‹ Bibliographie parisienne: Tableaux de mœursChapitre 48 sur 178 · Les Juvénales. A. Fr. L. L · texte numérisé non relu

Les Juvénales. A. Fr. L. L

B. DE L. L. — A Vancé, 1779, petit in-8, 66 p. [Cam., 15015.]

Satires. La première a pour titre : « Le siècle dégénéré ■>, en vers octosyUabiques. La seconde : « La fausse grandeur », en vers irrégulii^rs, ainsi que les pièces suivantes. La troisième : « Le maître laquais, et le laquais maître ». Enfin, la

auatrième : « l.a captivité n. Dans l'exemplaire e Carnavalet, ces 66 pages sont suivies de « Les ténèbres de Longchamps » en 7 pages, chiffrées à part.

M. Maurice Toumeux m'a fait remarquer que la publication de ces satires a été signalée dans la <* Correspondance secrète » de Métra, tome VUI, p. 02, sous la date du 19 juin 1779. La majeure partie de la première d'entre elles y est reproduite, mais malhcureascment le gazctier ne nous dit rien de l'auteur. On pourrait, au premier abord supposer que les initiales qui se trouvent sur le titre désignent le comte de Lauraguais, à qui l'ouvrage aurait été dédié, mais ces initiales ne correspondent pas complètement à ses nom et prénoms qui étaient, je crois, Louis-Léon-Félicilé, et non François...

Vaneé est peut-être l'anagramme imparfaite de Caen^ mais cette hypothèse est encore bien hasardée.

232. — Mon Oisiveté. — A msterdam ; et Paris, Gveffrej', 1779, in-8, 2 /f., 430 p. (t 1 f. d'errata, 1 fig. [Bibl.

nat., Li' 63.]

Par Ch. Rnii. — Cet ouvrage a été reproduit en 1787 sous le titre de « Considérations philosophiques...». Voyex ci-dessous le n" 282. — Titre«i de quelques chapitres : De l'éducation (p. 57). — Des femme* (p. 69). — Des carrosses, etc.. etc., (*ic)(p. 91). — Ouvrage diffus, mais qui, par moments, pourrait procurer quelques

trouvailles curieuses à un lecteur patient... et indulgent.

C'est par erreur que La France littéraire date ce volume de 1771.

233. — L'Almanach véridique sur les mœurs du temps pour l'année MDCCLXXX. — Genève et Paris, chez iesmarch. de nouv., 1780, in-S, 35 p.

[Bibl. nat., LiH7.]

« Cet ouvrage répond-il à son titre ? Relises • le. N'y répond-il pas ? Ce ne sera pas le premier alnianach qui aura menti. » Telle est la dernière phrase de ce petit volume qui est futile, mais dans lequel on peut trouver quelques traits curieux ou intéressants.

234. — L'Espion français à Londres, ou Observations critiques sur l'Angleterre et sur les Anglais. Par M. le chevalier DE Goudar, auteur de « L'Espion chinois ». — A Londres^ aux dépens de V auteur, 1780, 2 vol, m-12, 240 e^ 264 p. [Carn., 10728.]

Recueil de lettres on chroniques (27 février- 6 juin 1778), contenant des anecdotes sur divers personnages et des comparaisons entre Paris et Londres.

235. — Graves Observations sur les bonnes mœurs faites par le Frère Paul, Hermite de Paris, dans le cours de son pèlerinage. — A CHermitaqe, 1780, pet. in-8, 171 p. [Carn., 12452.]

Recueil de poésies assex libres. — Par P. -P. GcDifT. Voyex Quérard, Supercheries, III. 42, b; je ne connais pas l'édition de 1779 qui est citée par le bibliographe. D'après lai, ce volume a été réimprimé en l'an XII (1804).

236. — Nouvelles Lettres d'un voyageur anglais; par M. Shkrlock.

— A Londres ; et se trouve à Paris, chez Esprit, libraire, au Palais-Royal ; chez la veuve Duchesne, rue Saint-Jacques, 1780, in-S, 248 p. [Bibl. nat.. G.]

Cet ouvrage, quoique ne portant aucune indication de tomaison, peut être considéré comme le second volume des «« Lettres d'un Voyageur anglais ». {Londres, 1770. m-8, t59 p.' sans nom d'auteur, mais par SaiaLoca). Le premier volume ne contient aucune lettre sur le séjour de l'auteur à Paris ; il n'en est pas de niému du second dont les pages I2*i-i48 sont consacrées à la capitale.

L'auteur s'occupe beaucoup des mœurs et dos usages, ainsi que des modes: il donne Kf!< appréciations sur la société qu'il a fréquentée, et^cs appréciations sont toujours favorables. 11 aime à constater » qu'il est impo!>sible de quitter Paris sans regret ».

Quoiqu'écrit par un étraneer» ce livre est d'un style suffisamment agréable. Je ne sais si ces lettres ont été aussi publiées en anglais.

237. — Epître circulaire, ou Cadeau h faire h tous mes neveux, mes nièces, mes cousins, mes cousines, mes voisins et voisines de tous les âges, les rangs et les classes que nous représente le premier jour de l'an 1781 et jours suivants. — Amsterdam; et Paris^ chez tous lea march.

de nouv,^ 4781, in-8, 26 p, [Bibl. nat.

Li»» 4.]

Sur l'abus des -visites du jour de Tan et Tennui qu'elles causent à ceux qui les reçoivent.

238. — Paris vu tel qu'il est. — A Londres; et se trouve à Paris, chez les libraires quivendent les nouveautés^ 4781, m-8, 31 p. [Bibl. nat., Li» 51.] [Carn., 5370.]

« Je m'ennuie en province, dit un jour la baronne de *** à son mari.... J'ai entendu parler de Paris, je veux y aller. Point de réplique... Partons. »

Le couple arrive dans la capitale, se lance dans le beau monde, passe tout en revue : les

ftromcnades, l'Opéra, la Comédie-Française, et es autres théâtres. Ce thème donne lieu à des objtcrvatioRS piquantes et nous fournit des détails intéressants, mais malheureusement très succincts.

Cet ouvrage a été pillé par l'auteur de « Il n'y a qu'un Paris dans le monde*, publié en 1813. Voy. len«483.

239. — Les Sottises et les Folies parisiennes; aventures diverses, etc.

Avec quelques pièces curieuses et fort rares : le tout fidèlement recueilli par M. NouG.vRKT. — A Londres; et se trouve à Paris, chez la veuve Duchesne, libraire, rue Saint-Jacques, au Temple du Goût, 1781, 2 parties m-12 de vni-144 et 130 p. [Bibl. nat., Li» 50.] [Carn., 2853.]

Recueil d'anecdotes. Voyez ci-dessous la note du n^ 275. Il y a peut-être une édition avec la rubrique //amoofir^, mais je ne la connais que par la mention que j'en ai rencontrée dans un catalogue de libraire.

240. — Le Comte et la Comtesse du Nord; anecdote russe mise au jour par M. le chevalier Du Coudr.vy. — A Paris, chezBelin, libraire, rue Saint- Jacques, 1782, m-12, 144/). (Bibl. nat., Lk'^6492, t. V.J [Carn., 330, L IL]

Le faux-titre porte : « Suite des R«isais sur Paris.

Le Comte et la Comtesse du Nord. Prix 30 sds, avec le portrait de ces illustres -voyageurs. ■ Ce volume se rencontre quelquefois séparément, mais il forme une partie (pour l'antre part»

▼oyex ci-dessous le n* 25i) du tome Y des « Nouveaux Essais historiques sur Taris, pour servir de suite et de supplément à ceux de M. de Saint-Poix».

Leurs Altesses impériales Pant Petrowitsch, doc de Holstein-Gottorô, grand-duc de Russie, et Marie Fcderovrna do Wurtemberg, son épouse, sous le nom modeste du comte et de la comtesse du Nord, arrivèrent à Paris le samedi 18 mai 1782 et y séjournèrent jusqu'au 19 juin. Ils étaient descendus à l'hôtel de l'ambassadeur de Russie, rue de Grammoot, au coin du boulevard, dans l'immeuble où est actuellement la Librairie Nouvelle. Le récit de leur séjour dans la capitale contient beaucoup de détails curieux.

Il convient de rapprocher de ce volume plusieurs chapitres des « Mémoires » 'de M"* d*0berkirch (Charpentier 1853, 1vol. m-12. chap. x et iuivants). La baronne d'Obcrkirch, amie intime de la princesse de Wurtemb«>g qai devint grande-duchesse de Russie, accompagna les illustres personnages dans leur voyage, et son récit complète très heureusement celui de Du Coudray. Cf. le n* 252 ci-dessous.

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