HELIX CAPERATA. PL 1v, fig
Heuix NÆvia. Gmel. syst, p. 3623, 245? — Turt., Lin., 1v, p. 510? — Guall., t. 2, N?— Chem. conch., 1x, t. 133, F. 1207? — Schroeter flussconch., t. 5, f. 35.
Heuix. Coquille subpellucide, et un peu comprimée, fasciée de brun pourpré et de blanc : six tours de spire, garnis de stries longitudinales fortes, régulières, serrées ; sur la partie supérieure du tour principal se trouve ordinairement une ceinture brune, qui continue sur la partie inférieure des tours supérieurs : à la base de la coquille il y a généralement sept petites bandes circulaires, qui sont souvent interrompues ou brisées, et paraissent tachetées. Quelquefois les fascies vont l’une dans l’autre et sont élégamment marquées de blanc : ouverture lunée ; lèvre mince, non réfléchie : ombilic passablement long et profond. Diamètre à la base ordinairement de trois huitièmes de pouce, rarement d'un demi-pouce ; hauteur d'environ un quart.
Cette espèce est sujette à une grande variété dans les marques; quelques-unes sont d'un brun foncé, avec une simple ceinture sur le corps, et délicatement tachetées de blanc ; d’autres sont d'un brun cendré, ou gris; mais il y a dans la plupart une faible apparence de fascie, et le plus souvent la bande blanche entoure le milieu de la circonvolution principale : l’apex est de couleur sombre. Il y a dans la forme un medium entre l'Heliæ virgata et la radiata; elle n’est pas si en saillie que la première, ni si aplatie que la dernière; elle ressemble un peu à la première par les bandes ou fascies à la base, et elle approche de la dernière en ce qu'elle n’est pas fortement striée.
L'ombilic est beaucoup plus petit que dans la radiata, quoique la taille de la coquille soit bien supérieure.
C'est une espèce locale, qui semble rechercher les endroits secs.
Nous l'avons trouvée en petit nombre dans le Wiltshire et en assez grande quantité sur quelques-unes des montagnes dans le sud du Devonshire, surtout près de Stanborough et de Woolcomb, parmi les herbes courtes et desséchées des mauvais pâturages. On la rencontre aussi, mais rarement, dans le Cornouailles : mais on trouve les plus belles et les plus grandes dans Georges Square, à Plymouth Dock, contre la muraille faisant face au sud ; c’est un endroit si chaud en été qu’on peut à peine y rencontrer d'autres espèces.
Nous l'avons reçue aussi du Kent, d'une légère couleur cendrée, avec une si petite apparence de bandes ou fascies, qu'on se serait facilement trompé en la prenant pour
une espèce distincte, si lon n'eût fait attention que les stries fortes et régulières paraissent, dans les Hélices d'Angleterre, limitées à cette coquille et à la radiata. M. Boys nous à procuré cette coquille sous le nom d'Apeæ niger, sous lequel elle fut connue du docteur Solander, et placée comme telle dans le cabinet de Portland.
#0. HELIX RADIATA.
HELIX RADIATA. Da Costa, p. 57, t. 4. f. 45-16. — Pult., cat. Dorset.. p. 47. — Lister, conch., t. 1058, Ê. 41.— Gualt., t. 3, Q. — Petiv., gaz., t. 31, f. 5. — Morton, Northamp., p. 116.
HELIX ROTUNDATA. Müller, verm., 11, p. 29, no 231.—Schrocter, erdconch., p. 499 t. 2, f. 25. — Gmel. syst., p. 5633.
Heux. Coquille comprimée, subcarénée, d'une couleur brun clair, agréablement
rayonnée de châtain ; six tours de spire, pas très-élevés, mais bien définis par la ligne de séparation, et fortement marqués de stries longitudinales serrées et régulières depuis l'apex; ouverture lunée ; ombilic extrèmement grand pour la taille de la coquille; Je tour des spires est visible à l'extrémité. Diamètre d'un quart de pouce.
Cette espèce est assez commune dans un grand nombre d'endroits en Angleterre, sur les vieux murs et les rivages secs ; On la trouve assez souvent dans les bois, ou sous les pierres, où bien sous les charpentes restées quelque temps sur la terre.
Nous l'avons trouvée dans plusieurs parties des comtés plus au sud. Elle est sujette à quelque vanété ; quelques-unes sont d’une couleur corné-pàle, avec quelques rayons à peine visibles; les coquilles mortes deviennent blanchâtres et opaques, avec de faibles rayons bruns; mais dans tous les états elle se distingue aisément par une forme déprimée, un ombilic grand et profond, des stries régulières et profondes.
Ce n'est pas la radiata de Gmelin, ni la striatula que le docteur Pulteney a citée avec doute; mais nous soupconnons que c'est la rotundala.
L'animal est d’un cendrée clair; il a quatre tentacules, dont les supérieurs sont filiformes, un peu en massue et garnis d'yeux au sommet.