‹ Bibliographie parisienne, tableaux de moeurs (1600-1880);Chapitre 58 sur 160 · Tome 1!I. Chap. III. Tripots. — '5C. Divorce · texte numérisé non relu

Tome 1!I. Chap. III. Tripots. — '5C. Divorce

— XI. Les parvenus.

386. — Un Pot sans couvercle et rien dedans, ou Les Mystères du souterrain de la rue de la Lune. Histoire merveilleuse et véritable, traduite du français en langue vulgaire ; par Louis Randol. — Paris, chez B. Loyerot, et chez les mari:h. de nouv., an VU, in-8, viii-160 p. Fig. gravée. [Carn., 5236.]

Roman assez insignifiant.

Loois Ramdol est le pseudonyme d'EisÈBS Salveute.

387. — Les Astuces et les tromperies de Paris, ou Histoire d'un nouveau débarqué écrite par lui-même, contenant les ruses que les intrigants les filous, les petits marchands, certaines jolies femmes, etc., mettent communément en usage pour tromper les gens simples et les étrangers.

Ouvrage rédigé et mis au jour par P.-J.-B. NouG.\RET. Avec [2] figures.

— Paris, i'aiiteiir, rue des Pidits-Augu^tins, n" 9, an Vil, 2vol. pet. in-i2, de et p. [Carn., 2831 A.]

11 faut pent-ètre 3 vol. à cette édition : voir Iii!)liMtlic(|Me nationale, Li^ i'I A.

La pieniiére édition, qui était anonyme, avait paru en l77o. (Voy. ci-dessus le n" 211.)

Cf. len» 275,

388. — Le Nouveau Paris. Par le cit. AJERCiKu. — Paris, chez Fiichs, Ch. Pougens, et Ch. Fr. Cramer, libraires, S. D. (1799), 6 vol. iu-8, de 1 /'.-xxxviii-220, 234, 248, 236, 236 et 232 p., jtlus les titres. [liibl. nat., Lr' 74.] [Carn., 2873.]

11 y a des exemplaires qui ont pour adresse : Â Brunsvic, chez Frédéric Viewcg ; et à Paris, chez Fuchs.. . Us ne différent que par le titre; l'intérieur du volume ainsi que tout le texte sont ixactement les mêmes.

A la fin de \' Avant-propos , pasre xxxviii, se lit la date du tO fiiniaire an Vil (3U iioveml;re I7!»8), ce qui ne permet pas de supposer que la publication de cette édition soit antérieure à 17i)!i. C'est bien l'édition originale. Quérard cite une édition de 1707; c'est une erreur, et cette erreur a été souvent reproduite, notamment par l'éditeur de 18G2 (voy. ci-dessous le u" 3!'0) dans son Introduction.

Il Le .Nouveau Paris » est beaucoup plus un écrit polilique qu'un ouvrage d'observation. On a déjà reniiirqué avant nous que l'auteur aurait dû suivre le modèle qu'il s'était tracé à lui-même dans le « Tableau de Paris » : cette remarque est pleine de justesse, car sous prétexte de tableauv ou de descriptions, Mercier se laisse entraîner à des théories et des divagations pleines de la phraséologie et de l'emphase de l'époque. Ces défauts, qu'un censeur sévère pourrait déjà reprocher au « Tableau de Paris», sont encore plus prononcés dans le « Nouveau Paris ».

Mais cela n'empêche pas cet ouvrage d'être fort intéressant pour celui qui saura le consulter.

Je citerai plus bas (voy. n"» 301-39:!) une curieuse et intéressante critique du " Nouveau Paris ».

389. — Le Nouveau Paris. Par le cit. Mercier. — A Briinsicick, et chez les prineipanx libraires, 1800, 6 vol.

in- i2. [Carn., 2878.]

Réimpression textuelle de l'édition précédente. Jlême « Avant-propos » et même nombre de chapitres.

390. — Paris pendant la Révolution (1789-1798), ou le Nouveau Paris, par SÉR.\sTiE.\ Mercier. Nouvelle édition, annotée, avec une introduction [par Louis L.vcour]. — Paris, Poulet-Malassis, 1862,2 vol. in-[2, xiii-429c«474 p. [Carn., 2879.] [Bibl. nat., Li* 74 bis.]

L'éditeur de celte réimpression a souvent fait d;iiis le texte de Mercier des coupures plus ou moins importantes; quelquefois ces coupures sont indiquéis par des points, comme dans le chapitre CVlli, nititnié « Théopliages », ou la suppre.-sion porte sur un passage impie; d'autres fois, rien n'avertit le lecteur que le texte a été tronqué, comme dans le elupitre XXXVl ilome 11, p. 37 de l'ancienne édition, et t. I, p. I7;> de la réimpression de tSOi). où Ton a omis une citatii)n extraite de « La Police dévoilée » de Manuel (toiuc î, p. 204), dirigée contre la religion, citation faite à l'occasion di: l'abbé ilo Boislaurette, bien con:iu par sa diatribe contre le célibat des prêtres. (Cf. ma «Bibliographie de l'histoire relig. du Paris pend, la Ré\olut. », n" .;20.)

Ces lacunes, rinsulTisance des notes qui aceompagtient cette édition du <( Nouveau Paris » et quelques erreurs qui déparent l'introduction ont leur compensation : c'est une table des matières qui, bien que rédigée dans un ordre niétliodiiiuc

TABLEAUX DE MŒURS

que l'on pourrait critiquer, facilite singulièrement les recherches. L'existence de cette table m'a engagé à ne pas donner ici le détail du contenu de l'ouvrage de Mercier, puisque je n'aurais eu, à peu de chose près, qu'à la copier. 11 ne faut pas, d'ailleurs, se lier au titre d'un chapitre quand on fait une recherche dans « Le Nouveau Paris » : tel titre qui vous fait espérer d'être arrivé au but d'une recherche sera plus d'une fois la cause d'une désillusion.

Le témoignage de Mercier ne doit, du reste, êlre invoqué qu'avec beaucoup de circonspection. Il est souvent difficile de préciser à quelle époque se rapporte telle ou telle scène qu'il nous retrace. C'est à l'occasion de cette difficulté qu'il s'est élevé en 1866 dans «L'Intermédiaire » une curieuse polémique sur la question de savoir si l'on pouvait, ainsi que l'a fait Louis Blanc dans son (( Histoire de la Révolution » (t. XI, p. l'il), s'appuyer sur le chapitre 234 du « Nouveau Paris « pour affirmer que. pondant la Terreur, la capitale offrait un aspect animé et luxueux. (Voy. « L'Intermédiaire », 11. 717; 111, 26, 17i, 294. 304.) Interpellé, Louis Blanc prit la plume et défendit sa manière de voir; le bibliophile Jacob lui répondit, et... ad hue sub judice lis est.

Je remarque que, dans sa réponse, M. Paul Lacroix est tombé dans l'erreur que j'ai déjà reprochée à Quérard et à M. Louis Lacour, en disant que l'édition publiée à Paris, sans date et en 6 vol. in 8 (n" 388 ci-dessus), est de 1707; ce qui n'est pas possible, je le répète, puisque l'Avantpropos est daté du 10 frimaire an VU [30 novembre 179S].

391. — Six lettres à S.-L. Merciei^ de l'Institut national de France, sur les six tomes de son « Nouveau Paris ». Par l'auteur du <c Voyage de deux Français au nord de l'Europe, etc. ». — Paris, BatilUot, Debray, an IX (1801), m-i2, xii-334p. et i f.

d'errata. [Carn., 2880.]

Critique très violente du « Nouveau Paris ». (Voy. les n"' précédents.)

Dans cette édition, 1' « Avant-propos n est signé : A. FoRTiA. Un « Avis de l'auteur », imprimé au verso du titre, est signé de ses initiales, à la main. Cet avis constate que c'est bien là l'édition originale (et non pas celle qui est décrite sous le numéro suivant).

392. — Six lettres à S.-L. Mercier, de l'Institut national de France, sur les six tomes de son « Nouveau Paris » Par un Français [le comte Forti.\ de Piles]. — A Paris., chez les marchands de nouveautés, an IX (1801), in-ii, xii-334 p. et i f. d'errata. [Bibl. nat., Li»7o.]

Dans cette édition (voy. l'article précédent), r « Avis de l'auteur » a été remplacé, au verso du titre, par la liste des « Fautes omises dans l'errata (pii est à la fin » ; la signature de l'auteur a disparu à la fin de 1' « Avant-propos »

qui présente quelques variantes. Le corps du volume est absolument semblable dans les deux éditions ; il me paraît que l'on n'a réimprimé [)Our celle-ci que les xii premières pages.

393. — Le Gilblas de la Révolution, ou Les Confessions de Laurent Gift'ard.

Par L.-B. Picard, de l'Académie française.— Paris, Baudouin frères, 1 824, ^vol. m-12, Fig. [Carn., 2882.]

Roman assez curieux ; histoire d'un garçon perruquier qui assiste à tous les événements de la Révolution qui se sont passés dans la capitale.

— Chaque volume contient une jolie figure. — « Le Gilblas » a obtenu une 3° édition en 1823.

— Picard a publié d'autres romans dans le même genre.

394. — Tableau de Paris, en l'an VIII. — S. L. [Paris], chez Laran, imprimeur - libraire, Palais - Egalité, galerie de bois, n° 245, pri.v 3 sots, S. D. {an VIII), m-4, 4 p. [Bibl. nat., Lk'' 6048.]

Cette pièce curieuse dont je n'ai jamais vu que l'exemplaire de la Bibliothèque nationale, est, il est vrai, plutôt un indicateur qu'un tableau de mœurs ; mais elle contient toutes sortes de renseignements et quelques réflexions intéressantes. Je ne puis en donner l'énumération complète , il me suffira de signaler les indications suivantes : Agents de change. [« Tous se plaignent de la stagnation causée par la prolongation de la guerre. »] — Apothicaires. [ Il Leurs mémoires sont moins enflés qu'anciennement.. . » ] — Bains. — Bourse. — Centenaires. — Ecoles. — Fêtes nationales. — Lycée républicain. — Loyers. — Perruquiers.

— Repas. — Restaurateurs. [« Les uns font fortune, les autres se ruinent. En général ils sont chers. . . » .] — Rues. — Voitures publiques.

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