MACTRA COMPRESSA
MacrrA coMpREssA. Pull., cat. Dorsel., p. 31.
TRIGONELLA PLANA. Da Costa, p. 200, t. 13, F. 1-1.
VENUS BOREALIS. Br. z0o0!., n° 52.
Macrra usrers Gmel., syst, p. 3261, 26.—Turt., Lin.,1v, p. 213.— List., conch., t. 253, f. 88.— Id. angl., t. 4,f. 23.
TELLINA BOREALIS. Don., br. shells, 11, t. 64, f. 4.
Macrre. Coquille aplatie, mince, semi-pellucide, subovale, subanguleuse, couleur d'un blanc jaunâtre ; parfois d'un ferrugineux léger et souvent noirâtre ou fasciée de ces couleurs, produites par le sol où elle se trouve; elle est plutôt ridée irrégulièrement que striée, et elle n’est pas luisante; umbo petit, central ; charnière sans dents latérales ; cavité du ligament grande, triangulaire, dents primaires, petites; une dent simple s’enclavant dans une dent bifide de la valve opposée. Intérieur lisse, brillant, blanc; bord uni. Longueur, un pouce et demi ; largeur, deux pouces.
Il n'y a pas de doute que M. Pennant n'ait connu cette espèce britannique très-commune, quoiqu'il se soit trompé en la prenant pour la Venus borealis de Linné ; ses autres synonymes confirmaient cette opinion. Da Costa a considéré à tort la Tellina crassa et la Venus borealis de la Zoologie Britannique comme étant la même coquille, tandis que les descriptions de Pennant, quoique concises, sont suffisantes pour en établir la différence.
Il est à remarquer que Linné ne paraît pas avoir connu cette coquille, et Gmelin l'a évidemment prise de Lister, puisqu'il dit : « Habitat ad ostium fluvii Angliæ Tees;» et il l'appelle Listeri en honneur de cet auteur.
C'est une des espèces britanniques des plus communes et que l'on peut à pen près appeler coquille submarine, puisqu'on la trouve principalement aux embouchures des rivières ou passages peu éloignés de l'eau douce ; et, quoiqu'elle ne se trouvé jamais au delà de la marée, elle se plaît cependant dans les endroits où l'eau douce coule aceidentellement. Elle habite principalement les endroits vaseux, ou elle est enterrée à une profondeur de cinq ou six pouces.
Le docteur Pulteney considère cette coquille comme la Chama piperata, Gmel., syst., p. 3261, coquille bien connue dans la Méditerranée et très-bonne à manger. Nous ne pensons pas qu'elle serve au même usage en Angleterre, car en vérité celles que nous avons goùtées étaient extrèmement amères. L'animal a deux tubes grêles de couleur jaunètre, placés l'un près de l'autre à l'extrémité l'un, à une longueur d'environ trois pouces el parait destiné à chercher la nourriture ; ainsi l’on peut voir passer des insectes à travers ce syphon transparent, avec l'eau qui y circule continuellement et qu'il : décharge dans le tube plus court, placé plus près de la charnière ; il ne retient que la matière nutritive : mais il rejette l'eau surabondante avec une très-grande rapidité de l'un et de l'autre tubes, et principalement du plus long.