TURBO MUSCORUM
TurBo muscoruM. Lin. syst., p. 1240. — Gmel., syst., p. 3611-94.— Chem. conch., IX, t. 123, Ê. 1076. — Muller, verm., 11, p.105, n. 304. — Schroet., erdconch., p.140, t. 4,97. — Br. zool., t. 82, f. 448. — Lister angl., t. 2, f.6.— Turt. lin., iv, p.499. — Peliv. gaz., t. 35, Î. 6. — Pult. cat. Dorset, p. 46. — Don. br. shells, 111, t. 80.
TurBo cYLINDRACEUS. Da Costa., p. 89, t. 5, f. 16.
Tur8o. Coquille subcylindrique, lisse, luisante, subpellucide, avec six tours de spire, de couleur cornée d'un brun jaunâtre ; apex obtus; ouverture suborbiculaire, marginée ; le bord blanc, un peu réfléchi, formant une dépression ou subombilic ; lèvre interne souvent garnie d'une seule dent. Longueur, plus d'un huitième de pouce; largeur, environ un tiers de la longueur. Les coquilles mortes deviennent souvent jaunes; et vieilles, elles sont blanches et opaques.
Les jeunes coquilles, et mème celles qui ont à peu près leur complet accroissement, sont dépourvues de l'ouverture blanche marginée et de la dent; mais il est vrai qu'on ne trouve pas toujours ce dernier caractère dans des exemplaires qui paraissent adultes. Plus jeunes, elles ont une base et une ouverture trochiformes.
Cette espèce paraît assez généralement répandue, mais elle est rare dans quelques localités; on la trouve sous la mousse au pied des arbres, dans les crevasses des ba-teaux et sur de vieilles murailles.
M. Boys nous apprend que le docteur Solander avait nommé cette coquille Turbo dolioliformis.
En mentionnant pour cette coquille le T, muscorum de la zoologie britannique, nous avons imité la plupart des auteurs; mais nous ne pouvons nous empêcher d'exprimer quelque doute, car la figure ne la représente pas du tout; elle ressemble plutôt à l’'Helix lubrica.
Gmelin s’est trompé en citant, tab. 4, fig. 6, Schroter, erdconchylien, pour une variété de cette coquille qu'il dit pourvue de huit dents. Cette coquille est parfaitement distincte, et c'est certainement notre Turbo juniperi. Le T. muscorum n'a jamais plus d’une dent, et, comme nous l'avons remarqué déjà, parfois il n'en à aucune.
La fig. 8, tab. 2, de Lister Anim. Angliæ, à laquelle Gmelin a renvoyé, bien qu'avec doute, pour cette coquille, est sans contredit l'Helix obscura.
On trouve quelquefois cette espèce en compagnie de celle-ci, que l'on peut regarder comme une variété ; elle n’a pas plus de la moitié de la grosseur, maisavec le même nombre de tours, et jui ressemble exactement pour la forme , à l'exception de l'ouverture, qui n'est pas marginée, et quiest toujours sans dent.