‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 213 sur 500 · BUCCINUM LAPILLUS · texte numérisé non relu

BUCCINUM LAPILLUS

Buccinum LaPpizLus. Lin., syst., p. 1202. — Gmel., syst., p. 348%, 43. — Lister, conch., t. 965, f. 18, 19. — Id. Angl., t. 3, f. 6, 6. — Martini, conch., in, t. 121, F AAA, 4442. —Id., àv, t. 199, f. 4424, 1195, et var. — Peliv., gaz., t. 48, f. 5. — Br. zool., T2 f. 89. — Turt., Lin.. iv, p. 397. — Pull., cat. Dorset.. p. #1. — Don., br. shells, 1,1. 41.

PURPURO-BUCCINUM. Da Costa, p. 195, 1. 7, f. 4, 2, 3, 4, 9, 12

Buccnu. Coquille épaisse, à cinq ou six tours , fortement striée en spirale, el avec des stries longitudinales élevées, irrégulières et ondulées ; apex petit, pointu ; ouverture ovale ; lèvre extérieure ondulée, ou subdenticulée , lèvre intérieure lisse, plissée. Longueur rarement au delà de deux pouces ; largeur un pouce.

Cette espèce peut varier beaucoup ; dans quelques exemplaires les stries longitudinales sont membraneuses et aiguës; d’autres sont presque lisses et sans stries; la couleur est ordinairement d'un blanc sale ou jaunâtre ; mais quelquefois ces coquilles sont agréablement fasciées de brun-châtain ou de jaune. Les jeunes varient tellement de forme qu'on peut à peine la déterminer ; quelques-uns ont le tour principal extrêmement ventru avec les tours supérieurs très-petits, et toute la coquille est muriquée de saillies épineuses concaves ; d’autres sont plus effilées et élevées seulement en spirale.

C'est une des coquilles les plus communes sur nos côtes, elle adhère aux rochers à Ja hauteur de la marée.

La fameuse pourpre ou la teinture tyrienne a été, entre autres, extraite de l'animal de cette coquille ; l'on trouve des détails à ce sujet dans les Transactions philosophiques, n° 1684, par M. Cole; ces détails sont insérés dans Da Costa et dans la Zoologie britannique. M. Réaumur a écrit aussi sur le même sujet dans les Mémoires de Paris, pour les années 1712 et 1717. On suppose que cette singulière et belle couleur n’est produite que par l'ovarium ; s’il en est ainsi, il n’est pas étonnant que bien des naturalistes aient été trompés dans les recherches qu'ils ont faites, car il est probable qu’on ne la trouve qu'à une certaine saison de l’année, quand cette partie est dilatée par fécondation.

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