‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 323 sur 500 · TURBO VERTIGO. PL. 1v, fig · texte numérisé non relu

TURBO VERTIGO. PL. 1v, fig

VERTIGO PUSILLA. Müller, verm., 1, p. 124, n° 320.—Schroeter, Elussconch., p.349, n° 142.

HELIX vVERTIGO. mel. syst., p. 3664. 155. — Turt. lin., iv, p. 54.

Tur8o. Coquille ovale, opaque, brune, avec cinq tours renversés et faiblement striés ; apex obtus : ouverture suborbiculaire, subtriangulaire, submarginée, ordinairement pourvue de trois dents blanches, deux à la columelle, et une à la lèvre externe opposée ; une protubérance à l'angle de la lèvre externe. Longueur, une demi-ligne, ou à peine plus grande qu'une graine de pavot.

Elle a beaucoup de l'aspect du Turbo sexdentatus, mais, a part son renversement, elle est plus cylindrique, plus obtuse au sommet, et elle diffère essentiellement par la forme de l'ouverture et par les dents.

Nous recümes pour la première fois des exemplaires de cette coquille de M. Boys de

Sandwich, qui nous informa qu'elle était assez commune en cet endroit, sur de vieilles murailles couvertes de lierre : nous l'avons trouvée depuis, mais rarement, parmi les dépôts du rivage de la rivière de l’Avon dans le Wiltshire.

Lorsqu'elle est très-jeune, cette coquille ressemble beaucoup à un trochus ; l'ouverture est quadrangulaire, comprimée en travers; la base est aplatie et ombiliquée.

Miller parle de cette coquille, dans son vingt-quatrième genre, sous le nom de Vertigo : les caractères tirés de l'animal, sont : « {entaculis duobus linearibus, apice oculatis. »

Nous croyons que c’est le seul exemple d'une limace ne possédant que deux tentacules garnis d'yeux à leur sommet et non à leur base.

Elle est sujette à quelque variété sous le rapport du nombre des dents, car nous l'avons trouvée dernièrement, dans un ou deux cas, possédant six dents et le rudiment d'une septième ; c'est dans cet état que Müller l’a particulièrement décrite, mais il ne mentionne pas l'aspect plus ordinaire de cette partie, ce qui nous fit douter pendant quelque temps de la possibilité d'admettre ses synoymes, quoiqu'en l'appelant sinistrorsa, nom qui implique une coquille renversée ou espèce hétérostrophe, il nous fasse penser que c'est la même.

Ce naturaliste dit qu'on la trouve sur le bois pourri; mais il en parle comme d’une coquille rare.

Dans l'exemplaire que nous avons maintenant sous les yeux, les dents sont placées en nombre pair, deux sur la columelle, deux sur le côté droit, et deux sur le côté gauche, avec le rudiment d'une septième entre les deux dents paires de la lèvre externe : la protubérance décrite ci-dessus est moins remarquable à l’angle de la lèvre externe, parce qu'elle s'allonge avec une des plus grandes dents.

Müller dit : « Apertura subquadrata, margine summo albo, arcuatlo, ad anfractum « opposilum transverso. Dentes in ore aperturæ sex mimini, albi, cum rudimento sep- « limi, tres nempe in externo aperturæ, tres in anfractu vicino. »

Ceux qui ont occasion d'examiner cette coquille trouveront que cette description s’accorde avec la nôtre, lorsqu’on observe que Müller a divisé en apparence l'ordre naturel des dents; mais on verra que la paire située à l'angle intérieur de la lèvre externe a une dent de chaque côté, et que la plus grande est considérée par lui comme appartenant à la columelle, ou au dernier tour.

On pourrait aussi considérer la forme irrégulière de l'ouverture comme subquadrangulaire, mais elle nous paraît plus réellement subtrilatérale, avec des angles arrondis.

GENRE XXVIIT.

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