londres, 1791, 2vol.

in-iS. [Carn., 3168 A, sans fig.]

cf. les articles précédents, ainsi que le suivant. M. Lacroix n'a pas cité cette édition.

CoUationnement : l""" vol., 180 p. et 1 f. pour la table. — 2' vol. 1 f. de tit. et 168 p.

280. — Histoire des mœurs et du costume des Français dans le dixhuitième siècle, ornée de douze estampes dessinées par Sigismo.nd Freude.\berg... Texte par Restif de L\ Breto.\xe, revu et corrigé par M. CiL\RLEs Bru.net. Préface par M. Anatole de Mo.nt.uglon, avec la vie de Freudenberg... — Paris, Willem, 1878, gr. in-folio. [Carn., 4769.]

Cf. les trois articles précédents.

Cette belle publication a été tirée à 500 exemplaires, dont 370 sur papier vélin, 100 sur papier de Hollande, avec gravures sur Chine, et 30 sur papier de Hollande, avec gravures sur Chine en doubles épreuves.

Ces douze estampes réprésentent les sujets suivants : Le lever. — Le bain. — La toilette.

— L'occupation. — La visite inattendue. — La promenade du matin. — Le boudoir. — Les confidences. — La promenade du soir. — La soirée d'hiver. — L'aventure au bal. — Le coucher.

Cette suite est suivie de : « Seconde suite d'estampes [26] pour servir à l'histoire des modes et du costume en France dans le dix-huitième siècle, année 1770. — A Paris, de .l'imprimerie dePrault, imprimeur du roi, 1777.» Cette seconde suite comprend : Déclaration de la grossesse.

— Les précautions. — J'en accepte l'heureux présage. — N'ayez pas peur, ma bonne amie. — C'est un fils, monsieur.- — Les petits parrains. — Les délices de la maternité. — L'accord parfait.

— Les rendez-vous pour Marly. — Les adieux.

— La rencontre au bois de Boulogne. — La dame du palais de la reine. — Le lever du petit maître. — La petite toilette. — La grande toilette. — Le matin. — La course de clievaux.

— Le pari gagné. — La partie de wliist. — Oui ou non. — La surprise. — La petite loge. — La sortie de l'Opéra. — Le souper fin. — Le seigneur chez son fermier. — Le vrai bonheur.

Cet ouvrage puisant son principal intérêt dans les gravures dont il est orné, il me faut encore signaler la luxueuse réimpression publiée par Conquct en 1S81-1883 (avec le texte primitif"). Je veux aussi rappeler que l'iconographie du « Monument du costume » est traitée avec la plus grande précision et dans les plus petits détails par M. le baron Roger Portalis dans la 5» édition du « Guide Cohen » (liouquette, 1880, j/i-8).

Je crois devoir expliquer ici les raisons qui m'ont engagé à exclure systématiquement de mon travail tous les ouvrages de Restif de la Bretonne, à l'exception de celui-ci, bien que la plupart d'entre eux rentrassent absolument dans son cadre.

D'abord, ces ouvrages sont assez nombreux et leur liste .Turait beaucoup grossi mon volume, peut-être avec peu d'utilité... J'aurais pu, me dira-t-on. faire un choix parmi eux? Ce choix eût été très arbitraire, et j'ai prévu que, de proche en proche, j'en aurais eu bien peu à laisser de côté. C'est pourquoi j'ai pris le paiti

TABLEAUX DE MŒURS

de l'abstention complète, à une exception près, afin de ne pas être accusé d'un oubli qui n'aurait pas été pardonnable. Chacun peut recourir à la bibliographie spéciale de BI. Paul Lacroix, que j'ai déjà citée. Il ne pouvait me convenir de réimprimer un travail qui était tout fait et qu'il eût été téméraire à moi de vouloir refaire.

281. — Diogène à Paris. — A Athènes ; et se trouve à Paris, chez Buisso7i, libraire, rue des Poitevins, hôtel de Mesgrigny, ?i° 13, 1787, in 12, 2 ff. limin. pour le titre et l'avertissement, 274 p. et 1 f. de table. [Bibl. nat., Li3 62] [Carn., 2864.]

Table des chapitres : I. Places et carrefours.

— II. Fêtes publiques. — III. Dépôts de mendicité.— IV. Aumônes, — V-VI. Hôpitaux. — VII. Prisons. — VIII. Eglises et fabriques. Le pain bénit. La distribution des églises. — IX. Collèges. — X. Boucheries. — XI. Cafés. — XII. Spectacles. — XIII Palais -Royal. — XIV. Académie française. — XV. Jeux publics. — XVI. Voitures, carrosses, chevaux. — XVII. Fumiers, boues. — XVIII. Gouttières. — XiX. Greniers à foin. — XX. Ecriteaux, étalages. — XXI. Marchés. — XXII. Entrée gratis (octroi).

— XXIII. Arbres (des promenades publiques).

— XXIV. Bibliothèques publiques. —XXV. Montde-piété.

Cet ouvrage intéressant et curieux mérite d'être recherché. Barbier l'attribue à J.-M. Dcfocr, avocat au Parlement de Paris. Quérard, dans ia France littéraire, le classe de même au nombre des ouvrages de cet écrivain ; c'est à tort qu'il l'a cité, dans le même volume, à l'article Caraccioli. Il faut remarquer que, d'après ce qu'il dit dans plusieurs passages de son ouvrage, l'auteur paraît avoir habité Grenoble, ou du moins semble bien connaître cette ville. Cette remarque pourrait servir à confirmer le nom de l'écrivain à qui il faut attribuer « Diogène à Paris ».

282. — Considérations philosophiques sur les mœurs, les plaisirs elles préjugés de la capitale. Ouvrage patriotique, fruit de l'oisiveté d'un homme de goût, et destiné à faire suite aux différents tableaux de Paris publiés depuis quelques années. — A Londres ; et se trouve à Paris, chez Leroy, libraire, rue Saint-Jacques, 1787, m-8. 2^., 430 p. et 1 f. d'errata, 1 fig. [Bibl. nat., Li» 64]. [Carnav., 11776 et 2867.]

Reproduction, au moyen d'un nouveau titre, de l'ouvrage de Ch. Rbmi intitulé « Mon Oisiveté » et déjà cité ci-dessus, n" 232.

283. — Supplément à « La Quinzaine anglaise )> , ou Mémoires de M. DE Provence. — Paris, 1787, 2vol.

Par le chevalier de Ruti.idge. Je ne connais cet ouvrage, que par le Dictionnaire de Barbier et par les deux notes dont il a fait le sujet dans «L'Intermédiaire» en 1S81, tome XIV, p. 350 et 404. Il a été réimprimé en 1788 sous le titre de : « Le Valet de chambre fîanancier. . . » Voy. ci-dessous le n" 207.

283 Us. — An Excursion from Paris to Fontainebleau : to which is added an adventure in the Champs- Elysées near Paris ; also an interesting account of the infortunate disaster which befell M. Pilatre Du Rozier at Boulogne. By a gentleman late of Bath. — London, Becket, 1 787, in-8.

D'après Watt.

284. — Neueste Reisendurch Frankreich vorziiglich in Absicht auf die

Naturgeschichte , Manufakturen

und Werke der Kunst aus den besten Nachricliten und neuern Schriften zusammengetragen von D. Johann Jacob Volkmann. — Leipzig, C.Fritsch, 1787, 3vol.in-S. [Bibl. nat., L^^ 7.] [Carn., 11356.]

« Nouveaux voyages à travers la France, particulièrement au point de vue de l'histoire naturelle, de l'économie rurale, des manufactures et des œuvres d'art, composés d'après les meilleurs renseignements et les ouvrages les plus récents. . . »

L'ouvrage est écrit en forme de lettres. Les lettres VI à XXI du premier volume (p. 150-4(io) sont consacrées à la description de Paris. Les trois premières contiennent des remarques générales, les treize autres décrivent les vingt quartiers de la ville. Les dernières lettres du même volume s'occupent de Versailles et des autres localités importantes des environs de Paris. Le reste de l'ouvrage est consacré à la province. Il constitue un document très intéressant à consulter pour l'état de la France à la veille de la Révolution.

28o. — Skizzen, Szenen und Bemerkungen. Auf einer Reise durch Frankreich gesammelt von Heinrich Storch. — Heidelberg, F.-L. Pfdhicr, 1787, pei. in-8, 5 f., 460 p. et 1 f. d'errata. [Bibl. nat., L-' 10, traduct.

holland.] [Carn., 12448.]

V Esquisses, tableaux et remarques pendant un voyage à travers la France, recueillis par Henri SToncn. n

Cet ouvrage a eu une seconde édition qui m'est inconnue, mais qui a été traduite en hollandais, Leyde, 1702, in-S, sous le titre suivant :

« Schetscn, tooneelcn en waarxecmingen, vcrzameldop ecne rcize door Fraukryk door Heinrich

Storch. Naai- den twccdeii druk uit het hoogduitsch vcrtaaid » . — Te Leyden. bij P.-B. Trap, i'i'^i, in «o, -1 /■., 308 pp, et i f. d'errata.

La description de Paris s'étend de la page 23 à la page 262 et contient des détails sur les monuments, la \ie théâtrale (acteurs et actrices), les établissements scientifiques et la littérature. Le reste du volume traite de la province.

286. — Les Visites du jour de l'an, ou lesEtrennes de 1788. — A Londres; et se trouve à Paru, chez. Gastelier, libraire, rue Neuve-Notre-Dame, n° 18, en face du balcon des Enfants-Trouvés, 1788, m-8. 53 p., plus le faux titre. [Bibl. nat., Li'^ 5.] [Carn., 2868.J

Ouvrage frivole, mais curieux et amusant.

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