‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 353 sur 500 · HELIX CINGENDA · texte numérisé non relu

HELIX CINGENDA

HELIX ZoNaniA. Br. z001.,t. 85, f. 133. — Gualt., t. 9, H. — T. 3, C?

Heux. Coquille subpellucide, avec un peu de l'aspect de la précédente; elle a cinq tours de spire, dont les plus grands sont arrondis, mais un peu anguleux ou aplatis en haut; les trois tours supérieurs sont très-peu élevés au-dessus des autres ; apex obtus et déprimé; couleur d'un blanc jaunâtre, avec plusieurs petites bandes de châtain ou de brun tirant sur le pourpré, allant en spirale sur la coquille, souvent interrompues, et formant de petites raies longitudinales, principalement sur la partie aplatie ou anguleuse, au sommet de chaque tour: la base est légèrement ombiliquée, et a généralement une large bande circulaire à quelque distance de l'ombilic, et une autre large bande blanche entre celle-là et les fascies plus fines, qui vont quelquefois jusqu’à sept où huit, parfaitement distinctes, mais mêlées parfois les unes aux autres ; quelques-unes ont deux bandes circulaires à la base, jointes ensemble. La bande spirale devient ordinairement plus petite, et souvent elle se perd tout à fait dans les tours supérieurs ; l'apex est ordinairement séparé par une ligne spirale noire.

On trouve parfois une variété de cette coquille parfaitement unie, ou seulement avec un petit nombre de faibles bandes. Ouverture arrondie; bord atténué, non réfléchi, excepté près de l'ombilic, où il tourne beaucoup en dehors, et couvre en partie la perforation. Largeur à la base, un pouce; hauteur, un demi-pouce.

Cette espèce diffère essentiellement de l'Helixæ virgata, et par la forme et par les marques; elle est plus grande, plus large en proportion de sa hauteur, et déprimée en haut, tandis que cette coquille a toujours le sommet saillant, et n'a jamais plus d'une bande sur les tours supérieurs.

M. Pennant a donné une très-bonne figure de cette espèce, qu'il décrit comme fasciée spiralement de raies étroites, blanches, noires et jaunes. Ces coquilles sont assez communes, et forment une des plus élégantes variétés.

I faut considérer cette espèce comme une de nos plus rares, ou au moins comme trèslocale ; nous ne l'avons trouvée que sur les rochers de la ville de Tenby, au sud, près de la mer, et sur les sables, à l’ouest de cette ville, près du rivage. Nous l'observâmes dans ces localités il y a douze ans, et dernièrement nous nous procuràmes des exemplaires venant des mêmes lieux; elle paraît confinée dans un petit district, car nous ne pûmes la trouver ailleurs dans le comté voisin,

M. Rackett nous informa qu'il la trouvait à Saint-Yves, dans le Cornouailles, près de la montagne qui domine la ville. M. Pennant a cité l'H. zonaria de Linné pour cette coquille; mais nous ne pensons pas que la description y corresponde suffisamment pour la considérer comme telle. Gmelin fait de la Vérgata de Da Costa sa Zonaria, nous croyons qu'il s'est mépris sur cette espèce, car ni l’une ni l’autre des coquilles ici décrites n'ont le bord infléchi de l'ouverture, ce qui semble être le caractère de l'espèce de Linné.

Quelques-uns ont pensé aussi que c'était l'H. maculosa de Linné; mais la même objection empêche que ce soit cette coquille.

L'animal est d’un jaune pâle; il a quatre tentacules, dont les plus longs sont plus foncés que le corps, avec une raie noire à la base postérieure de chacun d'eux, et garnis d'yeux à leur sommet, Sustentaculum plus long que la coquille.

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