HELIX OCTANFRACTA. PL 1v, fig
Hezix ocronA. Br. zool., t. 86, f. 135?
Heuix. Coquille pellucide, de couleur cornée, avec sept où huit tours de spire délicats, lisses, ou finement striés, diminuant graduellement en une pointe fixe : les tours sont aplatis, mais bien définis par une forte ligne déprimée : ouverture ovale; lèvreexterne mince, lèvre interne réfléchie. Longueur, environ cinq huitièmes de pouce; largeur, deux dixièmes.
Cette espèce est ordinairement couverte d'un épiderme noir tirant sur le gris, qui obscurcit toute la coquille, et il est très-difficile de l'enlever. C’est une espèce rare ou au moins très-locale et probablement la coquille mentionnée par M. Pennant : mais ce n'est pas l'A. Octona de Linné.
C'est certainement une espèce aquatique, mais probablement un peu amphibie comme l'H. Fossaria, préférant pendant certaines saisons l'humidité à l'eau.
Nous ne l'avons trouvée jusqu'à présent que dans une seule partie de l'Angleterre, dans un endroit bourbeux le long de la route, à moitié chemin entre Fowey et Looë dans le Cornouailles, où elle est en grande quantité à tous les degrés de développement. Les coquilles du premier âge sont moins délicates et n'ont que cinq ou six tours. Nous avons mis quelques-unes de celles-ci dans un verre d'eau où elles vécurent quelques semaines, mais elles rampaient en général sur le côté et semblaient inquiètes jusqu'à ce qu'elles fussent sorties de l'eau ; elles continuaient cependant à vivre au fond du verre : quelquesunes placées dans de la mousse humide vécurent longtemps, mais d'autres mises dans un endroit sec moururent bientôt.
Ce n'est pas la coquille décrite par le docteur Pulteney pour FH. Octona de Pennant, la sienne est la vraie Octona de Linné.
Le docteur nous a favorisé d'un exemplaire de sa coquille, et nous croyons qu'il s'est trompé en la donnant comme anglaise. C’est une coquille beaucoup plus délicate que celle-ci, qui se termine en une pointe obtuse; les tours sont plus arrondis, et d'un
blanc luisant ou de couleur cornée très-claire. L'ouverture est très-différente aussi, en ce qu'elle est suborbiculaire; la lèvre interne tourne en dedans à la basse, et se contracte à peu près comme on le voit dans le genre Buccinum ; la longueur est de cinq huitièmes de pouce, et la largeur à la base n'a pas plus d'un huitième. Chemnitz semble avoir figure cette coquille, vol. 1x, tab. 136, . 1264, et sa description semble exacte ; mais il ne cite pas l'H. octona de Linné, et il l'appelle Helix octona Indiæ occidentalis.
Nous l'avons reçue aussi des Indes occidentales.
Gmelin cite la figure de Chemnitz pour l'Octona de Linné, qui ne ressemble pas du tout à notre coquille, et aussi une petite espèce donnée par Schroeter dans son Flussconchylien, tab. 8, f. 6, qui est indubitablement le Buccinum terrestre de cet ouvrage, et ne ressemble nullement aux deux coquilles dont nous parlons.
L'animal est noirâtre ; il a deux tentacules courts à la base desquels sont placés les veux.