DONAX IRUS
Doxax iRus. Lin., syst, p. 1128.—Gmel., syst., p. 3265, 11.—Pult., cat. Dorset., p. 32. — Gualt., t. 95, À. — Don., br. shells, 1, t. 29, 2-2.—-Turt., Lin., 1v, p. 216. — Chem., conch., vi, t. 26, f. 268-270.
TELLINA CORNUBIENSIS. Br. zool., n° 35.— Borl., corn., t. 38, f. 23.
Cuxeus FoLIATUS. Da Costa, p. 204, t. 15, f. 6 (à gauche),
Doxax. Coquille subovale, opaque, rugueuse, blanchâtre, avec des sillons concentriques élevés, membraneux, se réfléchissant à la pointe, sinueux ou ondulés; les interstices qui les séparent sont garnis de fines stries longitudinales : umbo petit, placé près de l’une des extrémités, apex très-incliné : dents petites, bifides, à l'exception d'une seule. Intérieur blanc ou couleur de chair, en général d’un pourpré obscur près de la charnière et vers le côté le plus long; quelquefois entièrement de cette couleur : bord uni.
Aucune coquille peut-être ne varie plus que celle-ci par la forme; quelquefois elle est aussi longue que large ; d'autres fois sa largeur est double de sa longueur, elle est presque cylindrique et très-convexe ; un grand nombre d'exemplaires sont aplatis et trèsirréguliers, et on en trouve à peine deux semblables: les caractères spécifiques sont fortement prononcés. Les coquilles passées sont parfois de couleur pourprée à l'extérieur aussi bien qu'à l'intérieur.
Cette cspèce perfore les pierres calcaires les plus dures, où elle est parfois logée en grande quantité : nous avons trouvé des débris détachés de ces pierres jetés sur la côte de Devonshire, surtout aux environs de Plymouth, perforés comme des gâteaux de miel par ces coquilles. On la trouve aussi dans quelques parties du Cornouaille.
Le docteur Pulteney en parle comme d’une espèce qui se rencontre en grande quantité dans la terre argileuse de la côte de Dorset, aussi bien que dans la pierre calcaire. Sa longueur dépasse rarement un demi-pouce, elle a trois quarts de pouce de largeur.
Da Costa a cité la Tellina cornubiensis de Pennant et de Borlase pour son Pectunculus truncatus ; il s'est certainement trompé, eten vérité sa coquille paraît être complétement douteuse. La description générale pourrait très-bien répondre à un exemplaire roulé de Donax irus, mais le bord étant échancré on ne peut les confondre.