AVANT- PROPOS
Il n'est pas de poète qui ait eu le privilège d'occuper l'opinion publique aussi longtemps que l'a fait Clotilde de Surville. Quand ses œuvres parurent, elles firent sensation ! On les trouva si belles que des doutes s'élevèrent sur leur authenticité. Les critiques se rangèrent en deux camps; les uns ne virent, dans les œuvres de Clotilde, qu'un pastiche admirablement réussi ; les autres, au contraire, y trouvèrent des poésies authentiques qu'on avait gâtées et embelhes.
De là, une lutte littéraire qui dure depuis 73 ans.
Aujourd'hui, ce grand procès d'histoire est sur le point de se terminer ; bientôt, un monument s'élèvera dans le pays où notre illustre poète composa ces chants qui ont toujours fait l'admiration, même des sceptiques.
Notre intention n'est pas de donner ici la vie de Marguerite-Clotilde de Surville, ni d'ouvrir de nouveaux débats ; nous offrons simplement à nos compatriotes nos Z?^c/ï^rc/2f5 bibliographiques sur la question survillienne.
Afin que le lecteur puisse suivre ce procès littéraire, depuis sa naissance jusqu'à ce jour, nous avons eu soin de classer nos articles par ordre chronologique et de faire connaître l'opinion de chaque critique.
Ce travail, qui n'avait pas encore été fait,sera accepté avec plaisir, nous aimons à le croire, par tous ceux qui s'occupent de notre illustre poète, depuis ses plus fidèles champions, jusqu'à ses plus grands détracteurs.
SURVILLIENNE
Journal littéraire de Lausanne. — 1797 et 1798. Du mois de juillet 1797 au mois d'octobre 1798 , le marquis de Surville y publia une série d'articles sur Clotilde de Survîlle. C'est la première fois qu'il est question de cette femme-poète du quinzième siècle.
Poésies de Marguerite-Eléonore-Clotilde de Vallon- ChalySy {depuis madame de Survîlle) poète françois du quinzième siècle, publiées par Charles Vanderbourg, Paris, chez Henrichs, An xi. mdccciii, in-8°.
Edition originale des poésies de Clotilde de Surville.
Deux autres éditions, absolument semblables à celle-ci, ont été publiées par Henrichs, en 1804.
Le Magasin encyclopédique. — Neuvième année, t. Il, p. 283(1803).
Cet ouvrage, fondé et rédigé par Millin, fut le premier à rendre compte de la publication de Vanderbourg. Il déclara que, à ses yeux, le nom de l'auteur était supposé.
Le Moniteur. — N°' du 5 et du 7 thermidor, an xi, (24 et 26 juillet 1803.)
Laya, l'auteur des articles, formulait en ces termes son opinion sur ces poésies : « Les œuvres publiées sous le nom « de Clotilde, sont un excellent tableau original retouché « par des mains habiles. »
Le Mercure de France y par l'organe de Michaud, soutenait l'authenticité des œuvres de Clotilde de Surville.
Un auteur anonyme en fit de même dans un article du Télégraphe littéraire.
Dans le Journal de Paris (1803) parut un article d'un membre du Tribunat, Carrion-Nizas, sous le pseudonyme à'Indagator, déclarant que « le marquis de Surville était le 4c véritable auteur du recueil, qui l'aurait formé comme un « ouvrage de marqueterie en pillant des vers de tous les « côtés. »
La Décade philosophique. An xi, 3^ et 4"" trimestre, un des journaux les mieux rédigés de l'époque, consacra à l'examen des poésies de Clotilde de Surville trois longs et fort remarquables articles, dont l'auteur paraît être Guinguené (1).
L'auteur combat l'authenticité des poésies.
Le Journal des Débats politiques et littéraires, n"^ du 12 et du 13 juillet 1803, dans un article signé Indignator et intitulé : C'est un pastiche, combat également l'authenticité des œuvres de Clotilde de Surville.
Dans la Bibliothèque françoise, 1803, Philippe de Ségur fait le plus grand éloge du charmant recueil de Vanderbourg, mais laisse à entendre que celui-ci pourrait bien être un peu plus que l'éditeur.
En 1803, les journaux le Citoyen François, la Clef du Cabinet, le Courrier des Spectacles et le Bulletin de la littérature, publièrent des articles en faveur de l'authenticité des poésies de Clotilde.
(t) Supposition de M. A. Macé.
Dans un livre, publié en 1811, sous le titre de : Questions de lUtératiire légale, Charles Nodier attaqua vivement l'authenticité des poésies, qu'il attribuait à Etienne de Surville. Plus tard, il devint un croyant.
Poésies de Marguerite ■ Elêonore-Clotilde de Vallon- Chalys, depuis Madame de Surville, poète français du xv^ siècle. Nouvelle édition, publiée par Ch. Vanderbourg, ornée de gravures dans le genre gothique, d'après les dessins de Colin, élève de M. Girodet, in-S*". Paris, Nepveu,
MDCCCXXIV.
Cette édition, ainsi que deux autres publiées par Nepveu en 1824, est en tous points conforme à l'édition originale.
Poésies inédites de Marguerite-Eléonore-Clotilde de Vallon et Chalys, poète français du xv^ siècle, publiées par M. de Roujoux et Ch. Nodier — in-8" Paris, Nepveu
MDCCCXXVII.
D'après Al. Loquin, il y aurait déjà eu une édition des poésies inédites, en 1826, dans le format in-18 (voir son livre p. 190,)
L'édition de 1827 que nous avons sous les yeux ne l'indique pas.
Dictionnaire des anonymes et des pseudonymes, par Barbier, in-8% 1822-1827.
Aux yeux ds Barbier, Etienne de Surville est l'auteur des poésies de Clotilde.
Journal des savants. Juillet 1824. — Dans un article intitulé : Les poètes françois depuis le douzième siècle, Rey- « nouard dit : < 11 n'est plus possible aujourd'hui de donner « ces poésies comme authentiques. » D'après lui, Ch. Vanderbourg en serait le véritable auteur.
Dans son TaUeaude la lUtéraiiire au Moyen Age, 1830, t. II, Villeinain Kse prononce contre l'authenticité des poésies. « Nous avons eu, dit-il, comme les Anglais (en ont eu « par Chatterton), une contrefaçon élégante, une spirituelle « mystification, sur la poésie de notre xV" siècle. Nous « avons eu, quelque temps, Clotilde de Surville.
Cahiers dliistoire littéraire ancienne et moderne, 1833-1838.
Charpentier, l'auteur, se renferme dans un silence prudent mais significatif. Géruzez en fait autant dans ses Essais de littérature française, 1835, et dans son Histoire de la littérature française jusqii en 1789, 1852.
Manuel du libraire et de Vamateur de livres, par J.-Ch. Brunet 1810, 1842 et 1844.
Brunet dit que le marquis de Surville est l'auteur des poésies de Clotilde.
Mémoires de V Académie des hiscriptions et Belles- Lettres, tome IV, V^ partie. Eloge de Vanderdourg par Daunou, secrétaire perpétuel. A propos des poésies de Clotilde de Surville, le célèbre biographe dit : « Il est donc « permis de conjecturer que Vanderbourg a eu la principe pale part au volume imprimé en 1803; qu'il est le véri- « table auteur des meilleurs morceaux et que ce qu'ils ont « acquis de renommée lui appartient. »
Voir le Moniteur du 28 octobre 1839.
hdi France littéraire, par Quérard, in-8^ 1826-1839. L'auteur attribue les poésies de Clotilde à Etienne de Surville.
Mémoires de V Académie royale des Sciences et Belles- Lettres de Caen, année 1840, — De la poésie lyrique en France, par M. F. Vaultier.
L'auteur combat l'authenticité des poésies de Clotilde.
Revue des DeuxMondes, 1" novembre 1841. —Poètes et romanciers modernes, Clotilde de iSz<r^;27/^, par Sainte- Beuve.
L'auteur a attribué les poésies tantôt à Vanderbourg, tantôt à Etienne de Surville.
« La prétendue Clotilde, dit-il, est un poète de l'école « moderne, un bouton d'églantine éclos en serre, à la veille « de la renaissance de 1800.
Tableau historique et critique de la poésie française au xvi^ siècle, par Sainte-Beuve, Paris, 1843.
Ici l'auteur est plus explicite ; il conclut, comme Villemain, mais par d'autres arguments, que le véritable auteur des poésies mises sous le nom de Clotilde est le marquis de Surville.
AWum du Vivarais, par Albert du Boys, in-4% Grenoble
A l'article Vallon, l'auteur rompt une lance en faveur des poésies de Clotilde ; plus tard, dans une note écrite à la fin du volume, il se montre fortement ébranlé par le témoignage de M. Lavialle de Masmorel, et ne combat plus guère que pour l'authenticité de l'existence de Clotilde, paraissant abandonner celle des poésies.
Histoire de la littérature française, par C. Nisard, 1844, 1849, 1861.
L'auteur n'ose se prononcer.
Demogeot, qui a écrit aussi, en 1857, une Histoire de la littérature française, juge à propos de garder le silence.
Souvenirs de V Ardéche, par Ovide de Valgorge, in-8°, Paris, Paulin, 1846.
L'auteur n'admet pas l'authenticité des poésies de Clotilde. (Tom. II, p. 43.)
Les Poètes français, par Crépet.
L'auteur n'ose se prononcer, mais il penche pourtant contre l'authenticité des poésies de Clotilde.
Campeaux, dans son étude sur Villon; Beaullls, dans Charles d'Orléans, se tiennent aussi sur la réserve.
Curiosités littéraires, in-18 Paris, 1857 et Dictionnaire historique de la France, in-8° Paris, 1872, par L. Lalanne.
L'auteur de ces deux ouvrages donne la paternité des poésies de Clotilde à Etienne de Surville.
Clotilde de Vallon-Chalys {Clotilde de Surville), in-12 Paris, Hachette 1858.
L'auteur, M. Eugène Villard, « n'a point songé à rou- « vrir le débat. Compatriote de Clotilde, il a eu pour but « de rattacher le souvenir de Clotilde aux lieux où elle est née « et où elle a vécu : en un mot, c'est Clotilde, châtelaine de « Vallon, et non Clotilde poète, qu il a voulu affirmer. »
Dialogue des morts. Clotilde de Surville et Olivier de Serres (en vers), par M. A. C. T. (Champanhet-Tavernol), br. in-8° Aubenas, Escudier, 1858.
L'auteur est un admirateur de Clotilde.
Récréations philologiques, in-18, Paris 1858. F. Génin, l'auteur, avec un profond dédain, attribue à Vanderbourg les poésies de Clotilde de Surville.
Annuaire de VArdèche, pour l'année 1862, p. 109, 110 et 111. — Madame de Surville, biographie- par Antonin Brun.
L'auteur croit à l'authenticité des poésies de Clotilde.
Journal de Vinstriiction publique, année 1863. ~ Articles de M. A. Macé sur Clotilde de Surville, en faveur de l'authenticité des poésies.
V Intennédtaire (ii'' du 15 février 1864).
M. G. Brunet se prononce pour Tautlienticité.
Cours familier de Littérature, par Lamartine, tome 23% entretien CXXXIV sur Clotilde de Surville, pages 81 à
Lamartine croyait parfaitement à l'authenticité des poésies de Clotilde.
M. le docteur Silhol a donné une partie de cet entretien dans VEcho de VArdèche du 30 avril 1871.
Dans la Biographie universelle, supplément, Tome LXXXV, Valentin Parisot attribue ces poésies à l'éditeur Ch. Vanderbourg.
Dans la nouvelle édition, t. XL, p. 459, G. Brunet, qui a refondu l'article du marquis de Surville, reste convaincu que les poésies sont authentiques.
Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, par Bouillet.
Dans les 19 premières éditions, l'auteur se prononce contre l'authenticité des poésies de Clotilde de Surville. Dans la vingtième, postérieure à 1864, M. Bouillet est d'un autre avis.
Dictionnaire général de biographie et d'histoire, par Bachelier et Dézobry.
Vanderbourg est l'auteur des poésies de Clotilde de Surville.
Les environs de Vais {Canton d'Aubenas) , par le docteur Tourrette, in-18, Aubenas, Escudier, 1864, p. 194. Article biographique sur Clotilde de Surville.
L'auteur croit fermement à l'authenticité des poésies de Clotilde.
Recherches sur l'ancienneté de Vhomme dans les grottes du Vivarais, in-S*^ Montpellier, 1869.
L'auteur, M. Jules Ollier de Marichard, sans entrer dans une discussion littéraire, croit à l'authenticité des poésies de Clotilde (page 9).
Bulletin de V Académie delphinale, 3'' série, t. V. 1869. Notice de M. A. Macé (Tirée à part, Grenoble, Prudhomme
Au moyen d'une série de lettres inédites, M. Macé cherche à établir l'authenticité des poésies de Clotilde de Surville ; pour lui, il n'existe pas le moindre doute.
VJEcho de l'Ardèche, Année 1870. Dans un article : Petites notes ardéchoises, M. A. Mazon annonce la découverte de l'acte de mariage de Bérenger de Surville.
L'auteur combat l'authenticité des poésies de Clotilde.
Dans le même journal (n°' des 5, 6 et 22 août 1871). M. A. de Barruel a pubUé des articles en faveur de l'authenticité des poésies.
Le Correspondant (n** du 10 août 1872). Une résurecrectlon littéraire. — Clotilde de Surville et ses éditeurs.
M. Jules Levallois a savamment exprimé le désir qu'on enlève des poésies de Clotilde « les touches parasites ajou- « tées par Sur ville et à faire reparaître dans leur naïve « beauté les formes de l'antique langage. >
Mémoires de la société académique des sciences arts et Belles- Lettres du département de V Aube 3^ série, t. IX. (36^ vol. de la collection) Troyes, 1872. Etude sur Clotilde de Surville, par M. Charles des Guerrois.
N'ayant pas cet article sous la main, nous ne savons qu'elle est l'opinion de M. des Guerrois.
Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drame. Année 1873, 24' livraison. — Clotilde de Siirville et ses poésies (documents inédits) par Henry Vaschalde.
L'auteur, qui a eu la bonne fortune de découvrir des documents de la plus haute importance, entr'autres le terrier du prieuré de Vesseaux de 1472, termine ainsi sa notice : « C'est la première fois que d(>s documents aussi impor- « tants sont mis au jour ; nous ne doutons pas que cette « publication contribue beaucoup à faire lever toute es- « pèce de doutes sur l'autlienticité des poésies de Clotilde « de Surville.
« En livrant au public le résultat de nos longues et minu- « tieuses recherches, nous n'avons eu qu'un but : rendre à « notre Muse de VArdèche, parmi les poètes français du « XV siècle, son rang et sa place, que les critiques moder- « nés se sont plu à lui enlever. Nous espérons qu'un jour, « le Vivarais reconnaissant élèvera un monument à la mé- « moire de Clotilde de Surville, une des plus grandes « gloires poétiques de la France. »
Clotilde de Surville et ses poésies (documents inédits) par Henry Vaschalde. in-8° Paris, Bachelin-Deflorenne,
MDCCCLXXIII.
Tirage à part de la notice ci-dessus.
Les poésies de Clotilde de Siirville. (Réponse à M. A. Macé.) Etude par M. A Loquin, in 8° Bordeaux, 1873.
Dans son livre de 244 pages, M. Loquin combat à outrance MM. Macé, Vaschalde et Villedieu. Il s'élève avec force contre l'authenticité des poésies de Clotilde, mais sans apporter rien de nouveau dans le débat : pas de documents, rien que des appréciations purement littéraires et personnelles.
Revue des questions historiques, 2^" livraison, l^*" octobre 1873.
Dans un article, M. Tamisey de Larroque se prononce contre l'autlienticité des poésies, sans avoir trouvé d'arguments nouveaux, purement et simplement parce que d'autres ont voté contre Clotilde.
Revue critique d'histoire et de littérature livraison n*" 9, V mars 1873.
Avec beaucoup de véhémence, M. Gaston Paris combat MM. Macé et Vaschalde ; à ses yeux, les poésies de Clotilde « ont été faites, sans contestation possible, de 1785 environ « à 1796, par le marquis de Surville. »
Journal de VArdèche (n*" du 4 janvier 1873.) Lettre de X... demandant à M. Villedieu la publication de l'acte de mariage de Bérenger de Sur ville.
Même journal (n" du 9 janvier.)
Réponse de M. E. Villedieu, le plus grand croyant de Marguerite-Clotilde (Je Surville.
(N° du 15 janvier.) Nouvelle lettre de X. (datée de Tournon) demandant toujours la publication du contrat de mariage en question.
(N** du 19 janvier.) Nouvelle lettre de M. E. Villedieu.
(N° du 2 février.) Lettre de M. Mazon annonçant la publication du contrat de mariage de Bérenger de Surville.
M. Mazon n'a jamais admis l'authenticité des poésies de Clotilde.
(N° du 6 février.) Compte-rendu de l'ouvrage de M. H. Vaschalde.
Marguerite Chalis et la légende de Clotilde de Surville, à par A. Mazon, in-18. Paris, Lemerre, m dccclxxiii.
M. Mazon croit avoir démontré, au moyen de trois documents inédits, dont l'un est le contrat de mariage de Bérenger de Surville, que Clotilde n'est pas l'auteur des poésies publiées sous son nom; à ses yeux, ce n'est pas une femme qui a fait ces poésies. Mais il n'admet pas non plus que Vanderbourg ni le marquis de Surville en soient les auteurs.
Le livre de M. Mazon est suivi d'une lettre de M E. Villard et d'une petite étude philologique de M. J. Baissac.
Bulletin de l'Académie delphinale, siïinée IS7'.^, (3'' ^érie t. IX p, 13.) Compte-rendu de l'ouvrage de M. H. Vaschalde.
Journal de VArdèche (n°' des 27 et 28 septembre 1873 ) Compte- rendu anonyme du livre de M. Mazon et publication du contrat de mariage de Bérenger de Surville.
Même journal (n*' du l^"" novembre.) La vérité sur les poésies de Clotilde de Surville.
Article anonyme faisant l'éloge du livre de M. Mazon et concluant comme lui, contre l'authenticité des poésies de Clotilde.
Le Bibliophile français , gazette illustrée, Paris, Bachelin-Deflorenne, année 1873, p. 254 et 255. — Clotilde de Sur ville et ses poésies.
Compte-rendu de la brochure de M. H. Vaschalde.
« Pour nous dit l'auteur, nous n'oserions nous prononcer « sur cette question si controversée et si controversabie, il « faut se tenir sur la réserve. D'ailleurs, la lutte n'est pas « terminée. Tout ce que nous pouvons faire en ce moment, « c'est de renvoyer le lecteur au travail instructif autant « qu'intéressant que vient de publier M. H, Vaschalde. »
Marguerite 6£ Siirville {Clotilde de Surville) sa vie, ses œuvres, ses descendants devant la critique moderne, (avec documents justificatifs et carte de Vesseaux au XV° siècle.) Par Eugène Villedieu.
Articles lus à la Société des sciences naturelles et historiques do VArdèche, dans les séances du 7 novembre et du 6 décembre 1872 ; du 9 janvier, du 6 mars et du 3 avril 1873 ; publiés dans le Journal de VArdèche et dans le Bulletin de la Société W de 1873 et 1874.
Ces divers articles ont été tirés à part et forment un volume in-8'' de 430 pages. Paris, chez Douniol. mdccclxxv.
M. E. Villedieu est un des plus vaillants champions de Clotilde de Surville, « Un jour qui n'est pas loin, dit-il, « ton nom sortira de l'oubli . On redira tes malheurs, ton « génie. On saluera en toi un cœur généreux, un brillant « poète, un esprit éminemment doué du sentiment de l'art, « une âme qui fut un caractère et qui eut l'amour du bien « et du beau. »
Bulletin du Bouquiniste. Paris, A. Aubry, 1874, 387* numéro (1" février 1874.)
Compte-rendu de l'ouvrage de M. Mazon par M. F. Fertiault, qui ne croit pas à l'authenticité des poésies de Clotilde, mais qui n'est pourtant pas de l'avis de M. Mazon, à savoir qu'une femme n'a pas fait ces poésies. « Pourquoi « tenir à démontrer, dit-il, qu'une femme ne saurait être « l'auteur de l'œuvre émue qui nous occupe ? — M. Mazon peut en revenir. »
Messager de Toulouse. (Journal le) N"^ du 9 et 10 août 1874. — Clotilde de Sur ville.
Compte-rendu des ouvrages de MM . Mazon, Vaschalde et Villedieu. L'auteur F. B. admet qu'une femme-poëte du XV^ siècle est l'auteur d'un certain nombre des poésies de Clotilde.
Les chroniques du Languedoc, Montpellier, Ricard frères, V vol. p. 224 — Marguerite de Surville. Compte rendu de l'ouvrage de M. Villedieu.
V Echo de VArdèche, n''^ du Set 4 jmWet 1875. Article bibliographique sur Marguerite de Surville.
Etude sur le livre de M. Villedieu par l'abbé P*" qui croit fermement à l'authenticité des poésies de Clotilde. (Cette étude a été tirée à part et se trouve à Aubenas et à Paris chez Charles Douniol.)
Ici commence une ère nouvelle pour la grande question survillienne.
VEcho de VArdèche du 21 août 1875 publie une première liste de souscription pour élever à Vesseaux, un monument à la mémoire de Marguerite-Clotile de Surville. A la tête de cette liste figurent P la commune de Vesseaux ; 2" M. le Préfet de l'Ardèche ; 3" MM. les conseillers généraux.
M. E. Villedieu, le promoteur de cette patriotique souscription, est arrivé en un mois à trouver plus de4000 francs.
Avec un aussi vaillant champion, Clotilde aura sa statue.
Cette souscription a provoqué, on le comprend, des critiques de la part des incrédules de Clotilde, et l'on a pu lire dans divers journaux une série d'articles pour et contre.
C'est par ces articles que nous terminerons notre Bibliographie.
VEcho de VArdèche, n^ du 2Q août 1875. Causeries vivaroises, par le docteur Francus. ,
C'est un persiflage depuis le commencement jusqu'à la fin. « Ceux qui ne croient pas au miracle, dit l'auteur, devront
« cette fois mettre bas les armes, M. Eugène Villedieu en a « fait un. Il a trouvé des souscripteurs pour élever une « statue à Clotilde de Surville »
Le Français (n° du 4 septembre 1875) contient une lettre de M. A. de Latour, en réponse à un article inséré dans le même journal (du 31 août) et dont l'auteur anonyme cherche à jeter le ridicule sur la souscription ouverte dans l'Ardèche. M. A de Latour est parfaitement convaincu que plusieurs poésies de Clotilde de Surville sont authentiques .
Sa lettre a été tirée à part, avec ce titre : Une souscription patriotique-
he Messager du Midi et VEcJio de VArdéche, de septembre, contiennent une lettre signée : Marze, P. Gouy et Auguste Martin. C'est une protestation contre les insinuations peu bienveillantes du correspondant anonyme qui a publié dans plusieurs journaux que, en souscrivant pour le monument de Clotilde de Surville, MM. le Préfet et les conseillers généraux « avaient été dupes d'une mystification. »
Cette lettre a été tirée à part et se vend chez les libraires à Aubenas.
M. Léo Joubert répond, par la voie du Moniteur universel, à la lettre de MM. Marze, Gouy et Martin que ce journal a reçue mais qu'il n'a pas insérée. M. Joubert ne veut pas entendre parler d'authenticité pour les poésies de Clotilde.
Le Bas-Vîvarais (n° du 28 août 1875) a reproduit textuellement la causerie du docteur Francus.
Ce même journal (n'^ du V septembre) reproduit une lettre anonyme, adressée de Privas àdiversjournaux, entr'au-
très au Messager du Midi. L'auteur de la lettre recommande le livre de M. Mazon.
Le Bas-Vivarais (n'' du 15 septembi'e) reproduit encore textuellement une nouvelle lettre anonyme adressée de Privas à plusieurs journaux, y compris le Message?^ du Midi. L'auteur espère découvrir « de nouveaux documents « avant l'achèvement de la statue, qui rendront l'érection « de cette dernière absolument impossible. »
Dans le même n° du Bas-Vivarais, on peut lire une lettre adressée à VEcho de VArdèche par le docteur Francus ; c'est une réponse à celle insérée dans le Moniteur universel (du 5 septembre) et signée : A. de Barruel de Villeneuvede-Berg). Autant le docteur Francus est incrédule dans la question d'authenticité, autant M. de Barruel est convaincu.
VEcho de VArdèche, le Bas-Vivarais et la Répiibliqiie libérale (du 25 septembre) contiennent une lettre de M. Mazon.
Inutile de répéter que l'auteur s'élève avec force contre l'érection de la statue de Marguerite-Clotilde de Sur ville.
VEcho de VArdèche (mois de novembre \%l^)Ciotilde de Surville, feuilleton par le docteur Gfilles.
Le docteur Gilles donne en entier ie manuscrit de la légende, qu'il attribue à Etienne de Surville.
Même journal, n" du 18 novembre 1875. Lettre de E. M. Villedieu, à propos de la publication du document ci-dessus.
La statue de Clotilde de Surville <"t la nouvelle édition de ses œuvres. — Extrait de V Union de Vaucluse. Avignon, Seguin, 1875.
Cet opuscule se termine par ces lignes :
« Quelques chercheurs, quelques fervents érudits prépa- « rent une édition nouvelle de ses poésies dignes de figurer « à côté des plus belles qui aient illustré notre langue : « cette édition, nous pouvons l'annoncer comme une bonne « fortune littéraire.
« Un ouvrage qui va avoir pour préface des pages comme « en a le secret M. Armand de Pontmartin, notre éminent « et cher littérateur ; un travail dont la révision philolo- « gique sera l'œuvre de M. Germer-Durand, le savant « paléographe dont notre Midi s'honore à bon droit ; un li~ « vre se présentant au public lettré sous de tels auspices « est assuré du plus favorable accueil.
« Une souscription est ouverte pour cet ouvrage, où les
« poésies de Marguerite-Clotilde de Surville seront données
« dans un texte vraiment critique, dégagé des interpola -
« tiens qui altéraient la publication première de ces chants,
« et où la vie du poëte et son œuvre seront montrées sous
« leur vrai jour par une introduction et des notes de M. Eu-
« gène VilledieU.
« Dans la première liste de cette souscription, nous voj^ons « déjà figurer le nom de MM. Armand et Plenri de Pont- « martin, Antoine de Latour, Anatole de Gallier, président « de la Société d'archéologie de la Drôme; de Larnage, de « La Tourrette, de Surviile, le docteur Ulysse Chevalier, « Vallentin, V. de Beaumefort, de Barruel, Germer-Du- « rand, de Montravel, Aubanel, Yvaren, Cade, Roumanille, € Albin Goudareau, etc.. etc. »
Le Courrier de Vais, du 28 novembre 1875, contient un petit compte-rendu de l'ouvrage de M. E. Villedieu. L'auteur, L. G. S. se tient sur la réserve.
Sous le titre de : Lettres du Languedoc — Marguerite- Clotilde de Surville, U. E. Villedieu a commencé de publier dans le Courrier de Vais (n® du 30 janvier 1876) de très-intéressants articles sur notre grand poète du xv*-" siècle.
VEcho de VArdèche, du 24 février 1876, publie la 7' liste de souscription pour l'érection de la statue de Clotilde de Surville. Le total des sept premières listes est de 7,060 francs.
Tel est aujourd'hui l'état de la question snrvillienne.
Privas. — Imprimerie Roure.
B!3î.!0Tf-iECA
La BlbViotnuqiiQ.
Université d'Ottawa Echéance
The L-cc^TOAi/ Uni vers ity of Ottawa Date Due
ijaMÔ^nrrii^wIfrie des Soles dans TArdèehe. {Docume
inédits), in-8". Privas, 1876.
Croyances c( superstitions populaires du Tirarals. in-S", Mo
pellier, 1876.
Bibliographie Survillienne, in-S", Paris, 1876. Histoire des Poètes du Vivarais. {Documents inédits), in-8% Pa