HENRI CORDIER
Membre de l'Institut AVEC LES FAC-SIMILÉS DES TITRES DES ÉDITIONS ORIGINALES
PARIS
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Mon premier soin, en présentant cette Bibliographie aux souscripteurs des Œuvres complètes de Stendhal, est de remercier de toutes mes forces, et bien affectueusement, son dévoué rédacteur, M. Henri Cordier. Je suis sûr d'exprimer ainsi, et dès le début de cet ouvrage, les sentiments de tout lecteur de Stendhal, de tout lettré qui par curiosité, par goût ou par besoin professionnel aura recours à cette encyclopédie stendhalienne.
Vers 1880, M. Henri Cordier était déjà stendhalien et l'on connaît ses belles études sur Stendhal et ses amis, Molière et Stendhal, etc.. La présente bibliographie apprendra à beaucoup qu'il ne faut pas le confondre avec son homonyme, l'honorable Auguste Cordier, auteur de Stendhal raconté par ses amis et ses amies, etc., possesseur de précieuses et magnifiques reliques de l'auteur de la Chartreuse. Regrettons en passant que ces manuscrits, ces livres annotés qu'il avait su réunir avec tant de goût, M. Auguste Cordier
VIII BIBLIOGRAPHIE STENDHALIENNE
ne les ait pas légués à M. Henri Cordier. Leur conservation eut certes été définitivement assurée. Car l'auteur de la présente bibliographie possède à la fois l'enthousiasme et l'esprit méthodique et froid. Et bien qu'il ait tourné son activité vers des études bien différentes et se soit affirmé maître en orientalisme, il est resté fidèle à Stendhal. Des séjours de plusieurs années en Chine, en Afrique, dans les deux Amériques, d'où il a ramené des découvertes considérables, ne l'ont jamais complètement détourné d'Henry Beyle. Et je soupçonne fort qu'il fut sur les bords du Zambèse le premier lecteur de Stendhal. N'ayant jamais cessé de s'intéresser à tout ce qui touche l'auteur du Rouge et le Noir, bibliographe d'Orient tout en l'étant de Beaumarchais et de Lesage, enthousiaste de son sujet et habitué à la minutie, à la précision, M. Cordier était tout désigné pour la rédaction de ce répertoire stendhalien. Je n'oublie pas avec quelle bonne grâce, quelle abnégation il a bien voulu l'entreprendre. Dans un important numéro de la Reuue critique des Idées spécialement consacré à Stendhal et dont on trouvera plus loin le détail, M. Cordier, expliquant comment il était devenu stendhalien, a rappelé comment il l'était redevenu, par moi officiellement — et j'en suis fier. Réunir et grouper tout ce qui avait été écrit sur Stendhal jusqu'à nos jours, mettre de Tordre, de la méthode chez celui qui par goût ou par prudence aima tant le mystère et la mystification, ce n'était pas une mince besogne. On le verra, cet ouvrage est autre chose