‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 248 sur 500 · TROCHUS ZIZIPHINUS · texte numérisé non relu

TROCHUS ZIZIPHINUS

TrocHus z1Z1PHINUS. Lin., syst, p. 1231. — Gmel., syst., p. 3579, 80. — Chem., conch., v, t. 166, f. 1592, 4594. - Lister, conch., t. 616, f. 1.— Id. Angl., t. 3, F. 414. — Br. zool., t. 80, f. 103.— Da Costa, p. 37, t. 3, f. 2, 2.— Borlase, corn., t. 28, f.7. — Turt., Lin., iv, p. 472.— Pull., cat. Dorsel., p. 44. — Don., br. shells, n, t. 52.

Trocaus coxuLus. Br. zool., t. 80, f. 104.

Trocums. Coquille conique, se terminant par une pointe très-fine, avec sept ou huit tours, ciselés de plusieurs bourreletsspiraux, dont le premier dans chaque tour est plus grand et plus saillant que les autres et sert à marquer leurs divisions ; couleur livide ou rougeàtre, plus foncée dans quelques individus, et d’une teinte tirant sur le pourpré, rayée de larges lignes longitudinales ondulées, d’une nuance plus prononcée, et qui sont très-distinctes sur la grande côte, au bas ce chaque tour ; ouverture un peu comprimée, anguleuse; intérieur nacré ; base un peu aplatie, avec des bourrelets circulaires qui sont en général d'une couleur plus pàle que le reste de la coquille, et sans aucune tache ; imperforée.

Souvent les tours supérieurs sont finement tuberculés, ce qu'il n’est pas facile de distinguer à l'œil nu.

Cette espèce est commune sur un grand nombre de nos côtes ; elle se trouve en grande quantité aux environs de Marazion dans le Cornouaille et sur la côte sud de Devon ; on la trouve souvent avec le Turbo littoreus, adhérente aux pierres, entre la haute et la basse marée. Longueur, un pouce; largeur, à peu près un pouce à la base.

Animal jaunâtre, bigarré de brun rougeàtre ; tentacules filiformes, d’un brun roux, plus päle en dessous; veux pédonculés ; de chaque côté du corps au-dessus du sustentaculum, quatre appendices filiformes très-petits.

2 TROCHUS TENUIS: PLuy, fe 3.

TrocHUs FRAGILES. Pull, cat. Dorsel., p. 44.

TROCHUS PAPILLOSUS. Da Costa, p. 38, &, 3, 1. 3?— Guall., EL 61, G. M.

TROCHUS GRANATUM. Gmel., syst, p. 3584? — Turt., Lin., 1v, p. #76? — Chem. conch., V, t. 170, F. 1654. —5?

Trocaus. Coquille mince, fragile, conique; ressemblant beaucoup par la forme et l'aspect général au T. ziziphinus, mais on l'en distingue promptement par les bourrelets spiraux, fins et granulés qui se trouvent sur les tours, sans parler du grand bourrelet qu'on remarque à la base de chaque tour dans cette dernière coquille. L'ouverture n'est pas si anguleuse; la base est plus convexe, et marquée de nombreuses petites taches tirant sur le rouge, et qu'on n’observe jamais dans l'autre espèce; les tours sont aussi plus arrondis et la coquille n’est ni si épaisse ni si forte; base imperforée: la columelle se réfléchit un peu et forme une petite protubérance et une dépression au lieu d'un ombilic ; couleur brune, avec de larges raies longitudinales plus foncées; parfois de couleur chair avec quelques faibles taches rouges. Longueur, un pouce et quart; largeur, plutôt moins.

On a probablement confondu cette espèce avec le T. Ziziphinus, et elle peut être une variété de cette coquille décrite par Linné, dans le Museum Reginæ, comme étant Lota pallida anfractibus basi gibbis, striatis, sublilissime punctis papillosis.

Le docteur Pulteney, qui nous a donné cette coquille, dit qu'on la trouve sur le rivage nord à Poole et à Weymouth.

La description de Da Costa y répond sous beaucoup de rapports; mais il établit que sa coquille a une cavité ample et profonde à la base, au fond de laquelle on voit un ombilic irrégulier.

Cependant sa figure n'exprime pas du tout cela; il ajoute aussi que l'intérieur est blanc, mais non nacré; il est possibie qu'il en soit ainsi dans un exemplaire mort ou roulé, mais dans les coquilles fraîches cette partie est d'une belle couleur nacrée. Quelque variété de cette espèce peut être ombiliquée, puisque plusieurs exemplaires que nous avons vus ont une forte disposition à l'être. Da Costa reçut sa coquille de Cornouaille, mais il dit ne l'avoir jamais rencontrée sur aucune autre côte d'Angleterre.

Ce n'est pas le T. Fragilis de Gmelin ; nous n'avons donc pas adopté le nom du docteur Pulteney : au moment où il écrivit, il ne reconnut probablement pas que ce nom était déjà employé pour une coquille différente.

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