L'Époque sans nom
Esquisses de Paris. 1830-1833. Par M. A. Bazin. — Paris, A. Mesnier, 1833, 2 vol. iJi-S, 2 /•.-vi-307 p. et 2 A-323 p. [Bibl. nat., Lb^' 28.] [Carn., 9927.]
Excellent ouvrage dans lequel ce littérateur bien connu a consigné une quantité de curieuses observations.
Extrait de la table. Tome I : Le bourgeois de Paris. — L'émeute. — Hlayeux. — Les Tuileries. — Le Luxembourg. — La Bourse. — Le Palais-de-Justice. — L'Institut.
Tome IL Los églises. — Le quartier Saint- Jacques et la Chaussée d'Antin. — Les spectacles.
— Les boulevards. — La place Royale et le Palais-Koyal. — Le jour de l'an. — Le choléra.
— Le flâneur.
687. — Pai'is malade, esquisses du jour. Par Eugène Boch. — Paris, Moutardier, 1832-1833, 2 vol. in-8, 436 et 384 p. [Bibl. nat., Li» 130. J [Carn., 4481.]
Le premier volume ne porte pas d'indication de tomaison.
L'auteur a eu l'idée de tracer le tableau de la vie exceptionnelle où la présence du choléra avait jeté la capitale. Ses « esquisses n consistent en scènes dialoguécs dans lesquelles sont étudiées les mœurs dccette malheureuse époque,
688. — Physiologie du ridicule, ou Suite d'observations par une société de gens ridicules. Troisième édition. — Paris, Ch. Vimont, 1833, 2 vol. in-S, 2 /■.-iv-286 et 2 f.-2ô2 p. [Carn., 5363.]
Cet ouvrage spirituel et intéressant est de M"° Sophie Gay; il a été réimprimé en 1804 avec le nom de l'auteur.
Cette mention « Troisième édition », avec la date de 183.'i. me semble une supercherie; la première édition avait paru cette même année.
689. — Promenade gastronomique dans Paris, présentant un tableau fidèle, anecdotique et comique dos faits et gestes des cuisiniers et cuisinières de tous les étages, ainsi que destraiteurs, restaurateurs, consom-
mateurs, etc. Par un amateur. Ouvrage orné de six gravures. — Paris, Dondei/-Diipré. 1833, pet. m- 12, xxiii-171 p., 6 fig. [Bibl. nat., Li'^ 7.] [Carn., 2971.]
Par TuÉvENiN.
Tableau moral des établissements culinaires de la capitale. Intéressant et rare.
690. — Soiréesjoyeuses et galantes du Palais-Royal et de ses environs, ou Tableau des aventures amoureuses délicates et funestes qui s'y renouvellent chaque jour ; publié par M. de Saint-Laurent, témoin oculaire et habitant ce délicieux séjour. — Paris, Terry, 1833, pet. in-12, 140 p. et 1 planche coloriée à double sujet . [Carn., 14964.]
La première édition de cet ouvrage, qui est probablement de P. Ccisin, avait paru en 1815. (Voy. ci-dessus le n" 522.) La planche, qui dans cette nouvelle édition est très grossière et mal coloriée, n'est pas la même que celle qui se trouve dans la première.
691. — Paris, ou Le Livre des cent-et-un. — Paris, chez Ladvocat, libraire d^. S. A. R. le duc d'Orléans, 1831-1834, 13 vol. in-8. [Bibl. nat., Li3 129.] [Carn., 2918.]
Trois volumes portent la date de 1831 ; six, celle de 1832; quatre, celle de 1833; et deux, celle de 1834. Le dernier volume n'a été mis eu vente qu'au commencement de 1832.
Les trois premiers volumes ont été réimprimés ; ils portent sur le faux-titre la mention « Seconde édition », et sont datés de 1832, cette seconde édition est en tous points semblable à la première.
Ce recueil est, comme on le sait, composé d'une série d'articles rédigés par l'élite des littérateurs du temps.
On trouve en tête du premier volume un avertissement du libraire, dans lequel il est parlé des « circonstances fâcheuses » dans lesquelles il se trouve, et à la suite desquelles divers écrivains ont résolu de venir à son secours en lui fournissant les chapitres qui devaient composer l'ouvrage intitulé : « Le Diable boiteux à Paris, ou Paris et les mœurs comme elles sont ». Un prospectus avait annoncé l'ouvrage sous ce titre; mais au dernier moment les auteurs décidèrent que le titre définitif serait : « Paris, ou Le Livre des cent-et-un ». Le libraire Ladvocat avait rendu service à plus d'un homme de lettres, particulièrement à ceux du clan romantique : chacun rivalisa de zèle et la matière ne lui manqua pas.
L'ouvrage devait d'abord n'avoir que dix volumes ; on alla jusqu'à quinze. (Voy. l'avertissement du t. XI.) — Mais on peut y joindre une publiciitiiju d'un genre exclusivement littéraire.
" Les Cent-et-une nouvelles », qui eut peu de succès, et dont il est parle dans l'article suivant.
« Le Livre des cent-et-iin » ne contient qu'une planche hors texte, en tête du tome XIII: de plus, dans le tome XV, se trouve une grande planche reproduisant le fac-similé des signatures de tous les auteurs qui, à l'origine, avaient si généreusement promis leur concours au libraire Ladvocat.
In très petit nombre d'articles de cet ouvrage ont été publiés à l'état de tirage à part.
Un amateur parisien m'a assuré qu'il existait une contrefaçon belge du « Livre des cent-etun 11 : je manque absolument de renseignements sur cette édition queje n'ai jamais vue, et j'ai le regret de n'être pas mieux renseigné sur les contrefaçons publiées sous les rubriques ia Haye ou Francfort, contrefaçons dont l'existence n'est cependant pas moins certaine.
C'est ici le lieu de rappeler que M. Darthcnay a publié dans Ze Figaro (n"» SoG. jeudi 14 juin 1860, à bOl, dimanche 1"'' juillet ISGOj une biographie de Ladvocat; on la dit intéressante et bien faite.
Tout Paris se trouve passé en revue de la façon la plus intéressante dans " Le Livre des Cent-et-un » ; quelques-uns des chapitres de cet ouvrage sont purement littéraires; j'ai cependant cru devoir donner m extenso le détail de chacun d'eux, avec les noms d'auteurs, car si ces chapitres ne se rapportent pas à l'histoire physique ou morale de Paris, ils se rapportent du moins directement à son histoire littéraire : le lecteur pourra en juger.
Tome \. — Asmodée. par Jules Janin. — Le Palais-Royal, par Eugène Roch. — Le bourgeois de Paris, par A. Bazim. — Le Jardin des Plantes, par Baktdklémï et Mért. — Une maison de la rue de l'Ecole-de-Médecine [la maison de Marat], par Gustave Drouineau. — Le Bibliomane, par Ch. Nodier. — Les soirées d'artistes, par A. Jal. — La Conciergerie, par Pn. Chasles. — Les bibliothèques publiques, par P.-L. Jacob, bibliophile. — A BI. de Chateaubriand, par BÉRANCER, — A M. de Béranger, par Ciiatealbihand; — L'ingratitude politique, par JouY. — Une fête aux environs de Paris, par Ch.-P. de Kock. — Une première représentation, par Merville. — La Morgue, par Léon Gozlan. — Une maison du Marais, par Henry Monmer. — 1/Abbaye-aux-Bois, par M""" la duchesse d'AbrantIss. — Une fête au Palais-Royal, juin 1830, par M. de Salvandy.
Tome. IL — La Chambre des députés, par A. Bazin. — Candidats académiques et politiques, par Nepomucène Lemercier. — Un voyage en omnibus, par Ernest Fouinbt. — Les Enfants- Trouvés, par André Delrieu. — Le salon de La Fayette, par .Kkc. Luchet. — Des soirées littéraires ou les poètes entre eux, par Sainte- Beuve. — polichinelle, parCu. Nodier. — L'abbé Châtel et son église, par J. Janin. — Charlatans, jongleurs..., par Pommier. — Un atelier (de peintre) de la rue de l'Ouest, par Cordelirr- Delanoue. — Le cocher de cabriolet, par Al. Dumas.— Les deux saint-simoniens, par le comte Alexis de Saint-Priest. — Un conseil de discipline de la garde nationale, par Cii. Dupbutv. — li'n bal chez le comte d'Appony, par .M""» la comtesse de Bradi. — Les musiciens, par Castil- Blaze. — Les gens de lettres d'autrefois, par Kkiiatiiï.