‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 105 sur 500 · MACTRA HIANS · texte numérisé non relu

MACTRA HIANS

Macrra HiAxs. Pult., cat. Dorset., p. 32. — Lin., trans., vi, t. 16, 1. 5, 6 (Wood).

Cuama mAGNa: Da Costa, p. 230. t. 17, f. 4.

MyaA oBLONGA. (mel, syst., p. 32241, 10 — Turt., Lin.,1v, p. 177. — Chem., conch , vi, t. 9, f. 49. — Gualt., t. 90 A.

Macrra. Coquille oblongue, forte, avec des rides concentriques rugueuses, surtout à l'extrémité éloignée de la charnière; opaque, d'un brun foncé, souvent roussâtre, parfois d'un cendré obscur ; lorsque la coquille est fraîche, elle est couverte d’un épiderme épais tirant sur le noir : umbo petit, placé à peu près à l'une des extrémités ; bord supérieur près de la charnière un peu arqué ; charnière pourvue d'une dent un peu aplatie, à rainure en avant, s'enclavant dans la valve opposée entre deux dents, dont la plus petite est bifide ; la cavité à laquelle est fixé le ligament est grande et triangulaire ; il n'y a pas de dents latérales. Intérieur blanc, avec un bourrelet fort et élevé le long du côté supérieur de l'impression ; l'extrémité la plus longue de la coquille est très-ouyerte. Longueur, deux pouces et quart ; largeur, cinq pouces.

Il est très-surprenant que des coquilles telles que la Mactra lutraria et celle-ci, qui différent si matériellement entre elles, aient pu être confondues. Da Costa a donné une figure de la M. Hians avec la plupart des synonymes de la Lutraria et 1l n’a pas du tout décrit cette coquille. Gmelin pense que ce pourrait être une variété de la Mya arenaria. Il est très-clair que cet auteur n'a jamais examiné la coquille dont il s'agit, car il n'aurait pas exprimé un tel doute, deux espèces ne pouvant être plus distinctes que celles-ci: s'il n'avait pas cité une figure assez bonne dans Chemnitz, nous n'aurions pas supposé qu'il voulût parler de cette coquille.

Le docteur Solander a donné le nom que nous avons conservé à cette espèce, ainsi que nous l’apprit ie docteur Pulteney, qui a très-bien établi la différence entre celle-ci et la Lutraria, en faisant observer que la charnière est placée beaucoup plus près du côté postérieur ; elle est toujours sinueuse ou très-inclinée sur le bord au-dessous de la charnière vers le côté antérieur ou côté le plus long. C’est une coquille beaucoup plus rude et plus rugueuse, et elle se distingue d’ailleurs intérieurement par une côte forte et épaisse, qui va en ligne courbe du bord vers la charnière. Il ajoute que l'impression musculaire de l'animal a une figure différente de celle de la M. lutraria ; circonstance à laquelle on n'avait pas encore fait attention dans la description et la distinction des coquilles. Nous pouvons ajouter à cette définition que la dent n'est pas triangulaire comme dans cette espèce.

Il paraît que c'est une coquille locale : elle est assez commune dans la rivière entre Truro et Falmouth, dans le Cornouaille ; elle est souvent amenée dans la première localité avec le sable qui est pris là pour engrais. Nous l'avons trouvée aussi à Falmouth, mais moins commune et rarement complète : on prend peu d'exemplaires vivants; nous en coneluons que cette espèce pénètre profondément dans le sable. Le docteur Pultene en parle comme d'une espèce assez commune sur la côte de Dorset ; on trouve quelquefois des valves séparées sur les rivages du Devonshire.

Page 1