NAUTILUS CALCAR. PL. 6, fig
NAUTILUS CALCAR. Lin., syst, p. 1162. — Gmel., syst., p. 3370, 2. — Turt., Lin. 1V, p. 306.— Martini, conch., t. 20, F. 180, 181?— Walk., min. shells, f. 66? — Adams, microsc., p. 641, t. 14,f. 31 ?
Naurizus. Coquille lisse, spirale, avec six jointures sur le tour principal, marquées par autant de stries flexueuses élevées, rayonnant du centre, mais ne s'étendant pas jusqu'au bord : fortement carénée; les deux côtés également convexes, lisses et plus élevés au milieu : tours intérieurs cachés après être entrés.dans l'ouverture, qui est semi-cordiforme, embrassant également le corps des deux côtés et munie d’une petite perforation.
Il est peut-être très-dificile de déterminer quelle est la coquille type parmi celles données par différents auteurs pour le N. Calcar de Linné : Gmelin cite deux figures dans Martini qui paraissent parfaitement distinctes, vol. 4, tab. 19, fig. 168, 169; la première de ces figures est lisse sur le dos; non-seulement l'autre est fortement carénée, mais aussi la carène est garnie d'épines. Les mêmes figures se trouvent aussi dans Gualtieri, t. 19, B, c, et Gmelin les cite également. La coquille que nous avons citée pour la nôtre dans Martini est vraiment douteuse, car dans toutes celles que nous avons examinées, la carène était régulière, lisse et égale, non ondulée comme on la représente là, et le centre n’est pas garni de nœuds élevés.
La figure donnée par M. Walker pour le N. Calcar paraît être notre espèce, mais mutilée ; cette portion du tour principal qui entre dans la bouche ayant été cassée, fait paraître l'ouverture très-grande. Nous avons pu voir un individu présentant la même cassure accidentelle, et par conséquent nous sommes porté à croire que la figure cidessus citée dans Walker fut copiée sur un exemplaire imparfait de notre coquille. On doit avoir beaucoup d'indulgence quand il s’agit de figures d'espèces si petites, fortement grossies par le microscope ; l'œil qui les examine et le crayon qui les dessine peuvent n'être pas exacts; nous apercevons en effet une différence si grande entre les dessins originaux de cette espèce et de quelques autres de M. Walker et les gravures qui ont été faites d’après ces dessins, que nous les aurions à peine reconnus pour être les mêmes s'ils n'avaient pas porté les mêmes numéros.