TROCHUS TUMIDUS. PI. 1v, fig. 6, 6, A
TROCHUS NASSAVIENSIS. Chem., conch., v, t. 171, ©. 1676?
Trocaus. Coquille ventrue, forte, subconique, à cinq tours, garnis de stries spirales extrèmement fines, serrées, séparés seulement par une profonde suture ; les tours se projettent considérablement, mais ne sont pas arrondis ; la pointe est petite, mais non pyramidale ; au bas du tour principal est un bord subcaréné ; la base est un peu arrondie, et munie d'un petit ombilic, qui souvent décroît avec l’âge et parfois est presque fermé dans de plus grandes coquilles: ouverture subquadrangulaire, nacrée à l’intérieur ; couleur principale d'un brun cendré, quelquefois avec une teinte jaunâtre, et rarement d'un brun foncé tirant sur le pourpré ; toutes ces coquilles sont plus ou moins rayées de
lignes fines, longitudinales, ondulées, obscures. Les exemplaires tirant sur le pourpre sont parfois tachetés de blanc à la partie supérieure de chaque tour. Longueur, rare-ment plus d'un quart de pouce, et jamais trois huitièmes complets ; la largeur dépasse ordinairement la longueur. L'enveloppe extérieure de cette coquille est extrêmement mince, et la nacre se trouve immédiatement au-dessous. Cette coquille vue d'une certayne manière paraît avoir la couleur du bronze.
On ne peut nullement considérer cette espèce comme commune. Nous ne l'avons trouvée jusqu'ici, en la prenant vivante au filet, que dans la baie de Salcomb, où elle est souvent adhérente aux pierres et aux coquilles brisées : on trouve quelquefois des exemplaires morts sur d'autres parties de la côte de Devon, particulièrement à Torcross, parmi les algues apportées sur le rivage par les filets et les nattes des pêcheurs ; ces coquilles sont la plupart du temps habitées par le plus petit Cancer bernardus.
Nous en avons reçu aussi un seul exemplaire du pays de Galles, et un autre du Kent; nous en observämes un dans le cabinet de M. Bryer, à Weymouth; il avait été trouvé sur ce rivage.
L'animal est d'une couleur pâle, avec un petit nombre de taches grises en dessus à l'extrémité postérieure, et une raie transversale de la même couleur derrière la lèvre : deux tentacules sétacés, tournés dans différentes directions : sur les côtés de l'extrémité postérieure se trouvent quatre appendices minces, sortant sous l'opercule corné, qui est fixé à cette partie.