BUCCINUM TERRESTRE. PI. n1, fig
BucciNuüM AGicULA. Müller, verm., p. 150, n° 340.— Walk., min. shells, f. 60. — Gualt., t. 6, B.B.
BucciNUM LONGITSCULUM. Adams, microse., t. 14, f. 26.
BuccixumogBrusuLum. Turt., Lin., iv, p. M6. — Schrat., Flussconch.,t. 8, f. 6, A,B — Îd., Erdconch., p. 142.
BUCCINUM. Six tours gracieux, lisses, luisants, pellucides, se terminant en une pointe obtuse ; les tours ne sont pas très élevés, mais bien séparés par la rainure spirale de séparation ; ouverture oblongue, subovale; lèvre externe mince, égale ; lèvre interne épaisse,
ornant une petite gouttière ; sans dents. Longueur, un quart de pouce ; largeur, à peine le quart de la longueur.
Les caractères remarquables de cette coquille sont l'obliquité des tours de spire et la longueur du premier tour, qui dépasse de plus du double celle du second, et est à peu près égale aux trois qui suivent.
M. Boys est le premier qui nous ait donné cette espèce pour la coquille figurée par Walker, comme elle est citée plus haut ; il dit qu’elle ne se trouve que dans Faversham- Creek, ce qui implique que c’est une coquille marine; mais elle y fut sans doute apportée par quelque courant du voisinage, car c’est une coquille terrestre.
Nous l'avons reçue dans le comté de Kent, où elle est commune sur les racines et sous la mousse; nous l'avons trouvée en grande quantité parmi une quantité de coquilles apportées par le flux de la mer dans la rivière de l'Avon, à Lackham, dans le Wiltshire. Celles-ci sont plus grandes que celles du Kent, mais elles étaient parfaites quoique mortes.
Schræter ne savait s’il devait placer cette espèce parmi ses coquilles terrestres ou parmi celles d'eau douce, et en conséquence il lui a donné place et dans son Flussconchylien et dans son Erdconchylien, et, ce qui est extraordinaire, il lui a appliqué les synonymes de l’Heliæ octona, quoiqu'il dise expressément qu'elle ne répond pas à la description de la coquille de Linné, puisqu'elle n’a pas de subombilic ni la bouche arrondie.
Müller a commis la même erreur, et a également cité la figure de Gualtieri, qui est une espèce microscopique et qui ne correspond pas le moins du monde à la description de l'H. octona de Linné.
Gmelin a imité l'erreur de ces auteurs, parce qu'il ne connaissait pas la coquille en question, et afin de se mettre d'accord avec leurs descriptions, il nous dit qu'elle a parfois six tours, les deux premiers aussi grands que ceux qui suivent, et un ombilic invisible, Quoique cela s'accorde en partie avec la coquille de Schrœæter et de Müller, on ne voit cependant aucun rapport avec cette description : « Testa subperforata turrila ; anfractibus octo, apertura subrotunda , » caractères spécifiques donnés par Linné à son IH. octona.
Il n'est pas surprenant que Gualtieri ait fait de cette espèce une coquille aquatique, puisque toutes nos coquilles terrestres sont charriées accidentellement dans nos courants etdans nos rivières, et qu'on ne peut les distinguer que par la connaissance de leurs animaux, de sorte que, quand on trouve dans l’eau une coquille qu'on n'y a jamais rencontrée, on la considère d'abord comme appartenant à cet élément, et on a ainsi commis de nombreuses erreurs.