‹ Bibliographie parisienne: Tableaux de mœursChapitre 44 sur 178 · IV. Autres finesses champêtres et parisiennes · texte numérisé non relu

IV. Autres finesses champêtres et parisiennes

V. Bijoux trouvés. Avis au lecteur. — VI à IV. Autres astuces parisiennes... — XVi. Les petits spectacles des boulevards. . . — XXVII . Aventures ches un traiteur du boulevard. — XXVIII. Los Académies de jeu... — XXXVII. Histoire d'une femme entretenue. — XXXVIII-XXXIX.

Coup d'œil sur les priïtons. . . — XLI. Départ. . . Dernière astuce aux barrières de Paris.

lue nouvelle édition Aéié publiée en l'an Vil. Voyez ci-dessous le n" :i87 et consultez la note du'ii» i75.

Qii'rard cite une édition de 1776, que je n'ai jamais vue.

212. — Les Confidences d*une jolie femme. — Amsterdam; et Paris, veuve Duché sne, 1775, ^ parties in'i2.

Par M'>* d'àlbikt [de Lutiib?J. Il parait que ce roman est bien écrit, plein d'intérêt, et qu'il peint bien les caractères qui y sont mis en scène. Voyei le « Bulletin du Bibliophile » de Téchener, année 1862, p. 1253.

213. — Lettre de Henri IV, à la nation françoise. (De l'Olympe, le 15 février 1775.) — A Amsterdam, 1775, in-8, 36 p.[Bibl. nat., Li» 41.]

Brochure écrite avec esprit, et dont le tour ne manorue pas d'un certain sel. Henri IV, comparant les mœurs de son temps à celles du xviii" siècle, qu'il observe du haut de l'Olympe, trouve d'abord que ses sujets lui paraissent plus communément ridicules qu'aimables, mais il en arrive à convenir qu'ils ont fait du progrè:t dans certains genres. Ce au' il leur reproche le plus, c'est leur légèreté d esprit, qui se traduit dans tous leurs actes . Que de travaux projetés et non encore commencés I Que de projets ébauchés et non encore achevés ! La capitale en offre maints exemples. « Tâchez, leur ait-il, de ne plus être extrêmes dans vos goûts, dans vos plaisirs, dans vos opinions, dans vos jugements, dans vos pré- Jugés, et jusque dans les moindres bagatelles. Purgez-vous de cette funeste inconséquence. . . et ne criez pas qu'on vous ôte le nécessaire, quand c'est vous-même qui vous épuisez par le jeu, le faste, le libertinage, les superfluités et les fantaisies de la débauche et de la vanité n.

214. — Essai sur le caractère et les mœurs des Français comparées h celles des Anglais. — Londres, 1776, tn-12, 2 f. et 291 p. [BibL nat., Li* 12.]

Par le chevalier db Kutlidob. Cet ouvrage a été Imprimé en anglais en 1770 sous le titre de « An account of the character and manners of the French » ; c'est du moins ce qui est dit à la page 286 du volume.

On ne rencontre dans cet écrit de passages directement relatifs à Paris que ceux qui se trouvent aux pages 19 et suivantes. L'auteur y fait une sorte de comparaison entre notre capitale et celle de l'Angleterre. Le volume est. en Sénéral, consacré à l'étude des différentes classes e la société, l'observateur y passe en revue le clergé, la magistrature, la noblesse, etc. Les femmes ont une largo part dans son étude.

215. — La Quinzaine angloise à Paris, ou l'art de s'y ruiner en peu de temps. Ouvrage posthume du docteur Stêar.nk, traduit de l'anglois par un observateur. — A Londres, 1776, tn-12, xvi-287 p. [Carn., 6646.]

Par le chevalier db Rotlidob. Edition originale de cet ouvrage qui a été souvent réimprimé (voy. ci-dessous les n«« 224, 369). 11 est divisé en quinze journées ou chapitres. Le voyageur, lancé J

dans « le monde où l'on s'amuse », est le héros ou la victime de toutes sortes d'incidents. Le chapitre IX (courses de chevaux) est particulièrement curieux ; mais il faudrait tout citer. La logue qu'a eue cet écrit me paraît très justifiée. J'en connais une traduction suédoise, publiée à Stockholm en il9±. Voy. ci-dessous le n« 34Ô,et pour une traduction anglaise, le n* 215 &is. — Rutlidçe a aussi écrit un « Supplément à la Quinzaine anglaise... » Voyez le rfi 283.

215 bis, — The Englishman's fortnight in Paris, or the Art of ruininc one's self in a few days. Translated from the French. — Londorit Kairsley, 1777, in-8.

D'après Watt.

216. — Les Rêveries d'un amateur du Golisée, ou les femmes sans dot.

— Londres; et Paris, RuatUl, 1776, tn-8, 160 p. [Bibl. nat., Li» 233.]

« Cette bagatelle a deux objets, dit l'auteur dans son Avertissement : i" Elle expose les avantages nombreux et considérables qui en résulteraient pour le bonheur public, si l'on publiait une loi qui ordonnât que les femmes désormais n'apporteront aucune dot à leurs maris. î*> Elle propose des amusements du genre le plus intéressant et le plus noble qu'on poorrait donner à la nation dans le Golisée. »

Cette brochure est assez curieuse.

On sait que le Colisée, sur remplacement du* quel est situé la rue actuelle du même nom, était un lieu de plaisir dont la construction fut commencée en 1769 et terminée en 1772.

C'était un établissement délicieux qui attirait tout Paris ; musique, danse, feux d'artifice, joutes, courses de cnevaux, boutiques de curiosités, de modes, de bijoux, cafés, spectacles, etc. tout y était charmant II fut supprimé et démoli en 1780.

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